Nomination du PM, Dr Lassina Zerbo : des citoyens, entre doute et espoir

A l’annonce de la nomination du Premier ministre, Dr Lassina Zerbo, Sidwaya a recueilli les réactions de quelques citoyens à travers la ville de Ouagadougou et d’autres localités du Burkina. Tous ont souhaité que le nouveau chef du gouvernement apporte des réponses conséquentes aux différents défis.

Toussin Nakoulma, communicateur : « Un choix de technocrate » « Je pense que le président du Faso a fait un choix de technocrate d’excellence et de compétence au niveau du chef du gouvernement mais il reste beaucoup à faire parce qu’il faut toute une équipe pour travailler avec lui. Nous souhaitons qu’il puisse continuer dans cette dynamique de choix-là pour avoir vraiment une bonne équipe pour que le Premier ministre puisse impulser un changement systémique au niveau de l’Etat ».

Yannick Bakité, maçon : « Je ne connais pas le parcours du Premier ministre » « Sincèrement, je ne connais pas le parcours du Premier ministre qui vient d’être nommé. Je n’ai aucune idée sur lui. Mais comme il a été désigné, il va travailler et tout le monde va apprécier. Je sais, qu’il est Burkinabè. Je n’ai jamais entendu parler du Dr Lassina Zerbo, en dehors de cette nomination ».

Batibali Zerbo, assistante en marketing commercial : « Nous espérons qu’il sera l’homme de la situation » «La nomination du Dr Lassina Zerbo est une bonne chose parce qu’il n’était pas connu dans la sphère politique et surtout qu’il y a eu trop de controverses sur les histoires de partis politiques. C’est du sang nouveau et nous espérons qu’il sera l’homme de la situation pour que chacun retrouve la paix au Burkina Faso ».

Mme Awa Bationo, retraitée : « Le chef de l’Etat a fait un bon choix » « La nomination du Premier ministre Lassina Zerbo par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est une très bonne chose pour moi. Je pense qu’il faut le laisser travailler d’abord avant de le critiquer. Il a toutes nos bénédictions et j’estime que le chef de l’Etat a fait un bon choix. Le nouveau patron de la Primature sait que tout le monde l’attend sur le plan sécuritaire et celui de la réconciliation nationale ».

Nicolas Pathé Tassambédo, instituteur : « Le peuple attendait impatiemment cette nomination » « Le Burkina est dans une situation sécuritaire difficile. Le Premier ministre Zerbo est beaucoup attendu sur les chantiers de la sécurité, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Il doit vraiment ramener les gens sur la table des négociations pour que le pays retrouve ses pas comme dans le temps ».

Thierry Koala, conseiller municipal : « S’atteler à la résolution de la crise sécuritaire » « Le Premier ministre, Lassina Zerbo, doit s’atteler en premier lieu à la résolution de la crise sécuritaire au Burkina. Pour le moment, c’est le problème qui préoccupe plus les populations et le nouveau chef du gouvernement doit apporter des réponses concrètes ».

Mamadi Ouéna, instituteur : « Faire de la réconciliation nationale et de la crise sécuritaire son cheval de bataille » « Nous allons le voir au pied du mur, car dit-on que c’est au pied du mur qu’on reconnaît le vrai maçon. Car, l’heure commande qu’on choisisse quelqu’un qui connaît bien les réalités sociopolitiques de notre pays pour recoller les morceaux. Nous n’avons pas besoin d’un physicien ou d’un économiste. Il doit faire de la réconciliation nationale et de la crise sécuritaire son cheval de bataille pour le bonheur des citoyens burkinabè ».

Alizéta Sawadogo/Kikiéta, commerçante : « Apporter des solutions idoines à la crise sécuritaire » « Je suis contente de la nomination du nouveau Premier ministre, Lassina Zerbo par le président Roch Kaboré. Je souhaite qu’il apporte des solutions idoines à la crise sécuritaire qui sévit au Burkina depuis 2016. Les populations ont besoin de la paix et de la cohésion pour s’épanouir dans leurs zones respectives. Je lui souhaite bon vent et que le bon Dieu protège notre pays ».

Modeste Ouédraogo, 1er Secrétaire général chargé de la mobilisation au CDP « Nous lui donnerons le temps » « Comment amener les déplacés internes à se reloger ? Comment créer les conditions pour que ces braves populations qui étaient ancrées dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage puissent avoir des opportunités de retourner dans leur village pour pouvoir pratiquer leurs activités ? Tels sont les défis aujourd’hui qui se posent au nouveau Premier ministre. Nous lui donnerons le temps de mettre en œuvre son action et sur celle-ci que nous allons porter un jugement ».

Yéri Bénédicte Kambiré, élève : « Les membres du gouvernement doivent être humbles, intègres, … » « Je souhaite que Lassina Zerbo et les membres de son gouvernement soient humbles, intègres et prêts à défendre le pays. C’est ainsi que cette situation connaîtra une fin. Le nouveau Premier ministre doit travailler également à donner plus de moyens aux Forces de défense et de sécurité afin qu’elles puissent défendre la patrie ».

Edouard Ouédraogo, commerçant : « C’est à travers ses œuvres que nous saurons de quoi il est capable » « Nous saluons la nomination de Lassina Zerbo comme Premier ministre. Maintenant ce que nous attendons de ce chef du gouvernement est de travailler à ramener la paix au pays. Pour le moment, je ne peux pas savoir s’il sera à la hauteur des défis du moment ou pas, mais c’est à travers ses œuvres que nous saurons de quoi il est capable ».

Ali Ouédraogo, agent de santé : « Je propose un gouvernement de 20 ou 25 membres ». « Pour la formation du nouveau gouvernement, je pense que Lassina Zerbo doit éviter les calculs politiques et régionalistes. Il faut choisir des hommes qu’il faut pour l’aider à lutter efficacement contre la corruption. Je proposerai un gouvernement de 20 ou 25 membres ».

Jérôme Sawadogo, inspecteur de l’enseignement du premier degré, Chef de la Circonscription de base de Manga « Il peut faire bouger les lignes » « Le Premier ministre, Lassina Zerbo, peut faire bouger les lignes. Dans le cas contraire ce sera difficile pour lui de réussir sa mission quelle que soit sa bonne volonté. Il n’y a pas de solutions miracles. Les chantiers sur lesquels nous l’attendons sont prioritairement la lutte contre le terrorisme, la réconciliation nationale et dans mon domaine spécifiquement, c’est surtout la mise en œuvre des conclusions des assises nationales».

Dieudonné Bélem, président du Conseil régional de la Jeunesse du Centre-Sud « Nous voulons qu’il aille au charbon » « C’est avec fierté que nous avons accueilli la nomination de Lassina Zerbo comme Premier ministre. Il doit, entre autres, s’appliquer à aider le chef de l’Etat à résoudre le problème de la corruption qui mine le développement de notre pays et qui, à mon sens, est devenu un phénomène banal. Si le nouveau gouvernement gagne la lutte contre la corruption, nous pensons qu’il réussira dans plusieurs domaines même au niveau de la lutte contre l’insécurité ».

Abdoul Aziz Compaoré: « Nous devons l’accompagner » « Je ne connais pas le nouveau Premier ministre, mais si le président a porté son choix sur sa personne, c’est qu’il lui fait confiance. Et nous avons le devoir de l’accompagner dans cette mission, surtout dans un contexte difficile. J’appelle donc les Burkinabè à faire bloc autour du nouveau Premier ministre et son futur gouvernement pour relever les défis sécuritaires ».

Awa Sanou/ Cissé : « Nous souhaitons qu’il nous aide à sortir de cette crise sécuritaire » « Nous souhaitons qu’il soit un Premier ministre qui viendra nous aider à sortir de la crise sécuritaire. Pour cela j’en appelle à l’union sacrée des fils et filles du Burkina pour l’aider, lui et le chef de l’Etat à trouver les solutions à cette problématique sécuritaire ».

Sayouba Kargougou, Instituteur certifié : « Il faut un gouvernement compétent et travailleur ». «Dans tous les cas, je lui souhaite bon vent et qu’il réussisse dans sa mission. Un gouvernement politique, nous allons toujours perdre parce que le politicien fait ses calculs politiciens. Mais, il faut un gouvernement compétent et travailleur. Si nous avons des ministres travailleurs, ils pourront l’aider à atteindre la mission qui lui est assignée ». Professeur d’Histoire-géographie,

Abdoulaye Ouédraogo : « Le président a pris la mesure de la situation ». «Cette fois-ci, nous saluons la célérité avec la nomination du Premier ministre, parce que d’habitude on assistait à une nomination qui prenait tellement du temps. Mais, je pense que cette fois-ci le président du Faso a été prompt. Et, je pense que le président du Faso a pris la mesure et qu’effectivement la lettre de mission de Lassina Zerbo doit être très claire avec toute son équipe ».

Dr. Amadé Ouedraogo, médecin à l’Office de santé des travailleurs (OST) : « un homme sans casserole » « Le choix du Dr Lassina Zerbo comme Premier ministre du Burkina Faso par le président du Faso est à apprécier. Dans la mesure où c’est un technocrate compétent qui jouit d’une expérience très riche et qui ne traine pas de casserole derrière lui. Mais quelles que soient ses qualités, Lassina Zerbo à lui seul ne peut pas être une panacée. Il faudra donc mettre de côté les divergences et faire bloc derrière le nouveau Premier et le chef de l’Etat dans un sursaut patriotique».

Bosco Boubié Nébié attaché d’éducation : « un mauvais casting » « C’est vrai qu’on dit qu’il a une expérience, mais il a beaucoup vécu à l’étranger ce n’est pas évident qu’il soit bien imprégné des problèmes que vivent au quotidien les Burkinabè. Contrairement à ce que certains pensent, la priorité au Burkina Faso aujourd’hui ce n’est pas l’insécurité mais plutôt la faim et l’abandon de certaines zones en termes de développement ».

Souleymane Kaboré technicien en BTP. « Le président ne pouvait pas trouver mieux » « Je suis content de la nomination du Dr Lassina Zerbo. Car de ce que j’ai entendu, l’homme appartient à une espèce d’oiseau rare. Roch Kaboré ne pouvait donc pas trouver mieux. Les problèmes d’alimentation des Forces de défense et de sécurité (FDS) au front doivent être rapidement résolus. Quel que soit le travail, un homme affamé ne peut rien, cela vaut plus lorsqu’il s’agit des soldats engagés dans une guerre dite asymétrique comme le terrorisme ».

Rodrigue Coulibaly, enseignant à Dédougou : « Nous unir pour l’aider » « C’est une bonne décision de nommer Lacina Zerbo comme Premier ministre. Son prédécesseur a fait ce qu’il pouvait. Nous invitons le chef du gouvernement entrant, à se mettre au travail, car le pays traverse des moments très difficiles. On l’attend sur beaucoup de chantiers afin que la paix que nous avons toujours connue revienne au pays. Nous prions Dieu pour lui et nous devons nous unir pour l’aider. Car, laissé à lui seul, il ne pourra pas résoudre les problèmes de ce pays. Il faut l’implication de tous les Burkinabè ».

Mariéta Kinda, commerçante à Solenzo : « Baisser les prix des produits de grande consommation » « Notre plus grand souhait c’est le retour de la paix et la sécurité dans le pays. Nous pensons que le nouveau chef du gouvernement va y arriver. Il faut qu’il travaille à baisser les prix des produits de grande consommation. S’il parvient à faire revenir la paix, faire chuter les prix des produits de grande consommation, il aura le soutien des femmes».

Ousséni Sawadogo, citoyen de Solenzo : « Il n’y a pas de temps à perdre » « Il n’y a pas de temps à perdre. Nous attendons le Premier ministre au travail car dans les Banwa, les attentes des populations sont énormes. Nous n’avons pas de routes ni d’électricité. L’insécurité gagne du terrain de jour en jour. Nous l’invitons à trouver des hommes compétents pour que les choses se règlent rapidement. Nous lui souhaitons plein succès ».

Michel Ouoba, SG du Mouvement U Gulmu Fi : « Nous espérons qu’il pourra créer les conditions d’une véritable réconciliation » « Nous attendons du nouveau Premier ministre qu’il nous propose quelque chose de cohérent et en phase avec nos réalités. En termes de priorités aujourd’hui, il s’agit de faire en sorte que les Burkinabè qui ont abandonné leurs localités du fait de l’insécurité puissent y retourner. Il faudra aussi apporter des réponses structurelles aux problèmes qui sont les causes des inégalités de plus en plus criantes. Nous espérons qu’il pourra créer, également, les conditions d’une véritable réconciliation au Burkina Faso ».

Ramatou Nassouri, Présidente de la coordination des organisations féminines de la province du Gourma : « Il doit écouter les populations » « Pour réussir, il doit être à l’écoute des populations. Par contre, les Burkinabè doivent éviter les préjugés et les procès d’intention sur l’homme. Laissons-le travailler, accompagnons-le, soutenons-le dans sa mission et on pourra porter des jugements sur ses résultats. Mon vœu le plus cher pour lui c’est le succès ».

Le président de la coordination régionale des OSC du Sahel, Abdoulaye Hoeffi Dicko. « Des questions me préoccupent » «Le nouveau Premier ministre est un éminent intellectuel qui a fait ses preuves à l’extérieur. Par ailleurs, Il ne traine pas de casseroles donc si on lui donne la liberté de former son gouvernement j’ose croire qu’il y aura un changement. Cependant, aura-t-il les mains libres pour former son gouvernement ? Ne sera t-il pas influencé par les politiciens ? Dans la lutte contre le terrorisme, aura-t-il toute la liberté de mieux agir ? Ce sont autant de questions qui me préoccupent ».

Propos recueillis par Timothée SOME, Aly SAOUADOGO, Karim BADOLO, Joseph HARO, Fleur BIRBA Mamady ZANGO Fayama KAMELE Abdoul Razak SEGDA Romain Beyon NEBIE Adama SEDGO Joanny SOW Souaibou NOMBRE

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