Prévalence contraceptive au Burkina : Atteindre 42% d’ici à 2025

Pour le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et du Bien-être, Charlemagne Ouédraogo (milieu), cette réunion est un rendez-vous du donner et du recevoir.

Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et du Bien-être, Charlemagne Ouédraogo, a ouvert officiellement les travaux de la Réunion annuelle du partenariat de Ouagadougou, le mardi 14 décembre 2021 à Ouagadougou.

Il y a dix ans que neuf pays de l’Afrique de l’Ouest francophone se sont réunis au Burkina Faso pour partager des préoccupations singulières concernant la planification familiale. En plus de cela, il a été question de savoir comment investir dans le capital humain à travers la stratégie de la planification familiale. Placé sous le thème : « La planification familiale en contexte de crise humanitaire : préparation, réponse et résilience », le rendez-vous se veut un cadre d’échanges d’expériences.

Aujourd’hui, dix ans se sont écoulés, les neuf pays se sont réunis pour faire le bilan des dix ans à travers la réunion annuelle du partenariat de Ouagadougou 2021 en mode présentiel et virtuel. Outre le bilan des actions, il va être évoqué les progrès réalisés et les perspectives à envisager dans le domaine de la planification familiale. A l’ouverture officielle des travaux, le mardi 14 décembre 2021, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et du Bien-être, Charlemagne Marie Ragnag-Newendé, Ouédraogo s’est réjoui de ce que le partenariat de Ouagadougou a pu faire de façon globale pour le capital humain, mais de façon particulière pour chaque pays.

A ce titre, le ministre a indiqué qu’au Burkina Faso, il y a de quoi se réjouir parce que la prévalence contraceptive est passée à 32% et les perspectives visent à l’augmenter de dix points : atteindre les 42% d’ici à 2025. A cet effet, M. Ouédraogo a confié que l’adhésion à ce partenariat de Ouagadougou a permis au Burkina Faso de capitaliser l’ expérience des uns et des autres, mais aussi de mobiliser beaucoup de partenaires pour faire en sorte que la planification familiale soit l’une des meilleures stratégies d’investissement dans le capital humain. Il a ajouté que grâce à la planification familiale, l’on a pu réduire de façon importante la mortalité maternelle, la mortalité néonatale, les grossesses non désirées, les grosses chez les adolescents, améliorer la vie de famille, améliorer l’autonomisation des femmes et des jeunes filles.

De l’avis de Charlemagne Ouédraogo, pour construire le développe-ment économique et social du Burkina Faso, il faut investir dans la planification familiale. « C’est pour cela que le gouvernement conscient de cela, a inscrit une ligne budgétaire particulière qui s’augmente d’année en année pour l’investissement dans le domaine de la planification familiale », a-t-il expliqué. Egalement pour le chef du département en charge de la santé, a laissé entendre qu’ils sont contents aujourd’hui de partager l’expérience du Burkina avec les autres pays du partenariat de Ouagadougou. Car, à l’en croire, c’est ensemble qu’on peut prendre des mesures pour améliorer la vie de famille.

La directrice de l’Unité de la coordination du partenariat de Ouagadougou, Marie Ba, a salué la mobilisation, le plaidoyer de tous les acteurs en faveur de la planification familiale. D’après elle, aujourd’hui, le partenariat est à l’entame d’une nouvelle phase avec une vision élaborée à l’horizon 2030. Aussi, a-t-elle affirmé une phase plus ambitieuse, inclusive pour la santé, le bien-être et l’autonomie des femmes et jeunes filles de l’Afrique de l’Ouest. Le représentant-résident du fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) Burkina Faso, Auguste Kpognon pour sa part, depuis la mise en place de ce partenariat, des progrès tangibles ont été réalisés.

A ce sujet, il a déclaré que plus de 6 millions de grossesses non désirés ont été évitées, plus 2 millions d’avortements non sécurisés et plus 21 000 décès maternels ont été évités. Pour ce faire, il a loué l’Unité de coordination du partenariat de Ouagadougou pour la qualité du travail abattu et l’excellente coordination des actions des partenaires afin d’accélérer l‘utilisation des services de planification familiale dans la sous-région.

Evariste YODA

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