Tourisme interne : La renaissance des attraits touristiques

L’Office national du tourisme burkinabè (ONTB) a organisé, du 14 au 17 décembre 2021 dans la région du Centre-Sud un voyage de presse. Cette étape a permis aux journalistes de découvrir des potentialités touristiques telles que le pic du Nahouri, la cour royale et la culture Gurunsi de Tiébélé, le ranch de gibier de Nazinga, le campement de l’éléphant de Oualem, la case de Binger à Tiakané.

L’économie de beaucoup de pays en voie de développement repose en partie sur le tourisme. Ainsi, L’Office national du tourisme burkinabè (ONTB) entend réaffirmer la destination Burkina Faso. A cet effet, il a convié, du 14 au 16 décembre 2021, une vingtaine de journalistes à un voyage de presse dans les communes de Pô, de Tiébélé et au ranch de Nazinga dans la région du Centre-Sud.

L’objectif de ce voyage de presse a visé d’une part, à rassurer les visiteurs et à accroitre la visibilité des sites touristiques et d’autre part, à sensibiliser les Burkinabè sur la nécessité de pratiquer le tourisme interne au regard de ses bienfaits sur le plan sanitaire et de ses retombées socio-économiques. Partis de Ouagadougou, les caravaniers ont mis le cap sur Dakola, ville frontalière avec le Ghana où ils ont déposé leurs valises à l’hôtel de l’Intégration. Ils ont, ensuite rendu une visite de courtoisie à sa Majesté le PoPê de Pô puis à celui du Nahouri. les hommes et femmes de médias sont montés sur le pic du Nahouri.

Le voyage de presse s’est déporté à Tiébélé pour découvrir l’architecture et les peintures kasena. Situé de part et d’autre de la frontière séparant le Sud du Burkina Faso avec le Nord du Ghana, le pays kasena fait partie de l’ensemble culturel Gurunsi. On dénombre trois types de maisons qui se distinguent par leurs formes architecturales (carrée, rectangulaire et en forme de 8) et chaque habitant selon son statut (célibataire, marié ou personne âgée).

A l’issue de la visite, la troupe cadette de Tiébélé a gratifié les visiteurs du jour par des démonstrations de pas de danse du naglé et du Djongo dont eux seuls détiennent le secret.

La richesse de la faune

Le campement de l’Eléphant, une infrastructure séduisante en pleine brousse.

La suite du périple a été la visite de la forêt classée du Ranch de gibier de Nazinga, à 25 km à l’Ouest de Pô. Dans cette réserve, foisonnent des espèces tels des éléphants, des antilopes de tous genres (hippotragues, bubales, cobs, ourébis, guibs et céphalophes), des singes (cynocéphales, patas, grivets), des phacochères, des buffles, des fauves (lions, panthères, hyènes) et des crocodiles ainsi que des oiseaux et une flore impressionnante (baobabs, caïlcédrats et immenses fromagers).

A l’entrée du ranch de gibier de Nazinga, est bâtie sur un domaine de 15 hectares, une infrastructure de restauration et d’hébergement dénommée le campement de l’Eléphant ou campement Oualem. L’établissement touristique d’hébergement et de restauration a une capacité d’accueille de 30 lits. « Notre clientèle est constituée à 80% d’expatriés et du fait de l’insécurité doublée de la maladie à coronavirus, nous sommes passés de plus de 200 visiteurs par jour à moins de 5, souvent même néant.

Cet état de fait plonge la structure dans une léthargie sans pareille », a fait constater le gérant du campement de l’Eléphant et par ailleurs guide de chasse, Benjamin Bossono. Celui-ci a précisé que le campement mobilisait des centaines de millions F CFA par mois et actuellement, il peine à mobiliser trois millions. A Tiakané, la case de Binger a reçu la visite de la caravane. Ce village est situé à 7 km à l’Ouest de Pô sur l’axe Pô-Nazinga.

Emmanuel BICABA

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