Un comptable détourne 18 millions FCFA pour faire face à ses difficultés quotidiennes

K.R.N, comptable de profession a comparu, le lundi 20 décembre 2021, devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour abus de confiance. Il lui est reproché d’avoir dissipé 26 millions FCFA d’une institution financière d’octroi de crédit dans laquelle il officiait sur la période de 2018 à 2020.

Si le prévenu reconnait les faits, il a cependant émis des doutes sur les chiffres qui lui ont été présentés à la barre. Il a dit n’avoir pas une idée sur le nombre de fois qu’il a puisé dans la caisse. Mais il est sûr du cumul, qu’il a évalué à 18 millions FCFA. Or la partie plaignante a estimé le préjudice financier à 26,9 millions FCFA. D’autres personnes disposaient aussi de carnets de reçus de versement, bien qu’il soit la seule personne habilitée à détenir ces documents comptables, s’est-il justifié.

Chose qu’a balayé de la main le conseil de l’institution financière, faisant savoir au tribunal que le prévenu a volontairement fait disparaitre certains carnets de reçu. A l’écouter, son mode opératoire dévoilé aux juges, K.R.N prélevait des sommes directement dans la caisse des remboursements des différents clients, tout en ayant à l’espoir de leur rembourser.

Le prévenu a dit regretter ses actes qu’il a d’ailleurs justifiés par de nombreuses difficultés sociales qu’il traversait pendant la période qu’a duré le temps de son forfait. Il a affirmé avoir mis sa parcelle en jeu pour dédommager la société. A quelle fin a-t-il utilisé l’argent détourné ? Juste pour faire face à ses difficultés quotidiennes, a-t-il répliqué.

Le procureur a requis de lui maintenir dans les liens de la prévention et de le condamner à une peine d’emprisonnement de 24 mois dont 12 fermes et une amende ferme de 500 000 FCFA. Le tribunal a reconnu le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés et l’a condamné à 12 mois et une amende de 500 000 le tout ferme. En outre il a été condamné à payer 24 millions à la société comme dédommagement.


condamné avec sursis pour avoir volé son cousin

Le vendredi 10 décembre 2021, S.R comparaissait devant les juges de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo pour des faits de vol de téléphone portable, d’une somme de 62 000 F CFA, des effets d’habillement et autre objets appartenant à son cousin S.D. Sans hésitation, le prévenu reconnait les faits à la barre.

En effet, explique-t-il, c’est après un mariage dans la grande famille, qu’il s’est rendu chez son cousin aux environs de 23 heures pour y passer la nuit. Une fois sur les lieux, il constate que les occupants de la maison étaient déjà dans les bras de Morphée. C’est là l’idée lui est venu de voler l’argent, le téléphone portable, les vêtements et les autres objets ci-dessus cités.

Se constituant partie civile, la victime a demandé à ce que les objets volés lui soient restitués. Estimant les faits de vol caractérisé, le procureur du Faso, au regard des liens familiaux entre le prévenu et la victime et conformément à l’article 616-1, a requis 12 mois d’emprisonnement et 1 000 000 F CFA ; le tout assortis de sursis d’exécution contre S.R.

Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, la cour a retenu une peine d’emprisonnement de 24 mois et une amende de 500 000 F CFA, le tout avec sursis, à l’encontre du prévenu après l’avoir déclaré coupable des faits qui lui sont incriminés.


Le spécialiste voleur de téléphones

Agé de 35 ans, S.S, natif de Treichville en Côte d’Ivoire, s’est présenté devant les juges de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, ce vendredi 10 décembre 2021, pour répondre des faits de vols multiples. En effet, il est reproché au natif de Treichville d’avoir volé trois téléphones portables à des victimes différentes. Des accusations que le prévenu reconnait partiellement.

Il dit avoir volé deux au lieu de trois téléphones. En effet, rendu dans une boutique de la cité de Sya pour des achats, S.S met à profit l’inattention du propriétaire du commerce pour s’emparer de son outil de communication. C’est pratiquement dans les mêmes conditions qu’il dérobe le second téléphone portable. Cette fois, narre-t-il, il s’est saisi du téléphone lorsque le détenteur s’est rendu dans les toilettes laissant son appareil sur un tabouret dans une cour familiale.

Estimant les faits de vol caractérisé, le procureur du Faso, en tenant compte du statut primaire du délinquant, a souhaité qu’il soit maintenu dans les liens de la détention préventive. En répression, le parquet a requis une peine d’emprisonnement de 24 mois fermes, et une amende de 1 000 000 F CFA avec sursis à l’encontre de S.S.

Après avoir reconnu S.S coupable des faits de vol sur deux téléphones portables, le tribunal l’a condamné en premier ressort à 24 mois de prison dont 4 fermes, et à une amende de 1 000 000 F CFA assortie de suris d’exécution.


Malgré son profil de voleur, il est relaxé par manque de preuves

Le 11 novembre 2021, dans la nuit, K.I soustrait le sac à main contenant des objets divers de dame T.R. Reconnu par son habillement le lendemain par la victime, le présumé voleur fut interpelé et remis aux forces de l’ordre pour être présenté devant le procureur du Faso. Ce vendredi 10 décembre 2021, il s’est expliqué à la barre de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso sur ces faits.

Aux juges, le prévenu nie en bloc les faits à lui incriminer. Une attitude qui surprend le parquet car après son interpellation, une perquisition au domicile du prévenu a permis de saisir des documents de motocyclettes, des cartes, des permis de conduire, des clés de porte… sans pour autant retrouver le sac qui a conduit à son interpellation.

Interrogé sur comment il est rentré en possession de ces objets, le prévenu dit les avoir ramassés. Une affirmation corroborée par leurs propriétaires qui ont affirmé à l’enquête préliminaire les avoir perdus. Même si le profil de K.I correspond à celui d’un voleur, aucun élément ne prouve sa culpabilité.

C’est pourquoi, le ministère public a requis son renvoi au bénéfice du doute, parce que dit-il, « en dehors des déclarations de la plaignante, aucun élément ne permet de prouver la culpabilité du prévenu ». Le doute étant bénéfique au prévenu, K.I a été relaxé par le Tribunal pour manque de preuves nécessaires à sa condamnation.

Rassemblé par

Kamélé FAYAMA

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

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