CAN 2021, Cameroun-Burkina Faso : 2-1 : Les Etalons calent d’entrée

Les Etalons sont à un pas d’une deuxième finale de leur histoire.

Pour leur match d’entrée à la 33e Coupe d’Afrique des nations (CAN), les Etalons, sans démériter, sont tombés 2-1 devant les Lions indomptables du Cameroun, le dimanche 9 janvier 2022, au complexe sportif d’Olembé de Yaoundé.

Devant son public (50 000 environ) et le Président de la république, Paul Biya, les Lions indomptables du Cameroun avaient une obligation de résultat à l’occasion du match d’ouverture de la 33e édition de la CAN.

Les Etalons, eux, privés de leur coach principal, c’est alors son adjoint Firmin Sanou qui avait la lourde responsabilité de diriger la troupe. A une trentaine de minutes du début de la rencontre, les compositions officielles tombent. Dans l’équipe des Etalons, on opte pour un 4-2-3-1. La seule surprise est la titularisation de Patrick Malo. Il a été préféré dans le couloir gauche à Hermann Nikiéma. Le sociétaire de SALITAS paie sans doute sa nonchalance et son assurance souvent exagérée.

Dans le camp adverse, l’absence du sociétaire du Bayern Munich, Eric Maxim Choupo-Moting dans l’équipe de départ reste l’information principale. En vérité, l’impression est que tout a été mis en œuvre pour saper le moral des Etalons avant cette rencontre. Outre la mise à l’écart de certains de ses joueurs pour COVID-19, l’arrosage de la portion à leur réservée pendant leur échauffement et le bâclage de l’hymne national semblent être prémédités.

Et pour ne rien arranger, Steeve Yago écope du premier carton jaune de la partie dès la 1re mn. La partie tarde à s’emballer après le quart d’heure de jeu. Les deux équipes se tiennent. Contre le cours du jeu (23e), Gustavo Fabrice Sangaré refroidit le complexe sportif Olembé et le couple présidentiel.

Il reprend au fond des filets un service de Bertrand Traoré. Après l’ouverture du score, les Lions bafouillent leur football mais restent aux avant-postes. Ils sont beaucoup plus présents dans le camp burkinabè. Sur une action dans la surface de réparation burkinabè, Bertrand tente de ressortir la balle, mais son geste est jugé irrégulier par l’arbitre algérien. Avec la contribution de la VAR, il accorde un penalty au capitaine du Cameroun Vincent Aboubakar (39e mn) qui réussit la jonction au score.

L’arbitre algérien Mustapha Ghorbal accordera à nouveau un pénalty aux Camerounais lors du temps additionnel de la première partie (48e) transformé par le même Vincent Aboubakar. De retour de la pause, les Etalons avaient l’occasion de revenir à la marque notamment par Bertrand Traoré (sur coup de pied arrêté) et Adama Guira (suite à un cafouillage dans la surface de réparation).

Ensuite plus rien avec une formation camerounaise dominatrice dans l’ensemble et qui parvient à gérer sa fin de match. Les Etalons perdent d’entrée certes, mais n’ont pas été ridicules. La réalité est que certains joueurs clés n’ont pas joué libérés. Des garçons comme Issa Kaboré, Issoufou Dayo, Fabrice Gustavo Sangaré ont évolué un ton en dessous de leurs performances habituelles.

« Nous n’avons pas à rougir… » (Firmin Sanou)

Les Etalons, célébrant leur but, ont mené avant de se faire renverser
par le pays organisateur.

Cela, aidé par un arbitrage qui avait le coup de sifflet facile au moindre contact avec un Lion. En tous les cas, Issoufou Dayo était frustré à la fin du match. « J’ai eu l’impression que tout était réuni pour que le Cameroun gagne le match. Je le dis, les deux penaltys étaient imaginaires », s’est-il désolé. Son entraineur Firmin Sanou a abondé dans le même sens.

S’il ne veut pas polémiquer sur les penaltys, il regrette le coup de coude de Jérôme Onguéné sur Fessal Tapsoba qui n’a pas été sanctionné par une exclusion. « Nous n’avons pas à rougir. Nous avons rivalisé avec eux ; le seul regret est de ne pas pu avoir un point. Il nous a manqué un peu d’expérience pour regagner la pause avec un avantage », a reconnu Firmin Sanou.

Le capitaine du Cameroun, Vincent Aboubakar (désigné homme du match) et son coach Antonio Conceiçao reconnaissent que les Lions indomptables n’ont pas livré « un grand match ». « Nous avons eu un bon état d’esprit qui nous a permis de nous imposer », a-t-il laissé entendre. Pour Antonio Conceiçao, la victoire était très importante pour son équipe devant son public.

« J’ai eu un peu peur après le but burkinabè. Mais, j’avais confiance à mes joueurs. Il y avait une charge psychologique qui pesait sur mes joueurs », a-t-il avoué. Tout compte fait, les Etalons doivent se ressaisir face au Cap-Vert, le jeudi 13 janvier 2022 pour leur deuxième sortie.

Yves OUEDRAOGO

Envoyé spécial à Yaoundé

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