Publications sur les réseaux sociaux : des magistrats, FDS et journalistes outillés

Le gouvernement burkinabè a organisé un atelier d’information et de sensibilisation sur les conséquences des publications déstabilisantes sur les réseaux sociaux au profit des magistrats, des forces de défense et de sécurité et des journalistes, le mardi 11 janvier 2022 à Ouagadougou.

La question sécuritaire constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement du Burkina Faso. Ainsi, il a organisé un atelier d’information et de sensibilisation au profit des acteurs que sont les magistrats, les forces de défense et de sécurité et les journalistes, le mardi 11 janvier 2022 à Ouagadougou. En effet, les crises de psychose orchestrées par des personnes malveillantes, les publications des messages et des vidéos susceptibles de troubler la quiétude des populations constituent, entre autres, des faits qui ont suscité la tenue de cet atelier d’information et de sensibilisation. Selon le ministre en charge de la communication, Ousséni Tamboura, « il n’y a pas de problèmes avec les médias parce qu’ils ont déjà reçu les formations nécessaires ».

Des magistrats, des FDS, des journalistes et des membres du gouvernement se sont imprégnés des dispositions de la loi 044.

Et le ministre Tamboura de regretter que internet a ouvert la porte à des faiseurs d’informations qui véhiculent la mauvaise information, et qui n’ont pas le profil adéquat. « Ils utilisent les réseaux sociaux pour déstabiliser, saper le moral », a-t-il déploré. La ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux Victoria Kibora quant à elle, a invité les participants à échanger sur la nouveauté qui est intervenue dans la loi en 2018 et qui dispose de textes permettant de réprimer certains agissements qui ne facilitent pas la lutte contre le terrorisme. « Internet doit servir à accompagner le développement économique et social. Malheureusement, il existe des personnes qui font le choix d’utiliser internet à des fins malsaines voire terroristes », a regretté la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Hadja Fatimata Sanon.

L’utilité d’internet

Le terrorisme, selon le ministre des Armées et des Anciens combattants, Barthélémy Simporé, est essentiellement une menace qui agit sur le registre des perceptions. Sans communication, a-t-il affirmé, le terrorisme n’est rien. Et de relever l’importance d’appeler les Burkinabè à comprendre le phénomène du terrorisme, à faire en sorte de ne pas être soi-même des relais d’informations pour le terrorisme. Il a souligné que la contribution des médias est très importante. Quant au ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, Maxime Koné, il est revenu sur l’objectif de cet atelier qui est d’ « informer et sensibiliser les acteurs publics et privés aux conséquences fâcheuses de certaines publications sur les réseaux sociaux ». Le ministre Koné a cité le Premier ministre dans sa Déclaration de politique générale, le 7 janvier 2022 devant la représentation nationale qui déclarait que : « le gouvernement a inscrit comme priorité, la nécessité de rompre la dynamique de psychose entretenue par les terrorises à travers les réseaux sociaux ».

C’est dans la dynamique d’encadrer et de faire barrière aux relais opportunistes (tels les réseaux sociaux) dont le Premier ministre a fait allusion à l’Assemblée nationale que la loi n°044-2019 portant modification de la loi 025-2018/AN du 31 mai 2018 portant Code pénal a été adopté, a-t-il précisé. Et cette nouvelle loi réprime les entreprises de fausses publications sur les réseaux sociaux. Cependant, le nouveau texte n’est pas bien connu des praticiens de droit et des opérationnels des FDS, encore moins des populations, a souligné le ministre en charge de l’administration territoriale. Outre les interventions des membres du gouvernement pour situer l’importance de l’atelier d’information et de sensibilisation, une communication sur les dispositions pertinentes de la loi n°044-2019 AN portant modification de la loi n° 025-2018 du 31 mai 2018 portant Code pénal du Burkina Faso du 21 juin 2019, des échanges sur la communication centrale de l’atelier et l’adoption des recommandations ont été au menu de la rencontre. Du reste, la soixantaine des participants ont bénéficié des dispositions règlementaires relatives aux publications déstabilisantes sur les réseaux sociaux.

Emmanuel BICABA

Miriène OUEDRAOGO (Stagiaire)

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