Foire commerciale inter-africaine: Les inscriptions ouvertes pour l’édition 2023

Afreximbank a animé une conférence de presse le vendredi 14 janvier 2022 à Accra, en présentiel et virtuel. A cette occasion, les organisateurs de la Foire commerciale inter-africaine (IATF) ont annoncé l’ouverture des inscriptions pour l’édition de 2023 à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Les acteurs du monde du commerce, les investisseurs, les gouvernants, les entrepreneurs africains, … désirant participer à la troisième édition de la foire commerciale inter-africaine (IATF) à Abidjan en Côte d’Ivoire, peuvent désormais s’inscrire sur les plateformes de l’événement. L’ouverture des souscriptions a été faite le vendredi 14 janvier 2022 à Accra au Ghana au cours d’une conférence de presse tenue en virtuel et en présentiel. Sur le choix de la Côte d’Ivoire pour abriter cet événement commercial biennal, le président d’Afreximbank, Pr Benedict Oramah a expliqué que le pays a déposé sa candidature avec plusieurs arguments. Il s’agit notamment de l’aménagement d’un parc d’exposition d’une superficie de 3 700 m2, les capacités d’accueil de la ville d’Abidjan des participants sur le plan de l’hébergement mais aussi l’aéroport Félix Houphouët Boigny qui dessert plusieurs pays africains. En outre, l’ambassadeur de la Côte D’ivoire au Ghana, Tiémoko Moriko a expliqué que le gouvernement a consentis des efforts dans tous les secteurs d’activités et l’environnement des affaires est propice pour la tenue de la troisième IATF. Il a confié le parc d’exposition va être prêt d’ici la fin de l’année. Qu’est ce qui est fait pour accompagner les PME à participer à cet évènement ? Les barrières frontalières peuvent constituer un frein à une grande participation, qu’est ce qui est fait dans ce sens ? Ce sont, entre autres, les questions lancées par les journalistes. Sur les PME, le président du conseil consultatif de l’IATF, l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo a reconnu que les PME sont à encourager car elles constituent la pierre angulaire des économies africaines. « En 2021 à Durban, nous avons facilité la participation de  30 PME en supprimant les frais d’occupation des stands pour elles », a renchéri Pr Oramah. Concernant la question des frontières, le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECaf), Wamkele Mene a soutenu que son organisation travaille à réduire les barrières et permettre aux marchandises de transiter facilement. Sur le corridor Abidjan-Lagos par exemple, a-t-il illustré, la ZLEcaf a œuvré en collaboration avec la CEDEAO et Afreximbank à réduire le temps de transit des marchandises.

Avant la conférence de presse, dans la journée du jeudi 13 janvier, le président Ghanéen, Nana Akuffo-Ado a lancé le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPss). Il permet de réduire le coût et la durée des paiements transfrontaliers à travers l’élimination des frontières financières inter-africaines pour relier les marchés africains. Selon Afreximbank et l’Union africaine, cet instrument  va favoriser l’économie de  plus de cinq milliards de dollars américains en coûts de transaction de paiement chaque année. Le secrétaire général de la ZLECaf, Wamkele Mene s’est réjoui que le rêve des héros du continent africains depuis 60 ans, celui de voir une Afrique intégrée, soit une réalité aujourd’hui avec le PAPss. Pour lui, le déploiement du PAPss devrait stimuler considérablement le commerce intra-africain en rendant les paiements transfrontaliers moins dépendant des devises tierces. « Avec la mise en œuvre de la ZLECaf, nous assisterons à une augmentation des transactions commerciales en Afrique. Cela créera à son tour une plus grande demande de services de paiement rentables, sous-tendant le lien important entre le PAPss et la mise en œuvre de la ZLECAf », a soutenu Wamkele Mene.

Joseph HARO

josephharo4@gmail.com

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