Mouvement de soldats :des blessées par balle enregistrées

Le Centre hospitalier universitaire de Bogodogo a reçu, dans la journée d’hier dimanche 23 janvier 2022, des blessées par balle à la suite du mouvement survenu un peu plus tôt dans la matinée.

Hier dimanche 23 janvier 2022, dès les premières heures de l’aube, des Ouagalais ont été réveillés par des bruits assourdissants d’armes lourdes. Les tirs provenaient des camps Sangoulé- Lamizana, Guillaume- Ouédraogo et de la Base aérienne 511. Malheureusement, certains citoyens ont été atteints par des balles perdues. Une équipe de Sidwaya s’est rendue, dans l’après-midi, au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo où certaines des victimes ont reçu des soins appropriés. Ramata Tiendrébéogo a été atteinte par une balle perdue alors qu’elle se trouvait à son domicile au quartier Cissin de la ville de Ouagadougou.

Agée de 60 ans, tisserand de profession, c’est aux environs de 9h, tandis qu’elle était en pleine confection de tissus traditionnels, qu’elle constatera l’intensification des tirs au niveau du camp Sangoulé- Lamizana. Mais, étant à des kilomètres des lieux, dame Tiendrébéogo était loin de s’imaginer qu’elle pouvait être atteinte par une balle. Sentant un petit creux, elle décida d’interrompre son activité afin d’aller se mettre quelque chose sous la dent. A quelques pas de sa cuisine, elle recevra malheureusement une balle dans le dos. Admise au CHU de Bogodogo aux environs de 11h, elle relate, encore sous le choc, les faits. Après des examens, elle apprendra qu’elle est victime d’une plaie balistique, face dorsale de l’hémothorax gauche. La balle n’était toujours pas encore retirée jusqu’à 19h au moment où l’équipe de Sidwaya quittait les lieux. Comme elle, Minata Simporé âgée de 62 ans a été également victime d’une balle perdue. C’est depuis sa chambre conjugale qu’elle a entendu les tirs. Contrairement à son époux sorti aux environs de 4h du matin pour comprendre ce qui se passait, dame Simporé, mue par la peur, décida de rester à l’intérieur. Malheureusement, étant assise toujours sur le lit, les pieds traînant vers le sol, elle recevra une balle perdue qui a traversé le toit.

Du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Cissin à la clinique Suka, elle sera finalement transférée au CHU de Bogodogo. La sexagénaire souffre d’une fracture au niveau des orteils. Contrairement à Ramata Tiendrebéogo, Minata Simporé a vu la balle retirée de son corps. Au nombre de trois, la troisième victime a été libérée avant l’arrivée de l’équipe de Sidwaya.

Oumarou RABO

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