Attaque de Warweogo : Les trois policiers tombés, inhumés à Tenkodogo

Des hommages ont été rendus aux policiers tombés pour la patrie.

Les trois policiers tombés, à la suite d’une attaque armée, le 30 janvier 2022 à Warweogo, commune de Bittou, dans la province du Boulgou, ont été inhumés, le mercredi 2 février 2022 à Tenkodogo.

Les sergents- chefs de police Ambroise Zongo, Théophile Sanou et le sergent de police Abdoul Fatahou Ouédraogo, tombés le 30 janvier 2022, à la suite d’ une attaque perpétrée par des hommes armés, à Warwéogo, site minier situé à une dizaine de kilomètres de Bittou, dans la région du Centre-Est, reposent désormais au cimetière municipal de Tenkodogo.

Avant d’être portés en terre, les trois infortunés ont reçu du directeur général de la police, Dieudonné Ouédraogo, la médaille d’honneur de la police à titre posthume. L’on retiendra de l’oraison prononcée par le lieutenant de police, Victor Palm, que les sergents- chefs Théophile Sanou, né le 28 octobre 1991 et Ambroise Zongo, né le 27 septembre 1992, ont intégré le corps de police en 2015. Les deux policiers qui ont livré « une bataille farouche face aux ennemis de la nation » avant de tomber, d’après le lieutenant Palm, étaient bien appréciés de leur hiérarchie.

Selon Victor Palm, ils étaient des travailleurs disciplinés et consciencieux qui exécutaient avec satisfaction les missions à eux confiées. Ils totalisent six ans, six mois et 20 jours de service. Tout comme eux, Abdoul Fatahou Ouédraogo, né en 1995 et admis dans le corps de la police en 2018, était reconnu comme un jeune policier discipliné et compétent. « C’est sur le champ de la bataille pour la construction et le développement de la Nation que le destin a décidé de vous frapper, privant de vos familles et collègues, votre affection et compétence », a poursuivi le lieutenant Palm.

Les premiers responsables de la région et de la police ont présenté les condoléances de la Nation aux parents
des victimes.

« Votre disparition affecte la grande famille de la police pour qui vous resterez toujours des modèles. La douleur nous étreint et les mots sont impuissants pour nous apporter la moindre consolation. Votre sacrifice ne sera pas vain », a -t-il ajouté. L’oncle du regretté Abdoul Fatahou, el Hadj Zackaria Ouédraogo, lui, s’en est remis à Dieu : « Ce qui est arrivé est indépendant de la volonté de chacun. Comme nous, d’autres familles ont déjà traversé ces épreuves.

Nous ne pouvons que prier pour la paix au Burkina Faso afin que de tels actes ne se reproduisent plus », a-t-il déclaré. Peu avant, parents, forces de défense et de sécurité et autorités administratives et locales, s’étaient inclinés devant les dépouilles à la morgue du Centre hospitalier régional de Tenkodogo. Des prières ont également été dites par les communautés catholique et musulmane pour le repos des âmes des jeunes policiers disparus.

Anselme KAMBIRE

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