Transition au Burkina Faso : 3 ans pour remettre le pays sur les rails

Les travaux des assises nationales des textes et signature de la Charte constitutionnelle de la Transition, débutés le lundi 28 février, ont pris fin au petit matin du mardi 1er mars 2022, à Ouagadougou. Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a signé la Charte constitutionnelle de la Transition dont la durée du mandat est de 36 mois.

La Charte de la Transition a été adoptée à l’issue des assises nationales y relatives qui ont vu la participation des représentants de toutes les composantes sociales du Burkina. Débutés le lundi 28 février aux environs de 8h30 mn, c’est au petit matin du mardi 1er mars 2022, précisément à 1h 56 mn, que le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul- Henri Sandaogo Damiba, a signé la Charte constitutionnelle de la Transition à la satisfaction générale des participants.

Pour la durée du mandat de la Transition, 36 mois ont été retenus. Le nombre de postes ministériels est passé à 25 contrairement à la proposition initiale des travaux de la commission technique qui était de 20. Le nombre des membres de l’Autorité législative de la Transition a été revu à 71 contre 51 au départ. Bien avant la signature de la Charte, le président des assises nationales, Tertius Zongo, a salué l’ambiance dans laquelle les travaux se sont déroulés.

Les forces vives de la Nation ont pris part aux débats sur l’adoption de la Charte de la Transition.

« Nous avons examiné les différents projets inhérents à la Charte, à l’agenda et aux valeurs de la Transition. Les discussions ont été très franches. Les conclusions sont le fruit de ce que nous pouvons apporter de mieux pour la bonne marche du pays », a-t-il soutenu. M. Zongo a confié que les points qui ont été l’objet de vives discussions ont porté, entre autres, sur l’inéligibilité des membres de la Transition, la gratuité des mandats et la composition des organes de la Transition.

En définitive, a-t-il souligné, il a été convenu que les mandats des membres de la Transition ne seront pas gratuits. Tertius Zongo a remercié les participants pour l’abnégation et la hauteur de vue dont ils ont fait preuve durant les travaux. Le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo, s’est réjoui de la qualité des échanges qui ont abouti à la signature de la Charte.

Il a émis le vœu que le pays puisse retrouver la quiétude au cours de cette période transitionnelle. « Que la paix revienne pour le bien-être des Burkinabè et que l’intégrité du territoire soit récupérée afin que nous puissions passer très rapidement à un ordre constitutionnel », a-t-il souhaité. Le président du Rassemblement des mains blanches, Salam Sawadogo, a dit aussi sa satisfaction de voir que l’intérêt supérieur de la Nation a prévalu au cours des échanges. Il a toutefois regretté que l’on ait attribué que huit postes aux partis politiques dans l’Autorité législative de la Transition.

Karim BADOLO

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