Le DG de la SOFITEX et des collaborateurs à la barre

Le directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) et certains de ses collaborateurs ont comparu, le lundi 7 mars 2022, devant la chambre spéciale du pôle économique et financier du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, pour répondre des faits d’abus de fonction.

Le procès a été reporté au 4 avril 2022 à la demande du Ministère public pour l’absence d’un témoin, Sylvestre Yaméogo, déjà condamné dans une autre affaire et à la demande des avocats des prévenus afin de mieux assurer leur défense. Le dossier étant venu pour la première fois devant la chambre, les différentes parties n’ont pas pu entrer dans le vif du sujet.


Arrondissement 7 de Bobo : les conseillers seront jugés à Ouagadougou

Pour la énième fois, les 25 conseillers municipaux de l’arrondissement 7 de Bobo-Dioulasso étaient devant la chambre spéciale du pôle économique et financier du TGI de la Cité de Sya. Leur comparution pour des faits de corruption a eu lieu, le lundi 7 mars 2022 à Bobo-Dioulasso. En effet, ils sont accusés d’avoir accepté des parcelles, qui leur ont été offertes par plusieurs agences immobilières, aux fins de voter des délibérations favorables à ces agences immobilières. Quant aux sociétés immobilières, elles sont prévenues d’avoir offert des parcelles aux conseillers municipaux afin qu’ils délibèrent en leur faveur lors d’un conseil municipal. Dans son observation, le substitut du procureur a fait savoir que la chambre criminelle de la cour de cassation a désigné le TGI de Ouaga I dans sa composante de pôle économique et financier pour poursuivre la procédure. Pour leur part, les conseillers municipaux n’ont pas trouvé d’inconvénients à cette décision. Finalement, le tribunal s’est déclaré incompétent.


Un élève vole un bélier pour participer au recrutement militaire

S.S. est un élève en classe de 3e. Il a comparu, le 1er mars 2022, à la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso pour le vol d’un bélier. Selon les explications, le prévenu s’est introduit dans la ferme de A.D., y a soutiré un bélier qu’il a par la suite attaché à un arbre. C’est en voulant le détacher le lendemain, parce qu’il a eu un acquéreur, qu’il a été pris.

A la barre S.S. a affirmé avoir volé l’animal pour le vendre afin de constituer son dossier du test de recrutement militaire. La victime, A.D., à qui le bélier a été restitué n’a rien réclamé. Et pour regretter son acte, S.S. s’est mis à genou pour demander la clémence du tribunal afin de lui permettre de reprendre ses études. Le tribunal a été sans doute sensible à ses supplications. Il l’a condamné à 12 mois de prison et à une amende de 500 000 F CFA, le tout assorti de sursis, alors que le parquet avait requis un sursis de 20 mois et 500 000 F CFA.


Il loue des chaises et les revend

F.S. est un jeune de 33 ans et se dit employé de commerce. Il s’est présenté, le 1er mars 2022, devant les juges du TGI de Bobo-Dioulasso, pour répondre de plusieurs chefs d’accusation. En effet, il est reproché à F.S. d’avoir loué 150 chaises à Ouagadougou qu’il a par la suite vendues à l’insu du propriétaire. Il a commis ces mêmes détournements (200 chaises) à Bobo-Dioulasso. Dans la même foulée, F.S. a pris chez un jeune commerçant, une caution de 400 000 F CFA pour la location d’une maison alors qu’il n’en était pas le propriétaire. Il a aussi escroqué deux vendeurs de portables, en les faisant venir dans une villa cossue pour les impressionner. Faisant semblant de répondre à un appel, F.S. a disparu avec trois portables de 700 000 FCFA au total de ces commerçants. F.S. a également passé des nuits dans de nombreux hôtels, disparaissant chaque fois sans régler ses factures. Se faisant également passer pour un entrepreneur, il a escroqué un client en lui proposant de confectionner des étiquettes d’emballage. Il a extirpé à ce dernier la somme de 40 000 FCFA. Devant les juges F.S. a expliqué comment il a procédé pour escroquer ses différentes victimes, une dizaine en tout. Reconnu pour abus de confiance, le parquet a requis contre lui 60 mois de prison et 10 millions F CFA d’amende ferme. Le tribunal quant à lui l’a condamné à une peine ferme de 60 mois de prison et une amende aussi ferme de 5 millions F CFA.


12 mois de prison ferme pour le vol d’un sac à main

S.O. a été condamné à 12 mois de prison ferme et à une amende de 500 000 F CFA, pour avoir volé le sac à main d’une dame. Selon les explications à l’audience correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le 1er mars 2022, S.O. a pris le sac à main qui était sur une table, à l’insu de son propriétaire. Pour tromper la vigilance de la victime, il a filé le sac à son complice qui, dans sa fuite, a été rattrapé. Le sac, selon la propriétaire, contenait la somme de 360 000 F CFA, somme que le tribunal a sommée S.O. de rembourser.


Bagarre généralisée autour des arachides

Quatre femmes et un homme étaient à l’audience correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le 1er mars 2022 pour répondre des faits de coups et blessures. Tout est parti, à entendre les prévenus et les victimes, de l’achat de bols d’arachides. Selon M.O., la vendeuse, deux de ses clientes ont payé à crédit des arachides pour 13 500 F CFA. Deux mois après, elles n’arrivaient toujours pas à rembourser leurs dettes.

Lasse d’attendre, M.O. a approché ses débiteurs pour réclamer son argent. S’en est alors suivie une bagarre. M.O., aurait proféré des menaces auxquelles les victimes auraient repliqué qu’elles ne paieront plus leurs dettes, « quitte à M.O. d’aller se plaindre où elle veut ». Dans la dispute, une sœur de M.O. a rejoint le groupe. C’est dans ces circonstances que créanciers et débiteurs se sont mutuellement portées des coups, même si à la barre certains d’entre eux ont nié avoir porté des coups.

Le seul homme, mari de l’une des femmes qui a acheté les arachides à crédit, a accouru pour secourir son épouse. Avec un gros bois, il aurait battu les femmes qui étaient agglutinées sur sa dulcinée. Après les avoir longuement écoutés, le procureur du Faso a retenu contre le seul homme, 12 mois de prison avec sursis et une amende ferme de 250 000 F CFA.

Quant aux autres dames, le parquet a requis des peines de 6 mois avec sursis et des amendes fermes allant de 50 000 à 500 000 F CFA. Le délibéré est fixé pour le 15 mars 2022.

Rassemblés par Adaman DRABO

& Boudayinga J.M THIENON

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