Journée internationale de la Femme: Les villages impactés en communion avec la SOMISA

Les femmes des villages impactés par le projet aurifère de Sanbrado ont célébré la journée internationale de la Femme à Sanbrado le mardi 8 mars 2022. Cette célébration rendue possible par la Société des mines de Sanbrado (SOMISA) a été l’occasion pour les femmes d’exposer les produits de leurs apprentissages financés par la SOMISA.

  «Défis sécuritaires et sanitaires : quelles stratégies pour une meilleure protection des femmes ? », c’est sous ce thème que le Burkina Faso a célébré cette année la journée internationale de la Femme.

Pour la troisième année consécutive, la Société des mines de Sanbrado (SOMISA) a permis aux femmes des communautés impactées par son projet aurifère de vivre d’une façon particulière la journée. Réunies à Sanbrado pour la circonstance, les femmes avaient à leurs côtés leurs époux, des enfants, des employés de la mine et de nombreuses autorités provinciales et départementales.

Allocutions, sketchs, visite de stands d’exposition et repas communautaire ont constitué les principales articulations de la cérémonie.

Pour la représentante des femmes, Rissanata Tapsoba, c’est une joie pour elles de se réunir à l’occasion de la célébration du 8-Mars pour réfléchir sur les stratégies pour leur développement. A l’en croire, SOMISA les appuie dans ce sens depuis quelques années. « Grace à SOMISA, plusieurs femmes ont bénéficié de formations en tissage, en teinture, en saponification, en coupe-couture, en alphabétisation… », a-t-elle dit. Elle a donc, au nom de toutes les femmes, remercié SOMISA et souhaité que la société continue ainsi pour toucher le maximum de femmes de la localité. Elle a remercié également les autorités et leurs époux qui ont fait le déplacement pour les accompagner dans cette célébration et être témoins de ce qu’elles ont acquis comme compétences avec l’appui de SOMISA.

Pour la Directrice des Ressources humaines (DRH) de SOMISA, Solène Magalhaes, représentant le Directeur général, la SOMISA compte actuellement plus de 250 femmes travaillant sur la mine, soit près de 20% de la main d’œuvre totale, alors que la moyenne nationale dans les mines est de 11%. A l’en croire, 60% des femmes travaillant sur la mine sont issues des communautés impactées et les équipes de SOMISA ont également développé des partenariats économiques « robustes et durables » avec les groupements de femmes à l’extérieur de la mine. C’est pour elle une illustration de la capacité des uns et des autres à « se réunir et construire ensemble autour d’un projet économique commun, générant de l’emploi, de l’activité professionnelle, du développement économique et du lien social. »

Pour elle, le thème de cette année invite tout un chacun à « veiller à la santé et à la sécurité d’une partie de notre population, souvent plus vulnérable, subissant de plein fouet les évènements que nous traversons ».  « Nous devons aussi œuvrer à la mise en place d’une stratégie d’autonomisation, génératrice de revenus et de projets professionnels, sur le plus long terme. », a-t-elle ajouté avant d’inviter tout le monde à être courageux, dignes et solidaires pour faire face ensemble aux défis que traverse le Burkina Faso.

Après les allocutions, la compagnie théâtrale « le Baobab » a présenté un sketch pour dépeindre les entraves familiales à l’autonomisation économique des femmes. Cela a permis d’égayer les participants et d’inviter les chefs de famille à accompagner les femmes dans leurs activités.

La visite des stands qui s’en est suivie a permis aux autorités et autres participants d’apprécier le travail des femmes et à certains de se procurer ces produits. A cet effet, des femmes de l’Association Beoog Neere du Ganzourgou et celles d’une association féminine du village de Limseiga ont pris part à la fête. Les premières pour exposer des produits localement transformés (biscuits, thé au moringa, jus de bissap…) et la seconde pour s’inspirer de l’expérience des autres femmes.

Le Haut-Commissaire, Ambroise Ouédraogo a remercié SOMISA pour son accompagnement aux femmes. Il a, tout comme le Directeur provincial en charge de la famille, Yassia Ouédraogo, invité les femmes à redoubler d’effort pour parvenir à une véritable autonomisation.

Moïse SAMANDOULGOU

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