Lutte contre l’insécurité alimentaire : le comité de prévision se concerte

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques organise, les 28 et 29 mars à Ouagadougou, la première session du comité de prévision de la situation alimentaire et nutritionnelle.

Au regard de la hausse des prix des denrées alimentaires et nutritionnelles dans les différentes régions du pays, les responsables des services techniques du ministère en charge de l’agriculture entendent réfléchir à des pistes de solution. Pour ce faire, leur département de tutelle organise, les 28 et 29 mars 2022 à Ouagadougou, la première session de l’année du comité de prévision de la situation alimentaire et nutritionnelle. Selon le ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Innocent Kiba, l’analyse de l’insécurité alimentaire requiert un ensemble complexe d’outils et d’approches faisant ainsi appel à des compétences diverses. C’est en cela que se justifie la mobilisation des institutions gouvernementales et des partenaires au développement. Le comité, a-t-il dit, a pour principales tâches, la caractérisation et la mise à jour de la situation alimentaire et nutritionnelle du pays à partir des informations fournies par le dispositif national de veille et d’alerte précoce sur la situation alimentaire et nutritionnelle. En outre, au cours de la présente session, il sera question d’évaluer et de valider de manière participative, les perspectives alimentaires du pays sur la base des données prévisionnelles de production agricole et des résultats issus de diverses études et analyses.

Durant les deux jours de travaux, le comité constitutif, selon le premier responsable du département, est chargé de valider les différents résultats quantitatifs prévisionnels de la campagne agricole 2021-2022, d’analyser la situation alimentaire et nutritionnelle courante et les perspectives. Aussi, les participants sont invités à déterminer les zones et les populations vulnérables, de présenter le bilan de mise en œuvre des recommandations et plan de réponse précédents et de formuler des recommandations à l’endroit des décideurs en vue d’une meilleure gestion de la situation alimentaire et nutritionnelle du pays. « Le processus permettra de mettre à la disposition du gouvernement et de ses partenaires techniques et financiers, des informations fiables et consensuelles sur les perspectives alimentaires et nutritionnelles », a-t-il fait savoir. Toutefois, a-t-il précisé, les résultats issus de cette rencontre vont être présentés au conseil des ministres pour adoption et prise de décisions « idoines » en vue d’anticiper les difficultés éventuelles que pourraient connaitre les populations vulnérables.

Des boutiques-témoins

Le ministre en charge de l’agriculture a rappelé que le contexte sanitaire marqué par la COVID-19 et la crise européenne en lien avec la guerre en Ukraine constituent une menace pour l’Etat et ses partenaires dans l’appui et la mise en œuvre des projets et programmes de développement. Outre ces facteurs, la production céréalière nationale des campagnes 2021 et 2022, estimée à 4 661 140 tonnes, a baissé de 10% et de 2,61% comparativement à celles de 2020 et 2021, selon les résultats de l’analyse de l’insécurité alimentaire aigue actuelle et projetée. Compte tenu de ces données qui reflètent la situation alimentaire et nutritionnelle dans le pays, le ministre de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire, Lazare Zoungrana, a témoigné que des boutiques-témoins vont être ouvertes, dès la semaine prochaine afin de revoir le coût des denrées alimentaires. Ce système, selon lui, va permettre à la population de s’approvisionner en vivres à des prix réduits.

Oumarou RABO

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.