Ultimatum de la CEDEAO : la réaction du Burkina attendue ce jeudi

Le Conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 30 mars 2022 à Kosyam, sous l’égide du chef de l’Etat, Paul-Henri Sandaogo Damiba. Plusieurs dossiers étaient inscrits à l’ordre du jour, dont la question de la répartition d’intérim en cas d’absence du ministre, la libération des deux otages burkinabè et les directives de la CEDEAO concernant le Burkina Faso.

Les récentes directives de la CEDEAO portant notamment sur la libération de l’ancien président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et un agenda acceptable de la Transition au Burkina étaient au cœur des préoccupations du Conseil des ministres tenu, hier mercredi 30 mars 2022 à Kosyam sous la conduite du chef de l’Etat, Paul-Henri Sandaogo Damiba. Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN), Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement, a indiqué que la question a fait l’objet d’une communication orale au cours de la rencontre de l’exécutif burkinabè. Sans plus de détails, M. Bilgo a donné rendez-vous aux hommes de médias, ce jeudi 31 mars 2022, pour une conférence de presse sur la question et bien d’autres sujets d’intérêt national. Outre ce dossier, le porte-voix du gouvernement a expliqué qu’une autre communication a été faite sur la libération de deux otages burkinabè. Le ministre Bilgo a aussi relevé que les ministres ont adopté un décret portant répartition d’intérim en cas d’absence du ministre pour une meilleure organisation et une continuité du travail gouvernemental conformément au décret du 7 mars 1993 portant fonctionnement des intérims des départements ministériels.

Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le Conseil a adopté un décret portant modification du décret portant définition et création des postes comptables des administrations des douanes, des impôts et du trésor. Pour Lionel Bilgo, à travers l’adoption de ce texte de loi, le pays des Hommes intègres a mis en place trois réseaux comptables dans les administrations des douanes, des impôts et du Trésor, conformément aux instruments internationaux de gestion de finances publiques.

« Le contexte difficile marqué par l’insécurité et la COVID-19 n’a pas permis de satisfaire certains préalables institutionnels organisationnels et règlementaires. Ce décret vient donc mettre le Burkina en conformité avec les directives communautaires », a-t-il précisé. Selon le ministre, un 2e décret portant autorisation de perception de recettes relatives aux stations de services de certaines structures du MENAPLN a par ailleurs été adopté. De l’avis de M. Bilgo, ce corpus juridique va permettre aux structures du ministère de faire office de registres de recettes comme l’organisation du Baccalauréat désormais dévolue à son département.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a aussi soumis un décret portant approbation du service d’aide médicale d’urgence et un rapport relatif à l’allègement des conditions d’entrée et de sortie par voie aérienne au Burkina dans le contexte de la COVID-19. Le rapport fait ressortir une régression des cas de contamination de la maladie, a confié le ministre Bilgo. Il a par ailleurs fait savoir que d’autres dossiers inscrits à l’ordre du jour ont permis de relever la nécessité de poursuivre les analyses et surtout d’aller en profondeur pour intégrer certaines spécificités. A cet effet, le ministre a rassuré que ces dossiers seront reconduits aux prochains conseils des ministres pour étude.

Abdoulaye BALBONE

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