7e édition de la journée « Femmes et recherche pour le développement » : Des chercheures présentent leurs travaux

Les participants à la 7e édition se sont réjouis pour la tenue de la Journée « Femmes et recherches pour le développement »

L’institut de Recherche pour le développement (IRD) a organisé le mardi 29 mars 2022 à Ouagadougou, la 7e édition de la journée « Femmes et recherche pour le développement ». Cette journée a été consacrée à la présentation des travaux de recherche des femmes scientifiques.

Pour la 7e édition de la journée « Femmes et recherches pour le Développement, qui s’est tenue le mardi 29 mars 2022, elles étaient au total quinze femmes à présenter leurs travaux de recherche scientifiques dans les disciplines de sciences physico-chimies, biologiques, sciences humaines et sociales. Le représentant de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Fabrice Courtin a souligné : « Cette fois ci nous avons voulu classer les groupes par discipline pour mettre en avant l’apport de certaines disciplines à la résolution des problèmes de société. Ces groupes sont les sciences physico-chimiques, les sciences biologiques et les sciences humaines et sociales ».

Il a précisé que cette septième édition de la journée « Femmes et recherche pour le développement », vise à promouvoir l’apport des femmes scientifiques dans le développement durable. Elle pour objectif aussi de rendre compte du dynamisme ces femmes qui entreprennent des recherches dans tous les domaines des sciences.

Pour le représentant de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Fabrice Courtin, cette journée a pour objectif de rendre compte du dynamisme des femmes qui entreprennent des recherches dans tous les domaines des sciences.

Fabrice Courtin a affirmé que le but final est de pouvoir contribuer à l’atteinte des 17 Objectifs du Développement Durable à l’horizon 2030 tel que mentionné dans l’agenda des Nations Unies.

Il a affirmé que cette initiative de l’IRD est partie du constat que malgré le rôle primordial de la femme dans le développement des pays, elles sont encore largement sous représentées dans le monde de la recherche.

Cette édition a été l’occasion pour des doctorantes issues des universités et centres de recherches burkinabé de présenter les résultats de leurs recherches scientifiques.

Une des doctorantes, Sata Diawara a présenté les recherches qu’elle a mené sur la réponse au stress hydrique des plantules de Saba senegalensis (Liane goïne) en fonction de la provenance géographique. Dans ses travaux, cette chercheure veut évaluer le taux de survie, la croissance et la distribution de la matière sèche en réponse au stress hydrique chez S. senegalensis.

Une autre a présenté ses recherches sur la Sémiotique et conflits communautaires au Burkina Faso : le cas des populations de la région du Nord. L’objectif de sa recherche est de relever les éléments narratifs, discursifs, passionnels des acteurs des conflits communautaires dans la région du Nord. Selon la doctorante, Masseniva Traoré, les résultats de son étude prévoient une meilleure prévention et une gestion pacifique de ces conflits dans cette partie du pays.

Masseniva Traoré a confié que les résultats de son étude prévoient une meilleure prévention et une gestion pacifique de ces conflits au nord du Burkina

Une autre étude a porté sur l’évaluation du paludisme pendant la grossesse après une décennie de la mise en place d’un programme d’intermittent de traitement préventif en milieu rural : cas de la commune de Koupèla au Burkina Faso. Alimata Kabré a précisé que les résultats de cette étude devraient être utilisés pour sensibiliser les populations sur l’efficacité de la chimioprévention au cours de la grossesse.

Alimata Kabré a mené une étude sur l’évaluation du paludisme pendant la grossesse après une décennie de la mise en place d’un programme d’intermittent de traitement préventif en milieu rural.

Le représentant de l’IRD, Fabrice Courtin a en rappel, indiqué qu’au Burkina Faso l’institut mène des recherches sur 4 thématiques que sont la santé, la sécurité alimentaire, les ressources naturelles et les sociétés. Ces recherches, selon lui, sont en étroite collaboration avec les partenaires burkinabés, principalement les Universités et le CNRST, mais aussi français (Cirad, ANRS) et internationaux. « L’IRD défend le modèle d’une science de la durabilité, c’est-à-dire une science des solutions durables, rendu possible grâce à une recherche pluridisciplinaire, équitable, multi-acteurs, co-construite, ouverte à la société et à fort impact sociétal et environnemental », a-t-il précisé.

La journée s’est terminée par une table ronde sur le parcours de femmes engagées dans la carrière scientifique, les difficultés rencontrées et les solutions trouvées pour les surmonter. Elles ont encouragé à plus de détermination, de courage, de persévérance et surtout à rester digne.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

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