5e congrès de la Société burkinabè de pédiatrie : La santé de l’adolescent au centre des réflexions

La présidente de la SOBUPED, Pr Yé Diarra (droite) : « la santé de l’adolescent est devenue un défi majeur pour la pédiatrie et la société ».

La Société burkinabè de pédiatrie (SOBUPED) a organisé, du 29 au 31 mars 2022, à Ouagadougou, son 5e congrès. Cette année, les spécialistes de la santé ont décidé de se pencher sur la santé de l’adolescent dans un contexte de crise sécuritaire et humanitaire.

Réunis à Ouagadougou du 29 au 31 mars 2022, à l’occasion de leur 5e congrès, les pédiatres ont placé la santé de l’adolescent au centre de leur réflexion. A l’initiative de la Société burkinabè de pédiatrie (SOBUPED), durant 72 heures, ils vont débattre sur la thématique : « La santé de l’adolescent dans le contexte de COVID-19 et de crise sécuritaire et humanitaire ». Selon la présidente de la SOBUPED, Pr Yé Diarra, les adolescents paient de lourds tributs au regard des taux assez élevés de morbidité qui sont les conséquences des maladies infectieuses, du traumatisme, de la santé mentale, des grossesses précoces, de la consommation d’alcool, de tabac et des stupéfiants, etc.

Face à ce fléau, a-t-elle indiqué, la SOBUPED a tenu à jouer sa partition en initiant ce congrès. Car, selon ses dires, au regard de l’évolution actuelle de la situation, la santé de l’adolescent est devenue un défi majeur pour la pédiatrie et la société. A cet effet, elle a révélé que ce congrès s’est fixé pour objectif de contribuer au développement des compétences et connaissances des professionnels et acteurs du domaine de la santé de l’adolescent.

Le conseiller technique du ministre en charge de l’enseignement supérieur, Roger Nebié, a reconnu que pour un véritable épanouissement des adolescents et des jeunes dans nos pays, il est essentiel d’aborder la question de la santé de cette même tranche d’âge. Mais, il est également important d’aborder des questions connexes comme l’éducation, la formation, le jeu et le sport, les réseaux sociaux, la sexualité, la drogue, etc., a-t-il estimé. Il est convaincu que la prise en compte de ces aspects connexes pourrait contribuer à réduire sans nul doute le taux de morbidité des adolescents et des jeunes.

« L’importance de la question des adolescents n’étant plus à démontrer, son traitement de façon verticale et transversale dans nos politiques est une nécessité », a affirmé M. Nebié. Il a salué la tenue du congrès qui abordera une des questions essentielles des adolescents qui, selon certains experts, n’est pas encore suffisamment traitée par les programmes.

Ce conclave est alors l’occasion de faire un diagnostic sans complaisance afin qu’au terme des travaux, ils puissent aboutir à des conclusions assorties de recommandations qui pourront soutenir et orienter les politiques publiques en matière de santé des adolescents et des jeunes.

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

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