Salam du Ramadan : l’espoir de Yacoub (Jacob)

Louanges à Allah, Seigneur de l’univers, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux, Maître du jour de la rétribution. Paix et bénédictions d’Allah sur Son bien Aimé Mouhammad.

Jacob est un Prophète, fils du Prophète Isaac qui, aussi, a pour père le Prophète Abraham. Marié à deux de ses cousines, Leah et Rachel, Jacob devint père de douze (12) fils connus, plus tard, sous le nom des douze tribus d’Israël. En effet, le Prophète Jacob est, aussi, appelé, dans le Coran, par le nom Israël qui signifie « serviteur de Dieu ». Quand Allah, dans le Coran, fait référence aux enfants d’Israël, il s’agit, en réalité, de la descendance de Jacob. Parmi les douze fils de Jacob, il y avait Joseph (Youssouf), lui, également, Prophète de Dieu. Ce dernier était cher à son père qui le gardait précieusement. Comment pouvait-il en être autrement lorsque Joseph raconta son rêve à son père, qui, par l’interprétation qu’il en fit, y vit un signe de sa prophétie.

Il comprit que Joseph occupera une place de choix dans la société et que toute sa famille sera sous ses ordres et lui sera redevable. Pris de jalousie, les frères de Joseph vont, dans un premier temps, le jeter et l’abandonner dans un puits. Dans un second temps, ils vont le récupérer pour le vendre comme esclave en ayant pris soins de retirer sa tunique qu’ils aspergeront de sang d’animal afin d’annoncer sa mort à leur père. Le Prophète Jacob aimait beaucoup ses enfants mais il va, énormément, souffrir de leurs agissements. Il va pleurer après avoir appris la nouvelle de la perte de son enfant Joseph qui était appelé à être un Prophète mais il ne perdra jamais l’espoir de le retrouver malgré la présentation des preuves matérielles de la mort de ce dernier.

Le comble, c’est quand il perdra à nouveau son plus jeune fils, Benjamin, le frère direct de Joseph. Cela va le replonger dans un grand chagrin et le rappeler, surtout, la perte de Joseph qu’il attend toujours de revoir. Il pleura de manière incontrôlable jusqu’à ce qu’il tomba malade et perdit la vue. Inquiets pour sa santé, ses fils ainés vont lui dire ceci : « Par Dieu, tu ne cesseras d’évoquer Joseph jusqu’à ce que ta santé en soit ruinée ou que tu sois parmi les morts ». Mais Jacob leur répondit toujours qu’il ne se plaignait de son chagrin qu’à Dieu et qu’il savait, de Dieu, des choses qu’eux ne savaient point. (Sourate 12 verset 86). Jacob, Prophète, savait qu’il ne faut pas désespérer de la miséricorde de Dieu car seuls désespèrent ceux qui ont mécru.

Il comprenait que Allah aime et protège ceux qui sont patients. Après près de 40 ans de patience, d’attente et d’espoir, Jacob finit par retrouver, par la grâce et la miséricorde d’Allah, ses enfants, sa santé ainsi que sa vue. Ses enfants se sont repentis au Seigneur et se sont réconciliés. Le cas du Prophète Jacob est un bel exemple pour nous tous surtout pour notre époque où les gens ont tendance à baisser trop vite les bras parce que ayant perdu espoir. Le Prophète Jacob nous enseigne, au-delà du fait de ne jamais perdre espoir, de toujours placer notre confiance en Allah, ce Seigneur capable de toute chose, ce Seigneur qui fait sortir le mort du vivant et le vivant du mort. Celui qui, lorsqu’Il veut une chose, il Lui suffit de dire « sois » et la chose est. Cette histoire nous enseigne notre caractère humain. Nous ne sommes pas des anges. Face à certaines situations, nous pouvons être pris d’anxiété, de tristesse, nous pouvons en pleurer énormément. Mais, il faut demeurer fidèle à la voie de la droiture, ne pas perdre espoir et éviter, surtout, de se plaindre à autre qu’à Allah car seul Lui a les solutions.

Le Prophète Jacob pleura tellement que sa famille craignit de le voir mourir de chagrin, mais il se tourna, toujours, vers Dieu pour y trouver réconfort et ne Le blâma jamais pour l’épreuve qu’il subissait. Face aux épreuves de la maladie, du chômage, de la pauvreté, du célibat, de la stérilité, de la famine, de l’insécurité, du terrorisme, Jacob nous parle à tous. Gardons espoir et portons nos plaintes, de manière sincère, et en faisant un retour à Dieu qui n’attend que cela pour nous donner des ouvertures de miséricorde. Rappelons-nous que les oiseaux ne cultivent pas et ne récoltent pas mais quand ils quittent les nids le matin, ils reviennent le soir rassasiés. Seigneur Allah, Tu nous as créés faibles. Ne nous laisse pas à nous-mêmes fusse le temps du clignement de l’œil.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence.

Dr Inoussa COMPAORE Imam à l’AEEMB et au CERFI.

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