Retour de la paix au Burkina : les fidèles catholiques en union de prière

La communauté chrétienne a célébré la sainte pascale, le dimanche 17 avril 2022. En marge de cette fête, les fidèles catholiques ont aussi prié pour la paix au pays des Hommes intègres, à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception de Ouagadougou, conformément aux trois jours de prière recommandée par le gouvernement.

Après 40 jours de carême dans la foi et la pénitence, les fidèles catholiques ont célébré la résurrection du Christ. Ils l’ont fait dans la matinée, du dimanche 17 avril 2022, à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception de Ouagadougou, en présence de quelques membres du gouvernement dont le ministre chargé des Affaires religieuses et coutumières, Issaka Sourwema. A la sortie du conseil des ministres du 13 avril 2022, le gouvernement, à travers le ministre des Affaires religieuses et coutumières avait demandé d’observer trois jours de prière pour la paix au Burkina Faso. L’occasion faisant le larron, les fidèles chrétiens se sont donnés à l’exercice au cours de la célébration de la sainte pascale.

Le curé de la paroisse cathédrale de Ouagadougou, Jouhanny Koama est revenu dans son homélie sur le sens de cette fête de Pâques et a montré la nécessité que chacun dans son quotidien doit travailler à être un bon chrétien. A l’entendre, être chrétien revient à s’engager pour la cause de l’humanité. Cet engagement, a-t-il précisé, doit concourir à la culture de la paix. C’est ainsi qu’il a invité ses fidèles à être de bons exemples dans leur vie socio-professionnelle. En lien avec les jours de prière décrétée par le gouvernement pour l’avènement de la paix, de la justice et du vivre-ensemble, le curé Koama a salué l’initiative à sa juste valeur. « Les évêques du Burkina ont choisi ce jour pour que dans toutes les paroisses du Burkina, nous puissions prier pour la paix et demander à Jésus ressuscité de nous faire épouser son amour, que nous puissions nous aimer en essayant de nous pardonner, en nous pardonnant franchement », a laissé entendre le curé Koama. En outre, il a demandé au peuple burkinabè d’être des artisans de paix pour endiguer l’hydre terroriste.

Car, selon lui, la plupart de ceux qui sont dans les rangs des groupes armés sont des filles et fils burkinabè qui ont besoin de l’amour et du pardon de leur frère. Prenant la parole, le premier responsable du ministère chargé des Affaires religieuses et coutumières, Issaka Sourwema, a dit venir apporter le soutien du gouvernement à l’église catholique qui prie au quotidien pour que le pays ait sa paix d’antan. « La fête de la résurrection du Christ est une joie pour nous de venir communier avec les catholiques parce que la situation du pays recommande l’union des filles et fils du pays », a-t-il renchéri. Par ailleurs, il a invité, les Burkinabè selon leur appartenance confessionnelle, à prier amplement pour un retour de la paix au pays des Hommes intègres. « Dieu est sensible aux sollicitations des hommes surtout quand elles sont nombreuses », a-t-il conclu.

Dô DAO (Stagiaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.