Personnes bloquées dans la mine de Perkoa : « Des secouristes sont à pied-œuvre », Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo : « des secouristes sont à la manœuvre pour sauver les personnes bloquées dans la mine de Perkoa ».

L’hebdomadaire conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 20 avril 2022 à Kosyam, sous la présidence du Chef de l’Etat, Paul-Henri Sandaogo Damiba. L’incident survenu sur la mine de Perkoa (Sanguié) et la rumeur sur la pénurie d’hydrocarbures dans la capitale ont été, entre autres, les sujets qui ont retenu l’attention de l’exécutif.

Des secouristes sont à pied-œuvre pour sauver huit personnes bloquées dans les galeries de la mine de Perkoa dans le Sanguié, depuis la nuit du samedi 16 au dimanche 17 avril 2022, à la suite des inondations causées par une forte pluviométrie de plus de 6 heures. C’est l’annonce faite par le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement, hier mercredi 20 avril 2022, à l’issue du conseil des ministres tenu à Kosyam. M. Bilgo a précisé que ce sont un Tanzanien, un Zambien et six Burkinabè qui sont pris au piège à l’intérieur de la mine.

Pour leur venir au secours, il a confié qu’un dispositif d’intervention a été mis en place. « Le personnel technique du ministère des Mines et des Carrières, les sapeurs-pompiers de la ville de Koudougou ainsi que certains experts miniers sont venus en renfort», a soutenu le ministre. En plus de ce sujet, la question de la pénurie d’hydrocarbures qui a créé hier la psychose des consommateurs, était sur la table du gouvernement.

Selon le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises, Abdoulaye Tall, sept organes de presse ont accompagné, le mardi 19 avril 2022, des équipes du ministère du commerce et de la Société nationale Burkinabè d’Hydrocarbures (SONABHY) pour une visite au niveau du dépôt de Bingo. A l’entendre, ils ont constaté la disponibilité de l’essence.

Le ministre a rassuré par ailleurs, que les dépôts sont suffisants pour faire face à la demande nationale. M. Tall a expliqué que la psychose est partie des rumeurs sur Facebook. La SONABHY dispose d’un service de communication, le ministère en charge du commerce en possède, mais aucun de ces services n’a reçu un appel pour une éventuelle confirmation de cette rumeur, a-t-il regretté. D’où son invite aux populations à vérifier la source de l’information avant de la partager, déplorant, par ailleurs, les spéculations autour du carburant.

Dénoncer la spéculation

A ce sujet, il a salué les efforts des Forces de défense et de sécurité au niveau des postes frontaliers, notamment à Wessa où des individus qui convoyaient des barriques de carburant ont été appréhendés. « C’est un phénomène qui s’est développé. Car, ces personnes achètent le litre de gasoil à 545 F CFA au Burkina pour le revendre à 866 F dans un pays voisin », a-t-il relevé tout en invitant les acteurs à dénoncer la spéculation.

Outre ces questions, le conseil des ministres a statué sur d’autres sujets d’intérêt national. Au titre du ministère des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, le gouvernement a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Pour le compte du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, deux décrets ont aussi été adoptés. Le premier autorise, selon le porte-voix de l’exécutif, la perception de recettes relatives à certaines prestations de la direction générale des transports terrestres et maritimes et des directions régionales chargées des transports.

« Les nouvelles recettes identifiées sont celles liées à la délivrance des agréments pour l’exercice de la profession de dépanneurs-remorqueurs des véhicules accidentés ou en panne sur le réseau routier du Burkina », a indiqué M. Bilgo. Le second décret est un additif du décret fixant les taux de correction des salaires du personnel diplomatique et consulaire du Burkina à Abu-Dhabi, aux Emirats Arabes Unis et à Malabo, en Guinée équatoriale. Le conseil a par ailleurs adopté un rapport et un décret portant règlement intérieur des établissements de formation professionnelle de l’Etat.

Abdoulaye BALBONE

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