72h de l’élève de l’ISTIC : la responsabilité sociale du journaliste au menu

Les étudiants de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) ont débuté, le jeudi 5 mai 2022 à Ouagadougou, les 72h de l’élève de l’ISTIC. Cette année, le thème porte sur la « Promotion des NTIC, rôle et place du professionnel du journalisme et de la communication dans la lutte contre le terrorisme ».

L’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC), « le creuset du journalisme et de la communication au Burkina Faso », organise chaque année, les 72h de l’élève de l’ISTIC. Pour cet évènement, les activités ont été lancées, le jeudi 5 mai 2022 à Ouagadougou. Les stagiaires de l’ISTIC se sont penchés sur la « Promotion des NTIC, rôle et place du professionnel du journalisme et de la communication dans la lutte contre le terrorisme ».

Les communications sur cette thématique devront permettre à ces apprenants de mieux traiter les informations avant de les diffuser. Pour le conférencier, Apollinaire Abga, rédacteur en chef de l’Agence d’information du Burkina (AIB), les hommes de médias ont le droit d’informer. Il a cependant noté que de nombreux journalistes ne traitent plus les informations, ils collectent et ils diffusent. De son avis, pour bien jouer son rôle dans la lutte contre le terrorisme, le journaliste doit cultiver l’excellence. De ce fait, il a indiqué que le bon journaliste rapporte les faits. Il a poursuivi en disant que ce dernier doit surtout penser à l’intérêt supérieur de la Nation avant de diffuser toute information. « Le bon communicateur c’est celui qui ne cherche pas à manipuler le public ni l’opinion. C’est lui qui sait également conseiller son employeur », a-t-il relevé. A l’entendre, le communicateur, c’est celui qui sait mettre en relation ses employeurs avec les professionnels de l’information et de la communication sans chercher à nuire aux médias. « A l’ère du numérique nous ne devons pas relayer n’importe quelle information sans vérifier », a-t- il conseillé. Il a affirmé qu’au niveau de l’AIB, les journalistes sont en contact avec la population. Dès qu’ils ont une information sur une attaque terroriste, le premier réflexe est de prendre tout le temps pour recouper l’information, a- t-il souligné.

Pour le directeur général des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna, dans le processus de traitement de l’information, il faudrait éviter les détails nuisibles. Il a laissé entendre aussi qu’il faut maintenir l’espoir. « Parce que même pendant les périodes de famine la grand-mère mettait la marmite au feu pour donner de l’espoir aux enfants », a-t-il dit. M. Tiégna a ajouté que chacun doit se donner les moyens de traiter les informations. C’est à dire, a-t-il expliqué, se poser les questions de savoir qu’est-ce que je vais dire ? Qu’est-ce que je vais publier ? Va-t-il contribuer à enseigner ou éduquer ? Les 72h seront marquées par diverses activités au sein de l’institut à savoir des expositions, des projections cinématographiques, des compétitions d’arts culinaires et bien d’autres.

Haoua MINOUGOU (Stagiaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.