Résilience climatique dans le bassin de la Volta : une étape franchie pour l’élaboration d’un plan d’investissement

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) organise, les 5 et 6 mai 2022, à Ouagadougou, un atelier régional de validation du rapport de l’état des lieux du changement climatique et ses impacts sur le bassin de la Volta.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a entamé, avec l’appui financier de l’Agence suédoise pour le développement international (ASDI), un processus d’élaboration d’un Plan d’investissement pour le renforcement de la résilience climatique dans le bassin de la Volta (PIC-Volta). Ce, dans le cadre de la mise en œuvre du projet Partenariat régional sur l’eau et l’environnement en Afrique centrale et occidentale (PREE). La première étape de ce processus consiste à la réalisation de l’état des lieux du changement climatique et ses impacts sur le bassin de la Volta.

C’est dans cette dynamique que l’UICN organise un atelier régional de validation du rapport de cette première étape, les 5 et 6 mai 2022 à Ouagadougou. Cet atelier regroupe des participants venus des six (06) pays membres du bassin de la Volta à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. L’ouverture des travaux a été présidée par le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Environnement, de l’Energie, de l’Eau et de l’Assainissement, Augustin Kaboré qui a salué l’élaboration de cette étude. « Il était donc temps de faire un état des lieux exhaustif des impacts du changement climatique, en actualisant ainsi nos connaissances sur ces phénomènes hydro-climatiques extrêmes, contre lesquels nous nous battrons, même si nous ne pouvons pas les empêcher de se produire », a-t-il signifié. Selon le représentant de l’UICN, le coordonnateur du PREE, Ludovic Tapsoba, l’organisation de cet atelier de validation du rapport de l’état des lieux du changement climatique et ses impacts sur le bassin de la Volta, offre l’opportunité de concertation pour le suivi de la mise en œuvre du PREE avec ses partenaires. Pour lui, la gestion intégrée des écosystèmes et la gestion durable des ressources en eau partagées au profit des communautés sont deux volets importants du développement durable des différents pays concernés. « Nous avons pris conscience depuis plusieurs années que la survie des populations locales dépend des ressources naturelles qui n’ont pas un caractère illimité. C’est pourquoi, leur gouvernance et leur gestion durable nous interpellent », a-t-il souligné. Il y a là, à l’entendre, un défi majeur à relever en vue de la satisfaction des besoins fondamentaux de développements des pays du bassin de la Volta. L’ampleur des défis est telle que seules les actions concertées et cordonnées dans un contexte de partenariat permettent d’y faire face, d’où la pertinence de la collaboration entre l’UICN et l’Autorité du bassin de la Volta (ABV).

Le directeur exécutif adjoint de l’ABV, Dibi Millogo a renchéri que le changement climatique est une réalité dans les pays du bassin de la Volta. De plus en plus, a-t-il indiqué, l’on constate des inondations et des sécheresses qui occasionnent des dégâts tant matériels qu’humains. « C’est pourquoi dans le bassin de la Volta, nous avons pensé qu’il était nécessaire d’élaborer un plan d’investissement climat pour permettre de juguler tous ces effets néfastes du changement climatique », a justifié M. Millogo.

Kowoma Marc DOH

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