Barrage de Samendeni : le Premier ministre « déçu » de l’état d’avancement des travaux

Le Premier ministre, Albert Ouédraogo, a visité le barrage de Samendeni, situé dans la commune rurale de Bama, le samedi 7 mai 2022, à une soixantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso. Le chef du gouvernement a, à l’issue de sa tournée sur le site, exprimé sa déception quant à l’état d’exécution des différentes composantes de l’ouvrage.

Le Premier ministre de la Transition, Albert Ouédraogo, n’est pas satisfait de l’état d’exécution des différentes composantes du barrage de Samendeni. Il l’a fait savoir, le samedi 7 mai 2022, après une visite qu’il a effectuée sur le site du barrage. En effet des 7 composantes du barrage, seules trois ont un taux d’exécution « satisfaisant ». Il s’agit du barrage proprement dit, de la centrale hydro-électrique et du plan de gestion environnementale et sociale. Les autres composantes sont soit à un début d’exécution ou toujours au stade d’étude. Ces composantes sont l’aménagement des périmètres hydro-agricoles, le recalibrage du fleuve Mouhoun, l’aménagement et la viabilisation de la zone agro-industrielle et le développement de la pêche et de la pisciculture.

Le chef du gouvernement qui effectue officiellement sa première visite du site, n’imaginait pas que le barrage, dont les travaux de construction qui ont débutés en 2008, soit encore à ce stade, 14 ans après. D’où sa déception. « Nous avons tenu à venir sur le site du Programme de développement intégré de la vallée de Samendeni (PDIS) pour visiter les installations et les réalisations qui ont été faites. Nous avons tenu également à avoir une séance de travail avec l’équipe de l’unité de gestion du programme et les premiers bénéficiaires. Après 14 ans, ce qu’on peut noter comme seul acquis, c’est la construction du barrage et de la centrale électrique. Il y a d’autres investissements qui devraient être faits et qui n’ont pas encore été réalisés. Je ne peux pas dire que je repars satisfait parce que l’image que je me faisais de la réalisation de ce projet est tout autre », a-t-il soutenu.

Mobiliser les ressources

Le chef du gouvernement dit qu’il s’attendait à voir un projet déjà fini et qui est vraiment en marche. « Mais là, je suis un peu déçu quand même », regrette Albert Ouédraogo. Il a alors promis de faire le point avec les différents départements ministériels impliqués dans la réalisation du projet pour mobiliser les ressources afin que les investissements puissent être faits au profit des populations. Le coordonnateur du PDIS, Abdoulaye Ouédraogo, qui dit être satisfait de cette visite, a souligné que le PDIS a fait des aménagements. Des terrains, a-t-il relevé, ont été affectés aux différents ministères bénéficiaires et c’est à eux de poursuivre les investissements qu’ils ont prévus.

« Le PDIS dans sa conception est comme une agropole. Il implique plusieurs départements ministériels. Au PDIS, nous avons délimité les zones et avons purgé les droits fonciers et remis les sites aux ministères concernés, quitte à eux de faire les aménagements nécessaires. Chaque département ministériel a en charge son domaine régalien. Ces ministères doivent créer des synergies pour effectivement avancer », a préconisé le coordonnateur du PDIS.

Adaman DRABO

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