Sauvetage à la mine de Perkoa : Le pompage de l’eau se poursuit

L’équipe gouvernementale dit mettre toute son énergie, pour que les machines ne tombent pas en panne.

La délégation gouvernementale installée au niveau de la mine de Perkoa a animé une conférence de presse, le lundi 9 mai 2022 à Réo, dans la province du Sanguié. Elle a fait le point sur l’évolution du pompage de l’eau pour sauver les huit travailleurs piégés dans les galeries souterraines de ladite mine.

« Au début de l’inondation de la mine de Perkoa, l’eau était à 520 mètres. Le 8 mai 2022, 30,25 mètres ont été pompés verticalement, parce qu’il y a des galeries où des minerais ont été extraits et l’eau a également envahi ces galeries. A la date du 9 mai 2022, 31,60 mètres de profondeur ont été atteints et la chambre de refuge principale est située à ce niveau, d’où l’espoir d’atteindre cette chambre le plus tôt possible au cours de cette semaine ».

C’est l’information donnée par le directeur régional de l’Eau et de l’Assainissement du Centre-Ouest, Boukaré Sabo, le lundi 9 mai 2022, à Réo, au cours d’une conférence de presse, initiée par l’équipe gouvernementale. Quatre grosses pompes de 90 kilowatts sont déjà arrivées au niveau de la mine et deux autres sont attendues. M. Sabo a signifié que l’inondation a entrainé plus de 165000 m3 d’eau au fond de la mine et le processus aujourd’hui, c’est comment évacuer cette eau et sauver les huit travailleurs qui sont au niveau des chambres de refuge.

« Nous ne savons pas exactement la localisation de ces personnes, mais selon les explications des responsables des mines, lorsqu’un incident survient, tous les travailleurs se dirigent vers ces chambres destinées à les protéger », a-t-il déploré. Sur les 165 millions de litres d’eau à retirer, 32 millions de litres ont été pompés à ce jour. « Les véhicules ne pouvant pas descendre directement, un long temps a été mis pour leur trouver un passage, afin qu’ils puissent descendre avec les pompes.

Les cinq derniers jours, près de 3 millions de litres d’eau ont été pompés de façon journalière », a-t-il précisé. Cependant, la grosse difficulté rencontrée dans ce processus qui a allongé les délais, s’explique selon M. Sabo, par l’utilisation des pompes diesel, parce que certaines ont commencé à avoir des pannes. A l’entendre, il faut confectionner un certain nombre d’outils connexes et installer près de 5 km de tuyauterie pour un seul réseau.

« Pour les trois réseaux prévus, il faut estimer à près de 14 à 15 km de tuyauterie à préparer », a-t-il souligné. Le ministre en charge du travail et de la protection sociale, Bassolma Bazié, a clarifié que lorsqu’on parle de niveau, ce n’est pas le mètre, mais plutôt une couche, un banc ou une strate. Les bancs ont la même épaisseur. « Quand on dit qu’on est à 580, cela veut dire qu’on a ajouté une strate de 30 m à 580. Le 8 mai 2022, nous sommes rentrés au niveau de la mine pour faire des sacrifices, nous étions exactement au début de 580 et c’est déjà bon », s’est-il réjoui.

Une équation difficile Il a souligné que des questions leur sont souvent posées, à savoir, à quel moment la chambre de refuge sera atteinte ? Il a expliqué que 1m27 a été déjà puisé et les eaux de ruissèlement ont amené de la boue. « Il y a des endroits où l’épaisseur de la boue peut atteindre 1m50. Si on cherche des êtres humains à ce stade, sauf si l’intéressé est debout, sinon s’il est couché, il est difficile de le savoir. C’est le rôle des sapeurs-pompiers de fouiller en ce moment avec leurs appareils.

S’ils rassurent qu’il n’y a aucun objet, les Caterpillar entrent en action pour évacuer cette boue », a-t-il fait savoir. Avant d’atteindre la chambre de refuge, M. Bazié a indiqué que les responsables de la mine ont confié qu’il y a un autre rond-point à accéder, qui est de moindre envergure que ceux déjà traversés par la délégation gouvernementale. « En fonction de cette estimation, il est difficile de donner le moment exact. Notre espoir n’est pas une question de jours, mais d’heures.

Si les conditions pour que les frères sortent du sol, c’est de creuser un trou pour que Bassolma mette sa tête et lever les pieds, même en tant que ministre, je le ferai », a-t-il affirmé. Son collègue des Mines et des Carrières, Jean Alphonse Somé a, pour sa part, signifié qu’il y a encore une galerie qui contient énormément de l’eau et cette situation, à son avis, ralentit quelque peu les opérations d’évacuation. Au regard de la situation qui prévaut sur la mine de Perkoa, Bassolma Bazié a noté que la légèreté étatique doit être effacée et les sociétés minières doivent être également assainies.

Afsétou SAWADOGO

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