Service des eaux et forêts de Solenzo : des reçus maintenant disponibles

Dans sa parution du mercredi 13 avril 2022, Kantigui faisait cas des paiements sans reçu ou quittance au service départemental des eaux et forêts de Solenzo. Cette interpellation n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque de passage dans la localité ce weekend, Kantigui a appris avec satisfaction que les choses ont changé.

Désormais pour ramasser ou couper du bois, le service des eaux et forêts livre un reçu en bonne et due forme aux demandeurs leur permettant ainsi de circuler avec le bois. Kantigui salue cette sagesse des responsables qui ont pris en compte son interpellation pour la gestion transparente du service.


Frais de transport : prise de bec entre un financier et un participant lors d’un atelier

Kantigui, de passage à Fada N’Gourma, a été témoin d’une scène embarrassante lors d’un atelier. En effet, un participant, venu d’une localité en proie à l’insécurité, était très irrité contre un financier qui lui exigeait un reçu de voyage pour le remboursement des frais de transport. Pourtant, du fait de l’insécurité, aucune compagnie de transport en commun ne dessert la zone de provenance de cet agent de l’Etat.

Celui-ci s’évertuait, en vain, à convaincre le financier qu’il a bravé tous les dangers avec sa motocyclette pour se rendre à Fada N’Gourma. Son vis-à-vis a soutenu mordicus que sans un reçu de voyage, personne ne peut être remboursé. Selon une source de Kantigui, de nombreux agents vivent, au quotidien, des situations similaires dans la ville de Fada N’Gourma et dans les autres chefs-lieux de province de la région de l’Est.

Ils se voient obligés d’aller négocier des reçus de transport avec des sociétés qui ne font pas le trafic vers leurs localités moyennant des pots-de-vin. Kantigui fait remarquer qu’avec les contrôles irréguliers effectués par les ‘’ hommes de la brousse’’ sur certains grands axes, chaque voyageur y va de ses manœuvres pour rallier les lieux de rencontre. Pour éviter de tels désagréments et faciliter la tâche à certains participants, Kantigui se demande si les frais de transport ne peuvent pas être payés au kilomètre et en fonction des distances officielles.


Augmentation du prix du dolo : des clients remontés

Kantigui, de passage à Solenzo, a fait un tour dans quelques cabarets de la place afin de boire un verre de dolo communément appelé “Gnamou” dans la zone. Mais, il apprend que le prix de la boisson locale a doublé en quelques mois. Le litre qui était vendu à 100 F CFA, s’achète maintenant à 200 FCFA. Toute chose qui entraîne des grincements de dents chez les consommateurs.

Cette situation, a-t-on soufflé à Kantigui, est due à la flambée des prix des céréales. Actuellement, le prix du sorgho, matière première dans la fabrication du dolo, a connu une flambée sans précédent. Le sac de 100 kg est vendu sur le marché à 39 000 FCFA.


Gaoua : trois incendies en une soirée

Qu’est-ce qui se passe dans la ville de Gaoua, chef-lieu de la région du Sud-Ouest ? C’est la question que Kantigui et les habitants de la cité de Bafuji se posent depuis hier mardi 10 mai 2022. En séjour dans cette ville, Kantigui a appris que la veille, trois incendies ont été signalés dans la soirée et cela suscite des spéculations.

Autour de 19 heures, deux incendies ont été signalés, un dans un bar et l’autre dans un domicile privé, avec de nombreux dégâts matériels. A 3 heures du matin, deux véhicules ont également pris feu au parking de la cathédrale. Les deux engins ont été totalement consumés. Dans ce dernier cas, on a soufflé à Kantigui que la gendarmerie est passée pour faire un constat.

Ces incendies sont-ils d’origine criminelle, accidentelle ? Kantigui ne saurait répondre à cette interrogation. Son vœu est qu’une enquête soit ouverte afin de situer la population sur les causes.


Boromo : des délinquants poignardent des élèves

Toute la communauté éducative du lycée provincial de Boromo était sous le choc, le lundi 9 mai 2022. Kantigui a appris qu’un groupe de quatre enfants a fait irruption au lycée provincial pour achever une ancienne bagarre qui les opposait à des élèves des classes de 6e et de 5e. Une fois sur les lieux, les quatre agresseurs ont fait sortir leurs rivaux des classes. Les deux camps se sont ensuite retrouvés derrière une salle de classe hors de vue du personnel du lycée.

Là, les quatre agresseurs vont infliger des coups de poing à leurs « otages ». Ils auraient, selon le confident de Kantigui, donné également des coups de poignard à leurs adversaires. Ce sont les hurlements d’un élève blessé doublement à la jambe au couteau qui ont alerté des élèves. Ces derniers, accourus, ont vu un de leurs camarades gisant dans son sang. L’administration scolaire, une fois sur les lieux, a pu mettre la main sur la bande des quatre grâce à la mobilisation générale de l’établissement.

En voulant fuir, un des agresseurs à moto et roulant à vive allure, a heurté un mur. Le bilan de cette violence fait état de blessés graves dans les deux camps. Un des agresseurs a pu fuir. Aux dernières nouvelles, ils sont entre les mains de la gendarmerie pour répondre de leurs actes.


Nouna : des prisonniers libérés se signalent

A la suite d’une attaque de la maison d’arrêt et de correction de Nouna par les Hommes armés non identifiés (HANI), dans la nuit du samedi 7 mai 2022 au cours de laquelle les détenus, au nombre de 65, ont été libérés, il est revenu à Kantigui que certains parmi eux se sont signalés au commissariat de police et à la brigade territoriale de gendarmerie de Nouna pour décliner leur identité et montrer qu’ils ne se sont pas évadés.

Selon les confidences recueillies par Kantigui, les HANI avaient planifié l’assaut sur la prison pour libérer trois détenus. Mais dans leur action funeste, ils ont « accordé » la liberté à tous les pensionnaires. Cependant, selon les sources de Kantigui, un certain O. T. qui cumule plus de 30 ans de vie carcérale est extrêmement dangereux et serait toujours en cavale. O T. aurait proféré des menaces de mort à l’encontre de quatre jeunes de Nouna qui auraient contribué à sa dernière arrestation.Kantigui souhaite vivement une bonne collaboration de la population afin de mettre hors d’état de nuire un tel individu.


CEB de Solenzo : un absentéiste chronique

En déplacement à Solenzo dans la province des Banwa pour des raisons de famille, Kantigui a rencontré une de ses vieilles connaissances, un instituteur certifié en service à la Circonscription d’éducation de base de Solenzo. Dépité, celui-ci a fait part à Kantigui du dysfonctionnement notoire au sein de la Direction provinciale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle des Banwa.

Et l’interlocuteur de Kantigui de se demander s’il s’agit bien d’une administration publique. Et pour cause. Des dossiers de correction avec incidences financières durent une éternité à la Direction provinciale en attendant l’avis du premier responsable, un absentéiste chronique semble t-il, avant de poursuivre le cheminement normal.

Le hic, fulmine l’interlocuteur de Kantigui, est que celui-ci ne laisse jamais de note d’intérim lorsqu’il est absent. Tantôt il est en congé, tantôt en famille dans la capitale régionale. « Ne devrait-il pas rentrer pour gérer les problèmes posés par ces multiples fermetures d’écoles primaires dans la province ?

Ne voit-on pas souvent des chefs d’Etat qui mettent fin à leurs vacances pour venir gérer des dossiers ? », s’interroge l’informateur de Kantigui, dont la demande de correction d’indemnités de responsabilité avec incidence financière dort aussi dans les tiroirs de cette direction.

Les faits ne se limitent pas aux absences. En effet, a rappelé la source de Kantigui, lors des récompenses de l’excellence scolaire à Solenzo (2019), le 2e au classement des meilleurs enseignants de la province « malgré ses 53 admis sur 53 présentés n’a pas été appelé et n’aura même pas un crayon ».

Pourtant, ce dernier avait été primé quelques jours auparavant, à Ouagadougou, par l’Assemblée nationale. Que s’est-il passé ? Le vieil ami de Kantigui appelle, pour sa part, de tous ses vœux le ministère en charge de l’éducation nationale à se pencher sur ce cas problématique.


CEB de Fara : l’examen du CEP menacé

Kantigui a ouï dire, la semaine dernière, que des enseignants du primaire de la commune de Fara, dans la province des Balé, menaceraient de ne pas participer aux examens de fin d’année scolaire si leur inspecteur n’est pas relevé de ses fonctions avant l’échéance desdits examens. Il est parvenu à Kantigui que depuis le deuxième trimestre de l’année scolaire 2021-2022, la sous-section communale du SYNATEB a du mal à collaborer avec cet inspecteur.

La corporation syndicale des enseignants, aux dires de l’interlocuteur de Kantigui, s’opposerait à une cotisation de 100 F CFA par élève que les autorités de la Circonscription d’éducation de base (CEB) exigent aux directeurs des écoles.

Pour le syndicat, l’Etat octroie un fonds de fonctionnement, par conséquent, cette cotisation n’a plus de raison d’être. Le climat social s’est détérioré entre lui et le personnel enseignant. Les tiraillements ont plusieurs fois paralysé les activités pédagogiques de la CEB, notamment les compositions du deuxième trimestre, a indiqué la source de Kantigui.

Une médiation des autorités administratives provinciales et de personnes-ressources locales avait permis de tempérer la situation jusqu’à ce que l’on apprenne que le syndicat aurait introduit une pétition de 128 enseignants demandant le départ de l’inspecteur avant les examens, faute de quoi ils ne prendront pas part aux épreuves. Kantigui formule le vœu qu’un compromis soit trouvé rapidement afin de permettre aux élèves candidats au CEP de participer aux épreuves dans la sérénité.

Kantigui

Kantigui2000@gmail.com (+226) 25 31 22 89

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