Data journalisme et fact-checking : des journalistes de Sidwaya outillés

Des journalistes des Editions Sidwaya se forment, du 11 au 14 mai 2022 à Tenkodogo, au data journalisme et à la détection des fausses nouvelles.

Le DG des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna : « le fact-checking prend une place de plus en plus importante dans le journalisme ».

Le fact-checking et le data journalisme n’auront plus de secret pour une vingtaine de journalistes des Editions Sidwaya. Ils se forment à ces notions, du 11 au 14 mai 2022 à Tenkodogo. « Le journalisme et ses méthodes évoluent. Nous assistons à une explosion des infox ou fausses nouvelles.

Le fact-checking, qui est l’action de vérifier les faits, prend une place de plus en plus importante dans la pratique des métiers de l’information », a justifié le directeur général des Editions Sidwaya, Mahamadi Tiégna. Quant au data journalisme, il a indiqué qu’il a vu le jour grâce à l’évolution des outils numériques, mais aussi par l’ouverture des données publiques. Selon lui, l’objectif de cette session est de renforcer les connaissances des journalistes aux techniques de ces innovations journalistiques. L’un des formateurs, Jordan Méda de Fasocheck, a souligné que la formation a consisté à apprendre aux journalistes à vérifier l’information à travers des outils précis comme la vérification inversée d’image, la recherche avancée avec des mots-clés et des balises, à recouper les photos et les vidéos, à retrouver l’antériorité des photos et des vidéos. Il a déclaré que le data journalisme est basé sur l’analyse des données ouvertes pour en tirer l’information. Il s’est agi de leur montrer où est-ce que l’on trouve des données, des statistiques sur des sujets d’enjeux nationaux comme la santé, les infrastructures, l’économie et comment les analyser pour en révéler leur sens. « L’important de faire du fact-checking, c’est d’assainir le débat public, d’apporter du vrai dans un paysage dominé par le faux afin de permettre au lecteur de faire son opinion », a déclaré M. Méda. Le data journalisme et le fact-checking, a-t-il ajouté, sont parfois associés parce qu’il y a souvent des chiffres erronés et des méthodologies qui ne résistent pas à l’analyse.

Kossaomanè Anselme KAMBIRE

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