Bonne gouvernance et redevabilité : les acteurs du PAGOF au rendez-vous du donner et du recevoir

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale en collaboration avec le programme d’Appui aux gouvernements ouverts francophones (PAGOF) a organisé, un séminaire régional, les 30 et 31 mai 2022 à Ouagadougou.

Le gouvernement ouvert est une nouvelle forme de collaboration entre les acteurs publics, la société civile et les médias et financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre conjointement par expertise France et l’Agence française de développement des médias (CFI). En effet, le Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) est une initiative internationale multipartite qui entend promouvoir la transparence de l’action publique, améliorer la participation citoyenne et combattre la corruption dans un esprit de collaboration avec les différents acteurs.

La IIIe édition se tient, les 30 et 31 mai 2022 à Ouagadougou. Ils sont 85 participants venus de 15 pays pour échanger sur les bonnes pratiques liées au PGO. Pour l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, le PAGOF est un projet qui associe administration et société civile dont les médias. Selon le diplomate, il a pour objectif la transparence et l’intégrité de l’action gouvernementale, l’accès aux données publiques et la participation citoyenne via l’utilisation des nouvelles technologies.

Il a précisé que le projet est financé à hauteur de 3,5 millions d’Euros soit environ deux milliards trois cents millions F CFA pour la période de 2017-2020. Selon le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, le Burkina Faso, depuis des décennies, s’est inscrit dans la dynamique de redevabilité, en témoigne, a-t-il dit, l’adoption en 2015 d’une loi anti-corruption et d’une loi portant droit d’accès à l’information et aux documents administratifs. Le secrétaire permanent de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance, Etienne Kaboré a expliqué : « dans le cadre du PGO, nous avons développé deux plans d’actions nationaux. Un premier sur la période 2017-2019, un second de 2019 à 2021 ». Ce qui, selon lui, a valu le développement de plusieurs plateformes dont la plateforme “e-concours”, la plateforme « e-syntaxe ». Mais la plateforme de gestion des plaintes et suggestions, la plateforme de retraite informatisée sont, entre autres, les acquis du PGO. Du reste, les participants à la rencontre de Ouagadougou vont échanger sur cinq thématiques afin d’aboutir à une grande transparence et à une redevabilité des gouvernements à l’endroit des organisations non-gouvernementales afin que la phase 2 du programme en cours de préparation prenne en compte les réels besoins des pays bénéficiaires.

Emmanuel BICABA

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.