Hommage national : Francis Kéré élevé au rang d’ambassadeur de bonne volonté

Le gouvernement burkinabè a rendu un hommage national au lauréat du prix Pritzker, Diébédo Francis Kéré, le jeudi 02 juin 2022, à Ouagadougou. 

La Nation burkinabè a reconnu le mérite du lauréat du prix Pritzker, Diébédo Francis Kéré. En effet, un hommage national lui a été rendu, le jeudi 2 juin 2022, à Ouagadougou. « En décidant d’organiser cet hommage symbolique, le gouvernement entend immortaliser cette prouesse qui honore l’ensemble des filles et fils du pays de sorte que cela serve d’exemple à nos jeunes en quête de repère », a indiqué la ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Valérie Kaboré. A l’en croire, M. Kéré a dû braver des difficultés et des contradictions inhérentes à cette activité d’architecture pour hisser le drapeau burkinabè sur le toit du monde.

Elle a traduit sa gratitude pour le succès historique et unique en Afrique. Pour ce faire, le gouvernement a élevé Diébédo Francis Kéré au rang d’ambassadeur de bonne volonté du Burkina Faso pour la protection et la valorisation du patrimoine culturel bâti. « Je prie M. Kéré d’accepter parce que vous êtes un modèle pour le peuple burkinabè », a-t-elle déclaré. Le ministre de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat, Boukay Savadogo, a invité la jeunesse à s’inspirer des prouesses du lauréat, car il est un espoir pour le peuple burkinabè. « Nous vivons actuellement des moments difficiles, mais le Burkina reste debout grâce au courage de ses filles et fils », a-t-il relevé. Pour le lauréat Francis Kéré, ses émotions sont confondues.

« De joie, j’aimerais pleurer devant vous, mais voilà ma tête pleine de souvenirs de ces veuves et orphelins. Comment pourrais-je être l’homme le plus heureux dans cette situation », s’est-il interrogé. Pour lui, les Burkinabè ont le devoir d’aimer leur pays. Pour ce faire, il les a invités à se mettre ensemble pour créer le cadre nécessaire pour son développement. Trésor humain vivant, Me Titinga Frédéric Pacéré, a, à l’occasion de cette cérémonie d’hommage, appelé le gouvernent à soutenir les hommes de culture au sens large, architectes et autres du Burkina Faso. « Nous avons beaucoup de valeurs. Malheureusement, nous ne savons pas les exploiter », a-t-il signifié. De grands prix à l’échelle du monde, a-t-il précisé, pourraient être obtenus par des Burkinabè, mais il leur faut un minimum de soutien. A cette requête, la ministre en charge de la culture, Valérie Kaboré, a pris l’engagement de régler ce qui n’a pas pu l’être. « Un acteur ne sera plus jamais dans ce pays un parent pauvre à qui, on rend hommage qu’à titre posthume », a-t-elle assuré.

Aly SAWADOGO

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