Lutte contre le blanchiment d’argent : des acteurs à l’école

Les organisateurs de l’atelier de formation se sont tous convaincus qu’il est urgent d’agir contre le BC et le FT.

Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) en partenariat avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) du Burkina Faso, organise un atelier régional sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, du 15 au 17 juin 2022, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso est toujours soucieux de l’application de la Recommandation 32 du Groupe d’action financière (GAFI) relative, entre autres, à la lutte contre le Blanchiment de capitaux (BC) et le Financement du terrorisme (FT). Des acteurs burkinabè se forment sur la « Lutte contre le transport physique transfrontalier illicite d’espèces et d’instruments négociables au porteur » du 15 au 17 juin 2022, à Ouagadougou.

Il s’agit d’agents des douanes, des services de contrôle aux frontières aérienne et terrestre, de la chaîne pénale, des autorités de contrôle et de coordination de lutte contre le BC et le FT et de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) du Burkina Faso. Ils devraient bénéficier de savoir et de savoir-faire de formateurs du secrétariat du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et d’experts internationaux.

Selon la présidente de la CENTIF du Burkina Faso, Aïssata Diallo/Diallo, cet atelier de formation organisé par sa structure et le GIABA va permettre d’améliorer la détection des cas de transports physiques transfrontaliers aux postes de sortie et d’entrée. En sus, a-t-elle ajouté, cet apprentissage va améliorer les statistiques sur les déclarations relatives aux passeurs de fonds, réduire les cas de fraudes sur les transports physiques transfrontaliers d’espèces et d’autres instruments négociables au porteur et favoriser la saisie des fonds illicites. Elle a, de ce fait, salué « l’excellente » coopération entre la CENTIF du Burkina Faso et le GIABA.

Pour la représentante du Directeur général (DG) des Douanes, Pulchérie Dabiré/Somda, malgré le taux élevé d’inclusion financière au Burkina Faso, l’argent liquide reste maître des transactions quotidiennes. « En outre, les fonds entrent et sortent du pays la plupart du temps, sans aucune déclaration préalable aux autorités compétentes », a-t-elle déploré. Et pourtant, a reconnu Pulchérie Dabiré / Somda, le transport transfrontalier physique d’espèces constitue l’une des formes les plus anciennes et les plus élémentaires de Blanchiment d’argent (BA) et du FT.

A ses dires, la Recommandation 32 du GAFI vise à empêcher les terroristes et les criminels de financer leurs activités ou de blanchir le produit de leur crime. Cette formation, a-t-elle indiqué, va améliorer les connaissances des acteurs sur les techniques de profilage, les procédures de déclaration de soupçons ou de communication d’informations à la CENTIF du Burkina Faso, la rédaction des Procès-verbaux (PV), la démarche à suivre pour l’ouverture des enquêtes pour BC ou FT, etc.

Elle a été également reconnaissante à la CENTIF du Burkina Faso et au GIABA pour leurs actions multiformes en faveur du renforcement des capacités des acteurs nationaux de lutte contre le BC et le FT. Quant au représentant du DG de GIABA, Benoît Djaha Konan, il a soutenu que l’actualité et les défis à relever commandent d’agir avec célérité et dynamisme pour stopper le BC et le FT.

« Malheureusement, notre espace communautaire est exposé au terrorisme qui devient de plus en plus récurrent », a-t-il regretté. Mais, à l’entendre, l’organisation de cette session d’apprentissage est une approche de solutions pour venir à bout de ces fléaux qui minent l’économie des pays d’Afrique de l’Ouest.

Boukary BONKOUNGOU

Zenabou YAMMA (Stagiaire)

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