Cadre sectoriel de dialogue « Production agro-sylvo-pastorale » : les acteurs apprécient les performances

Les membres du Cadre sectoriel de dialogue « Production agro-sylvo-pastorale » (CSD/PASP) ont tenu, le vendredi 29 juillet 2022, à Ouagadougou, une session pour apprécier les performances réalisées durant l’année 2021 et dresser le bilan à mi-parcours de 2022.

Afin de relever les défis du secteur agro-sylvo-pastoral, les membres du Cadre sectoriel de dialogue « Production agro-sylvo-pastorale » (CSD/PASP) se sont réunis, le vendredi 29 juillet 2022, à Ouagadougou. Il s’agit, à travers cette rencontre, d’examiner et de valider le rapport de performance sectorielle 2021 et à mi-parcours 2022 de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES II). Pour le ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et Halieutiques, Dr Delwendé Innocent Kiba, la session est une occasion de faire de meilleures options en termes de priorités d’intervention pour le second semestre de 2022 et les prochaines années. M. Kiba a remercié le secrétariat exécutif du PNDES pour la validation technique des documents élaborés avant leur soumission à ladite session. Il a aussi salué les Partenaires techniques et financiers (PTF) et les Acteurs non étatiques (ANE) pour les performances enregistrées dans le secteur. Le chef de file du groupe des PTF du secteur PASP, Christian Eggs, a encensé les efforts du secrétariat technique pour la qualité du rapport produit. Néanmoins, il a relevé que quelques résultats suscitent une attention.

« Au titre de l’axe 1 du PNDES II, si des efforts ont été consentis dans la mise en place des Services fonciers ruraux (SFR), pour ce qui concerne la délivrance des actes de possession foncière, elle reste à être améliorée (17% de niveau de réalisation en 2021) », a-t-il souligné. Il a loué également le travail de relecture de la loi sur le foncier et a encouragé l’Etat à une large implication de toutes les parties prenantes, notamment les acteurs du monde rural.

Une baisse des productions

Au niveau de l’axe 4, Christian Eggs a indiqué que le taux d’accroissement des productions céréalières des bas-fonds et périmètres irrigués est passé de 14,81% en 2020 à -0,85% en 2021, d’où une baisse significative des productions. Au niveau de l’effet attendu, il a noté que des efforts ont été consentis. Mais, M. Eggs a insisté sur le fait que la proportion des personnes vulnérables dans les provinces structurellement en insécurité alimentaire a augmenté passant de 8,99 en 2020 à 16,1 en 2021 (pour une cible de 8), soit une contreperformance de -7,18. De son avis, cette situation est préoccupante quand on se rend compte que dans les indicateurs de produits, le Stock national de sécurité (SNS) et le Stock national d’intervention (SNI) sont à des niveaux bas, soit respectivement 26% et 5%. Au niveau de la revue sectorielle à mi-parcours, à savoir le Plan d’action de la Transition(PAT) au premier semestre 2022, M. Eggs a estimé que les résultats dans leur ensemble sont en deçà des attentes.

« C’est pourquoi je formule le vœu que les perspectives annoncées pour le second semestre de 2022 permettront d’améliorer le niveau des indicateurs », a-t-il souhaité. Le chef de file du groupe des PTF a, par ailleurs, regretté le fait que le plan d’actions sectorielles ne fait pas ressortir les réformes stratégiques nécessaires à l’impulsion du secteur. Il a pourtant salué les efforts en termes de planification au regard du coût global du plan d’action qui s’élève à 1 821,9 milliards F CFA dont 84 % des besoins sont acquis avec un gap d’environ 16%. Le représentant des ANE, Kiswendsida Ouédraogo, a lui aussi invité le gouvernement à prendre en compte les questions foncières afin de limiter la prédation des terres par les sociétés immobilières.

Issiaka DRABO

Bassirou SAVADOGO (Stagiaires)

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