Semaine de sécurité routière: la VIe édition dédiée au port du casque

Le premier ministre, Albert Ouédraogo (droite), a remis des casques à des usagers.

Le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, avec l’appui de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), a lancé officiellement la VIe édition de la semaine de sécurité routière, le mardi 9 juillet 2022, à la place de la Nation, à Ouagadougou. Placée sous le thème : « Le port du casque, une nécessité vitale », la cérémonie s’est déroulée sous le patronat du Premier ministre, Albert Ouédraogo.

Aujourd’hui, plus que jamais les accidents de la circulation sont monnaie courante sur les routes du pays des Hommes intègres, avec des séquelles pour les victimes ou le deuil pour leurs familles. C’est fort de ce constat amer que le gouvernement burkinabè a mis en place depuis quelques années une semaine dédiée à la sécurité sur les routes. Le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, avec l’appui de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), a donné le top départ de la IVe édition de la semaine de sécurité routière, le mardi 9 juillet 2022, à la place de la Nation, à Ouagadougou.

La semaine nationale de la sécurité routière 2022 se déroule sous le thème : « Le port du casque, une nécessité vitale », la cérémonie de lancement s’est déroulée sous le patronage du Premier ministre, Albert Ouédraogo. Le ministre en charge des transports, Mahamoudou Zampaligré, a indiqué que la semaine vise à fédérer les efforts de l’administration, du secteur privé, des organisations de la société civile et des leaders religieux et d’opinions ainsi que l’ensemble des usagers de la route dans l’exécution des actions de promotion de la sécurité routière.

85% des accidentés ont des traumatismes crâniens

« Selon les données issues de l’étude d’élaboration d’une stratégie nationale sur le port du casque au Burkina en 2008, environ 72% des utilisateurs de moto impliqués dans les accidents de la circulation subissent des traumatismes crâniens dont les réparations nécessitent d’énormes ressources matérielles et financières de l’Etat et des parents des victimes », a-t-il révélé.

Le Directeur général (DG) par intérim de l’ONASER, Aboubacar Fofana, a précisé qu’une étude, menée au centre hospitalier de Tengandogo, a révélé que plus de 85% des patients victimes d’accidents ont des traumatismes crâniens dont 80% sont des conducteurs de deux-roues sans casque. Pour M. Zampaligré, il est impérieux de réduire ce fléau. «Les autorités ont pris une série de mesures parmi lesquelles figurent en bonne place l’obligation du port du casque de protection pour les usagers des deux roues motorisés et l’intégration obligatoire du casque dans les équipements lors de la vente des engins », a-t-il poursuivi.

Il a toutefois rappelé que le port du casque n’aura aucun sens si les autres règles de la circulation ne sont pas respectées. « Je vous invite fortement à être de bons citoyens et des ambassadeurs du port du casque et du respect des consignes de sécurité routière autour de vous », a-t-il renchéri. Pour le premier ministre, Albert Ouédraogo, le choix du thème vient à point nommé. « Le casque protège et celui qui ne porte pas de casque pour protéger sa tête, n’a rien d’important à protéger dans sa tête », a-t-il dit.

Il a ajouté que le gouvernement est dans la dynamique d’abord de la pédagogie pour amener les jeunes surtout à porter le casque, d’inviter les acteurs de la sécurité routière et toutes les bonnes volontés à renforcer la sensibilisation pour le port du casque. « Le gouvernement est disposé à accompagner les acteurs afin d’arriver à une généralisation du port du casque sur toute l’étendue du territoire national »,a-t-il insisté.

Le ministre en charge de la jeunesse par ailleurs parrain de l’évènement, Abdoul Wabou Drabo, a souligné que tous les Burkinabè devront œuvrer à mettre en alerte leur sens de la responsabilité. « La sécurité routière est l’affaire de tous », a-t-il ajouté. M. Drabo a invité la jeunesse à bannir plus que jamais les comportements à risque dans la circulation routière.

Nadège YE

Moubaract KIEKIETA, Nadia SANA (Stagiaires)

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