Naître à nouveau

En ces moments de tourments et de souffrances collectives, l’homélie de Philippe cardinal Ouédraogo, à l’occasion de l’élévation de la Vierge Marie en corps et en âme à la gloire céleste, est un puissant hymne à l’amour et à l’espérance, et une invite à l’introspection individuelle et collective, pour enfin triompher du mal qui ronge insidieusement notre vivre ensemble depuis près d’une décennie.

Une reconversion qui commence d’abord dans la famille, car, elle est l’avenir de l’humanité. Or ce « lieu de rencontre, du partage, de la sortie de soi pour accueillir l’autre et lui être proche » est de nos jours, gangrené « par le poison de l’égoïsme, de l’individualisme, de la culture de l’indifférence… » .Dans cette funeste situation, comment empêcher que les haines et les frustrations ne soient transportées dans l’espace public, au point que de nos jours, des Burkinabè en arrivent à prendre les armes pour tirer sans frémir sur d’autres et se réjouir de ces actes inqualifiables ?

Une dureté de cœur et d’esprit qu’aucune religion ne saurait justifier, car ,par essence, par nature et par destination « les religions n’incitent jamais à la guerre, à l’extrémisme, à la violence ou à l’effusion de sang ». Sortir donc de cette spirale négative, c’est accepter de retrouver la foi perdue, en revenant aux valeurs fondamentales de la religion.

La première d’entre elles étant l’amour du prochain, rien ne sert de remplir les églises, les temples et les mosquées, dans des postures de faux dévots remplis de ressentiment vis-à-vis de son prochain et le cœur endurci par cette haine sourde et inopportune, si tant est que ce soit Dieu qui élève et qui rabaisse.

Acceptons donc et exaltons son œuvre, plutôt que de rester cette bande de vipères et d’hypocrites contre laquelle s’emportait le Saint Sauveur. Un combat contre nous-mêmes d’abord et un combat pour changer de « logiciel » difficile certes, mais guère insurmontable, si nous sommes héritiers de Christ et des autres Prophètes, en partageant leur message de paix et d’amour, car, il n’ya aucune condamnation, ni malédiction pour ceux qui croient à la sainte parole.

Et comme l’homme ne vit pas seulement d’amour et d’eau fraîche, son éminence, invite les gouvernants à une gestion vertueuse et équitable pour raffermir davantage les liens sociaux. Fidèle donc à sa devise Philippe cardinal Ouédraogo, nous invite à aller au large et à rester solidaires pour bâtir le Burkina Faso de nos espérances. Alléluia !

Boubakar SY

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