Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso : le Plan stratégique 2021-2026 coûtera 272 milliards F CFA

Le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo, a été reconnaissant au gouvernement pour son appui à sa structure dans ses missions.

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a clos les travaux de son séminaire sur le Plan stratégique de mandature (PSM) 2021-2026 dans l’après-midi du vendredi 16 septembre 2022, à Ouagadougou. Le Plan a été validé a un budget total de 272 milliards F CFA.

Les acteurs du secteur privé ont été honorés à la faveur d’une rencontre pour l’adoption d’un nouveau référentiel de gouvernance de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). En effet, un séminaire stratégique organisé par la Chambre et ouvert dans la matinée du vendredi 16 septembre 2022 a clos ses travaux dans l’après-midi du même jour, autour du thème : « Quel Plan stratégique de mandature dans un contexte de défis sécuritaires et de résilience économique ? ».

Ces acteurs ont été entendus, pour la première fois, sur leurs avis et préoccupations à propos du Plan stratégique de mandature (PSM) 2021-2026 de la CCI-BF. Les idées émises par les participants ont porté sur l’amélioration du climat des affaires, le renforcement de la capacité managériale de l’entreprise, la transformation et la valorisation des produits locaux, la promotion de la transformation digitale, la formation et la réduction du coût des facteurs de production. A entendre le Directeur général (DG) de la CCI-BF, Issaka Kargougou, ces questions transversales qui ont préoccupé le secteur privé vont être prises en compte par la CCI-BF. Le PSM 2021-2026 qui succède à celui de 2016-2021 et qui s’élève à 272 milliards F CFA, selon lui, va renforcer la légitimité, le pouvoir et le leadership économique de la CCI-BF.

Soutien à l’économie nationale

Dans la même dynamique, il va s’agir aussi, a indiqué le DG de la CCI-BF, de développer les équipements de soutien à l’économie nationale et de renforcer la résilience du secteur privé face aux mutations économiques et à la situation sécuritaire, humanitaire et sanitaire difficile. Le président de la délégation consulaire régionale du Sahel, Ibrahim Dicko, lisant la résolution d’adoption formelle du PSM 2021-2026, a soutenu que les membres réunis l’ont approuvée à l’unanimité, après les questions et les réponses fournies. Les répercussions de l’insécurité sur les activités du secteur privé se sont, par ailleurs, invitées dans les débats. A ce propos, le président de la délégation consulaire régionale des Hauts-Bassins, Al Hassane Siénou, a adressé au gouvernement une déclaration assortie de recommandations.

Il a laissé entendre que les participants ont recommandé, à l’endroit du secteur privé, l’accompagnement du gouvernement dans la lutte contre l’insécurité, la restauration de l’intégrité du territoire national, la cohésion sociale, la réconciliation nationale et le renforcement de la gouvernance sociopolitique. Le renforcement des mesures de résilience dans les entreprises pour faire face au terrorisme, le développement concerté des projets structurants, la création d’une compagnie aérienne de desserte des régions à fort défi sécuritaire ont été également les points saillants de la déclaration.

Les participants ont plaidé pour plus d’actions en faveur de la résilience du secteur privé face à l’insécurité.

Figurent, en sus, sur la liste, de l’avis de Al Hassane Siénou, la mise en place d’un mécanisme d’assurance pour couvrir les risques liés au terrorisme, le respect des décisions et consignes données par les autorités concernant la circulation des personnes et des marchandises, la promotion des messages de tolérance et de réconciliation, l’abstention de participer aux initiatives sociopolitiques qui ne consolident pas la paix et la sécurité nationale. Au gouvernement, pour M. Siénou, la communauté des affaires a suggéré le renforcement des actions de reconquête du territoire national, la sécurisation des grands axes routiers, des convois et des équipements économiques et la mise en place d’un dispositif d’alerte précoce des opérateurs économiques.

Des activités rémunératrices

Il y a, a-t-il ajouté, la création d’une démarche participative avec les acteurs locaux et de développement des régions frappées par l’insécurité, des activités rémunératrices de revenus au profit des jeunes et des femmes, la construction d’infrastructures sanitaires, routières et hydrauliques, un dispositif de déclaration et de suivi des préjudices causés aux outils de production des entreprises par les attaques terroristes et un système d’accompagnement approprié.

Al Hassane Siénou a fait mention de l’allègement des procédures administratives pour favoriser les opérations économiques en matières fiscale, douanière, sociale et de règlement de la dette intérieure, l’amélioration du climat des affaires par des reformes structurantes, l’entrepreneuriat national, l’assainissement du secteur du commerce, le déploiement d’actions de soutien aux entreprises soumises aux conséquences de la triple crise sécuritaire, sanitaire et humanitaire. Foi du président de la délégation consulaire régionale des Hauts-Bassins, il faut adapter le système de la commande publique au contexte actuel de l’application de la préférence régionale et de l’assouplissement des règles de pénalités de retard dans l’exécution des marchés publics.

Le renforcement du dispositif de financement des entreprises par un fonds de résilience économique, la négociation d’un moratoire avec les banques sur le remboursement des crédits en cours et le soutien plus accru à la CCI-BF pour le développement du secteur privé, ont été, en plus, évoqués. Le président de la CCI-BF, Mahamadi Savadogo, s’est dit satisfait du déroulement du séminaire. Il a remercié le monde des affaires et les partenaires techniques et financiers pour la validation du PSM 2021-2026.

Boukary BONKOUNGOU

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