{"id":1070,"date":"2022-02-02T22:56:55","date_gmt":"2022-02-02T22:56:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1070"},"modified":"2022-02-02T22:56:55","modified_gmt":"2022-02-02T22:56:55","slug":"conservation-des-produits-maraichers-au-yatenga-la-ruee-vers-les-silos-en-attendant-les-chambres-froides","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/02\/02\/conservation-des-produits-maraichers-au-yatenga-la-ruee-vers-les-silos-en-attendant-les-chambres-froides\/","title":{"rendered":"Conservation des produits mara\u00eechers au Yatenga   : La ru\u00e9e vers les silos, en attendant  les chambres froides"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019activit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re est en constante progression dans le Yatenga. Chaque ann\u00e9e, ce sont des milliers de tonnes de produits qui sortent des champs. Cependant, leur conservation demeure une \u00e9quation difficile \u00e0 r\u00e9soudre. Des greniers artisanaux puis des magasins semi-modernes sont r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 cet effet depuis plus de dix ans. Mais leur nombre insuffisant et leurs co\u00fbts exorbitants ne sont pas de nature \u00e0 soulager les producteurs. <\/strong><\/p>\n<p>Dans la cit\u00e9 de Naaba Kango, ce lundi 22 novembre 2021, l\u2019harmattan annonce d\u00e9j\u00e0 ses couleurs. Difficile de rallier le si\u00e8ge de l\u2019Association professionnelle des mara\u00eechers du Yatenga (ASPMY), au secteur 14 de la ville, sans braver les rafales de vent et leur corolaire de poussi\u00e8re. D\u00e8s le seuil du portail, des maisonnettes align\u00e9es dans la vaste cour attirent l\u2019attention des visiteurs par leur architecture atypique et leur couleur rose. Au nombre de cinq, ces b\u00e2timents rectangulaires sont r\u00e9alis\u00e9s en mat\u00e9riaux d\u00e9finitifs.<\/p>\n<p>Les murs sont soit en pierres taill\u00e9es, soit en blocs de terre compress\u00e9e. La toiture en t\u00f4le est \u00e0 l\u2019image des habitats des pays c\u00f4tiers. Chaque \u00e9difice dispose d\u2019au moins huit fen\u00eatres, deux portes en grilles et plusieurs minuscules baies d\u2019a\u00e9ration. Loin d\u2019\u00eatre des logements ou des enclos pour animaux, ces infrastructures sont des magasins de stockage et de conservation des produits mara\u00eechers, notamment l\u2019oignon. A l\u2019int\u00e9rieur de ces entrep\u00f4ts, r\u00e8gne une temp\u00e9rature particuli\u00e8re qui contraste avec celle de l\u2019ext\u00e9rieur. On y trouve deux rang\u00e9es de lattes en bois \u00e9tag\u00e9es, allant du sol b\u00e9tonn\u00e9 au plafond.<\/p>\n<p>C\u2019est sur ces dispositifs, encore appel\u00e9s claies, que les bulbes d\u2019oignon sont plac\u00e9s. Selon le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral (SG) de l\u2019ASPMY, Mahamadi Ou\u00e9draogo, ces magasins peuvent contenir 12 \u00e0 15 tonnes (t) d\u2019oignon, pour une dur\u00e9e de conservation de 6 \u00e0 8 mois. A quelques enjamb\u00e9es des silos d\u2019entreposage, se dresse un autre b\u00e2timent de m\u00eame forme mais nettement plus petit. Aucune claie n\u2019est visible en son sein. Seuls des escaliers taill\u00e9s dans le sol permettent de descendre dans une chambre \u00e0 plus de trois m\u00e8tres sous terre.<\/p>\n<p>A ce niveau, le toit est couvert de dalles et la caverne re\u00e7oit la lumi\u00e8re du jour par des trous d\u2019a\u00e9ration. Par une large baie, la grotte communique avec un puits, cens\u00e9 jouer le r\u00f4le de climatiseur \u00e0 l\u2019aide de son eau. Cette autre trouvaille de l\u2019ASPMY est une cave souterraine, destin\u00e9e au stockage et \u00e0 la conservation de la pomme de terre. Sa capacit\u00e9 de stockage, \u00e0 entendre ses promoteurs, tourne autour de 10 tonnes, pour une dur\u00e9e de conservation se situant entre 4 et 6 mois. Avec ces unit\u00e9s, l\u2019association ach\u00e8te et stocke les produits mara\u00eechers qu\u2019elle revend au moment opportun.<\/p>\n<p><strong> Des produits hautement p\u00e9rissables<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_1073\" aria-describedby=\"caption-attachment-1073\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1073\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/02\/02\/conservation-des-produits-maraichers-au-yatenga-la-ruee-vers-les-silos-en-attendant-les-chambres-froides\/oignon3\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon3.gif?fit=787%2C525&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,525\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"oignon3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Le SG de l\u2019ASPMY, Mahamadi Ou\u00e9draogo : \u00ab Les produits conserv\u00e9s peuvent \u00eatre vendus au triple de leur prix d\u2019achat, voire plus \u00bb.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon3.gif?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon3.gif?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1073\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon3-300x200.gif?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon3.gif?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon3.gif?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon3.gif?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon3.gif?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1073\" class=\"wp-caption-text\">Le SG de l\u2019ASPMY, Mahamadi Ou\u00e9draogo : \u00ab Les produits conserv\u00e9s peuvent \u00eatre vendus au triple de leur prix d\u2019achat, voire plus \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Au secteur 13 de Ouahigouya, cinq magasins sont r\u00e9alis\u00e9s entre 2016 et 2019 au profit du groupement Benkadi, l\u2019une des structures sp\u00e9cialis\u00e9es dans l\u2019achat et la commercialisation de l\u2019oignon. Parmi ces unit\u00e9s, trois ont leur armature en paille et renforc\u00e9e par du fil de fer. Elles sont appel\u00e9es Roudou, terme nig\u00e9rien qui signifie \u00ab cases de conservation \u00bb. Un peu plus loin, \u00e0 Tougouzagu\u00e9, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie-ouest de la ville, des entrep\u00f4ts du genre font la fert\u00e9 du groupement B\u00e9ogo n\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Comme ces structures, elles sont nombreuses dans le Yatenga \u00e0 disposer de magasins d\u2019entreposage semi-modernes gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui des partenaires. La mise en place des unit\u00e9s de conservation des produits mara\u00eechers ne rel\u00e8ve pas du hasard. En effet, explique le SG de l\u2019ASPMY, la r\u00e9gion du Nord et en particulier la province du Yatenga, regorge de potentialit\u00e9s \u00e9normes en mati\u00e8re de production mara\u00eech\u00e8re. Mais le souci majeur des acteurs demeure la conservation de leurs produits qui sont hautement p\u00e9rissables.<\/p>\n<p>\u00ab Tout est parti de la m\u00e9vente des produits mara\u00eechers qu\u2019on a observ\u00e9e dans les ann\u00e9es 2004 et 2006 \u00bb, souligne d\u2019embl\u00e9e Mahamadi Ou\u00e9draogo. Il se souvient qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, l\u2019oignon \u00e9tait produit en abondance dans la zone et brad\u00e9 syst\u00e9matiquement sur le march\u00e9, faute d\u2019infrastructures ad\u00e9quates de conservation. Pour lui, les pertes post-r\u00e9coltes se situaient \u00e0 deux niveaux : le pourrissement du produit et son bradage sur le march\u00e9. Le pr\u00e9sident du groupement B\u00e9ogo n\u00e9r\u00e9, Hamad\u00e9 Ou\u00e9draogo, qui \u00e9volue dans la commercialisation de l\u2019oignon depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es en sait quelque chose.<\/p>\n<p>Le sexag\u00e9naire dit avoir \u00e9t\u00e9 plusieurs fois victime du pourrissement de son stock. \u00ab Avant, j\u2019entreposais l\u2019oignon chez moi dans une grande maison. Mais trois mois apr\u00e8s, je perdais la moiti\u00e9 du stock \u00bb, se rem\u00e9more am\u00e8rement le commer\u00e7ant. Depuis 2012, son cauchemar semble avoir \u00e9t\u00e9 dissip\u00e9 gr\u00e2ce au soutien du Programme d\u2019appui aux fili\u00e8res agro-sylvo-pastorales (PAFASP) qui a offert deux magasins de 12 tonnes chacun \u00e0 son groupement. Maintenant, M. Ou\u00e9draogo dit avoir le sommeil tranquille. Son oignon est vendu d\u00e9sormais au-del\u00e0 des fronti\u00e8res burkinab\u00e8.<\/p>\n<p>A l\u2019\u00e9couter, les stocks se constituent g\u00e9n\u00e9ralement entre les mois de mars et d\u2019avril. Une p\u00e9riode pendant laquelle le march\u00e9 est abordable et le sac de 100 kilogrammes (kg) d\u2019oignon se n\u00e9gocie \u00e0 12 500 F CFA. Le m\u00eame sac est remis sur le march\u00e9 en d\u00e9cembre avec un prix qui franchit parfois la barre de 50 000 F CFA.<\/p>\n<p>Membre du groupement Sougr nooma, Habibou Ouattara produit l\u2019oignon depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es dans la commune de Ouahigouya. Par campagne, elle peut se retrouver avec environ sept sacs de 100 kg d\u2019oignon. Mais le v\u00e9ritable casse-t\u00eate, pour elle, est de trouver un lieu pour s\u00e9curiser sa production. \u00ab Sur les sept sacs, je suis oblig\u00e9e de vendre quatre \u00e0 vil prix (12 500F le sac) pour pouvoir rembourser mes pr\u00eats et faire face \u00e0 certaines charges familiales. Ensuite, j\u2019am\u00e9nage un coin de ma maison pour conserver le reste \u00bb, r\u00e9v\u00e8le la quadrag\u00e9naire.<\/p>\n<h3>Un taux de pourrissement de 60%<\/h3>\n<figure id=\"attachment_1072\" aria-describedby=\"caption-attachment-1072\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1072\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/02\/02\/conservation-des-produits-maraichers-au-yatenga-la-ruee-vers-les-silos-en-attendant-les-chambres-froides\/oignon2-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon2.gif?fit=787%2C462&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,462\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"oignon2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;La construction de ce type de silos n\u2019est pas \u00e0 la port\u00e9e des mara\u00eechers.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon2.gif?fit=300%2C176&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon2.gif?fit=696%2C409&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1072\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon2-300x176.gif?resize=300%2C176&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"176\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon2.gif?resize=300%2C176&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon2.gif?resize=768%2C451&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon2.gif?resize=696%2C409&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon2.gif?resize=715%2C420&amp;ssl=1 715w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1072\" class=\"wp-caption-text\">La construction de ce type de silos n\u2019est pas \u00e0 la port\u00e9e des mara\u00eechers.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Malgr\u00e9 l\u2019av\u00e8nement des magasins semi-modernes de stockage, le probl\u00e8me de la conservation reste d\u2019actualit\u00e9. Cela est d\u00fb, selon Habibou, \u00e0 l\u2019insuffisance du nombre de ces infrastructures. Sur les 70 membres que compte son groupement, confie-t-elle, seules dix femmes environ arrivent \u00e0 entreposer leur oignon dans des unit\u00e9s de conservation. \u00ab Les autres doivent se r\u00e9signer et se servir de leur maison pour stocker. Ce n\u2019est pas commode mais on n\u2019a pas le choix \u00bb, d\u00e9plore la productrice.<\/p>\n<p>Les pertes post-r\u00e9coltes des produits mara\u00eechers \u00e9taient \u00e9normes, selon les acteurs du domaine mais tr\u00e8s peu arrivent \u00e0 avancer des chiffres. Toutefois, le pr\u00e9sident de la Chambre r\u00e9gionale d\u2019agriculture (CRA) du Nord, Abdoulaye Bagaya, indique un taux de pourrissement de 60%. De nos jours, ces angoisses sont en passe de devenir un vieux souvenir car, selon ses dires, avec la mise en \u0153uvre des magasins, ce taux tourne d\u00e9sormais autour de 30%.<\/p>\n<p>\u00ab On s\u2019est rendu compte que pour pouvoir r\u00e9guler la vente des produits mara\u00eechers, il fallait mettre l\u2019accent sur la conservation \u00bb, soutient le SG de l\u2019ASPMY. C\u2019est pourquoi, \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres structures, son association s\u2019est lanc\u00e9e depuis 2008 dans la bataille contre les pertes post-r\u00e9coltes des produits issus du mara\u00eechage. Les initiatives ont commenc\u00e9, selon lui, par la cr\u00e9ation de petites unit\u00e9s individuelles de conservation de l\u2019oignon surtout, pouvant contenir 3 \u00e0 4 tonnes.<\/p>\n<p>Ces cases ou Roudou sont faites en bois et en paille, puis am\u00e9lior\u00e9es en fer. Ensuite, des entrep\u00f4ts semi-modernes de grands gabarits (12 \u00e0 15 tonnes) ont vu le jour. A ce niveau, l\u2019ASPMY a test\u00e9 deux mat\u00e9riaux de construction, notamment la terre compress\u00e9e et la pierre taill\u00e9e, pour en choisir le meilleur. \u00ab Nous avons constat\u00e9 que les blocs de terre compress\u00e9e conservent moins bien le produit que les pierres taill\u00e9es \u00bb, atteste le SG, Mahamadi Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p>Pour lui, les blocs de terre compress\u00e9e absorbent l\u2019eau apr\u00e8s la saison des pluies, occasionnant de l\u2019humidit\u00e9 au sein de l\u2019unit\u00e9 de conservation. Estimant que l\u2019oignon a besoin de fraicheur mais pas d\u2019humidit\u00e9, il affirme que cette situation peut engendrer le bourgeonnement puis le pourrissement du produit. \u00ab Par contre avec les pierres taill\u00e9es, l\u2019a\u00e9ration est parfaite et le taux de pourrissement se situe entre 4 et 8%, pour une dur\u00e9e de conservation de 6 \u00e0 8 mois \u00bb, se convainc M. Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p><strong>Les co\u00fbts exorbitants des silos<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_1074\" aria-describedby=\"caption-attachment-1074\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1074\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/02\/02\/conservation-des-produits-maraichers-au-yatenga-la-ruee-vers-les-silos-en-attendant-les-chambres-froides\/oignon4\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon4.gif?fit=525%2C390&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"525,390\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"oignon4\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Habibou Ouattara, productrice mara\u00eech\u00e8re \u00e0 Bogoya : \u00ab Tr\u00e8s peu de femmes acc\u00e8dent aux magasins pour conserver leurs produits \u00bb. &lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon4.gif?fit=300%2C223&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon4.gif?fit=525%2C390&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1074\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon4-300x223.gif?resize=300%2C223&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"223\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon4.gif?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon4.gif?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon4.gif?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1074\" class=\"wp-caption-text\">Habibou Ouattara, productrice mara\u00eech\u00e8re \u00e0 Bogoya : \u00ab Tr\u00e8s peu de femmes acc\u00e8dent aux magasins pour conserver leurs produits \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La naissance des silos de conservation a \u00e9t\u00e9 accueillie comme une aubaine au sein des producteurs mara\u00eechers du Yatenga mais leur nombre reste en de\u00e7\u00e0 des attentes. Cela est d\u00fb, selon eux, \u00e0 leurs co\u00fbts de r\u00e9alisation jug\u00e9s exorbitants. Le SG de l\u2019ASPMY est du m\u00eame avis lorsqu\u2019il r\u00e9v\u00e8le que la construction de leurs entrep\u00f4ts a co\u00fbt\u00e9 entre 7 et 9 millions F CFA l\u2019unit\u00e9 et la cave souterraine \u00e0 10 millions F CFA.<\/p>\n<p>Les conserveries les moins ch\u00e8res semblent \u00eatre les Roudou dont la r\u00e9alisation avoisine 800 mille F CFA chacune. \u00ab Des co\u00fbts qui ne sont pas \u00e0 la port\u00e9e des producteurs. D\u2019o\u00f9 le besoin de l\u2019accompagnement de l\u2019Etat ou des structures partenaires \u00bb, plaide Mahamadi. Pour r\u00e9soudre un tant soit peu ces difficult\u00e9s, les mara\u00eechers ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 s\u2019organiser en groupements pour une gestion collective des unit\u00e9s de stockage.<\/p>\n<p>Avec ses 12 membres, le groupement B\u00e9ogo n\u00e9r\u00e9 g\u00e8re trois magasins et peut les louer \u00e0 d\u2019autres producteurs en cas de besoin. L\u2019ASPMY en fait autant au cas o\u00f9 certains de ses silos sont inoccup\u00e9s. \u00ab Actuellement, nous avons proscrit les acquisitions individuelles des magasins. Ce sont des biens communs o\u00f9 on permet \u00e0 tous nos membres de pourvoir conserver leurs produits \u00bb, rel\u00e8ve son SG. Cette structure ne compte pas s\u2019arr\u00eater en si bon chemin dans la r\u00e9alisation des conserveries.<\/p>\n<p>Elle a, \u00e0 cet effet, entam\u00e9 la construction de quatre autres magasins \u00e0 Bogoya, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie-nord de Ouahigouya, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui du projet \u00ab Drops for crops \u00bb. Mais son ambition va au-del\u00e0. L\u2019ASPMY envisage, souffle Abdoulaye Ou\u00e9draogo, l\u2019un de ses techniciens, de mettre en place des unit\u00e9s plus grandes pouvant conserver 50, voire 100 tonnes de produits. Ces gigantesques magasins seront-ils enfin la solution tant recherch\u00e9e ? Le chef de service r\u00e9gional de la promotion de l\u2019\u00e9conomie rurale du Nord, Ouango Tiendreb\u00e9ogo, n\u2019est pas si s\u00fbr.<\/p>\n<p>Car, \u00e0 son avis, les silos ne sont pas \u00e0 cent pour cent fiables. C\u2019est pourquoi, il recommande d\u2019aller imp\u00e9rativement vers des infrastructures plus modernes telles que les chambres froides. Le pr\u00e9sident de la CRA du Nord partage cette opinion. Il se r\u00e9jouit d\u00e9j\u00e0 que des projets d\u2019\u00e9rection de deux chambres froides soient en cours \u00e0 Ouahigouya. Il s\u2019agit, d\u00e9voile-t-il, de la construction d\u2019une chambre froide d\u2019une capacit\u00e9 de 5000t, extensible \u00e0 10 000t, lanc\u00e9e par la Chambre de commerce et d\u2019industrie du Burkina et de celle d\u2019une chambre froide solaire de 400t, pilot\u00e9e par le projet Neer Tamba.<\/p>\n<p>En outre, mentionne M. Bagaya, les grands magasins de la plateforme mara\u00eech\u00e8re de la ville qui \u00e9taient inutilis\u00e9s jusque-l\u00e0 sont en train d\u2019\u00eatre r\u00e9nov\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 un appui financier de la Banque mondiale. \u00ab Le jour o\u00f9 on aura toutes ces chambres froides fonctionnelles, on pourra r\u00e9soudre les probl\u00e8mes de conservation dans notre r\u00e9gion \u00bb, esp\u00e8re-t-il. En attendant la concr\u00e9tisation de ce r\u00eave, les mara\u00eechers doivent se contenter de l\u2019existant. A ce niveau aussi, plusieurs aspects sont \u00e0 corriger.<\/p>\n<p>Mahamadi Ou\u00e9draogo de l\u2019ASPMY pointe un doigt accusateur sur le faible renforcement des capacit\u00e9s des producteurs et la non-maitrise des techniques de conservation. Le commer\u00e7ant d\u2019oignon, Hamad\u00e9 Ou\u00e9draogo, confirme ces insuffisances qui contribuent \u00e0 accentuer les pertes post-r\u00e9coltes. \u00ab Le v\u00e9ritable probl\u00e8me, ce sont les producteurs. L\u2019oignon produit avec des engrais chimiques ne tarde pas \u00e0 pourrir, une semaine apr\u00e8s l\u2019entreposage.<\/p>\n<p>Donc, pour r\u00e9ussir la conservation, il faut savoir faire le choix du produit \u00bb, clame-t-il. Pour sa part, le technicien d\u2019agriculture, Ouango Tiendreb\u00e9ogo, assure que des activit\u00e9s de sensibilisation, d\u2019information et de formation des acteurs sont r\u00e9guli\u00e8rement men\u00e9es par son service en vue d\u2019y apporter des solutions.<\/p>\n<p><strong>Aucune conserverie pour la tomate<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_1075\" aria-describedby=\"caption-attachment-1075\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1075\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/02\/02\/conservation-des-produits-maraichers-au-yatenga-la-ruee-vers-les-silos-en-attendant-les-chambres-froides\/oignon5\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon5.gif?fit=759%2C495&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"759,495\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"oignon5\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Selon le DR en charge du commerce du Nord, Mahamadou Zor\u00e9,&lt;br \/&gt;\nle coronavirus est venu rappeler l\u2019insuffisance des magasins&lt;br \/&gt;\nde conservation. &lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon5.gif?fit=300%2C196&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon5.gif?fit=696%2C454&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1075\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon5-300x196.gif?resize=300%2C196&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"196\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon5.gif?resize=300%2C196&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon5.gif?resize=696%2C454&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon5.gif?resize=644%2C420&amp;ssl=1 644w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/02\/oignon5.gif?resize=741%2C486&amp;ssl=1 741w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1075\" class=\"wp-caption-text\">Selon le DR en charge du commerce du Nord, Mahamadou Zor\u00e9,<br \/>le coronavirus est venu rappeler l\u2019insuffisance des magasins<br \/>de conservation.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Parmi la panoplie des produits mara\u00eechers, seuls l\u2019oignon et la pomme de terre font l\u2019objet de conservation dans les silos pour le moment. Malgr\u00e9 la forte production de la tomate dans le Yatenga, aucun grenier artisanal ou semi-moderne destin\u00e9 \u00e0 sa conservation n\u2019a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p>Sur ce point, M. Tiendreb\u00e9ogo ne passe pas par quatre chemins pour affirmer qu\u2019il n\u2019y a aucune autre solution que les chambres froides. Dans le cas contraire, il pr\u00e9conise la transformation pure et simple. \u00ab Il y a des produits comme la tomate qu\u2019il faut forc\u00e9ment transformer avant de conserver \u00bb, tranche-t-il. En attendant, ce sont les acheteurs ghan\u00e9ens qui se frottent les mains. Chaque ann\u00e9e, ce sont eux qui fixent, \u00e0 leur convenance, les prix de la tomate au d\u00e9triment des producteurs burkinab\u00e8.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est le manque d\u2019organisation des mara\u00eechers qui favorise cela \u00bb, estime le Directeur r\u00e9gional (DR) de l\u2019Industrie, du Commerce et de l\u2019Artisanat du Nord, Mahamadou Zor\u00e9. Il accuse certains producteurs qui, pour des int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes, sont de m\u00e8che avec les Ghan\u00e9ens, en les amenant directement faire des achats bord-champ. Alors qu\u2019\u00e0 l\u2019entendre, si les mara\u00eechers \u00e9voluaient en interprofession, les prix planch\u00e9s seraient fix\u00e9s par l\u2019Etat et les acheteurs munis d\u2019agr\u00e9ments.<\/p>\n<p>\u00ab Cela allait faciliter le contr\u00f4le de nos agents sur le terrain. Toutefois, si les producteurs nous interpellent, nous pouvons obliger les Ghan\u00e9ens \u00e0 fixer des prix qui arrangent tout le monde \u00bb, rassure M. Zor\u00e9. Outre l\u2019ASPMY, d\u2019autres organisations de producteurs excellent \u00e9galement dans la r\u00e9alisation des cases de conservation. Malgr\u00e9 tout, la hantise des pertes post-r\u00e9coltes est toujours pr\u00e9sente chez nombre de mara\u00eechers. C\u2019est pourquoi, d\u2019autres acteurs s\u2019accordent \u00e0 dire que leur salut viendra probablement de la transformation.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Mady KABRE<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019activit\u00e9 mara\u00eech\u00e8re est en constante progression dans le Yatenga. Chaque ann\u00e9e, ce sont des milliers de tonnes de produits qui sortent des champs. Cependant, leur conservation demeure une \u00e9quation difficile \u00e0 r\u00e9soudre. Des greniers artisanaux puis des magasins semi-modernes sont r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 cet effet depuis plus de dix ans. 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