{"id":1124,"date":"2022-03-03T16:40:38","date_gmt":"2022-03-03T16:40:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1124"},"modified":"2022-03-03T16:40:38","modified_gmt":"2022-03-03T16:40:38","slug":"varietes-ameliorees-de-riz-au-burkina-les-kbrs-trois-recoltes-successives-pour-un-seul-semis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/03\/03\/varietes-ameliorees-de-riz-au-burkina-les-kbrs-trois-recoltes-successives-pour-un-seul-semis\/","title":{"rendered":"Vari\u00e9t\u00e9s am\u00e9lior\u00e9es de riz au Burkina: Les KBRs, trois r\u00e9coltes successives pour un seul semis"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (INERA), \u00e0 travers le Centre de recherches environnementales agricoles et de formation de Kamboinsin (CREAF-K) a mis au point quatre vari\u00e9t\u00e9s de riz exclusivement burkinab\u00e8. D\u00e9nomm\u00e9es KBRs (<em>KamBoinsinRiz),<\/em> ces nouvelles vari\u00e9t\u00e9s s\u2019adaptent aussi bien dans les basfonds que dans les syst\u00e8mes irrigu\u00e9s. Ces d\u00e9couvertes devront permettre au Burkina Faso de satisfaire aux demandes des producteurs en semences am\u00e9lior\u00e9es en vue de combler le besoin en riz de la population. \u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Ce sont quatre vari\u00e9t\u00e9s de riz d\u00e9nomm\u00e9es <em>KBRs (KamBoinsinRiz<\/em>) que l\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (INERA), station de recherche de Kamboinsin a mis au point au profit des agriculteurs burkinab\u00e8. Homologu\u00e9es en 2019, ces vari\u00e9t\u00e9s sont la <em>KBR2 <\/em>ou <em>Massamalo<\/em>, la <em>KBR4<\/em> ou <em>Nong-saam\u00e8<\/em>, la KBR6 ou <em>Bitonkini<\/em> et la <em>KBR8<\/em> ou <em>Mouifiida<\/em>. Les semences de pr\u00e9 base et de base ont \u00e9t\u00e9 produites au cours de la campagne agricole 2021, dans des champs au sein de la station INERA de Kamboinsin situ\u00e9 dans l\u2019arrondissement n\u00b09 de Ouagadougou. Le 6 d\u00e9cembre 2021, la <em>KBR6<\/em> ou <em>Bitonkini <\/em>portait encore des panicules et ce, apr\u00e8s deux pr\u00e9c\u00e9dentes r\u00e9coltes cons\u00e9cutives. Etal\u00e9s sur une superficie de deux hectares, les plants sont pr\u00e9sentement irrigu\u00e9s par un syst\u00e8me de pompage d\u2019eau \u00e0 partir du barrage de Kamboinsin avant que des ch\u00e2teaux, aliment\u00e9s par un forage solaire ne prennent le relais en p\u00e9riode chaude. Les KBRs sont donc des vari\u00e9t\u00e9s qui s\u2019adaptent aussi bien dans les basfonds que dans les syst\u00e8mes irrigu\u00e9s. Elles ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues, d\u00e9velopp\u00e9es et exp\u00e9riment\u00e9es par le Dr Valentin S. Edgar Traor\u00e9 et son \u00e9quipe. Le Dr Traor\u00e9 est par ailleurs G\u00e9n\u00e9ticien\/ s\u00e9lectionneur-Riz, Expert en semence et Coordonnateur Pays du Forum ouvert sur la biotechnologie agricole (OFAB-Burkina). \u00a0Nous avons rencontr\u00e9 ce jeune passionn\u00e9 de la recherche le lundi 6 d\u00e9cembre 2021 sur le site de Kamboinsin.\u00a0 Egalement Coordonnateur du programme riz au CREAF (Kamboinsin), le chercheur confie que le processus de cr\u00e9ation des <em>KBRs <\/em>lui a pris une dizaine d\u2019ann\u00e9es. \u00ab\u00a0<em>Nous avons commenc\u00e9 les recherches en 2010 et c\u2019est en 2019 que nous avons pu homologuer nos vari\u00e9t\u00e9s <\/em>\u00bb, indique-t-il. Selon lui, la cr\u00e9ation de ces vari\u00e9t\u00e9s par am\u00e9lioration g\u00e9n\u00e9tique a consist\u00e9 tout d\u2019abord \u00e0 \u00e9tablir un croisement entre deux lign\u00e9es parentales dont l\u2019une a servi de parent femelle et l\u2019autre de parent mal \u00e0 l\u2019issue duquel il a obtenu un hybride de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration (<em>F1)<\/em>. \u00a0A la suite de cette \u00e9tape, renseigne M. Traor\u00e9, les recherches se sont poursuivies avec la s\u00e9lection de lign\u00e9es recombinantes \u00e0 travers la technique du \u00ab\u00a0<em>Single Seed Decent\u00a0\u00bb<\/em> ou s\u00e9lection \u00e0 partir d\u2019une graine unique de chaque prog\u00e9niture. C\u2019est seulement \u00e0 partir de la septi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration d\u2019autof\u00e9condation que des lign\u00e9es prometteuses stables ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es \u00e0 partir des crit\u00e8res de s\u00e9lection \u00e9tablis par l\u2019\u00e9quipe du Dr Traor\u00e9.\u00a0 Ces crit\u00e8res int\u00e8grent plusieurs aspects dont, le cycle de reproduction, et quelques param\u00e8tres li\u00e9s au rendement tels que le nombre et la longueur des panicules et la fourniture de ces derni\u00e8res en grains etc. A l\u2019en croire,\u00a0au cours du processus, \u00e0 chaque fois qu\u2019une g\u00e9n\u00e9ration est sem\u00e9e, l\u2019on doit s\u00e9lectionner les traits voulus jusqu\u2019\u00e0 obtenir un produit fixe. C\u2019est apr\u00e8s avoir pass\u00e9 toutes ces \u00e9tapes, y compris les tests requis pour l\u2019homologation \u00e0 savoir le test <em>DHS<\/em> (<em>Distinction-Homog\u00e9n\u00e9it\u00e9-Stabilit\u00e9 de la technologie<\/em>) et celui <em>VATE<\/em> (<em>Valeur Agronomique, Technologique et Environnementale<\/em>) que le chercheur a \u00e9tabli un dossier complet sur les vari\u00e9t\u00e9s candidates (descriptifs, m\u00e9thodologies, caract\u00e9ristiques, dur\u00e9e de conception) pour soumettre au comit\u00e9 national des semences. Cette instance \u00e9tant l\u2019autorit\u00e9 qui si\u00e8ge pour analyser les dossiers des chercheurs s\u00e9lectionneurs en vue de l\u2019inscription au catalogue national de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Le catalogue national des esp\u00e8ces et vari\u00e9t\u00e9s agricoles du Burkina Faso a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 en 2014 conform\u00e9ment \u00e0 la <em>loi 10-2006\/AN portant r\u00e8glementation sur les semences v\u00e9g\u00e9tales<\/em>. Cet outil permet d\u2019inscrire toutes les vari\u00e9t\u00e9s homologu\u00e9es par le minist\u00e8re en charge de l\u2019agriculture.<\/p>\n<p>Les semences de base des <em>KBRs<\/em> ont \u00e9t\u00e9 produites au cours de la campagne agricole s\u00e8che 2021 selon son concepteur. Et, ce sont plusieurs entreprises qui ont contribu\u00e9 \u00e0 multiplier les semences certifi\u00e9es avec des producteurs rizicoles de Bagr\u00e9, Bama, Sourou, Banzon au profit des riziculteurs. \u00ab\u00a0<em>L\u2019INERA \u00e0 produit \u00e0 travers le projet CORIS (Covid19_Response_Rice_Seed_Project), financ\u00e9 par la Coop\u00e9ration Allemande (GIZ), plus de trente-sept (37) tonnes de semences de base des vari\u00e9t\u00e9s de riz KBRs et maintien la production annuelle de dix (10) \u00e0 vingt (20) tonnes de semences de base pour tout le pays<\/em>\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Le kilogramme de ces semences de base est c\u00e9d\u00e9 \u00e0 mille cinq cent (1500) FCFA aux entreprises par le service scientifique et technique de l\u2019INERA. Ces derni\u00e8ress, apr\u00e8s avoir fait la multiplication, vont obtenir les semences certifi\u00e9es qu\u2019ils revendront \u00e0 leur tour entre trois cents (300) et cinq cents (500) FCFA le kilogramme aux agriculteurs toujours selon le chercheur.<\/p>\n<blockquote><p>\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<strong>De la sp\u00e9cificit\u00e9 des <em>KBRs<\/em><\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Le Burkina Faso, \u00e0 travers l\u2019INERA, dispose \u00e0 la date d\u2019aujourd\u2019hui, de pr\u00e8s d\u2019une soixantaine de vari\u00e9t\u00e9s de riz. De ce nombre, seulement une douzaine sont cultiv\u00e9es dans le pays, \u00e0 en croire Valentin S. Edgar Traor\u00e9. Ces vari\u00e9t\u00e9s, commun\u00e9ment appel\u00e9es <em>FarakobaRiz (FKR)<\/em> ont \u00e9t\u00e9 vulgaris\u00e9es il y a plus d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es. On peut citer entre autres, la <em>FKR60N<\/em>, la <em>FKR62N<\/em> et la <em>FKR56N<\/em>. \u00a0La lettre <em>\u00ab\u00a0N\u00a0\u00bb<\/em> \u00e0 la fin des chiffres <em>FKR <\/em>signifie, de ses dires, <em>NERICA <\/em>(<em>New Rice for Africa<\/em>) qui concerne une gamme de vari\u00e9t\u00e9s de types intersp\u00e9cifiques, obtenues \u00e0 partir de croisement entre les esp\u00e8ces de riz asiatique (<em>sativa<\/em>) et africaine (<em>glab\u00e9rima<\/em>). Leurs cycles de production varient entre 90 et 120 jours. Ces vari\u00e9t\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s par <em>AfricaRice <\/em>\u00e0 travers son unit\u00e9 de recherche et d\u2019am\u00e9lioration vari\u00e9tale, en son temps, sous la direction et le leadership de Dr Moussa Si\u00e9, un chercheur s\u00e9nior Burkinab\u00e8. Les vari\u00e9t\u00e9s de riz <em>NERICA<\/em> ont \u00e9t\u00e9 largement d\u00e9ploy\u00e9es et adopt\u00e9es dans toute la sous-r\u00e9gion voire l\u2019Afrique. Le Dr Valentin S. Edgar TRAORE a, dans une \u00e9tude publi\u00e9e en septembre 2015, sur la \u00ab\u00a0<em>Perception des agriculteurs et impact de la maladie de la panachure jaune du riz sur les rendements du riz au Burkina Faso\u00a0<\/em>\u00bb, montr\u00e9 que ces <em>NERICA <\/em>figurent parmi les vari\u00e9t\u00e9s pris\u00e9es au Burkina Faso. C\u2019est pourquoi certaines des vari\u00e9t\u00e9s de <em>KamBoinsinRiz (KBR<\/em>) sont issues de croisement en partie de la <em>FKR56N<\/em>, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e et retravaill\u00e9e par M. Traor\u00e9<strong>. <\/strong><em>\u00ab\u00a0Les KBRs, tout en prenant en compte les forces des NERICA (FKR) corrigent \u00e9galement leurs faiblesses\u00a0<\/em>\u00bb, foi de M. Traor\u00e9. Pour ce faire, assure-t-il, <em>KamBoinsinRiz<\/em> peut r\u00e9sister aux poches de s\u00e9cheresse dans les basfonds \u00e0 bonne r\u00e9tention d\u2019eau pendant au moins deux semaines en cas de rupture de pluie. De plus, Dr Traor\u00e9 et son \u00e9quipe, \u00e0 travers des enqu\u00eates pr\u00e9alables ont pris en compte et les go\u00fbts, et les crit\u00e8res de pr\u00e9f\u00e9rence des producteurs et consommateurs. <em>\u00ab\u00a0On s\u2019est rendu compte que la majorit\u00e9 aime l\u2019aspect collant. Donc, dans nos croisements, nous avons pris ces crit\u00e8res en compte<\/em>\u00a0\u00bb, poursuit-il.<\/p>\n<p>Outre ces aspects, il soutient avoir mis \u00e9galement l\u2019accent sur la tol\u00e9rance et la r\u00e9sistance aux maladies. Il dit \u00eatre parti du principe que le riz qui r\u00e9siste \u00e0 la s\u00e9cheresse est susceptible d\u2019\u00eatre d\u00e9truit par des maladies (champignons,) qui envahissent les feuilles et d\u00e9truisent les r\u00e9coltes. En dehors des champignons, il y a la panachure jaune du riz (<em>RYMV)<\/em>, un virus tr\u00e8s dangereux pouvant entrainer la perte de 20 \u00e0 80% d\u2019une production. C\u2019est pourquoi le chercheur souligne que lors de leurs exp\u00e9rimentations, la question de la tol\u00e9rance et de r\u00e9sistance \u00e0 ces maladies ont \u00e9t\u00e9 prises en compte<strong>. \u00ab\u00a0<\/strong><em>Nous avons fait des croisements avec des vari\u00e9t\u00e9s qui avaient \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es par des chercheurs burkinab\u00e8 comme des sources de r\u00e9sistance. De par ce proc\u00e9d\u00e9, nous avons obtenu des g\u00e8nes de r\u00e9sistance dans ces vari\u00e9t\u00e9s\u00a0<\/em>\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>En vue d\u2019accroitre le rendement des <em>KBRs<\/em>, ses initiateurs ont, au cours des exp\u00e9rimentations, mis\u00e9 sur des longues panicules et celles plus fournies. Car, selon eux, plus la panicule est longue et bien fournie, plus le rendement est grand. \u00a0Ce qui fait, de l\u2019opinion du chercheur, que si l\u2019on met ces vari\u00e9t\u00e9s de riz dans des conditions maximales (sol bien am\u00e9nag\u00e9 et plants bien fournis en engrais) la production peut atteindre 10 tonnes \u00e0 l\u2019hectare. <em>\u00ab\u00a0Si vous n\u2019\u00eates pas avare en engrais, le riz ne sera pas avare en grains\u00a0<\/em>\u00bb, rassure-t-il. Il soutient par ailleurs qu\u2019avec les <em>KBRs, <\/em>la technologie du <em>ratooning<\/em> peut \u00eatre appliqu\u00e9e avec des r\u00e9sultats satisfaisants. Il s\u2019agit d\u2019un proc\u00e9d\u00e9 qui exploite le caract\u00e8re de p\u00e9rennit\u00e9 de la plante. Il consiste \u00e0 faucher les plantes \u00e0 maturit\u00e9 et maintenir les souches vivantes pour d\u2019autres r\u00e9coltes \u00e0 partir des repousses. Avec cette m\u00e9thode donc, on ne s\u00e8me ou repique qu\u2019une seule fois et, on peut r\u00e9colter au moins deux \u00e0 trois fois la m\u00eame ann\u00e9e en assurant seulement le d\u00e9sherbage et les amendements en engrais et en fongicides (produit phytosanitaire qui d\u00e9truisent les champignons parasites). En effet, apr\u00e8s la premi\u00e8re r\u00e9colte, au bout de 55 \u00e0 65 jours en fonction des vari\u00e9t\u00e9s, on peut obtenir la deuxi\u00e8me r\u00e9colte et ainsi de suite jusqu\u2019\u00e0 ce que les conditions climatiques (froid) deviennent d\u00e9favorables.<\/p>\n<blockquote><p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Des vari\u00e9t\u00e9s prometteuses\u00a0!<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1126\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/03\/03\/varietes-ameliorees-de-riz-au-burkina-les-kbrs-trois-recoltes-successives-pour-un-seul-semis\/2-8\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/2.jpg?fit=800%2C360&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"800,360\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;1.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Infinix X650B&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1638789652&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;3.64&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;112&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.000521&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/2.jpg?fit=300%2C135&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/2.jpg?fit=696%2C313&amp;ssl=1\" class=\"alignnone wp-image-1126 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/2.jpg?resize=696%2C313&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"313\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/2.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/2.jpg?resize=300%2C135&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/2.jpg?resize=768%2C346&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/2.jpg?resize=696%2C313&amp;ssl=1 696w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/>Si Valentin S. Edgar Traor\u00e9 se r\u00e9jouit d\u2019avoir con\u00e7u du riz 100% Burkinab\u00e8 \u00e0 m\u00eame de comp\u00e9tir \u00e0 l\u2019international, il reconnait tout de m\u00eame que de par ses recherches, il n\u2019est pas parvenu \u00e0 avoir une r\u00e9sistance totale aux virus. Au cours des exp\u00e9rimentations, Dr Traor\u00e9 dit s\u2019\u00eatre rendu compte que plus la r\u00e9sistance aux maladies est totale, plus le rendement est faible et quelque fois les grains sont peu d\u00e9sirables. En cons\u00e9quence, son \u00e9quipe a opt\u00e9 de fa\u00e7on consciente et efficiente de mettre l\u2019accent sur la tol\u00e9rance. Une tol\u00e9rance qui, dit-il, n\u2019emp\u00eache pas la plante de produire en quantit\u00e9 satisfaisante m\u00eame en pr\u00e9sence du virus. Des dires de Monsieur Traor\u00e9, les \u00e9chos sur les <em>KBRs<\/em> sont bons. D\u00e9j\u00e0, avant leurs inscriptions dans le catalogue national, des producteurs du Sourou qui les ont exp\u00e9riment\u00e9s ont obtenu pr\u00e8s de 7 \u00e0 8 tonnes \u00e0 l\u2019hectare selon Dr Traor\u00e9. \u00ab\u00a0<em>Nous sommes aussi en contact avec un entrepreneur qui est bas\u00e9 \u00e0 Niassan (Di), qui depuis l\u2019av\u00e8nement des KBRs a opt\u00e9 pour ces vari\u00e9t\u00e9s. Il fait ses semences lui-m\u00eame, les distribue aux producteurs et rach\u00e8te par la suite leurs produits puis les transforme. Il nous communique sur ses rendements qui sont int\u00e9ressants et cette ann\u00e9e, nous avons l\u2019intention de suivre sa chaine de valeur <\/em>\u00bb, laisse-t-il entendre.<\/p>\n<p>Les producteurs de Bagr\u00e9 qui doutaient de la rentabilit\u00e9 de ces vari\u00e9t\u00e9s, ont par la suite \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9s et convaincus apr\u00e8s leurs premi\u00e8res r\u00e9coltes. Les circonstances de travail les ont amen\u00e9s \u00e0 faire de leurs r\u00e9coltes, des grains de soudure c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019ils consomment leur production au fur et \u00e0 mesure qu\u2019ils r\u00e9coltaient. Toute chose qui a contribu\u00e9 \u00e0 les convaincre des aspects organoleptiques de ces <em>KBRs<\/em>.<\/p>\n<p>A travers ces actions, la Coordination de KamBoinsinRiz peut esp\u00e9rer une capacit\u00e9 de production de 35 tonnes de semence de base qui correspond \u00e0 la moiti\u00e9 des besoins saisonniers du pays si elle collabore avec des partenaires tels que Bagr\u00e9pol, Nafaso\u2026 Mais en attendant, pr\u00e9cise le coordonnateur, la production actuelle est de 10 tonnes par an dans les basfonds du CREAF de Kamboinsin pour r\u00e9pondre aux besoins courants.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des fronti\u00e8res du Burkina, les KBRs sont d\u00e9j\u00e0 demand\u00e9s\u00a0:\u00ab<em> il y a un producteur Malien qui, suivant nos activit\u00e9s, est entr\u00e9 en contact avec nous pour essayer nos KBRs\u00a0<\/em>\u00bb, confie-t-il.<\/p>\n<p>Selon le Dr Traor\u00e9, plusieurs sources ont laiss\u00e9 entendre que beaucoup de vari\u00e9t\u00e9s de diverses sp\u00e9culations d\u00e9velopp\u00e9es par les chercheurs de l\u2019INERA sont pris\u00e9es et cultiv\u00e9es dans la sous-r\u00e9gion, en dehors de celles appel\u00e9es semences de \u2018<em>\u2019grand p\u00e8re\u2019\u2019<\/em>. Pour lui donc, ces vari\u00e9t\u00e9s am\u00e9lior\u00e9es donnent des rendements satisfaisants et le Burkina Faso compte parmi les pays de la sous-r\u00e9gion qui fournit des semences de qualit\u00e9 indiscutable. C\u2019est le cas du ma\u00efs, du ni\u00e9b\u00e9 et du sorgho. Egalement, il ressort des Rapports <em>TASAI<\/em> (<em>The Africa Seed Acc\u00e8s Index<\/em>) que le Burkina exporte des semences vers les pays africains tels que la Sierra L\u00e9one, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le S\u00e9n\u00e9gal, le Nig\u00e9ria, le Ghana\u2026<\/p>\n<blockquote><p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 De la m\u00e9thode participative<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>En vue d\u2019amener les agriculteurs \u00e0 adopter les nouvelles vari\u00e9t\u00e9s, les chercheurs ont opt\u00e9 pour la recherche participative ou l\u2019am\u00e9lioration vari\u00e9tale participative. Cette m\u00e9thode a consist\u00e9 \u00e0 impliquer les producteurs et agriculteurs depuis le d\u00e9but du processus.<strong> \u00ab <\/strong><em>Ils contribuent \u00e0 choisir les parents avant le croisement et lorsque la vari\u00e9t\u00e9 est en train de vouloir sortir, ils sont aussi invit\u00e9s \u00e0 faire leur choix au champ. Comme ils sont partie prenante du travail de la recherche, ils sont press\u00e9s d\u2019exp\u00e9rimenter<\/em>\u00a0\u00bb, dit-il. De son avis, c\u2019est certes une gymnastique qui co\u00fbte ch\u00e8re, mais le jeu en vaut la chandelle. Car il faut trouver de quoi financer le d\u00e9placement, le s\u00e9jour et la formation des producteurs. Mais le chercheur se r\u00e9jouit tout de m\u00eame de r\u00e9ussir le pari, une fois tous les deux ans. Car, dit-il, cela permet d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer le processus de s\u00e9lection vari\u00e9tale et son adoption.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la phase du d\u00e9veloppement de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 travers les croisements (mode sexuel) pour r\u00e9unir des g\u00e8nes d\u2019int\u00e9r\u00eat, suit la phase de s\u00e9lection vari\u00e9tale pour l\u2019obtention de vari\u00e9t\u00e9s performantes. Apr\u00e8s quoi, le chercheur et son \u00e9quipe ont sem\u00e9 les futures vari\u00e9t\u00e9s dans des serres pour la phase de gestion de semences de premi\u00e8res g\u00e9n\u00e9rations. Les maintenir dans ces serres permet d\u2019\u00e9viter toute contamination ou alt\u00e9ration selon eux. Le maintien et la reproduction des semences pour chaque vari\u00e9t\u00e9 dans les serres se fait de fa\u00e7on permanente. Apr\u00e8s avoir obtenu une semence de pr\u00e9 base stable et hautement homog\u00e8ne, survient la phase de multiplication dans les rizi\u00e8res pour la production des semences de base. Sur cette superficie d\u2019environ une dizaine d\u2019hectares, ce sont 45 femmes sur 106 form\u00e9es et des jeunes contractuels qui y travaillent. Ces personnes sont charg\u00e9es de d\u00e9fricher, semer, d\u00e9sherber, mettre l\u2019engrais, r\u00e9colter et stocker les r\u00e9coltes dans des sacs. Pauline Sawadogo, 58 ans, est la responsable adjointe d\u2019un des deux sites que nous avons visit\u00e9s. Elle y travaille depuis quatre ans maintenant. Le 6 d\u00e9cembre, Madame Sawadogo, assise sous un arbre avec ses deux petits-enfants, avait pour mission de chasser les oiseaux qui gaspillent les panicules du <em>Bitonkini (KBR6)<\/em>. A cause des oiseaux ravageurs, Pauline Sawadogo est oblig\u00e9e de passer la journ\u00e9e dans le champ. Un travail qu\u2019elle appr\u00e9cie \u00e0 sa juste valeur car avec ses Vingt (20) mille FCFA comme salaire mensuel, elle arrive \u00e0 subvenir \u00e0 certains besoins de sa famille.<\/p>\n<p>Le jeune Alidou Ilboudo, lui s\u2019occupe avec certaines femmes, d\u2019un champ de plus d\u2019un hectare et aussi des plants qui sont dans des serres. Il veille \u00e9galement au pompage de l\u2019eau et \u00e0 la surveillance des p\u00e9pini\u00e8res. Contrairement \u00e0 dame Pauline, M. Ilboudo est contractuel et est r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 \u00e0 58 mille FCFA par mois. Apr\u00e8s 3 ans de travail dans la station de recherche de Kamboinsin, il le trouve certes lassant mais passionnant.\u00a0 Le Coordonnateur salut l\u2019abn\u00e9gation de ces femmes et jeunes qui sont un maillon important de la chaine. \u00a0En terme de salaire et prise en charge de ces personnes, la station d\u00e9bourse pr\u00e8s de 900 mille FCFA par mois. Une somme que l\u2019INERA Kamboinsin est oblig\u00e9 d\u2019aller chercher avec des partenaires.\u00a0 Apr\u00e8s la production, il faut veiller \u00e0 sa maintenance, \u00e0 sa multiplication et \u00e0 sa conservation. Si les serres servent \u00e0 maintenir in vivo (vivant) les plants, de l\u2019avis de M. Traor\u00e9, il faudrait apr\u00e8s les r\u00e9coltes les maintenir In vitro en chambre froide pour une moyenne dur\u00e9e et dans des cong\u00e9lateurs pour les longues dur\u00e9es. Cette m\u00e9thode consiste \u00e0 \u00e9viter l\u2019alt\u00e9ration des diff\u00e9rentes vari\u00e9t\u00e9s obtenues.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Investir dans la recherche !<\/strong><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des quatre vari\u00e9t\u00e9s, Dr Valentin S. Edgar Traor\u00e9 est en train d\u2019exp\u00e9rimenter une vingtaine d\u2019autres. Ces vari\u00e9t\u00e9s en exp\u00e9rimentation suivront l\u2019ordre normal des <em>KBRs<\/em>. Ce sont donc de la <em>KBR10<\/em> \u00e0 celle 22 qui sont pr\u00e9sentement maintenues in vivo dans des serres selon le chercheur. Une dizaine parmi les futures vari\u00e9t\u00e9s candidates \u00e0 l\u2019homologation sont des lign\u00e9es qui contiennent de l\u2019ar\u00f4me. \u00ab\u00a0<em>Ainsi, nous acceptons des stagiaires des diff\u00e9rentes Universit\u00e9s du Burkina qui nous aident dans l\u2019\u00e9valuation des vari\u00e9t\u00e9s en vue de choisir les meilleures<\/em>\u00a0\u00bb, dit-il. Outre la cr\u00e9ation vari\u00e9tale, la station INERA de Kamboinsin fait \u00e9galement de la r\u00e9cup\u00e9ration et de la maintenance vari\u00e9tale \u00e0 travers des esp\u00e8ces de riz en disparition et qui ont des caract\u00e8res int\u00e9ressants.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1127\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/03\/03\/varietes-ameliorees-de-riz-au-burkina-les-kbrs-trois-recoltes-successives-pour-un-seul-semis\/8-4\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/8.jpg?fit=900%2C405&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"900,405\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;1.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Infinix X650B&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1638793165&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;3.64&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;168&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.030002&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"8\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/8.jpg?fit=300%2C135&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/8.jpg?fit=696%2C313&amp;ssl=1\" class=\"alignnone wp-image-1127 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/8.jpg?resize=696%2C313&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"313\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/8.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/8.jpg?resize=300%2C135&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/8.jpg?resize=768%2C346&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/8.jpg?resize=696%2C313&amp;ssl=1 696w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/>Selon lui, tous ces investissements exigent des moyens colossaux, notamment financiers. En effet, partie d\u2019une superficie de moins d\u2019un hectare, la coordination du programme riz dispose de nos jours, d\u2019une dizaine d\u2019hectares am\u00e9nag\u00e9s.\u00a0 Cela gr\u00e2ce au financement \u00e0 deux reprises de l\u2019Alliance pour la R\u00e9volution verte en Afrique (AGRA) d\u2019une part et d\u2019autre part celui de la coop\u00e9ration allemande (GIZ).\u00a0 Ces diff\u00e9rents financements ont permis d\u2019am\u00e9nager les rizi\u00e8res et d\u2019installer des forages solaires en vue d\u2019irriguer les champs.<strong> \u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Ainsi, les chercheurs Burkinab\u00e8 devraient-ils \u00eatre davantage encourag\u00e9s \u00e0 travers des financements dans le cadre de leur recherche selon le coordinateur de KamBoinsinRiz. Tout en d\u00e9plorant le fait que le CNRST (Centre national de la recherche scientifique et technologique) ne dispose pas de fonds de financement, il invite le gouvernement \u00e0 prendre ses responsabilit\u00e9s.\u00a0 \u00ab\u00a0<em>99% des fonds de recherche sont de sources \u00e9trang\u00e8res\u00a0<\/em>\u00bb, d\u00e9plore-t-il. Pourtant selon lui, la recherche d\u2019un pays est une question de souverainet\u00e9 nationale car aucun pays ne s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 sans la recherche. \u00ab\u00a0<em>Il ne faut pas que notre recherche devienne comme un syst\u00e8me commercial qui consiste \u00e0 aller \u00e0 Duba\u00ef prendre ce que quelqu\u2019un d\u2019autre a produit pour venir nous vendre et nous faire consommer <\/em>\u00bb, pr\u00e9vient-il. Pour ce faire, il est inconcevable de l\u2019avis de Dr Traor\u00e9 qu\u2019avec le nombre important de chercheurs dont dispose le Burkina Faso, que l\u2019on continue \u00e0 prendre ce que des chercheurs d\u2019autres pays ont cr\u00e9\u00e9 pour venir juste \u00e9valuer et consommer. \u00ab\u00a0<em>Nous avons les m\u00eames formations que ceux qui ont cr\u00e9\u00e9 l\u00e0-bas. Nous devons cr\u00e9er par nous-m\u00eames et pour nous m\u00eames. De ce point de vue, il ne faut pas que quelqu\u2019un vienne d\u2019ailleurs nous financer<strong>. <\/strong>Car le jour que le financement va s\u2019arr\u00eater, nos activit\u00e9s risquent de r\u00e9duire de pr\u00e8s de 90%<\/em>\u00a0\u00bb, s\u2019offusque-t-il. Il prend pour preuve le financement des recherches de sa th\u00e8se sur les <em>KBRs<\/em> qui est l\u2019\u0153uvre de AGRA. Un financement \u00e0 hauteur de plus de 200 millions de Francs CFA.<strong> \u00ab\u00a0<\/strong><em>Si AGRA n\u2019\u00e9tait pas l\u00e0, j\u2019aurais certes des vari\u00e9t\u00e9s, mais est-ce que c\u2019est s\u00fbr qu\u2019elles allaient \u00eatre inscrites\u00a0?\u00a0\u00bb,<\/em> s\u2019interroge le chercheur avant d\u2019appeler \u00e0 un financement souverain pour que m\u00eame sans aide, que les chercheurs aient un cahier de charges avec un fonds et un d\u00e9lai \u00e0 d\u00e9livrer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Rabiatou SIMPORE<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 rabysimpore@yahoo.fr<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Mutualiser les recherches\u00a0! <\/strong><\/p>\n<p>La station INERA de Kamboinsin collabore avec des Instituts de recherches d\u2019autres pays \u00e0 travers le projet KAFACI (\u00a0\u00bb <em>Korea-Africa for Food and Agriculture Cooperation Initiative<\/em>\u00ab\u00a0). Cette collaboration est pilot\u00e9e par AfricaRice, bas\u00e9e \u00e0 Saint Louis au S\u00e9n\u00e9gal. KAFACI est financ\u00e9 par le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture de la Cor\u00e9e du Sud. Ce sont 24 pays Africains qui composent ce consortium. <em>\u00ab Nous nous rencontrons annuellement pendant une dizaine de jours pour faire des partages d\u2019exp\u00e9riences. Nous faisons des croisements pour regrouper des g\u00e8nes utiles qui r\u00e9solvent les probl\u00e8mes de la riziculture africaine. Pour ce faire, nous disposons d\u2019un laboratoire de biotechnologie moderne dans l\u2019enceinte de AfricaRice qui permette de raccourcir le temps de la s\u00e9lection vari\u00e9tale<\/em> <em>gr\u00e2ce \u00e0 la technologie de la culture des anth\u00e8res et au d\u00e9veloppement de lign\u00e9es Double Haplo\u00efdes<\/em>\u00a0\u00bb, laisse entendre Dr Valentin S. Edgar Traor\u00e9. De ses dires, ces rencontres scientifiques leur permettent de mutualiser les recherches entre les pays membres. Il s\u2019agit plus concr\u00e8tement, pour les chercheurs des diff\u00e9rents pays, d\u2019effectuer des recombinaisons de nouvelles lign\u00e9es du riz ayant des caract\u00e8res int\u00e9ressants entre pays. Egalement, chaque ann\u00e9e des introductions vari\u00e9tales sont institu\u00e9es \u00e0 l\u2019occasion de ces rencontres.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0RS <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Des efforts sap\u00e9s\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Des efforts sont faits par les chercheurs Burkinab\u00e8 pour sortir des vari\u00e9t\u00e9s am\u00e9lior\u00e9es en vue de faire face aux inondations, \u00e0 la s\u00e9cheresse, aux insectes, aux maladies, \u00e0 en croire Dr Valentin S. Edgar Traor\u00e9. Ces efforts qui devront \u00eatre reconnus et salu\u00e9s par tous n\u2019en a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas. \u00ab\u00a0<em>Nous faisons face \u00e0 d\u2019autres burkinab\u00e8 qui re\u00e7oivent eux aussi des financements pour promouvoir des semences paysannes<\/em>\u00a0<em>ou bio<\/em> \u00bb.\u00a0 Le chercheur s\u2019interroge sur le but de ces actions. Selon lui, plut\u00f4t que de \u2018\u2019<em>saper<\/em>\u2019\u2019 les efforts des chercheurs, il les invite \u00e0 la table de concertations afin de mutualiser les efforts. \u00a0\u00ab\u00a0<em>Ils peuvent par exemple nous dire ce qu\u2019il y a d\u2019int\u00e9ressant dans les semences paysannes afin que nous puissions les maintenir, am\u00e9liorer pour le rendement et comment on peut caract\u00e9riser ces semences pour faire de meilleures planification. Car il y a des semences paysannes que les gens se partagent et qui peuvent constituer des risques pour l\u2019agriculture burkinab\u00e8\u00a0\u00bb<\/em>, conclut-il.<\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0RS<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles du Burkina Faso (INERA), \u00e0 travers le Centre de recherches environnementales agricoles et de formation de Kamboinsin (CREAF-K) a mis au point quatre vari\u00e9t\u00e9s de riz exclusivement burkinab\u00e8. D\u00e9nomm\u00e9es KBRs (KamBoinsinRiz), ces nouvelles vari\u00e9t\u00e9s s\u2019adaptent aussi bien dans les basfonds que dans les syst\u00e8mes irrigu\u00e9s. Ces d\u00e9couvertes devront [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1125,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[83,82,89],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1124","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-agriculture","8":"category-dossier","9":"category-la-une-site"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/03\/4.jpg?fit=800%2C360&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-i8","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1124","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1124"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1124\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1125"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1124"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1124"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1124"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}