{"id":1218,"date":"2022-04-25T17:28:29","date_gmt":"2022-04-25T17:28:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1218"},"modified":"2022-04-26T17:19:32","modified_gmt":"2022-04-26T17:19:32","slug":"autonomisation-economique-des-femmes-la-solution-par-lagro-ecologie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/04\/25\/autonomisation-economique-des-femmes-la-solution-par-lagro-ecologie\/","title":{"rendered":"Autonomisation \u00e9conomique des femmes: La solution par l\u2019agro-\u00e9cologie"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les femmes sont \u00e0 l\u2019avant-garde des activit\u00e9s \u00e9conomiques au Burkina Faso. Elles sont pr\u00e9sentes dans la quasi-totalit\u00e9 des diff\u00e9rents secteurs d\u2019activit\u00e9s. A la faveur de la c\u00e9l\u00e9bration du 8-Mars, nous faisons un clin d\u2019\u0153il \u00e0 une association de femmes. D\u00e9nomm\u00e9e <em>La Saisonni\u00e8re,<\/em> elle se distingue dans la pratique de l\u2019agro-\u00e9cologie \u00e0 Ouagadougou. Cette organisation f\u00e9minine, cr\u00e9\u00e9e en 2006 et pr\u00e9sid\u00e9e par Emma Salamata Sophie<\/strong> <strong>Sedgho, aspire, \u00e0 travers le mara\u00eechage, \u00e0 l\u2019autonomisation financi\u00e8re de ses membres<\/strong><strong>.\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><em>La Saisonni\u00e8re<\/em> est une association de femmes qui s\u2019investit dans l\u2019agro-\u00e9cologie depuis 2009, \u00e0 Ouagadougou. \u00abC\u2019est une production qui tient compte de la sant\u00e9 de l\u2019homme, de l\u2019environnement et du sol. On produit de fa\u00e7on saine, pour une alimentation saine, afin que la population \u00e9vite les maladies qui sont caus\u00e9es par les produits chimiques, notamment les pesticides et les engrais chimiques\u00bb, explique la fondatrice, Emma Salamata Sophie <strong>Sedgho,<\/strong>\u00a0par ailleurs professeur de sciences naturelles \u00e0 la retraite. L\u2019orientation vers cette technique est une r\u00e9ponse \u00e0 la d\u00e9gradation rapide du sol due \u00e0 une utilisation pouss\u00e9e d\u2019engrais chimiques qu\u2019a connue l\u2019association apr\u00e8s seulement deux ann\u00e9es d\u2019exploitation (2007-2009). Le constat est amer\u00a0: les rendements ne sont plus prosp\u00e8res. La plupart des exploitantes abandonnent. Une r\u00e9alit\u00e9 qui ne peut affecter la d\u00e9termination de la patronne. Elle lance en 2006 les sillons d\u2019un groupement qui va vite \u00e9voluer vers une association qu\u2019est <em>La Saisonni\u00e8re<\/em>. L\u2019objectif est d\u2019am\u00e9liorer les conditions de vie des femmes en les rendant moins vuln\u00e9rables. La transformation des produits locaux, l\u2019alphab\u00e9tisation, la sensibilisation sur la sant\u00e9 de la reproduction,\u00a0 les mutilations g\u00e9nitales f\u00e9minines, le VIH\/SIDA, les droits des enfants et des femmes \u00e9taient les domaines de pr\u00e9dilection.<\/p>\n<p>Ainsi, pour faire face \u00e0 la d\u00e9gradation de la terre exploit\u00e9e, Mme Sedgho trouve comme alternative l\u2019utilisation de la fumure organique. C\u2019est le d\u00e9but de l\u2019agro-\u00e9cologie. Depuis lors, elle est\u00a0devenue l\u2019une des militantes de l\u2019agriculture bio au Burkina Faso. Toute chose qui lui vaut la reconnaissance de l\u2019Etat qui l\u2019\u00e9l\u00e8ve au grade d\u2019officier de l\u2019Ordre du m\u00e9rite national avec agrafe environnement en 2009. Aujourd\u2019hui, sa structure prosp\u00e8re dans le mara\u00eechage \u00e0\u00a0Ouagadougou sur 3 sites, \u00e0 Bendogo, Gampela et l\u2019<strong>IPD-AOS\u00a0<\/strong>(l\u2019Institut panafricain pour le d\u00e9veloppement d\u2019Afrique de l\u2019Ouest et Sahel).<\/p>\n<p>A l\u2019entendre, le premier site (1 ha) et un forage ont \u00e9t\u00e9 obtenus en 2007 gr\u00e2ce \u00e0 un partenariat avec la mairie de Nongremassom pour la r\u00e9alisation d\u2019un projet d\u2019activit\u00e9s g\u00e9n\u00e9ratrices de revenus pour les femmes \u00e0\u00a0travers le jardinage. \u00a0Avec l\u2019appui de l\u2019Union europ\u00e9enne, le terrain est\u00a0 am\u00e9nag\u00e9 et les b\u00e9n\u00e9ficiaires sont form\u00e9es \u00e0 l\u2019agriculture conventionnelle \u00e0 laquelle elles vont renoncer au profit de l\u2019agro-\u00e9cologie. C\u2019est le d\u00e9but de la mara\u00eecher-culture de <em>La Saisonni\u00e8re <\/em>avec une soixantaine d\u2019actrices.<strong> \u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Sur les diff\u00e9rents \u00a0sites, les espaces sont morcel\u00e9s en planches de 10 m\u00e8tres carr\u00e9s. Au nombre de 120, chaque dame exploite au moins de cinq\u00a0planches. Elles y produisent des l\u00e9gumes tels que le chou, la carotte, l\u2019oignon, l\u2019ail, etc. Une partie de la r\u00e9colte est destin\u00e9e \u00e0 la vente et l\u2019autre \u00e0 la consommation familiale. En retour, il leur est demand\u00e9 une contribution de 6 000 F CFA par mois pour le fonctionnement et l\u2019entretien du forage.<\/p>\n<p>Monique Ou\u00e9draogo fait partie des b\u00e9n\u00e9ficiaires. En cette journ\u00e9e de vendredi 18 mars, nous la trouvons en activit\u00e9 sur\u00a0 sa r\u00e9serve. \u00abJe fais du jardinage ici depuis 15 ans. Je dispose de sept planches sur lesquelles je fais du chou, de la laitue (vari\u00e9t\u00e9 de salade) et d\u2019autres feuilles. Je ne peux pas vous dire ce que je gagne par r\u00e9colte, mais j\u2019arrive \u00e0 subvenir aux besoins de ma famille\u00bb, d\u00e9clare-t-elle.\u00a0A quelques m\u00e8tres de celle-ci, deux autres femmes sont en \u00e9change avec un couple d\u2019acheteurs. Ce sont Salamata Solga et Clarisse Kabor\u00e9, \u00e9galement propri\u00e9taires de planches. La premi\u00e8re nous apprend qu\u2019elle arrive \u00e0 vendre une planche de salade \u00e0 5\u00a0000 F CFA. Les recettes lui permettent de subvenir aux besoins de sa famille.\u00a0Quant \u00e0 Clarisse Kabor\u00e9, elle souhaite que les bonnes volont\u00e9s leur viennent en aide afin que la cotisation de 6\u00a0000 F CFA par mois soit revue \u00e0 la baisse ou\u00a0 supprim\u00e9e. C\u2019est le march\u00e9 bord-champ qui pr\u00e9vaut \u00e0 <em>La Saisonni\u00e8re<\/em>. Les clients ne manquent pas. Guy Adolphe Zongo en fait partie. Il est \u00e0 la recherche de l\u00e9gumes pour le mariage coutumier de sa fille. \u00ab\u00a0J\u2019ai d\u00e9couvert cet endroit par le biais d\u2019une voisine et j\u2019encourage les gens \u00e0 y venir pour se ravitailler\u00bb, affirme-t-il. Pour lui, la vigilance doit \u00eatre de mise dans tout ce que l\u2019on consomme.\u00a0On peut se procurer des l\u00e9gumes bio des femmes battantes de <em>La Saisonni\u00e8re<\/em> \u00e0 l\u2019IPD-AOS vendredi et samedi de 8 h \u00e0 18 h. La vente s\u2019arr\u00eate le dimanche \u00e0 midi. Par exemple, le kilogramme de tomate est vendu est \u00e0 500 F CFA.<\/p>\n<blockquote><p><strong>La certification BIO-SPG\u00a0<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>La conversion \u00e0 la culture bio ouvre les portes du r\u00e9seau international, Slow Foot, dont le principe est bas\u00e9 sur le bon, le propre et le juste, \u00e0 l\u2019association. L\u2019adh\u00e9sion \u00e9galement au Conseil national de l\u2019agriculture biologique, le CNABio (un r\u00e9f\u00e9rentiel national de production et de transformation\u00a0pour le bio local) lui a permis l\u2019obtention de la certification BIO-SPG\u00a0(syst\u00e8me participatif de garantie) en 2017. Le cumul de ces acquis pousse la militante d\u2019agro-\u00e9cologie, du haut de ses 75 ans, \u00e0 parcourir le Burkina Faso et la sous-r\u00e9gion pour\u00a0 porter le message de sensibilisation aupr\u00e8s d\u2019autres producteurs. Convaincues du bien-fond\u00e9\u00a0 de sa lutte, des femmes appartenant \u00e0 sept jardins se joignent \u00e0 son organisation pour cr\u00e9er un r\u00e9seau de productrices en agriculture \u00e9cologique.<\/p>\n<p>En plus de faire du jardinage sa sp\u00e9cialisation, l\u2019association poss\u00e8de un centre de formation en couture pour jeunes dans lequel l\u2019apprentissage dure deux ans. C\u2019est la 6<sup>e<\/sup> promotion cette ann\u00e9e. \u00abTout est parti de la collaboration avec une amie suisse sur l\u2019alphab\u00e9tisation des femmes. Par la suite, elle a sugg\u00e9r\u00e9 de faire quelque chose pour les plus jeunes. D\u2019o\u00f9 la cr\u00e9ation de ce centre de couture qui compte actuellement 75 filles en 1<sup>re<\/sup> ann\u00e9e et 45 en 2e ann\u00e9e\u00bb, annonce la patronne des lieux. Au d\u00e9part, la formation \u00e9tait gratuite avec un don de machine. \u00ab\u00a0Mais aujourd\u2019hui, comme on tend vers l\u2019autonomisation, on a introduit des frais de scolarit\u00e9 pour l\u2019entretien de l\u2019\u00e9quipement et la prise en charge des monitrices\u00a0\u00bb, indique-t-elle.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Les difficult\u00e9s<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Cette association comme toute autre connait des difficult\u00e9s. \u00a0A entendre la pr\u00e9sidente, amener tout le monde \u00e0 parler le m\u00eame langage\u00a0et lutter pour que les plus fortes soient au service des plus faibles, est une chose difficile.<\/p>\n<p>En plus, les appuis venant de l\u2019ext\u00e9rieur se font rares, voire inexistants \u00e0 cause de la COVID-19 et de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9. \u00ab\u00a0Chaque ann\u00e9e, on recevait beaucoup d\u2019amis. Ils nous apportaient de l\u2019aide. Ils nous ont soutenues dans la construction des b\u00e2timents. Mais aujourd\u2019hui il y a un manque \u00e0 gagner\u00a0\u00bb, d\u00e9plore-t-elle.<\/p>\n<p>Une autre difficult\u00e9 est que les femmes de Bendogo sont oblig\u00e9es de suspendre leurs activit\u00e9s pendant l\u2019hivernage. Car leur exploitation est situ\u00e9e dans une zone inondable, un bas-fond.\u00a0 \u00abLa solution serait que chaque femme puisse avoir au moins des tables pour le micro jardinage\u00bb, confie leur protectrice. A l\u2019entendre, il s\u2019agit de produire sur de petites surfaces en cr\u00e9ant des conditions proches du naturel. Par exemple, mettre sur des tables un m\u00e9lange de substrat vivant (du compost) avec la terre pour faire pousser les plantes. C\u2019est une technique commun\u00e9ment appel\u00e9e culture hors-sol. Une appellation qui, pour Mme Sedgho, ne sied pas, car d\u00e8s qu\u2019il y a la terre, ce n\u2019est plus du hors-sol. Elle se justifie\u00a0: \u00ab\u00a0Le hors sol se fait sur un substrat neutre avec l\u2019apport des \u00e9l\u00e9ments dont la plante a besoin. A <em>La Saisonni\u00e8re<\/em>, nous pr\u00e9f\u00e9rons le concept de micro jardinage\u00bb. Tous ceux qui s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 cette technique de micro culture peuvent l\u2019apprendre aux c\u00f4t\u00e9s de la monitrice, Ir\u00e8ne Kabor\u00e9.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1224\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/04\/25\/autonomisation-economique-des-femmes-la-solution-par-lagro-ecologie\/2-16\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?fit=800%2C600&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"800,600\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;3.3&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;DSC-W830&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1647556407&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.5&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;80&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.002&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?fit=300%2C225&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?fit=696%2C522&amp;ssl=1\" class=\"alignnone wp-image-1224 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"522\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2022\/04\/2-2.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w\" sizes=\"auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px\" \/>Le manque de concertation entre les producteurs bio est une r\u00e9alit\u00e9 qui met \u00e0 mal le secteur. Toute chose qui se sent sur la fixation des prix, \u00e0 \u00e9couter Sophie Sedgho. \u00ab Les prix sont disparates. Nous fixons nos prix en tenant compte de l\u2019effort de d\u00e9placement du consommateur qui vient vers nous. Ce qui fait que nos prix sont plus bas que ceux des autres. Et certains croient que nous ne faisons pas du bio, car pour eux, le bio co\u00fbte cher. On doit travailler dans la compl\u00e9mentarit\u00e9, dans la solidarit\u00e9 pour rendre disponible le bio \u00e0 tous \u00bb, souhaite-t-elle.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Les projets <\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Le plus grand souhait de la responsable des jardini\u00e8res est l\u2019atteinte de l\u2019autonomisation financi\u00e8re. En outre, elle se dit consciente de la complexit\u00e9 de sa lutte. Mais elle n\u2019entend pas s\u2019arr\u00eater en si bon chemin. Elle compte s\u2019investir dans l\u2019\u00e9largissement du r\u00e9seau des sept jardins en impliquant tous ceux qui existent aux alentours de la capitale. Aussi, compte-t-elle poursuivre la sensibilisation et la formation sur la promotion de l\u2019agro-\u00e9cologie partout o\u00f9 on veut l\u2019entendre. \u00a0\u00ab\u00a0Se nourrir avec des aliments sains est possible. Il faut se diriger vers les lieux de production. Nous, les promoteurs du bio, ne sommes pas nombreux par rapport \u00e0 ceux qui font le conventionnel. Mais, on a espoir que progressivement les choses vont changer.\u00a0L\u2019agro-\u00e9cologie est la solution pour l\u2019Afrique\u00bb, se d\u00e9fend-elle. La cr\u00e9ation de r\u00e9seau de commercialisation et l\u2019interpellation des d\u00e9cideurs sur la facilitation de l\u2019acc\u00e8s des femmes \u00e0 la terre sont des plaidoyers \u00e0 noter dans son agenda.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Habibata WARA<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les femmes sont \u00e0 l\u2019avant-garde des activit\u00e9s \u00e9conomiques au Burkina Faso. Elles sont pr\u00e9sentes dans la quasi-totalit\u00e9 des diff\u00e9rents secteurs d\u2019activit\u00e9s. A la faveur de la c\u00e9l\u00e9bration du 8-Mars, nous faisons un clin d\u2019\u0153il \u00e0 une association de femmes. D\u00e9nomm\u00e9e La Saisonni\u00e8re, elle se distingue dans la pratique de l\u2019agro-\u00e9cologie \u00e0 Ouagadougou. 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