{"id":1221,"date":"2022-04-26T17:14:03","date_gmt":"2022-04-26T17:14:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1221"},"modified":"2022-04-26T17:14:03","modified_gmt":"2022-04-26T17:14:03","slug":"insectarium-de-bobo-dioulasso-dans-lantre-dune-usine-de-production-de-mouches","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/04\/26\/insectarium-de-bobo-dioulasso-dans-lantre-dune-usine-de-production-de-mouches\/","title":{"rendered":"Insectarium de Bobo-Dioulasso: Dans l\u2019antre d\u2019une \u00ab\u00a0usine\u00a0\u00bb de production de mouches"},"content":{"rendered":"<p><strong>Inaugur\u00e9 en 2017 par les autorit\u00e9s burkinab\u00e8 et leurs partenaires, l\u2019insectarium de Bobo-Dioulasso est encore peu connu du grand public. Pourtant, cet \u00e9tablissement unique en Afrique de l\u2019Ouest est tr\u00e8s capital dans la lutte contre la mouche ts\u00e9-ts\u00e9 et la trypanosomose. Voyage au c\u0153ur d\u2019une unit\u00e9 d\u2019\u00e9levage de glossines. \u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Avant d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la cour, dont le portail demeure herm\u00e9tiquement ferm\u00e9, il faut montrer patte blanche. Les heures d\u2019entr\u00e9e et de sortie des visiteurs, y compris tout le personnel de la structure, doivent \u00eatre consign\u00e9es \u00e0 la gu\u00e9rite. Dans l\u2019enceinte de ce vaste domaine peupl\u00e9 de v\u00e9g\u00e9taux, se dressent des b\u00e2tisses \u00e0 l\u2019allure imposante. Un calme olympien r\u00e8gne dans les environs. On se croirait dans un \u00e9tablissement d\u2019enseignement sup\u00e9rieur. Sauf qu\u2019ici, cet \u00e9tablissement sert \u00e0 \u00e9lever des insectes, en l\u2019occurrence des mouches ts\u00e9-ts\u00e9 ou glossines. Nous sommes sur le site de l\u2019insectarium de\u00a0 Bobo-Dioulasso, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie-sud de la ville. Un espace confin\u00e9 qui permet d\u2019\u00e9tudier le mode de vie des insectes. Erig\u00e9 sur une superficie de 21 hectares, plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le village de Darsalamy (15 km de Bobo-Dioulasso), le joyau jouxte la Route nationale 7 (RN7), en direction de Banfora.<\/p>\n<p>Install\u00e9 au Burkina Faso dans le cadre de la mise en \u0153uvre de la Campagne panafricaine d\u2019\u00e9radication de la mouche ts\u00e9-ts\u00e9 et de la trypanosomose (PATTEC, en anglais), l\u2019insectarium est fonctionnel depuis 2016. Sa mission principale est de produire des m\u00e2les st\u00e9riles de glossines pour les besoins de la PATTEC au Burkina Faso mais aussi de satisfaire les besoins des campagnes des pays de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Deux insectariums d\u2019envergure existent en Afrique \u00e0 savoir, celui de Bobo-Dioulasso pour servir l\u2019Afrique de l\u2019Ouest et celui de Kality en Ethiopie pour l\u2019Afrique de l\u2019Est. La trypanosomose est une pathologie animale africaine qui s\u2019attaque principalement aux bovins et impacte l\u2019\u00e9conomie des pays africains \u00e0 travers la r\u00e9duction de la production de viande, de lait, les avortements des femelles, la r\u00e9duction de la force de traction pour l\u2019agriculture, sans compter les co\u00fbts inject\u00e9s par les producteurs pour le traitement de cette maladie.<\/p>\n<p>Produire et \u00e9lever des mouches, cela peut bien para\u00eetre absurde et insolite pour le commun des mortels. Mais dans le milieu des scientifiques, l\u2019activit\u00e9 requiert tout son sens. On l\u2019explique aussi simplement que l\u2019\u00e9levage de la volaille, avec parfois un langage \u00e9sot\u00e9rique.<\/p>\n<p><strong>L\u2019irradiateur, l\u2019outil central<\/strong><\/p>\n<p>Le 22 f\u00e9vrier 2022, nous faisons une immersion dans cette \u00ab\u00a0usine\u00a0\u00bb pas comme les autres. Les premiers responsables de l\u2019insectarium, notamment le Directeur g\u00e9n\u00e9ral (DG), Dr Souma\u00efla Pagabeleguem, accompagn\u00e9 de son directeur de la production et du laboratoire, Dr Abdramane Bagayogo, sont les guides du jour. Ce n\u2019est\u00a0 pas un jour de grande activit\u00e9. Nous sommes exempt\u00e9s de l\u2019obligation du port d\u2019une combinaison adapt\u00e9e. \u00ab\u00a0Les insectes sont tellement sensibles que tout ce qui doit \u00eatre en contact avec eux doit \u00eatre st\u00e9rilis\u00e9\u00a0\u00bb, rel\u00e8ve le DG. Une autre consigne\u00a0: ne pas se parfumer avant toute visite, au risque d\u2019\u00eatre importun\u00e9 par les mouches. A l\u2019int\u00e9rieur du local, compartiment\u00e9 en plusieurs salles, un travail de fourmis se m\u00e8ne. Nous arpentons toutes les pi\u00e8ces, sauf une. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 la cellule d\u2019irradiation est strictement interdit \u00e0 tout le monde, y compris le personnel, informe Dr Bagayogo. Seuls sont autoris\u00e9s les agents \u00e9quip\u00e9s d\u2019un lecteur biom\u00e9trique et ayant un num\u00e9ro d\u2019identification personnel et une empreinte digitale reconnue par le syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s. Ils sont \u00e9galement munis d\u2019outils de s\u00fbret\u00e9, de dosim\u00e8tres pour \u00e9viter tout risque d\u2019exposition aux substances radioactives.<\/p>\n<p>Les principaux produits finis de cette unit\u00e9 sont les dipt\u00e8res et les pupes (ndlr, sorte d\u2019\u0153ufs au stade d\u2019\u00e9closion). Une \u00e9quipe est en train de pr\u00e9parer des colis de pupes pour le S\u00e9n\u00e9gal. Dans une salle obscure et humidifi\u00e9e, les agents s\u2019affairent \u00e0 compter avec minutie les \u00ab\u00a0\u0153ufs\u00a0\u00bb des mouches. Selon le directeur de la production, Dr Abdramane Bagayogo, ces pupes seront irradi\u00e9es pour les rendre st\u00e9riles, conditionn\u00e9es dans des bo\u00eetes isothermes \u00e0 8\u00b0C et envoy\u00e9es au S\u00e9n\u00e9gal par avion. Et cela, dans le cadre d\u2019une collaboration avec ledit pays qui b\u00e9n\u00e9ficie du soutien technique et financier de l\u2019Agence internationale de l\u2019\u00e9nergie atomique (AIEA), selon lui. Certaines mouches ayant \u00e9chapp\u00e9 de leurs cages n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 se poser sur vos v\u00eatements ou \u00e0 vous chatouiller la t\u00eate mais sans aucun risque car elles sont saines. C\u2019est d\u2019ailleurs pour \u00e9viter ces emmerdements que la lumi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 \u00e9teinte, renseigne-t-on.<\/p>\n<p><strong>Supporter tous les pays ouest-africains<\/strong><\/p>\n<p>Des dires du DG Pagabeleguem, les pupes sont maintenues \u00e0 une temp\u00e9rature de 8\u00b0C \u00e0 l\u2019effet de bloquer les \u00e9mergences avant l\u2019arriv\u00e9e au S\u00e9n\u00e9gal. \u00ab\u00a0Une fois \u00e0 destination, les pupes sont gard\u00e9es dans une salle \u00e0 24\u00b0C avec une humidit\u00e9 relative de 75% et les \u00e9mergences continuent. Apr\u00e8s \u00e9mergence, les mouches sont gard\u00e9es pendant une semaine pour le traitement n\u00e9cessaire avant d\u2019\u00eatre l\u00e2ch\u00e9es sur le terrain\u00a0\u00bb, explique-t-il. A l\u2019entendre, l\u2019insectarium de Bobo-Dioulasso a un mandat de supporter tous les pays de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest et cela lui fait b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un soutien technique, mat\u00e9riel et financier de la part de l\u2019AIEA. Mais pour l\u2019instant, seul le S\u00e9n\u00e9gal qui est en phase d\u2019\u00e9radication des mouches ts\u00e9-ts\u00e9 et de la trypanosomose, avec pour principal bailleur les Am\u00e9ricains \u00e0 travers l\u2019AIEA, b\u00e9n\u00e9ficie des produits de l\u2019insectarium. C\u2019est pourquoi la production est r\u00e9gul\u00e9e en fonction des besoins. Par ce canal, ce sont des milliers de pupes qui sont transf\u00e9r\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement au <em>pays de la T\u00e9ranga<\/em>. Une aubaine pour le <em>pays des Hommes int\u00e8gres<\/em>, puisque tous les pays ne disposent pas d\u2019irradiateur, l\u2019\u00e9quipement sp\u00e9cifique qui permet de produire les insectes st\u00e9riles.<\/p>\n<p>Le l\u00e2cher de ces insectes sur le terrain, selon les sp\u00e9cialistes, a pour finalit\u00e9 de contr\u00f4ler les naissances des mouches ts\u00e9-ts\u00e9, vectrices de la maladie du sommeil et de la trypanosomose, par la r\u00e9duction de leurs populations. Les insectes m\u00e2les ainsi st\u00e9rilis\u00e9s par des rayonnements puis l\u00e2ch\u00e9s s\u2019accouplent avec les femelles sauvages\u00a0; ce qui va engendrer une\u00a0 diminution progressive, voire une \u00e9limination de la population cibl\u00e9e.<\/p>\n<p>Si on est arriv\u00e9 \u00e0 cette campagne d\u2019\u00e9radication de la mouche ts\u00e9-ts\u00e9, rapporte Dr Pagabeleguem, par ailleurs enseignant-chercheur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de D\u00e9dougou, c\u2019est qu\u2019on a constat\u00e9 une r\u00e9sistance qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e contre les traitements parasitaires administr\u00e9s aux animaux malades de la trypanosomose. A l\u2019\u00e9couter, d\u2019autres strat\u00e9gies \u00e9taient utilis\u00e9es pour lutter contre la maladie. Outre les traitements trypanocides qui ont connu par la suite le d\u00e9veloppement de r\u00e9sistance, il y a \u00e9galement la m\u00e9thode qui consiste \u00e0 \u00e9lever des animaux, la race taurine notamment,\u00a0 qui ne sont pas sensibles \u00e0 la maladie. Sauf que cette race, admet le DG de l\u2019insectarium, est faible en termes de productivit\u00e9 de lait et de viande.<\/p>\n<p><strong>Des insectes h\u00e9matophages<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est ce qui conduit les \u00e9leveurs \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer les z\u00e9bus, pourtant sensibles \u00e0 la maladie. Comme les traitements parasitaires soulagent mais ne viennent pas \u00e0 bout de la pathologie, il fallait trouver une strat\u00e9gie plus appropri\u00e9e, aux dires de Dr Pagabeleguem. \u00ab\u00a0Vu le d\u00e9veloppement de r\u00e9sistance, on s\u2019est dit qu\u2019avec la recherche, on pouvait attaquer l\u2019insecte. Puisque c\u2019est lui qui h\u00e9berge le parasite et le transmet \u00e0 l\u2019animal par sa piq\u00fbre. Si on arrive \u00e0 \u00e9liminer l\u2019insecte, on coupe du m\u00eame coup le cycle de transmission de la maladie\u00a0\u00bb, argumente-t-il.<\/p>\n<p>Le Burkina Faso a eu le privil\u00e8ge d\u2019abriter l\u2019insectarium et doit supporter les autres pays ouest-africains dans le cadre de cette lutte. La production des mouches ts\u00e9-ts\u00e9 requiert des \u00e9quipements sp\u00e9cifiques. Insectes h\u00e9matophages, leur alimentation se fait exclusivement avec le sang des animaux collect\u00e9 dans les abattoirs et pas n\u2019importe lequel. Des \u00e9claircissements apport\u00e9s par Dr Bagayogo, il ressort que le sang ainsi recueilli est irradi\u00e9 pour s\u2019assurer qu\u2019il ne contient pas de germes avant d\u2019\u00eatre transmis au laboratoire pour une analyse bact\u00e9riologique. S\u2019il est de qualit\u00e9, on le garde dans une chambre froide \u00e0 une temp\u00e9rature de moins 20 degr\u00e9s Celsius (-20\u00b0C). C\u2019est ce sang qui est pr\u00e9lev\u00e9 au fur et \u00e0 mesure pour nourrir les mouches. Sur des plaques, on fait \u00e9taler le sang qu\u2019on recouvre de membranes en silicone qui ont l\u2019aspect de peau d\u2019animal. Quelques minutes suffisent aux insectes pour s\u2019alimenter \u00e0 travers ces pellicules. A l\u2019insectarium, l\u2019hygi\u00e8ne est de rigueur. Tout le mat\u00e9riel utilis\u00e9 est soigneusement lav\u00e9 et st\u00e9rilis\u00e9 pour ne pas affecter les insectes. Dans les cages d\u2019\u00e9levage ou de production, des milliers de glossines se font entendre par leur bourdonnement ininterrompu.<\/p>\n<p>Les pontes durent trois mois \u00e0 l\u2019issue desquels les insectes sont d\u00e9truits, la plupart mourant naturellement. Pour la seule journ\u00e9e du 13 f\u00e9vrier par exemple, fait savoir le DG Pagabeleguem, 28\u00a0550 pupes ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es. Une \u00e9quipe est charg\u00e9e de cette collecte au quotidien. Dans la salle de production du module femelle, chaque cage contient 200 mouches ts\u00e9-ts\u00e9 dont 150 femelles. Ces cages sont superpos\u00e9es sur une soixantaine de charriots. C\u2019est donc une colonie de plus de 500 mille femelles qui assurent la ponte dans cette cellule. \u00ab\u00a0Il y a des moments o\u00f9 on a une colonie d\u2019un million de femelles. On r\u00e9gule la production en fonction des besoins\u00a0\u00bb, informe le DG.<\/p>\n<p><strong>Plus de l\u00e2chers au Burkina depuis la phase exp\u00e9rimentale<\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cette abondante production, le Burkina Faso n\u2019a pas encore commenc\u00e9 les l\u00e2chers des m\u00e2les st\u00e9riles des glossines sur le terrain. Depuis la phase exp\u00e9rimentale conduite par le projet PATTEC jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui, confie l\u2019enseignant d\u2019universit\u00e9, il n\u2019y a plus eu de l\u00e2chers. Cela est d\u00fb, selon lui, \u00e0 un manque de financement pour les activit\u00e9s. \u00ab\u00a0Pour aller sur le terrain, il faut du moyen roulant, des frais de mission, du carburant. Cela a un co\u00fbt que nous n\u2019arrivons pas \u00e0 supporter\u00a0\u00bb, souligne-t-il. L\u2019espoir reste tout de m\u00eame permis. En termes d\u2019\u00e9quipements de lutte, l\u2019enseignant-chercheur dit ne pas se faire trop de soucis parce que l\u2019AIEA apporte d\u00e9j\u00e0 un appui \u00e0 ce niveau et cela va se poursuivre jusqu\u2019en 2025. De plus, \u00e0 travers un projet financ\u00e9 par l\u2019Union europ\u00e9enne, l\u2019insectarium de Bobo-Dioulasso m\u00e8ne des activit\u00e9s sur tout le territoire national afin de faire la situation de la maladie et de ses vecteurs, les mouches ts\u00e9-ts\u00e9. Pour Dr Pagabeleguem, les r\u00e9sultats de ce projet leur permettront de convaincre des bailleurs pour un financement de la lutte contre la trypanosomose au Burkina Faso \u00e0 travers l\u2019utilisation de la technique de l\u2019insecte st\u00e9rile. Pour cela, il dit compter beaucoup sur le financement national pour d\u00e9marrer la lutte en attendant l\u2019accompagnement des bailleurs de fonds.<\/p>\n<p>Le DG de l\u2019insectarium a foi qu\u2019un jour la maladie sera contr\u00f4l\u00e9e au Burkina Faso mais il y a un pr\u00e9alable\u00a0: une synergie entre les pays dans la lutte pour que les glossines ne migrent pas d\u2019une zone trait\u00e9e vers une autre qui ne l\u2019a pas \u00e9t\u00e9. A ce qu\u2019il dit, il est question de d\u00e9velopper des strat\u00e9gies dans la zone PATTEC-Burkina et de faire des l\u00e2chers par sous-blocs en \u00e9voluant en tapis roulant. \u00ab\u00a0Au m\u00eame moment, on met des dispositifs de barri\u00e8res artificielles qui consistent \u00e0 d\u00e9ployer des pi\u00e8ges et des \u00e9crans impr\u00e9gn\u00e9s d\u2019insecticides \u00e0 une forte densit\u00e9 qui font que, sur cinq ou dix kilom\u00e8tres, des mouches ne peuvent pas quitter la zone non lutt\u00e9e pour celle lutt\u00e9e\u00a0\u00bb, d\u00e9taille-t-il. La premi\u00e8re phase de la PATTEC a r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9duire la densit\u00e9 des glossines de 95% et la pr\u00e9valence de la maladie sur 40\u00a0000 km\u00b2. Pourtant, elle n\u2019a pas permis d\u2019atteindre les r\u00e9sultats escompt\u00e9s, \u00e0 savoir l\u2019\u00e9limination, puisque l\u2019insectarium n\u2019\u00e9tait pas fonctionnel \u00e0 l\u2019\u00e9poque, selon le DG Pagabeleguem. \u00ab\u00a0C\u2019est depuis 2010, au moment o\u00f9 les densit\u00e9s des glossines \u00e9taient r\u00e9duites \u00e0 95%, qu\u2019on devait commencer les l\u00e2chers. Malheureusement l\u2019insectarium n\u2019a \u00e9t\u00e9 op\u00e9rationnel qu\u2019en 2016\u00a0\u00bb, confie-t-il, avant de signifier que cela a eu un impact sur l\u2019efficacit\u00e9 de la campagne.<\/p>\n<p>Vu la sp\u00e9cificit\u00e9 du travail, l\u2019insectarium est oblig\u00e9 de fonctionner comme un service \u00e0 feu continu. Pas de week-end ni de jour f\u00e9ri\u00e9 pour les agents qui doivent en outre collecter le sang dans la nuit \u00e0 l\u2019abattoir. C\u2019est pourquoi le DG souhaite qu\u2019ils soient motiv\u00e9s pour ces travaux extra-horaires r\u00e9guliers. Un personnel qualifi\u00e9 pour la maintenance des \u00e9quipements est aussi l\u2019un de ses v\u0153ux ardents.<\/p>\n<p><strong>Mady KABRE<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u00e9gendes (ph. R\u00e9mi ZOERINGRE)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Inaugur\u00e9 en 2017 par les autorit\u00e9s burkinab\u00e8 et leurs partenaires, l\u2019insectarium de Bobo-Dioulasso est encore peu connu du grand public. Pourtant, cet \u00e9tablissement unique en Afrique de l\u2019Ouest est tr\u00e8s capital dans la lutte contre la mouche ts\u00e9-ts\u00e9 et la trypanosomose. 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