{"id":1273,"date":"2022-06-09T13:37:44","date_gmt":"2022-06-09T13:37:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1273"},"modified":"2022-06-09T13:37:44","modified_gmt":"2022-06-09T13:37:44","slug":"femmes-engagees-dans-lelevage-un-leader-nomme-kouroutoumou-gariko","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/06\/09\/femmes-engagees-dans-lelevage-un-leader-nomme-kouroutoumou-gariko\/","title":{"rendered":"Femmes engag\u00e9es dans l\u2019\u00e9levage: Un leader nomm\u00e9 Kouroutoumou Gariko  \u00a0"},"content":{"rendered":"<p><strong>Au Burkina Faso, l\u2019\u00e9levage repr\u00e9sente plus d\u2019un tiers du Produit int\u00e9rieur brut (PIB) agricole. Il contribue \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle et g\u00e9n\u00e8re des devises. Bien qu\u2019il soit le monopole des hommes, des femmes se battent pour y trouver leur compte. Elles \u00e9l\u00e8vent et sont actives aussi bien dans la production que dans la transformation du lait. C\u2019est le cas des membres de l\u2019association <em>Pootal Djama<\/em>, sous le leadership de Kouroutoumou Gariko,\u00a0 \u00e0 Ouagadougou. Ainsi, pour son investissement\u00a0 au profit de la femme burkinab\u00e8, nous faisons un clin d\u2019\u0153il \u00e0 cette dame.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Kouroutoumou Gariko fait partie des personnalit\u00e9s d\u00e9sign\u00e9es par le chef de l\u2019Etat pour si\u00e9ger \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e l\u00e9gislative de Transition (ALT). On peut dire que c\u2019est le couronnement de plus d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9es d\u2019activisme pour la promotion de la femme burkinab\u00e8. Cette dame est la pr\u00e9sidente de l\u2019association <em>Pootal Djama<\/em> des productrices et transformatrices de lait qui compte aujourd\u2019hui, une cinquantaine de membres, toutes propri\u00e9taires de vaches laiti\u00e8res. Elle est active dans ce domaine depuis 1998. Elle a cr\u00e9\u00e9 sa marque, Fromagerie Gariko et collecte le lait aupr\u00e8s des membres de l\u2019association. Apr\u00e8s pasteurisation, le lait est soit conditionn\u00e9 en sachets, soit transform\u00e9 en yaourt, fromage, beurre et Gapal (un produit traditionnel fait \u00e0 base de yaourt et de farine de petit mil, tr\u00e8s pris\u00e9).<\/p>\n<p>Mme Gariko compte profiter de son passage \u00e0 l\u2019ALT pour interpeller les politiques au respect de certains engagements. Il s\u2019agit, par exemple, de l\u2019engagement de Maputo au Mozambique. En effet, en 2003, l\u2019Union africaine y a engag\u00e9 ses Etats membres \u00e0 consacrer 10% de leur budget national \u00e0 l\u2019agriculture dans les cinq ans qui suivaient. 10% du budget de chaque Etat doit \u00eatre investi dans l\u2019agriculture. Dans cette somme, 30% doivent \u00eatre affect\u00e9s aux personnes vuln\u00e9rables dont les femmes. Elle veut que ce budget de 10% soit r\u00e9ellement investi dans l\u2019agriculture et non utilis\u00e9 pour organiser des ateliers, des missions et pour l\u2019achat du carburant ou des v\u00e9hicules. <em>\u00ab\u00a0<\/em>On doit soutenir les acteurs du terrain, notamment les femmes<em>\u00a0\u00bb,<\/em> insiste-t-elle.<\/p>\n<p>Le respect de la charte de Kilimandjaro\u00a0lui tient \u00e9galement \u00a0\u00e0 c\u0153ur. \u00ab\u00a0Les femmes sont mont\u00e9es\u00a0 sur le mont Kilimandjaro\u00a0au Kenya, en 2015, pour interpeller les politiques sur leur situation. D\u2019o\u00f9 la signature d\u2019un accord stipulant l\u2019octroi de 30% des terres am\u00e9nag\u00e9es aux femmes\u00a0\u00bb, explique-t-elle. Mme Gariko pense que m\u00eame si le Burkina Faso est \u00e0 plus de 35% de p\u00e9rim\u00e8tres am\u00e9nag\u00e9s octroy\u00e9s aux femmes, beaucoup restent \u00e0 faire.\u00a0 Renforcement des capacit\u00e9s, facile acc\u00e8s aux \u00e9quipements et aux intrants, possibilit\u00e9 d\u2019avoir des cr\u00e9dits \u00e0 un taux inf\u00e9rieur \u00e0 10%, sont autant d\u2019avantages auxquels la femme n\u2019a pas encore facilement droit. Elle estime que la solution\u00a0 viendrait de la mise en \u0153uvre de bonnes politiques et strat\u00e9gies avec d\u00e9cret d\u2019application.<\/p>\n<p>Sur l\u2019acc\u00e8s de la femme \u00e0 la terre, Mme Gariko d\u00e9nonce une certaine pratique\u00a0: \u00abIl faut que les propri\u00e9taires terriens prennent en compte leurs \u00e9pouses et leurs filles dans le partage des terres. Ils doivent leur en donner au lieu de les vendre. Cela r\u00e9soudra beaucoup de probl\u00e8mes\u00bb.<\/p>\n<p>Par rapport \u00e0 la crise s\u00e9curitaire qui s\u00e9vit et qui a engendr\u00e9 plus d\u2019un million et demi de d\u00e9plac\u00e9s internes dont la majorit\u00e9 est constitu\u00e9e de femmes et d\u2019enfants, elle se dit profond\u00e9ment touch\u00e9e.\u00a0 Le plus grand souhait de cette femme battante est le retour de ces personnes sur leurs terres d\u2019origine. Elle estime que l\u2019on ne peut pas nourrir une famille avec des dons.<\/p>\n<p><strong>Les premiers pas de l\u2019activiste<\/strong><\/p>\n<p>Quant au lancement de son activit\u00e9, Mme Gariko confie que cela fait suite aux difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la m\u00e9vente du lait \u00e0 cause d\u2019une maladie bovine, une sorte de tuberculose. \u00abOn a fait un plaidoyer aupr\u00e8s du minist\u00e8re qui a abouti \u00e0 une formation dans la transformation des produits d\u00e9riv\u00e9s du lait, afin de minimiser les pertes\u00bb, dit-elle. Et depuis lors, elle a fait sa route dans le secteur de la production et de la transformation du lait. \u00abLe fait d\u2019\u00eatre l\u2019\u00e9pouse d\u2019un Peulh y a contribu\u00e9. \u00a0De\u00a0 1986 \u00e0 1987, une vieille peulh a pass\u00e9 son temps \u00e0 me conseiller d\u2019abandonner mon activit\u00e9 de vente de jus et de g\u00e2teaux pour me consacrer \u00e0 l\u2019\u00e9levage comme elle \u00bb, affirme-t-elle. Pour dire qu\u2019avec l\u2019\u00e9levage, on gagne toujours.\u00a0 Suivant les conseils de celle-ci et avec les recettes de son commerce, Mme Gariko dit acheter une vache. Et aujourd\u2019hui, elle compte une quarantaine de t\u00eates regroup\u00e9es dans une ferme, dans la zone pastorale de Yagma, \u00e0 la sortie nord de Ouagadougou.<\/p>\n<p>Des ann\u00e9es plus tard, elle arrive \u00e0 rassembler\u00a0 des femmes autour de ses id\u00e9aux et cr\u00e9e l\u2019association <em>Pootal Djama<\/em> au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 dont la base est \u00e0 Ouagadougou. L\u2019adh\u00e9sion au fur et \u00e0 mesure \u00e0 certaines structures, permet aux membres de renforcer leur capacit\u00e9. Ainsi, en 2002, <em>Pootal Djama<\/em> devient \u00a0membre de la F\u00e9d\u00e9ration des \u00e9leveurs du Burkina Faso (FEB). La m\u00eame ann\u00e9e, il adh\u00e8re \u00e0 la conf\u00e9d\u00e9ration paysanne du Faso o\u00f9 la pr\u00e9sidente est membre du coll\u00e8ge des femmes. Une position\u00a0 qui permet \u00e0 Mme Gariko de d\u00e9fendre les probl\u00e9matiques de la femme burkinab\u00e8 dont l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la terre.\u00a0 Un autre partenaire et pas des moindres, OXFAM. Cette ONG\u00a0a beaucoup apport\u00e9 dans l\u2019\u00e9volution du groupe.\u00a0 En 2009, cette structure aide \u00e0 asseoir une fa\u00eeti\u00e8re de mini laiteries <strong>: <\/strong><strong>l\u2019Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait local au Burkina (UMPL-B) \u00e0 laquelle <em>Pootal Djama<\/em> adh\u00e8re<\/strong><strong>. <\/strong>Appui financier et formations sont ses domaines d\u2019intervention. L\u2019appui de SOS Faim 2009 et du Projet d\u2019appui au d\u00e9veloppement du secteur de l\u2019\u00e9levage au Burkina Faso (PADELB) en 2011 fut d\u2019un grand apport dans la vie de l\u2019association. Avec le PADELB, un projet de plus de 248 millions F CFA dont 136 millions de subvention et un cr\u00e9dit \u00e9tal\u00e9 sur cinq ans avec un taux de 8%, est mis sur pied. Il est toujours encours et 14 femmes en sont b\u00e9n\u00e9ficiaires. Ce qui leur a permis l\u2019achat d\u2019animaux, de tricycles et la construction d\u2019\u00e9tables. \u00abChacune d\u2019entre elles a eu au moins 3 ou 4 millions F CFA de subvention\u00bb, r\u00e9v\u00e8le la pr\u00e9sidente. Sans oublier que, gr\u00e2ce au \u00a0Projet d\u2019am\u00e9lioration de la productivit\u00e9 agricole et de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire (PASPA), le groupe b\u00e9n\u00e9ficie depuis 2017 d\u2019un centre de collecte de lait, \u00e9rig\u00e9 \u00e0 Yagma.<\/p>\n<p>Une autre source de financement vient de Coris Bank qui octroie un pr\u00eat d\u2019environ 75 millions F CFA avec le soutien solidaire de garantie.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re cette femme battante, se trouve un \u00e9poux engag\u00e9, Yaya Gariko, militaire \u00e0 la retraite. Celui-ci explique qu\u2019au d\u00e9part, il ne voulait pas s\u2019en m\u00ealer. \u00abC\u2019est \u00e0 cause de la garde des animaux que je me suis inscrit moi-m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Mais je crois au destin. Quand vous le fuyez, il vous suit\u00a0\u00bb d\u00e9clare-t-il. Ainsi sur la persistance et l\u2019insistance, il s\u2019est engag\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de son \u00e9pouse. \u00ab\u00a0De fa\u00e7on intelligente, je me suis investi \u00e0 la hauteur de ce qui \u00e9tait mon devoir. Sous mon couvert et mon accord, elle participe aux rencontres nationales comme internationales.\u00a0La vie \u00e0 deux est un soutien mutuel\u00bb, indique M. Gariko. \u00ab\u00a0C\u2019est une femme engag\u00e9e et quand une femme s\u2019engage \u00e0 faire quelque chose, c\u2019est avec toute la famille\u00bb, poursuit-il.<\/p>\n<p>Les membres de l\u2019association ne tarissent pas d\u2019\u00e9loges\u00a0 en faveur de leur bienfaitrice. Car, annoncent-elles, avec son aide, elles arrivent \u00e0 subvenir aux besoins de leurs familles.<\/p>\n<p>Fatimata Ciss\u00e9 pense que le groupement est une source d\u2019opportunit\u00e9s pour elle. Elle fait de l\u2019\u00e9levage il y a plus de 20 ans et est membre de l\u2019association.\u00a0 <em>\u00ab\u00a0<\/em>De mes vaches, je peux avoir 5 \u00e0 10 litres de lait par jour que je vends \u00e0 400 F CFA le litre. Les recettes me permettent de subvenir aux besoins de ma famille, de payer les \u00e9tudes des enfants et de trouver de quoi nourrir mon troupeau. L\u2019activit\u00e9 est rentable\u00a0\u00bb<em>,<\/em> dit-elle. Quant \u00e0 Belko Tako, elle annonce que l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 <em>Pootal Djama<\/em> lui est tr\u00e8s b\u00e9n\u00e9fique. Aujourd\u2019hui, elle arrive \u00e0 s\u2019occuper de sa grande famille. \u00a0Veuve de 70 ans avec une quinzaine de personnes \u00e0 sa charge, elle a des vaches, une maison et un tricycle. \u00ab\u00a0J\u2019ai deux vaches laiti\u00e8res qui m\u2019apportent six litres de lait par jour que je vends \u00e0 Mme Gariko. Chez moi, personne ne travaille.\u00a0 Seuls les animaux travaillent\u00bb, lance-t-elle.<\/p>\n<p>A l\u2019image de toutes les \u00e9leveuses, les membres\u00a0 de <em>Pootal Djama<\/em> sont confront\u00e9s \u00e0 des difficult\u00e9s de ravitaillement d\u2019aliment pour b\u00e9tail, \u00e0 cause de son co\u00fbt \u00e9lev\u00e9. En plus de cela, rench\u00e9rit Mme Ciss\u00e9, il y a le manque de\u00a0 zone de p\u00e2turage en milieu urbain. Rouky Diallo\u00a0 indique que si les troupeaux ne sont pas dans la ferme, ils sont souvent abandonn\u00e9s en p\u00e2ture aux alentours des maisons. Toute chose qui entra\u00eene des d\u00e9sagr\u00e9ments.<\/p>\n<p>Abibata Wara<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Les engagements de Maputo <\/strong><\/p>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, dans un contexte d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire croissante, les Etats africains se sont engag\u00e9s \u00e0 accro\u00eetre leurs efforts pour l\u2019agriculture, conscients de l\u2019importance de ce secteur dans le d\u00e9veloppement \u00e9conomique, la lutte contre la pauvret\u00e9 et l\u2019am\u00e9lioration de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Pour donner corps \u00e0 cet engagement, les chefs d\u2019Etat des pays africains ont lanc\u00e9 en 2003 le Programme d\u00e9taill\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture africaine (PDDAA) qui constitue un cadre int\u00e9gr\u00e9 pour le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture. Ce programme vise \u00e0 r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et \u00e0 am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, gr\u00e2ce \u00e0 la poursuite d\u2019un taux moyen de croissance agricole annuelle de 6%. Pour stimuler l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration n\u00e9cessaire \u00e0 cette croissance, les chefs d\u2019Etat ont, dans une d\u00e9claration dite de Maputo, pris l\u2019engagement de consacrer au moins 10% de leurs d\u00e9penses publiques pour le d\u00e9veloppement agricole et rural, sur une p\u00e9riode de cinq ans. Un acte politique majeur qui devrait remettre l\u2019agriculture africaine dans les priorit\u00e9s de d\u00e9veloppement et permettre l\u2019am\u00e9lioration de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire en Afrique. Malheureusement, dix ans apr\u00e8s, tous les pays ne semblent pas avoir atteint l\u2019objectif. En effet, entre 2004 et 2010, sur 54 pays, seulement 10 ont atteint l\u2019objectif de 10%. Pire, le tiers des pays ont m\u00eame connu un recul de leurs d\u00e9penses publiques dans l\u2019agriculture sur la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p><strong>Source\u00a0: Rapport Idrissa Wade et Aminata Niang<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Habibata WARA<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au Burkina Faso, l\u2019\u00e9levage repr\u00e9sente plus d\u2019un tiers du Produit int\u00e9rieur brut (PIB) agricole. Il contribue \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle et g\u00e9n\u00e8re des devises. Bien qu\u2019il soit le monopole des hommes, des femmes se battent pour y trouver leur compte. 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