{"id":1583,"date":"2022-12-18T23:42:56","date_gmt":"2022-12-18T23:42:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1583"},"modified":"2022-12-18T23:42:56","modified_gmt":"2022-12-18T23:42:56","slug":"editorial-equite-dans-le-foncier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2022\/12\/18\/editorial-equite-dans-le-foncier\/","title":{"rendered":"Editorial : Equit\u00e9 dans le foncier"},"content":{"rendered":"<p>\u00abCes derni\u00e8res ann\u00e9es, la sp\u00e9culation fonci\u00e8re a pris une ampleur consid\u00e9rable. Sans un encadrement dans ce domaine, la soci\u00e9t\u00e9 court le risque d\u2019une violente implosion\u00bb. Cette remarque a \u00e9t\u00e9 faite par le Premier ministre, Apollinaire Ky\u00e9lem de Tamb\u00e8la, lors de sa D\u00e9claration de politique g\u00e9n\u00e9rale, le samedi 19 novembre 2022 devant l\u2019Assembl\u00e9e l\u00e9gislative de Transition (ALT).<\/p>\n<p>Ce constat, nombre de Burkinab\u00e8 l\u2019ont fait sans pour autant avoir les moyens d\u2019agir. Ils osent croire que les propos du Premier ministre sont le d\u00e9but d\u2019une solution \u00e0 la situation. Ce, d\u2019autant plus qu\u2019Apollinaire Ky\u00e9lem de Tamb\u00e8la ne s\u2019est pas content\u00e9 d\u2019exposer le probl\u00e8me mais a aussi propos\u00e9 des solutions. Il a pr\u00e9conis\u00e9, entre autres, l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la digitalisation du foncier. Ce qui permettra, selon lui, un recensement plus pr\u00e9cis des parcelles et la d\u00e9tection des anomalies.<\/p>\n<p>Il est aussi conscient que la digitalisation permettra d\u2019assainir le cadastre fiscal. A ce niveau, \u00e0 notre sens, il serait indiqu\u00e9 de mettre des garde-fous pour d\u00e9sormais limiter le nombre de parcelles qu\u2019une personne peut acqu\u00e9rir au Burkina Faso. Pourquoi pas \u00e0 deux ? C\u2019est \u00e0 la limite insultant de savoir que certaines personnes ont acquis \u00e0 leur propre compte des centaines de parcelles \u00e0 Ouagadougou et ailleurs. A ce sujet, le rapport d\u2019enqu\u00eate parlementaire de 2016 qui a fait ces r\u00e9v\u00e9lations et qui dort toujours dans les tiroirs doit \u00eatre exhum\u00e9 et exploit\u00e9 \u00e0 bon escient.<\/p>\n<p>S\u2019il y a lieu de retirer des parcelles \u00e0 des intouchables d\u2019antan, il faut le faire, ne serait-ce que pour faire esp\u00e9rer les Burkinab\u00e8 quant \u00e0 des lendemains meilleurs en ce qui concerne le foncier. Le point le plus important, sans doute, abord\u00e9 par le Premier ministre dans le domaine, aux yeux des Burkinab\u00e8, est l\u2019annonce d\u2019une \u00e9tude pour \u00e9ventuellement fixer un prix plafond des parcelles \u00e0 usage d\u2019habitation. Si cette mesure venait \u00e0 voir le jour, elle aura une r\u00e9percussion positive sur le prix d\u2019achat des parcelles, mais aussi, par ricochet, sur le co\u00fbt des loyers \u00e0 usage d\u2019habitation.<\/p>\n<p>Les petits revenus qui peinent \u00e0 trouver un logement d\u00e9cent dans les centres urbains seront soulag\u00e9s, foi de Me Ky\u00e9lem. C\u2019est ind\u00e9niable. En v\u00e9rit\u00e9, combien de Burkinab\u00e8 peuvent disposer de plusieurs millions F CFA pour s\u2019acqu\u00e9rir une parcelle dans une zone lotie \u00e0 Ouagadougou ou \u00e0 Bobo-Dioulasso ? Pour ne parler que des deux grands centres urbains du pays. M\u00eame dans les localit\u00e9s recul\u00e9es, ce n\u2019est pas \u00e9vident. Raison pour laquelle la majorit\u00e9 des Burkinab\u00e8 se rabattent sur les zones dites non loties pour construire de quoi abriter leurs petites familles.<\/p>\n<p>Il est vrai que la situation n\u2019est pas reluisante, de la faute d\u2019acteurs divers dont les populations elles-m\u00eames qui ne sont pas toujours exemptes de tout reproche. Certaines, \u00e0 force de se sp\u00e9cialiser dans la revente des parcelles, se retrouvent, au soir de leur vie, sans aucune. Apr\u00e8s avoir r\u00e9sid\u00e9 dans les \u00ab non-lotis \u00bb, elles acqui\u00e8rent des parcelles, apr\u00e8s viabilisation ou lotissement, qu\u2019elles revendent, malgr\u00e9 leur situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9. Un assainissement de la proc\u00e9dure sur toute la ligne mettra fin \u00e0 tout cela et pourra constituer un frein \u00e0 l\u2019\u00e9talement exag\u00e9r\u00e9 des centres urbains, avec son lot de probl\u00e8mes d\u2019assainissement, d\u2019\u00e9lectrification et d\u2019approvisionnement en eau potable.<\/p>\n<p>Avec une parcelle, celui qui le d\u00e9sire peut construire \u00e0 niveaux au lieu d\u2019en vouloir plusieurs pour ses r\u00e9alisations. Aussi, les superficies des terrains octroy\u00e9s peuvent \u00eatre revues. On n\u2019a pas n\u00e9cessairement besoin de 300, 400, voire 500 m2 pour construire une maison pour habiter. Sous d\u2019autres cieux, on en a de 150 m2 et les populations de ces pays ne vivent pas moins bien que les Burkinab\u00e8. Tout d\u00e9pend de la mani\u00e8re d\u2019exploitation de l\u2019espace.<\/p>\n<p>Un autre volet non moins important est le traitement \u00e0 r\u00e9server aux promoteurs immobiliers. Il faut beaucoup de rigueur et des mesures anticorruption fortes, notamment dans leur relation avec l\u2019administration publique. Chaque acteur de la chaine doit \u0153uvrer au bien-\u00eatre des Burkinab\u00e8 sans distinction.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Daniel ZONGO<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\">danielzong62@yahoo.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abCes derni\u00e8res ann\u00e9es, la sp\u00e9culation fonci\u00e8re a pris une ampleur consid\u00e9rable. Sans un encadrement dans ce domaine, la soci\u00e9t\u00e9 court le risque d\u2019une violente implosion\u00bb. 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