{"id":1687,"date":"2023-03-23T20:59:46","date_gmt":"2023-03-23T20:59:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1687"},"modified":"2023-03-23T20:59:46","modified_gmt":"2023-03-23T20:59:46","slug":"autonomisation-economique-des-femmes-arret-sur-quelques-amazones-du-business","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/03\/23\/autonomisation-economique-des-femmes-arret-sur-quelques-amazones-du-business\/","title":{"rendered":"Autonomisation \u00e9conomique des femmes: arr\u00eat sur quelques amazones du business"},"content":{"rendered":"<p><strong>Ces femmes ne c\u00e8dent pas \u00e0 la facilit\u00e9. Elles ne croisent pas les bras et attendre tout de l\u2019\u00e9poux ou du compagnon. Elles r\u00e9pondent aux noms de Claire Sawadogo, vendeuse d\u2019atti\u00e9k\u00e9, Mariam Oubda, Ramata Ou\u00e9draogo et Adjaratou Ou\u00e9draogo, coiffeuses, que nous avons rencontr\u00e9es le 14 f\u00e9vrier 2023 \u00e0 Ouagadougou. Notre choix a port\u00e9 sur elles, non pas parce qu\u2019elles sont les meilleures ou roulent sur de l\u2019or. Mais simplement \u00e0 travers elles, nous rendons hommage \u00e0 toutes celles qui se battent dans ce domaine pour acqu\u00e9rir leur autonomie financi\u00e8re en vue de prendre en charge leurs familles, leurs proches&#8230; A la faveur de la comm\u00e9moration de la Journ\u00e9e internationale des droits de la femme, le 8-Mars, nous leur faisons un clin d\u2019\u0153il. <\/strong><\/p>\n<p>La transformation du manioc en atti\u00e9k\u00e9 et d\u00e9riv\u00e9s est aujourd\u2019hui une activit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ratrice de revenus pour de nombreuses femmes burkinab\u00e8. Au regard de la qualit\u00e9 des produits, on peut dire que ce job ne semble plus avoir de secrets pour elles. M\u00eame si la disponibilit\u00e9 du manioc en tout temps pose probl\u00e8me, de la plus grande \u00e0 la plus petite productrice d\u2019atti\u00e9k\u00e9, chacune tire son \u00e9pingle du jeu. Claire Sawadogo en fait partie. Elle a fait ses premiers pas en groupe avant de voler de ses propres ailes en 2007.<\/p>\n<p>En effet, c\u2019est depuis 2002, rapatri\u00e9e de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, qu\u2019elle et ses camarades se sont lanc\u00e9es dans cette aventure. Ce sont des pionni\u00e8res dans la transformation du manioc en atti\u00e9k\u00e9. \u00ab Avec la crise qui a \u00e9clat\u00e9 en 2002 en C\u00f4te d\u2019Ivoire, de nombreux Burkinab\u00e8 sont rentr\u00e9s au pays dont de nombreuses femmes. Nous en faisons partie. Pour subvenir aux besoins de nos familles, nous avons fait de la transformation du manioc notre principale activit\u00e9. Nous nous sommes regroup\u00e9es en association\u00a0d\u00e9nomm\u00e9e Teeg Taaba, sous la direction de Sabine Nana\u00bb, d\u00e9clare-t-elle\u00a0; elle en \u00e9tait la secr\u00e9taire.<\/p>\n<p>Avec le recul, aujourd\u2019hui, elle tire son chapeau \u00e0 Sabine Nana \u00a0pour avoir eu la clairvoyance d\u2019essayer de transformer la p\u00e2te de manioc en atti\u00e9k\u00e9 avec les femmes rapatri\u00e9es. Cela a \u00e9t\u00e9 une innovation car, auparavant, c\u2019\u00e9tait directement \u00e0 partir des tubercules que cet aliment \u00e9tait fait. Bien organis\u00e9e, l\u2019association a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019accompagnements de l\u2019Etat et des ONG. Les membres en ont tir\u00e9 profit et ont pu s\u2019ins\u00e9rer, se prendre en charge, aider leurs familles et surtout payer la scolarit\u00e9 de leurs enfants.<\/p>\n<p>La femme battante, \u00e2g\u00e9e de plus de 70 ans, ne produit actuellement que sur commande. \u00ab\u00a0Avant la crise s\u00e9curitaire que nous traversons, le march\u00e9 \u00e9tait florissant. Je pouvais utiliser, par mois, 20 sacs de manioc pour pr\u00e9parer mon atti\u00e9k\u00e9. Ce n\u2019est plus le cas, mais je m\u2019en tire avec 250\u00a0000 F CFA comme chiffre d\u2019affaires\u00bb, confie-t-elle. La p\u00e2te de manioc est surtout import\u00e9e de la C\u00f4te d\u2019Ivoire, du Ghana, du B\u00e9nin et du Togo en sacs de 90 kg\u00a0 \u00e0 100 kg, au prix de 25\u00a0000 \u00e0 27\u00a0000 F CFA. Le Burkina Faso n\u2019en produit pas suffisamment. \u00abD\u2019un sac, je peux produire 15 sachets d\u2019atti\u00e9k\u00e9 \u00e0 raison de\u00a0 2 500 F CFA l\u2019unit\u00e9\u00a0\u00bb, dit-elle.<\/p>\n<p>Avant d\u2019obtenir le produit fini, la septuag\u00e9naire passe par plusieurs \u00e9tapes\u00a0: conditionner la p\u00e2te, enlever les aigreurs, les impuret\u00e9s, donner une texture (gros grains ou petits grains) avant de mettre \u00e0 la vapeur. C\u2019est un travail qui exige la rigueur, l\u2019endurance car il occupe toute la journ\u00e9e.<\/p>\n<h3>Des conseils<\/h3>\n<figure id=\"attachment_64210\" aria-describedby=\"caption-attachment-64210\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-64210\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/claire-300x203.gif?resize=300%2C203&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"203\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-64210\" class=\"wp-caption-text\">Claire Sawadogo, rapatri\u00e9e de C\u00f4te d\u2019Ivoire est l\u2019une des pionni\u00e8res&#8230;<\/figcaption><\/figure>\n<p>A entendre Mme Sawadogo, on ne peut pas se d\u00e9clarer productrice d\u2019atti\u00e9k\u00e9 du jour au lendemain. Il faut accepter se faire former afin de r\u00e9ussir la bonne transformation. \u00ab\u00a0Celle-ci ob\u00e9it \u00e0 des r\u00e8gles. Nous en avons b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la part du minist\u00e8re en charge de l\u2019agriculture, du GIZ&#8230; avec qui nous avons appris \u00e0 identifier les esp\u00e8ces de manioc, la bonne p\u00e2te, les conditions de conservation. Sans oublier la fabrication des d\u00e9riv\u00e9s du manioc tels que le tapioka, le gari, l\u2019amidon, la farine&#8230;\u00bb, affirme-t-elle. C\u2019est pourquoi elle insiste sur les pr\u00e9cautions \u00e0 prendre par rapport \u00e0 l\u2019hygi\u00e8ne et \u00e0 l\u2019assainissement. Elle s\u2019insurge contre ceux qui mettent sur le march\u00e9 des produits de mauvaise qualit\u00e9, moins cher.<\/p>\n<p>Son m\u00e9tier de transformatrice lui a permis, en plus de supporter les charges de sa famille, d\u2019acqu\u00e9rir une parcelle mise en valeur avec la contribution de ses enfants. Claire Sawadogo pense que la plus grande difficult\u00e9 est relative \u00e0 l\u2019approvisionnement\u00a0en p\u00e2te. La demande est forte aussi bien au Burkina Faso que dans les pays voisins. Une r\u00e9alit\u00e9 qui fait souvent grimper le prix du sac de 100 kg \u00e0 35 000 F CFA. Afin de surmonter cette difficult\u00e9, elle croit que la solution viendrait de la concr\u00e9tisation \u00e0 grande \u00e9chelle des r\u00e9sultats obtenus par les chercheurs burkinab\u00e8\u00a0 sur le manioc.<\/p>\n<p>Elle pense surtout \u00e0 la nouvelle vari\u00e9t\u00e9 V5 d\u00e9velopp\u00e9e par l&rsquo;Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles (INERA). La femme battante souhaite agrandir l\u2019unit\u00e9 de production et faire du s\u00e9chage. Elle pense que la fili\u00e8re est porteuse. C\u2019est pourquoi elle demande \u00e0 celles qui ont les moyens d\u2019accompagner les producteurs de manioc. \u00ab\u00a0Car ce sont des centaines de tonnes de manioc par mois qui entrent dans la transformation. L\u2019installation de syst\u00e8mes d\u2019irrigation dans les champs de manioc aidera \u00e0 booster cette fili\u00e8re. C\u2019est une voie pour atteindre l\u2019autosuffisance alimentaire dans notre pays \u00bb, avoue-t-elle.<\/p>\n<p>Avec le poids de l\u2019\u00e2ge, la pionni\u00e8re a pr\u00e9par\u00e9 la rel\u00e8ve.\u00a0C\u2019est ainsi que certains pans de son activit\u00e9, comme l\u2019\u00e9coulement, la commande de la mati\u00e8re premi\u00e8re sont g\u00e9r\u00e9s par un de ses fils. Au-del\u00e0 du cercle familial, elle se dit dispos\u00e9e \u00e0 partager ses connaissances. Elle invite toutes celles qui veulent s\u2019engager dans la transformation du manioc \u00e0 prendre<\/p>\n<figure id=\"attachment_64213\" aria-describedby=\"caption-attachment-64213\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-64213\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/tatouage-300x203.gif?resize=300%2C203&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"203\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-64213\" class=\"wp-caption-text\">Des mains tatou\u00e9es.<\/figcaption><\/figure>\n<p>attache avec les sp\u00e9cialistes. Des dames \u00ab\u00a0retoucheuses de beaut\u00e9 \u00bb\u00a0 Coiffure, tatouage, manucure, p\u00e9dicure, pose d\u2019ongles et de cils sont des activit\u00e9s auxquelles s\u2019adonnent des milliers de femmes au Burkina Faso.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 elles ces soins sont vulgaris\u00e9s et devenus accessibles \u00e0 tous. Sources de revenus non n\u00e9gligeables, ces activit\u00e9s sortent les praticiennes de l\u2019oisivet\u00e9. On rencontre ces \u00ab\u00a0retoucheuses\u00a0\u00bb dans presque tous les march\u00e9s de Ouagadougou. On les trouve par exemple du c\u00f4t\u00e9 nord du grand march\u00e9, Rood-Wooko, occupant, de fa\u00e7on anarchique, des espaces. Pour avoir une id\u00e9e de ce qu\u2019elles font, nous avons cibl\u00e9 trois d\u2019entre elles.<\/p>\n<p>Localis\u00e9es au fond d\u2019un petit march\u00e9, \u00abCourse yaar\u00bb sis \u00e0 quelques jets de pierres de la Cit\u00e9 AN III de la capitale Ouagadougou, Mariam Oubda, Ramata Ou\u00e9draogo et Adjaratou Ou\u00e9draogo, ont choisi d\u2019apporter un plus \u00e0 la beaut\u00e9 des femmes. Elles se donnent pour d\u00e9fi de rendre plus \u00e9l\u00e9gante toute personne qui les sollicite. Install\u00e9es dans des bicoques de 5 \u00e0 8 m2 de superficie, elles sont r\u00e9put\u00e9es pour leurs talents dans les tresses africaines, les plaquages, les tissages, la pose d\u2019ongles, le tatouage&#8230; \u00abJe me suis install\u00e9e ici depuis 2008. Je vends des m\u00e8ches,\u00a0 confectionne des perruques, fais la pose d\u2019ongles et de cils\u00bb, confie Mariam Oubda.<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par la coiffure depuis que j\u2019\u00e9tais jeune. Au fur et \u00e0 mesure que je grandissais, j\u2019apprenais et je me suis ainsi am\u00e9lior\u00e9e. Aujourd\u2019hui, je peux dire que la coiffure n\u2019a plus de secret pour moi\u00bb, poursuit-elle. Aid\u00e9e de sa s\u0153ur, son travail d\u00e9marre tous les jours autour de 8 heures et prend fin aux environs de 18 heures. Elle croit comme fer \u00e0 ses talents et pense qu\u2019au sortir de son salon, les b\u00e9n\u00e9ficiaires de ses prestations sont toujours satisfaites avec sourire aux l\u00e8vres.<\/p>\n<figure id=\"attachment_64211\" aria-describedby=\"caption-attachment-64211\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-64211\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/claires-300x163.gif?resize=300%2C163&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"163\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-64211\" class=\"wp-caption-text\">&#8230; dans la transformation du manioc en atti\u00e9k\u00e9 au Burkina Faso.<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00abLes prix de mes prestations varient d\u2019une coiffure \u00e0 une autre. Par exemple, je fais le tissage simple d\u2019un paquet \u00e0 2\u00a0000 F CFA et la pose d\u2019ongles ou de cils \u00e0 partir de 1\u00a0000 F CFA\u00bb, annonce-t-elle. Sur la recette journali\u00e8re, elle reste \u00e9vasive. \u00ab\u00a0Je gagne au moins 5 000 F CFA\u00a0\u00bb, lance-t-elle. Les bonnes affaires, c\u2019est la p\u00e9riode des f\u00eates. Surtout celles de fin d\u2019ann\u00e9e. A cette occasion, elle peut se retrouver avec une recette de 500\u00a0000 F CFA et m\u00eame plus.\u00a0 \u00ab\u00a0Ce m\u00e9tier me permet de prendre en charge ma famille car je suis m\u00e8re de quatre enfants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>De temps en temps, elle se rend au Nig\u00e9ria ou au Togo pour s\u2019approvisionner en m\u00e8ches et en perruques. \u00abCe sont des m\u00e8ches naturelles de bonne qualit\u00e9 dont le prix varie de 25\u00a0000 \u00e0 300\u00a0000 F CFA l\u2019unit\u00e9. Des clientes aiment et n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 les prendre soit cash, soit \u00e0 cr\u00e9dit\u00bb, se r\u00e9jouit-elle. A notre pr\u00e9sence, une cliente est pass\u00e9e r\u00e9server deux perruques de 150\u00a0000 F CFA. Ramata Ou\u00e9draogo, elle, tire surtout profit des tresses africaines, des plaquages, des tissages. Voisine directe de Mariam Oubda, elle d\u00e9clare avoir appris ce boulot avec une femme bwaba.<\/p>\n<p>Et cela fait presque 10 ans qu\u2019elle dit \u00eatre install\u00e9e dans ce march\u00e9. Elle a les m\u00eames horaires de travail que sa voisine. \u00abC\u2019est un m\u00e9tier qui me pla\u00eet et je m\u2019en sors bien. Je fais le tissage d\u2019un paquet \u00e0 1 500 F CFA et la perruque \u00e0 2000 F CFA le paquet\u00bb. H\u00e9sitante, elle livre qu\u2019en p\u00e9riodes de f\u00eates de fin d\u2019ann\u00e9e, elle arrive \u00e0 encaisser autour de 100\u00a0000 F CFA. Quant \u00e0 Adjaratou Ou\u00e9draogo, elle, d\u00e9montre ses talents dans la pose d\u2019ongles artificiels, de tatouages et autres.<\/p>\n<p>Mari\u00e9e et m\u00e8re de deux enfants, elle confie \u00eatre dans le m\u00e9tier depuis 15 ans. Elle explique\u00a0: \u00ab\u00a0mon travail consiste \u00e0 fixer les cils, \u00e0 faire des tatouages sur les sourcils, les mains et les pieds. Je contribue \u00e0 rendre la femme plus s\u00e9duisante. S\u00e9duisante par le regard gr\u00e2ce aux cils et le contour des sourcils renforc\u00e9\u00a0\u00bb. Le prix de son tatouage varie de 3 000 \u00e0 12\u00a0000 F CFA, et les cils de 500 \u00e0 1\u00a0000 F CFA. Assist\u00e9e de 3 filles, elle affirme se retrouver avec au moins 200\u00a0000 F CFA comme recettes pendant les f\u00eates de fin d\u2019ann\u00e9e. Mme Ou\u00e9draogo se montre rassurante sur son m\u00e9tier\u00a0: \u00ab\u00a0Le travail impose une certaine rigueur et savoir-faire.<\/p>\n<p>J\u2019utilise chaque fois une nouvelle lame pour tracer le contour des sourcils. La prudence est de mise afin de ne pas blesser les demandeuses\u00a0\u00bb. Ces vaillantes dames doivent surmonter quelques difficult\u00e9s. Maux de dos et de cou, c\u00e9phal\u00e9es, courbatures, engourdissement de pieds, fatigue g\u00e9n\u00e9rale sont les ennuis de sant\u00e9 auxquelles elles font r\u00e9guli\u00e8rement face. Elles rel\u00e8vent aussi la pr\u00e9f\u00e9rence des femmes pour les perruques. Une r\u00e9alit\u00e9 qui porte un coup \u00e0 leur gain. \u00ab\u00a0Avec ce syst\u00e8me, nos clientes se rar\u00e9fient car elles n\u2019ont plus besoin de coiffures ch\u00e8res. Elles se nattent simplement et portent la perruque dessus\u00bb, regrette Ramata Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p>Les projets ne manquent pas pour nos battantes artistes. Toutes veulent agrandir leur salon ou obtenir un deuxi\u00e8me pour exposer, en plus des m\u00e8ches, des produits cosm\u00e9tiques, des pagnes&#8230; Mariam Oubda veut aller au-del\u00e0 des pays voisins. Elle veut s\u2019\u00e9loigner jusqu\u2019en Chine ou aux Emirats arabes unis (Douba\u00ef) pour faire ses achats.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Habibata WARA <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces femmes ne c\u00e8dent pas \u00e0 la facilit\u00e9. Elles ne croisent pas les bras et attendre tout de l\u2019\u00e9poux ou du compagnon. Elles r\u00e9pondent aux noms de Claire Sawadogo, vendeuse d\u2019atti\u00e9k\u00e9, Mariam Oubda, Ramata Ou\u00e9draogo et Adjaratou Ou\u00e9draogo, coiffeuses, que nous avons rencontr\u00e9es le 14 f\u00e9vrier 2023 \u00e0 Ouagadougou. 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