{"id":1771,"date":"2023-06-21T22:23:15","date_gmt":"2023-06-21T22:23:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1771"},"modified":"2023-06-21T22:28:53","modified_gmt":"2023-06-21T22:28:53","slug":"production-de-la-patate-sur-la-plaine-de-la-leraba-une-intruse-qui-force-ladmiration","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/06\/21\/production-de-la-patate-sur-la-plaine-de-la-leraba-une-intruse-qui-force-ladmiration\/","title":{"rendered":"Production de la patate sur la plaine de la L\u00e9raba : une intruse qui force l\u2019admiration"},"content":{"rendered":"<p><strong>Avec un potentiel de 1 500 hectares, la plaine de la L\u00e9raba, dans la r\u00e9gion des Cascades, compte 410 hectares am\u00e9nag\u00e9s. Les principales cultures qui sont inscrites dans le cahier des charges sont le riz, le ma\u00efs et les productions maraich\u00e8res. Mais pour des questions de rentabilit\u00e9, la patate douce s\u2019est invit\u00e9e et force l\u2019admiration sur la plaine. De nos jours, elle est en passe de ravir la vedette aux sp\u00e9culations dites officielles. <\/strong><\/p>\n<p>A un jet de pierre du canal principal, ce mardi 16 mai 2023, Mamadou Vounvans\u00e9 Soura s\u2019active dans son champ de patate douce. Casquette sur la t\u00eate pour se prot\u00e9ger des rayons solaires et \u00e0 l\u2019aide de sa daba, il inspecte les buttes les unes apr\u00e8s les autres afin de les d\u00e9barrasser des plantes adventices. Nous sommes sur la plaine am\u00e9nag\u00e9e de la L\u00e9raba, sise dans la commune de Douna, r\u00e9gion des Cascades.<\/p>\n<p>Ce matin-l\u00e0, M. Soura est \u00e0 son troisi\u00e8me passage pour lutter contre les herbes ind\u00e9sirables. Apr\u00e8s ce travail de nettoyage, il lui reste \u00e0 appliquer l\u2019engrais min\u00e9ral avant d\u2019esp\u00e9rer une bonne moisson. Cela fait une d\u00e9cennie que Mamadou \u00ab bosse \u00bb sur la plaine sur une superficie de 0,25 hectare (ha). Selon le cahier des charges en vigueur \u00e0 la plaine, la production doit \u00eatre focalis\u00e9e sur les c\u00e9r\u00e9ales, notamment le riz et le ma\u00efs, et les cultures maraich\u00e8res. Mais contre toute attente, \u00e0 l\u2019image des autres producteurs, M. Soura a opt\u00e9 pour une autre culture, plus b\u00e9n\u00e9fique, \u00e0 l\u2019\u00e9couter.<\/p>\n<p>En effet, il a introduit la patate douce dans ses activit\u00e9s agricoles ; ce qui est en d\u00e9phasage avec le r\u00e8glement int\u00e9rieur du p\u00e9rim\u00e8tre irrigu\u00e9. Cette aventure dure maintenant depuis six saisons et il dit s\u2019en tirer \u00e0 bon compte. Sur sa parcelle, le sexag\u00e9naire alterne la production de la patate douce \u00e0 celle du ma\u00efs et de l\u2019oignon. Pour le riz, il l\u2019a essay\u00e9 une et une seule fois avant de d\u00e9chanter. La raison est que sa parcelle est situ\u00e9e sur une c\u00f4te et que l\u2019eau n\u2019y reste pas longtemps apr\u00e8s l\u2019irrigation.<\/p>\n<p>Si M. Soura a mis l\u2019accent sur la patate douce, mentionne-t-il, c\u2019est parce qu\u2019elle est nettement plus rentable que le ma\u00efs et le riz. Pour cette campagne agricole s\u00e8che, toute sa parcelle est peupl\u00e9e de buttes rondes sur lesquelles rampent des tiges de patate. Les<\/p>\n<figure id=\"attachment_1774\" aria-describedby=\"caption-attachment-1774\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1774\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/06\/21\/production-de-la-patate-sur-la-plaine-de-la-leraba-une-intruse-qui-force-ladmiration\/intruse2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?fit=787%2C520&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,520\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"intruse2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Les rendements de la patate tournent autour de 27 tonnes \u00e0 l\u2019hectare \u00e0 Douna.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?fit=300%2C198&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?fit=696%2C460&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1774\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2-300x198.gif?resize=300%2C198&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"198\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?resize=768%2C507&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?resize=696%2C460&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?resize=636%2C420&amp;ssl=1 636w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse2.gif?resize=741%2C486&amp;ssl=1 741w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1774\" class=\"wp-caption-text\">Les rendements de la patate tournent autour de 27 tonnes \u00e0 l\u2019hectare \u00e0 Douna.<\/figcaption><\/figure>\n<p>bordures du champ sont d\u00e9limit\u00e9es par des haies vives de manioc comme pour le prot\u00e9ger des intemp\u00e9ries. Sur la rentabilit\u00e9, Mamadou pr\u00e9f\u00e8re \u00eatre pragmatique. \u00ab Apr\u00e8s les r\u00e9coltes, je peux gagner 50 sacs de 50 kg de patate.<\/p>\n<p>Cette production peut me permettre d\u2019empocher, apr\u00e8s la vente, entre 200 et 250 000 F CFA \u00bb, d\u00e9voile-t-il. En revanche, fait-il remarquer, si le ma\u00efs est produit sur la m\u00eame parcelle, il ne peut exc\u00e9der quatre sacs de 100 kg. \u00ab Si par exemple le sac co\u00fbte 16 000 F CFA, je me retrouve avec 64 000 F CFA. Donc insignifiant \u00bb, estime Mamadou.<\/p>\n<h3>Impos\u00e9e pour ses retomb\u00e9es \u00e9conomiques<\/h3>\n<p>Tout comme M. Soura, ils sont nombreux les producteurs qui ont introduit la patate douce dans leurs activit\u00e9s agricoles, au grand dam des responsables de la plaine. Selon ces derniers, les tubercules n\u2019\u00e9taient pas inscrits dans le cahier des charges de la plaine. \u00ab L\u2019objectif premier du p\u00e9rim\u00e8tre irrigu\u00e9 est la production c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re dont le riz et le ma\u00efs.<\/p>\n<p>La patate douce s\u2019est invit\u00e9e au regard de ses rendements \u00e9conomiques \u00bb, explique l\u2019agronome du Projet d\u2019am\u00e9nagement et de valorisation de la plaine de la L\u00e9raba (PAVAL), Boureima Kafando. Il pr\u00e9cise que c\u2019est autour de 2002 que la patate a commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019introduire \u00e0 la plaine. De nos jours, elle est en passe de supplanter les cultures qui sont officiellement accept\u00e9es.<\/p>\n<p>Le producteur Alphonse Djiguirbi\u00e9 Siri, pr\u00e9sent sur la plaine depuis 1987, reconnait que les d\u00e9buts de l\u2019introduction de la patate n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 faciles. \u00ab La lutte a \u00e9t\u00e9 farouche avec les techniciens de la plaine pour qu\u2019on nous accepte la patate \u00bb, se souvient-il. Drissa Coulibaly a 66 ans dont 12 sur la plaine en tant que producteur de ma\u00efs. Cela fait une d\u00e9cennie qu\u2019il a choisi d\u2019exp\u00e9rimenter la patate, en l\u2019alternant avec le ma\u00efs sur sa parcelle de 0,80 ha.<\/p>\n<p>Drissa s\u2019est tourn\u00e9 vers cette culture pour les m\u00eames raisons de rentabilit\u00e9. \u00ab Ce sont des camions de 10 ou 15 tonnes qui viennent charger mes patates et je peux avoir 1 250 000 F CFA par vente. Apr\u00e8s d\u00e9duction des d\u00e9penses, je me retrouve parfois avec un b\u00e9n\u00e9fice net de 500 000 F CFA \u00bb, indique-t-il. Pour lui aussi, la production de la patate est moins contraignante et b\u00e9n\u00e9fique que celle du ma\u00efs. Alassane Soura, producteur sur la plaine depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es dont sept dans la culture de la patate, ne dira pas le contraire. Sur son p\u00e9rim\u00e8tre de 0,40 ha, il arrive \u00e0 faire des merveilles.<\/p>\n<p>\u00ab Quand je produis la patate, je peux avoir entre 800 mille et 1 million F CFA alors que le ma\u00efs me rapporte environ 300 000 F CFA \u00bb, compare-t-il. Au vu de ces r\u00e9sultats, M. Soura<\/p>\n<figure id=\"attachment_1775\" aria-describedby=\"caption-attachment-1775\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1775\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/06\/21\/production-de-la-patate-sur-la-plaine-de-la-leraba-une-intruse-qui-force-ladmiration\/intruse4\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4.gif?fit=787%2C525&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,525\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"intruse4\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Mamadou Vounvans\u00e9 Soura dit engranger des b\u00e9n\u00e9fices \u00e9normes&lt;br \/&gt;\ndans la production de la patate.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4.gif?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4.gif?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1775\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4-300x200.gif?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4.gif?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4.gif?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4.gif?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4.gif?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse4.gif?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1775\" class=\"wp-caption-text\">Mamadou Vounvans\u00e9 Soura dit engranger des b\u00e9n\u00e9fices \u00e9normes<br \/>dans la production de la patate.<\/figcaption><\/figure>\n<p>clame que le choix ne souffre plus d\u2019aucun d\u00e9bat. Avec sa petite exp\u00e9rience de cinq ans dans la production de la patate douce, Alphonse Djiguirbi\u00e9 Siri se r\u00e9jouit de pouvoir joindre les deux bouts. Sur son terrain de 0,91 ha, il cultive le ma\u00efs en saison s\u00e8che et les tubercules en hivernage.<\/p>\n<p>Sa production de patate se situe entre 20 et 25 tonnes par campagne. A la vente, ce sont des camions de 10 tonnes qui constituent l\u2019unit\u00e9 de mesure. A l\u2019entendre, les prix ont chut\u00e9 cette ann\u00e9e et le chargement a co\u00fbt\u00e9 entre 1 et 1 million 250 mille F CFA. Alors que les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, avance M. Siri, le m\u00eame chargement se vendait entre 2,5 et 3 millions F CFA.<\/p>\n<h3>Une forme de r\u00e9signation<\/h3>\n<p>Au fil du temps, la patate douce s\u2019est impos\u00e9e sur la plaine de la L\u00e9raba. Sur les 120 producteurs, rares sont ceux qui ne l\u2019ont pas encore exp\u00e9riment\u00e9e. Mieux, certains sont devenus des v\u00e9t\u00e9rans dans la production de ce tubercule. Sanaba Siri, 64 ans, travaille sur la plaine depuis 1988. Il fait partie de ceux qui ont \u00ab bataill\u00e9 dur \u00bb pour que la patate soit admise sur le p\u00e9rim\u00e8tre irrigu\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Les responsables de la plaine voulaient qu\u2019on produise uniquement le riz et le ma\u00efs. Nous leur avons demand\u00e9 de nous laisser ins\u00e9rer la patate pour subvenir \u00e0 nos besoins \u00bb, souligne-t-il. De nos jours, les techniciens de la plaine semblent s\u2019accommoder de la situation. Du reste, ils sont m\u00eame dispos\u00e9s \u00e0 accompagner les producteurs afin de booster davantage leurs rendements. \u00ab Nous sommes en pourparlers pour voir comment introduire la culture de la patate dans le cahier des charges.<\/p>\n<p>Au regard de ses retomb\u00e9es \u00e9conomiques, elle peut \u00eatre promue \u00bb, affirme l\u2019agronome du PAVAL. Mais, s\u2019empresse-t-il de pr\u00e9venir, il faudrait faire des rotations et ne pas produire la patate en continu. Dans cette dynamique, le PAVAL oriente d\u00e9j\u00e0 les producteurs vers des sols adapt\u00e9s \u00e0 la culture de la patate, tout en leur apportant des engrais min\u00e9raux \u00e0 prix subventionn\u00e9s. \u00ab Nous avons pr\u00e8s de 100 ha dans une zone sableuse, propice \u00e0 la production de la patate douce. Ceux qui veulent se lancer dans cette culture vont \u00eatre orient\u00e9s vers cette zone \u00bb, r\u00e9v\u00e8le Boureima Kafando.<\/p>\n<p>Concernant les engrais, il assure qu\u2019une grande quantit\u00e9 est en cours d\u2019acquisition au niveau du PAVAL et que probablement dans la premi\u00e8re quinzaine du mois de juin, les producteurs pourront \u00eatre servis. D\u00e9j\u00e0, les statistiques fournies par le PAVAL indiquent que la patate douce a le vent en poupe sur le p\u00e9rim\u00e8tre irrigu\u00e9. Selon M. Kafando, elle peut occuper la premi\u00e8re ou la deuxi\u00e8me place en fonction des campagnes. A titre illustratif, pour la campagne humide 2021-2022, la plaine a eu 178,25 ha d\u2019emblavures de patate douce pour une production de 4 884,05 tonnes, soit un rendement de 27,4 tonnes \u00e0 l\u2019hectare.<\/p>\n<p>En campagne s\u00e8che de la m\u00eame ann\u00e9e, 141,83 ha ont \u00e9t\u00e9 emblav\u00e9s pour une production de 3 297,54 tonnes de patate. Pour la campagne humide 2022-2023, la superficie emblav\u00e9e \u00e9tait de 172, 89 ha pour 3 781,10 tonnes de patate. Au constat, les superficies<\/p>\n<p>emblav\u00e9es et les quantit\u00e9s de patate produites vont crescendo d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e. En revanche, pour le ma\u00efs, les emblavures sont en de\u00e7\u00e0.<\/p>\n<p>Pour la campagne humide 2021-2022, les superficies emblav\u00e9es du ma\u00efs \u00e9taient de 93,92 ha pour une production de 305,24 tonnes, soit un rendement de 3,25 tonnes \u00e0 l\u2019hectare.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1776\" aria-describedby=\"caption-attachment-1776\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1776\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/06\/21\/production-de-la-patate-sur-la-plaine-de-la-leraba-une-intruse-qui-force-ladmiration\/intruse5\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5.gif?fit=787%2C525&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,525\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"intruse5\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Pour Sanaba Siri, l\u2019introduction de la patate \u00e0 la plaine n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 facile.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5.gif?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5.gif?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1776\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5-300x200.gif?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5.gif?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5.gif?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5.gif?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5.gif?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse5.gif?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1776\" class=\"wp-caption-text\">Pour Sanaba Siri, l\u2019introduction de la patate \u00e0 la plaine n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 facile.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pour la campagne s\u00e8che de la m\u00eame ann\u00e9e, il y avait 109,08 ha emblav\u00e9s pour une production de 405,77 tonnes.<\/p>\n<h3>Un produit difficile \u00e0 conserver<\/h3>\n<p>Quid de l\u2019\u00e9coulement de la patate douce ? La plupart des producteurs ne semblent pas satisfaits des prix auxquels leurs tubercules sont c\u00e9d\u00e9s. Le produit \u00e9tant p\u00e9rissable, beaucoup sont oblig\u00e9s de le livrer \u00e0 vil prix pour ne pas subir des pertes. \u00ab C\u2019est l\u2019acheteur qui impose son prix. A un moment donn\u00e9, on n\u2019a pas le choix que de brader notre patate, parce qu\u2019il est difficile de la conserver \u00bb, se lamente Drissa Coulibaly.<\/p>\n<p>Sanaba Siri d\u00e9nonce aussi cette forme de prise en otage de leur production qui, en principe, devrait leur rapporter de gros sous. A entendre les producteurs, les acheteurs viennent principalement du Mali, situ\u00e9 \u00e0 une soixantaine de kilom\u00e8tres de la plaine. L\u2019achat se fait bord champ et la patate est charg\u00e9e dans des camions de 10 tonnes, sans \u00eatre pes\u00e9e. Le prix du chargement est n\u00e9goci\u00e9 entre le producteur et l\u2019acheteur.<\/p>\n<p>Une situation que regrette Alphonse Djiguirbi\u00e9 Siri car, soup\u00e7onne-t-il, rien n\u2019indique que le chargement du camion ne d\u00e9passe pas 10 tonnes. A d\u00e9faut de voir des commer\u00e7ants burkinab\u00e8 venir prendre leur patate, il plaide pour la construction d\u2019un comptoir d\u2019achat hors de la plaine, \u00e0 leur profit. M. Siri pense que c\u2019est \u00e0 ce prix qu\u2019on pourra \u00e9viter les achats bord champ et permettre aux producteurs de patate de s\u2019imposer face aux acheteurs maliens.<\/p>\n<p>Boureima Kafando du PAVAL rench\u00e9rit en disant qu\u2019il faut aussi penser \u00e0 la transformation du tubercule au niveau local. \u00ab Cela nous \u00e9vitera d\u2019exporter le produit brut \u00e0 vil prix \u00bb, se convainc-t-il. Outre ces difficult\u00e9s d\u2019\u00e9coulement, les producteurs font aussi face aux ennemis des cultures, notamment les n\u00e9matodes qui attaquent souvent les tubercules. Ce sont parfois de grosses quantit\u00e9s de patate qui sont perdues apr\u00e8s les r\u00e9coltes. Deux vari\u00e9t\u00e9s de patate douce sont produites sur la plaine de Douna.<\/p>\n<p>L\u2019une \u00e0 chair et \u00e0 peau blanches et l\u2019autre \u00e0 chair blanche et \u00e0 peau rouge. Pour la patate douce \u00e0 chair orange, elle reste introuvable sur le p\u00e9rim\u00e8tre irrigu\u00e9. En plus de r\u00e9habiliter les 410 ha, am\u00e9nag\u00e9s entre 1985 et 1987, le PAVAL qui court de 2020 \u00e0 2024 a pour ambition d\u2019am\u00e9nager plus de 1 000 autres hectares.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Mady KABRE<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec un potentiel de 1 500 hectares, la plaine de la L\u00e9raba, dans la r\u00e9gion des Cascades, compte 410 hectares am\u00e9nag\u00e9s. Les principales cultures qui sont inscrites dans le cahier des charges sont le riz, le ma\u00efs et les productions maraich\u00e8res. Mais pour des questions de rentabilit\u00e9, la patate douce s\u2019est invit\u00e9e et force l\u2019admiration [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1773,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[83,89],"tags":[425,424,422,362,423,152],"class_list":{"0":"post-1771","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-agriculture","8":"category-la-une-site","9":"tag-admiration","10":"tag-intruse","11":"tag-leraba","12":"tag-patate","13":"tag-plaine","14":"tag-production"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/06\/intruse.gif?fit=787%2C525&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-sz","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1771","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1771"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1771\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1773"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1771"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1771"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1771"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}