{"id":1851,"date":"2023-08-17T20:14:43","date_gmt":"2023-08-17T20:14:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1851"},"modified":"2023-08-17T20:27:13","modified_gmt":"2023-08-17T20:27:13","slug":"production-fourragere-dans-les-hauts-bassins-un-rempart-contre-les-conflits-agriculteurs-eleveurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/08\/17\/production-fourragere-dans-les-hauts-bassins-un-rempart-contre-les-conflits-agriculteurs-eleveurs\/","title":{"rendered":"Production fourrag\u00e8re dans les Hauts-Bassins : un rempart contre les conflits agriculteurs-\u00e9leveurs"},"content":{"rendered":"<p><strong>Jadis n\u00e9glig\u00e9e, la culture du fourrage semble avoir le vent en poupe, de nos jours, dans la r\u00e9gion des Hauts-Bassins. Depuis 2019, des \u00e9leveurs de neuf coop\u00e9ratives se sont lanc\u00e9s dans la production intensive du fourrage en vue d\u2019am\u00e9liorer l\u2019alimentation de leurs animaux. Par cette activit\u00e9, ils contribuent non seulement \u00e0 augmenter la productivit\u00e9 en lait de leurs vaches en saison s\u00e8che mais aussi \u00e0 juguler les conflits entre eux et les agriculteurs par le maintien du b\u00e9tail dans les enclos.<\/strong><\/p>\n<p>En cette matin\u00e9e du 12 juillet 2023, Kimidougou pr\u00e9sente le visage d\u2019une bourgade fant\u00f4me. Les habitants de ce hameau de culture relevant du village de Dafinso, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie-nord de Bobo-Dioulasso, dans les Hauts-Bassins, se sont vid\u00e9s de leurs concessions pour se retrouver dans les champs. La campagne agricole humide bat son plein dans la r\u00e9gion. Pendant que certains sont d\u00e9j\u00e0 au sarclage, d\u2019autres s\u2019activent toujours dans le labour et les semis. Idrissa Barry, la cinquantaine r\u00e9volue, s\u2019est install\u00e9 dans la localit\u00e9 depuis plus de deux d\u00e9cennies.<\/p>\n<p>Outre sa casquette d\u2019\u00e9leveur, M. Barry est un agriculteur chevronn\u00e9. Aux alentours de son domicile, des cultures de ma\u00efs et de sorgho se disputent l\u2019espace. La particularit\u00e9 de Idrissa est qu\u2019il n\u2019est pas un simple producteur de c\u00e9r\u00e9ales. Il \u00e9volue \u00e9galement dans la production du fourrage, un \u00e9l\u00e9ment indispensable dans l\u2019alimentation de ses b\u00eates. Une partie de l\u2019espace qui ceint sa concession est occup\u00e9e par le sorgho (encore appel\u00e9 Grinka) et le ma\u00efs fourragers qui sont au stade de montaison.<\/p>\n<p>M. Barry confie \u00eatre dans la culture fourrag\u00e8re depuis pr\u00e8s de 20 ans, m\u00eame si elle n\u2019est pas faite \u00e0 grande \u00e9chelle. Mais sa production s\u2019est accrue ces quatre derni\u00e8res ann\u00e9es. Gr\u00e2ce \u00e0 un r\u00e9cent sarclage, ses plantes fourrag\u00e8res ont l\u2019air de bien s\u2019\u00e9panouir au regard de leur physionomie. D\u00e9j\u00e0, l\u2019\u00e9leveur-producteur s\u2019inqui\u00e8te pour les ennemis des cultures, notamment des chenilles qui ont commenc\u00e9 \u00e0 attaquer les feuilles de ses plantes.<\/p>\n<p>Pourtant, le sp\u00e9cialiste des cultures fourrag\u00e8res, Dr Souleymane Ou\u00e9draogo de l\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles (INERA) de Farako-B\u00e2, se veut rassurant. \u00ab Les herbac\u00e9es n\u2019ont pas besoin d\u2019\u00eatre trait\u00e9es parce qu\u2019elles ont leur m\u00e9canisme de d\u00e9fense contre les ennemis des cultures.<\/p>\n<h3>Manque d\u2019espace de production<\/h3>\n<p>Quand elles sont au stade jeune, il peut arriver que des chenilles attaquent leurs feuilles mais avec les pluies, \u00e7a passe \u00bb, \u00e9claire-t-il. L\u00e0 o\u00f9 c\u2019est d\u00e9licat, fait savoir le chercheur, c\u2019est au niveau des l\u00e9gumineuses \u00e0 double usage (alimentaire et fourrag\u00e8re) telles que le<\/p>\n<figure id=\"attachment_1854\" aria-describedby=\"caption-attachment-1854\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1854\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/08\/17\/production-fourragere-dans-les-hauts-bassins-un-rempart-contre-les-conflits-agriculteurs-eleveurs\/fourrage2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage2.gif?fit=620%2C441&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"620,441\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"fourrage2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Dr Souleymane Ou\u00e9draogo, chercheur \u00e0 l\u2019INERA\/Farako-B\u00e2 :&lt;br \/&gt;\n\u00ab Avant, les gens n&amp;rsquo;\u00e9taient pas int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 cultiver du fourrage \u00bb.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage2.gif?fit=300%2C213&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage2.gif?fit=620%2C441&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1854\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage2-300x213.gif?resize=300%2C213&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"213\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage2.gif?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage2.gif?resize=150%2C107&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage2.gif?resize=590%2C420&amp;ssl=1 590w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage2.gif?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1854\" class=\"wp-caption-text\">Dr Souleymane Ou\u00e9draogo, chercheur \u00e0 l\u2019INERA\/Farako-B\u00e2 :<br \/>\u00ab Avant, les gens n&rsquo;\u00e9taient pas int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 cultiver du fourrage \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>ni\u00e9b\u00e9 et la dolique dont la p\u00e9riode des semis doit \u00eatre d\u00e9cal\u00e9e vers fin juillet ou d\u00e9but ao\u00fbt.<\/p>\n<p>Aid\u00e9 de son jeune fr\u00e8re Hassimi, Idrissa a une ferme volont\u00e9 de produire de grandes superficies de fourrage mais le terrain lui fait d\u00e9faut. En plus du Grinkan et du ma\u00efs, il exp\u00e9rimente aussi d\u2019autres vari\u00e9t\u00e9s de fourrage, \u00e0 savoir le Mucuna, le ni\u00e9b\u00e9, le Panicum et le Brachiaria. Pour la pr\u00e9sente campagne, M. Barry ne pourra pas semer toutes ces esp\u00e8ces fourrag\u00e8res, \u00e0 cause des caprices pluviom\u00e9triques.<\/p>\n<p>\u00ab Le fourrage que je produis est destin\u00e9 uniquement \u00e0 nourrir mes vaches laiti\u00e8res. Il n\u2019y en a pas assez pour la vente \u00bb, signale-t-il. Son fr\u00e8re Hassimi est admiratif des multiples avantages que le fourrage cultiv\u00e9 leur offre en tant qu\u2019\u00e9leveurs. A l\u2019entendre, le fourrage a contribu\u00e9 \u00e0 am\u00e9liorer de fa\u00e7on significative la productivit\u00e9 de leurs vaches en lait et \u00e0 le rendre disponible en toute saison.<\/p>\n<p>\u00ab Une vache qui avait l\u2019habitude de produire un litre de lait par jour en saison s\u00e8che peut d\u00e9sormais en fournir deux, gr\u00e2ce au fourrage. Nous ne souffrons plus du manque de lait pendant cette p\u00e9riode \u00bb, se r\u00e9jouit-il. Mieux, rench\u00e9rit-il, la production fourrag\u00e8re limite les conflits entre agriculteurs et \u00e9leveurs, parce qu\u2019elle permet de maintenir les animaux sur place. Un point de vue partag\u00e9 par son a\u00een\u00e9 Idrissa car, \u00e0 l\u2019\u00e9couter, ils sont nombreux les \u00e9leveurs qui pratiquent maintenant l\u2019embouche bovine.<\/p>\n<p>A Dafinso, une dizaine d\u2019\u00e9leveurs ont embo\u00eet\u00e9 le pas aux Barry dans la culture fourrag\u00e8re. Ils sont tous membres de la coop\u00e9rative B\u00e8dar\u00e8 (prosp\u00e9rit\u00e9 en fulfuld\u00e9) de Dafinso, cr\u00e9\u00e9e en 2016. Boureima Sidib\u00e9 est l\u2019un d\u2019eux. R\u00e9sidant \u00e0 Kimidougou, il produit les m\u00eames vari\u00e9t\u00e9s de plantes fourrag\u00e8res que les fr\u00e8res Barry, sur un terrain d\u2019un hectare. Tout comme ses comp\u00e8res, il dit \u00eatre confront\u00e9 aux probl\u00e8mes d\u2019espace cultivable, \u00e0 l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 des pr\u00e9cipitations et au manque de fenils pour la conservation du fourrage. \u00ab Ce sont nos cases qui servent de lieux de stockage de notre fourrage \u00bb, d\u00e9voile-t-il.<\/p>\n<p>Les membres de la coop\u00e9rative B\u00e8dar\u00e8 souhaitent intensifier la production du fourrage dans la zone de Dafinso. C\u2019est pourquoi, ils plaident pour l\u2019obtention de mat\u00e9riel adapt\u00e9 tel que les ensileuses, les broyeurs, les b\u00e2ches\u2026, de forages pour l\u2019irrigation et de magasins pour le stockage. La raret\u00e9 des espaces de production fait aussi partie de leurs pr\u00e9occupations.<\/p>\n<p>Avec la pression fonci\u00e8re, les aires de p\u00e2turage naturel sont en train de se r\u00e9tr\u00e9cir comme une peau de chagrin. A la lisi\u00e8re des concessions, \u00e0 Kimidougou, des bornes implant\u00e9es dans la brousse indiquent que les promoteurs immobiliers ont d\u00e9j\u00e0 conquis la zone. Une situation qui, selon Idrissa Barry, a r\u00e9duit de fa\u00e7on drastique les marges de man\u0153uvre des pasteurs et leur b\u00e9tail. A l\u2019image de la coop\u00e9rative B\u00e8dar\u00e8, huit autres coop\u00e9ratives de production de lait s\u2019investissent \u00e9galement dans la culture du fourrage dans les Hauts-Bassins.<\/p>\n<p>Selon les estimations de Hati Konat\u00e9, pr\u00e9sident de la Plateforme multi-acteurs d\u2019innovation Lait (PIL) de Bobo-Dioulasso, pr\u00e8s de 400 producteurs de fourrage issus des neuf coop\u00e9ratives sont enregistr\u00e9s cette ann\u00e9e dans le Houet. \u00ab De nouvelles personnes continuent de demander \u00e0 int\u00e9grer notre organisation afin de pouvoir produire le fourrage \u00bb, rel\u00e8ve-t-il. A l\u2019\u00e9couter, cet engouement manifeste des \u00e9leveurs pour la culture du fourrage n\u2019est pas fortuit.<\/p>\n<p>M. Konat\u00e9 indique que c\u2019est depuis 2019 que l\u2019id\u00e9e d\u2019intensifier la production fourrag\u00e8re a germ\u00e9 et ce, \u00e0 la faveur de la journ\u00e9e promotionnelle du lait local, organis\u00e9e cette m\u00eame ann\u00e9e \u00e0 Bobo-Dioulasso. En tant que responsable d\u2019une mini laiterie, il dit \u00eatre pein\u00e9 de constater que lors de cette foire, le lait local n\u2019a pas suffi pour satisfaire les besoins des transformateurs et il a fallu compl\u00e9ter par celui en poudre.<\/p>\n<p>\u00ab Cela m\u2019a amen\u00e9 \u00e0 \u00e9changer avec les chercheurs de l\u2019INERA pour avoir la conduite \u00e0 tenir. Ils m\u2019ont conseill\u00e9 la culture fourrag\u00e8re comme porte d\u2019entr\u00e9e pour am\u00e9liorer la disponibilit\u00e9 du lait local en saison s\u00e8che. Avec leur accompagnement, j\u2019ai engag\u00e9 toutes les coop\u00e9ratives de lait dans la production du fourrage \u00bb, explique celui qui porte aussi la casquette de vice-pr\u00e9sident de l&rsquo;interprofession lait du Burkina Faso.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9rimentation a commenc\u00e9 dans un champ-\u00e9cole de quatre hectares o\u00f9 les chercheurs ont montr\u00e9 aux apprenants les techniques pour produire le Panicum maximum, le Brachiaria (ruziziensis, brizantha\u2026), le Mucuna deeringiana et la dolique (Dolichos lablab). Par la suite, rapporte M. Konat\u00e9, d\u2019autres semences fourrag\u00e8res, telles que le ni\u00e9b\u00e9 \u00e0 double usage (KVX-745-11P, Teek-Songo\u2026), le Stylosanthes (hamata, guianensis\u2026), le Grinka, le ma\u00efs\u2026, sont introduites.<\/p>\n<p>L\u2019objectif, pour lui, \u00e9tant d\u2019augmenter la productivit\u00e9 en lait des vaches, en particulier en saison s\u00e8che. \u00ab Si une vache donne par exemple trois litres de lait par jour en saison pluvieuse, notre souhait est qu\u2019elle atteigne au moins cinq litres en saison s\u00e8che \u00bb, esp\u00e8re-t-il. Avec cette production, l\u2019ambition de la PIL est que le bassin laitier de Bobo-Dioulasso, puisse fournir 18 000 litres de lait par jour.<\/p>\n<h3>Cultiver\u2026 de l\u2019herbe ?<\/h3>\n<figure id=\"attachment_1855\" aria-describedby=\"caption-attachment-1855\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1855\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/08\/17\/production-fourragere-dans-les-hauts-bassins-un-rempart-contre-les-conflits-agriculteurs-eleveurs\/fourrage3\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage3.gif?fit=620%2C357&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"620,357\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"fourrage3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Sur cette parcelle, des esp\u00e8ces de Brachiaria brizantha ont \u00e9t\u00e9 p\u00e2tur\u00e9es clandestinement par des animaux. &lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage3.gif?fit=300%2C173&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage3.gif?fit=620%2C357&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1855\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage3-300x173.gif?resize=300%2C173&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"173\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage3.gif?resize=300%2C173&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage3.gif?resize=150%2C86&amp;ssl=1 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1855\" class=\"wp-caption-text\">Sur cette parcelle, des esp\u00e8ces de Brachiaria brizantha ont \u00e9t\u00e9 p\u00e2tur\u00e9es clandestinement par des animaux.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019assimilation du cours au champ-\u00e9cole, chaque participant a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 aller mettre en pratique ses connaissances chez lui. Ainsi, plusieurs vari\u00e9t\u00e9s de fourrage sont cultiv\u00e9es partout dans le Houet sur des superficies allant de 0,5 \u00e0 un hectare. Pour l\u2019instant, ce sont les esp\u00e8ces fourrag\u00e8res \u00e0 double usage comme le ma\u00efs, le sorgho, le ni\u00e9b\u00e9\u2026 qui sont sem\u00e9es, parce que les hommes mettent la priorit\u00e9 sur leurs grains.<\/p>\n<p>Environ 100 hectares de fourrage seront emblav\u00e9s cette ann\u00e9e dans les Hauts-Bassins, selon M. Konat\u00e9. En vue d\u2019obtenir des aliments de qualit\u00e9, les producteurs sont minutieusement suivis par des techniciens. Toutefois, il y en a qui se d\u00e9robent des consignes. Hati garde encore en m\u00e9moire cette bourde commise l\u2019an pass\u00e9 par un producteur de Bar\u00e9, dans le Houet.<\/p>\n<p>En effet, raconte-t-il, ce dernier a utilis\u00e9 des herbicides pour traiter son champ de ni\u00e9b\u00e9 fourrager qui a \u00e9t\u00e9 totalement d\u00e9truit.Alors qu\u2019il n\u2019en fallait pas. Une autre raison qui justifie la ru\u00e9e des \u00e9leveurs vers la production fourrag\u00e8re est la crise s\u00e9curitaire que le pays traverse. En effet, rel\u00e8vent-ils, les bergers ne peuvent plus aller partout avec les animaux pour p\u00e2turer.<\/p>\n<p>Avec les agressions physiques et les vols de b\u00e9tail, beaucoup pr\u00e9f\u00e8rent rester sur place. Selon le pr\u00e9sident de la Chambre r\u00e9gionale d&rsquo;agriculture (CRA) des Hauts-Bassins, Moussa Traor\u00e9, beaucoup de zones sont actuellement sous menaces terroristes et des \u00e9leveurs ont d\u00fb se retrouver aux alentours des grandes villes avec leurs b\u00eates. Dans ces conditions, la production du fourrage devient un imp\u00e9ratif.<\/p>\n<p>Il reconnait que cette culture existait depuis longtemps mais n\u2019\u00e9tait pas promue. Cultiver de l\u2019herbe \u00e9tait presque inimaginable pour bon nombre de personnes. \u00ab Avant, les gens ne consid\u00e9raient pas tellement cette activit\u00e9, parce qu&rsquo;il y avait encore la brousse pour faire pa\u00eetre les animaux. Mais, avec la pression fonci\u00e8re, il n&rsquo;y a plus rien. La solution maintenant est de produire le fourrage pour conserver \u00bb, d\u00e9clare M. Traor\u00e9.<\/p>\n<p>Son souhait est que l\u2019Etat soutienne les producteurs car, se convainc-t-il, lorsque le fourrage est produit en grande quantit\u00e9, cela va r\u00e9duire les conflits entre agriculteurs et \u00e9leveurs. C\u2019est \u00e9galement l\u2019avis du Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral (SG) de la CRA, Ren\u00e9 Ouattara, qui ajoute qu\u2019avec la culture fourrag\u00e8re, l\u2019\u00e9levage sera de moins en moins extensif et la transhumance de faible amplitude.<\/p>\n<p>De nos jours, la production du fourrage est en train de prendre de l\u2019ampleur dans les Hauts-Bassins. Alors que l\u2019INERA a introduit les semences fourrag\u00e8res \u00e0 la station de Farako-B\u00e2 depuis 1978, aux dires du zootechnicien, Dr Souleymane Ou\u00e9draogo. Cela fait trois d\u00e9cennies que lui-m\u00eame s\u2019investit dans l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019alimentation des animaux \u00e0 travers la s\u00e9lection des esp\u00e8ces fourrag\u00e8res.<\/p>\n<p>A son avis, l&rsquo;alimentation des animaux constitue la premi\u00e8re pr\u00e9occupation en \u00e9levage. \u00ab M\u00eame si vous arrivez \u00e0 garantir la sant\u00e9 de l&rsquo;animal et qu&rsquo;on n&rsquo;arrive pas \u00e0 bien l&rsquo;alimenter, la production en lait ou en viande ne va pas \u00eatre au rendez-vous \u00bb, estime-t-il. D\u00e9j\u00e0 en 1993, il avait constat\u00e9 que les agriculteurs \u00e9prouvaient des difficult\u00e9s pour nourrir correctement les b\u0153ufs de trait.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi, en collaboration avec d\u2019autres chercheurs, il s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 aux semences de Stylosanthes, de Panicum et de Brachiaria pour combler le manque de fourrage. Or, souligne-t-il, dans la zone soudanienne, il y plus de gramin\u00e9es et moins de l\u00e9gumineuses dans les p\u00e2turages naturels. Il fallait donc les am\u00e9liorer avec les l\u00e9gumineuses. \u00ab Pour que son alimentation soit \u00e9quilibr\u00e9e, l\u2019animal a besoin de gramin\u00e9es qui lui apportent de l&rsquo;\u00e9nergie, mais aussi de l\u00e9gumineuses qui lui procurent des prot\u00e9ines\u00bb, pr\u00e9cise Dr Ou\u00e9draogo.<\/p>\n<p>A l\u2019entendre, c\u2019est \u00e0 partir de 2010 que les gens ont commenc\u00e9 \u00e0 demander de plus en plus les semences fourrag\u00e8res, parce qu\u2019avant cette p\u00e9riode, la pression sur les ressources n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e9lev\u00e9e. Mais actuellement, beaucoup d\u2019esp\u00e8ces fourrag\u00e8res tr\u00e8s app\u00e9t\u00e9es par les animaux sont en voie de disparition.<\/p>\n<p>Parmi celles-ci, le chercheur cite, entre autres, les herbac\u00e9es comme Brachiaria lata (koala en moor\u00e9), le Pennisetum pedicellatum (kimbgo en moor\u00e9 ou bogodalo en fulfuld\u00e9), Andropogon gayanus (mofaogo en moor\u00e9), le Stylosanthes\u2026 et les ligneux comme Pterocarpus erinaceus, Afzelia africana (no\u00efga en moor\u00e9 ou lengue en dioula), etc.<\/p>\n<h3>Des semences \u00e0 prix d\u2019or<\/h3>\n<figure id=\"attachment_1856\" aria-describedby=\"caption-attachment-1856\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1856\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/08\/17\/production-fourragere-dans-les-hauts-bassins-un-rempart-contre-les-conflits-agriculteurs-eleveurs\/fourrage4\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage4.gif?fit=620%2C435&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"620,435\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"fourrage4\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt; Pour le pr\u00e9sident de la CRA des Hauts-Bassins, Moussa Traor\u00e9, les producteurs de fourrage ont besoin d\u2019encadrement pour r\u00e9ussir leur mission.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage4.gif?fit=300%2C210&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage4.gif?fit=620%2C435&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-1856\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage4-300x210.gif?resize=300%2C210&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"210\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage4.gif?resize=300%2C210&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage4.gif?resize=150%2C105&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage4.gif?resize=599%2C420&amp;ssl=1 599w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/08\/fourrage4.gif?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1856\" class=\"wp-caption-text\">Pour le pr\u00e9sident de la CRA des Hauts-Bassins, Moussa Traor\u00e9, les producteurs de fourrage ont besoin d\u2019encadrement pour r\u00e9ussir leur mission.<\/figcaption><\/figure>\n<p>r\u00e8s pris\u00e9es aujourd\u2019hui, les semences fourrag\u00e8res se vendent \u00e0 prix d\u2019or sur le march\u00e9. Dr Souleymane Ou\u00e9draogo indique que l\u2019INERA accompagnait les producteurs en leur offrant gratuitement les semences par le pass\u00e9 \u00e0 travers les projets. Une information confirm\u00e9e par Hati Konat\u00e9 lorsqu\u2019il dit que les producteurs de son organisation ignorent pour le moment les co\u00fbts des semences fourrag\u00e8res.<\/p>\n<p>Pourtant, les prix sont relativement \u00e9lev\u00e9s sur le march\u00e9. D\u00e9sormais, il faut d\u00e9lier le cordon de la bourse pour en avoir. Par exemple \u00e0 l\u2019INERA, d\u00e9taille le zootechnicien, le kilogramme de semence de base des l\u00e9gumineuses fourrag\u00e8res \u00e0 grosses graines (Mucuna et dolique) co\u00fbte 2 500 F CFA, sauf le ni\u00e9b\u00e9 fourrager qui est \u00e0 3 000 F CFA. Le sorgho fourrager (Grinka, Sariasso 14, Sariasso 16, Sounbatimi\u2026) sont \u00e0 1 500 F CFA le kilo.<\/p>\n<p>Les Stylosanthes (guianensis et hamata), le Brachiaria (mulato et ruziziensis) et le Panicum maximum qui sont difficiles \u00e0 produire se n\u00e9gocient \u00e0 25 000 F CFA le kilo. Quant \u00e0 l\u2019Andropogon gayanus dont la r\u00e9colte de la semence est suffisamment p\u00e9nible, son kilogramme co\u00fbte 50 000 F CFA et m\u00eame 75 000 F CFA ailleurs.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 leur co\u00fbt \u00e9lev\u00e9, informe le chercheur, les semences de l\u2019Andropogon gayanus ne suffisent pas, parce que dans beaucoup de zones, les gens veulent r\u00e9introduire cette esp\u00e8ce locale qui est en voie de disparition. \u00ab Ce n&rsquo;est pas parce que la demande est forte que les prix sont \u00e9lev\u00e9s. Ce sont plut\u00f4t les co\u00fbts de production tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s de ces semences, notamment en termes de main-d\u2019\u0153uvre, qui expliquent cela \u00bb, justifie-t-il.<\/p>\n<p>L\u2019engouement des producteurs autour de l\u2019Andropogon va se confirmer pendant notre entretien. Dr Baba Ouattara, un des coll\u00e8gues de Dr Ou\u00e9draogo, re\u00e7oit un appel d\u2019un client qui veut des renseignements. Ce dernier s\u2019inqui\u00e9tait du fait que quelqu\u2019un lui a propos\u00e9 le kilogramme de la semence d\u2019Andropogon \u00e0 la moiti\u00e9 du prix de vente de l\u2019INERA.<\/p>\n<p>Stup\u00e9faits eux aussi, les chercheurs conseillent au client de passer d\u2019abord par un contr\u00f4le pour s\u2019assurer que la semence est r\u00e9ellement de bonne qualit\u00e9 avant de s\u2019y engager. Pour couvrir un hectare, Dr Ou\u00e9draogo recommande entre quatre et six kilogrammes de semences d\u2019Andropogon gayanus, de Stylosanthes hamata et de Brachiaria ruziziensis. Et si cet espace est bien entretenu, notamment par la fertilisation et l\u2019irrigation, mentionne-t-il, on peut r\u00e9colter environ 40 tonnes de mati\u00e8re s\u00e8che par an pour ce qui est de l\u2019Andropogon gayanus.<\/p>\n<p>A la station de Farako-B\u00e2, des parcelles de plusieurs hectares sont destin\u00e9es \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation des esp\u00e8ces fourrag\u00e8res. Sur une parcelle irrigu\u00e9e, des plantes de Brachiaria et de Panicum aux feuilles bien fournies se laissent admirer. Au c\u00f4t\u00e9 nord du domaine, des champs de Brachiaria (ruziziensis et brizantha), de Stylosanthes (hamata et guianensis), de Panicum maximum, d\u2019Andropogon gayanus\u2026, s\u2019\u00e9tendent \u00e0 perte de vue.<\/p>\n<p>Dans un des champs, ce 13 juillet, des femmes sont en train de lutter contre les herbes ind\u00e9sirables. Un entretien qui co\u00fbte cher \u00e0 l\u2019Institut de recherches. Malheureusement, d\u00e9plore Dr Ou\u00e9draogo, ces esp\u00e8ces fourrag\u00e8res sont en proie \u00e0 des agressions tous azimuts, en particulier par les animaux des \u00e9leveurs environnants. En effet, d\u00e9nonce-t-il, des \u00e9leveurs font pa\u00eetre clandestinement leurs b\u00eates dans les parcelles d\u2019exp\u00e9rimentation, apr\u00e8s les heures de service ou les weekends.<\/p>\n<p>Et ce, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence des vigiles dont la gu\u00e9rite est \u00e0 un jet de pierre. A vue d\u2019\u0153il, certaines plantes fourrag\u00e8res donnent l\u2019impression d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 taill\u00e9es \u00e0 l\u2019aide d\u2019une tondeuse \u00e0 gazon tellement la pression est forte. Pour le chercheur, un mur d\u2019enceinte serait la solution, mais cl\u00f4turer un domaine de 475 hectares n\u2019est pas une mince affaire. \u00ab C\u2019est pourtant indispensable si on veut continuer les recherches en toute qui\u00e9tude \u00e0 Farako-B\u00e2 pour les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9sentes et futures \u00bb, pr\u00e9vient-il. Nonobstant les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es, la production fourrag\u00e8re se pr\u00e9sente aux yeux de ses adeptes comme un secteur d\u2019avenir dans les Hauts-Bassins.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Mady KABRE <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jadis n\u00e9glig\u00e9e, la culture du fourrage semble avoir le vent en poupe, de nos jours, dans la r\u00e9gion des Hauts-Bassins. 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