{"id":1987,"date":"2023-11-22T23:27:19","date_gmt":"2023-11-22T23:27:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=1987"},"modified":"2023-11-22T23:27:55","modified_gmt":"2023-11-22T23:27:55","slug":"production-de-la-pomme-de-terre-60-000-tonnes-attendues-par-an","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/11\/22\/production-de-la-pomme-de-terre-60-000-tonnes-attendues-par-an\/","title":{"rendered":"Production de la pomme de terre : 60 000 tonnes attendues par an"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans le cadre de l\u2019offensive agropastorale et halieutique 2023-2025, il est pr\u00e9vu de booster la production de la pomme de terre \u00e0 60 000 tonnes par an. Pour atteindre cet objectif, il faut plus de 3 milliards F CFA, 1 254 ha et 2 921 tonnes de semence. Le chercheur, sp\u00e9cialiste en g\u00e9n\u00e9tique et am\u00e9lioration des plantes \u00e0 racines et tubercule, \u00e0 l\u2019INERA, Koussao Som\u00e9, parle des diff\u00e9rentes vari\u00e9t\u00e9s, des semences et des difficult\u00e9s inh\u00e9rentes \u00e0 la fili\u00e8re. <\/strong><\/p>\n<p>La pomme de terre fait partie des huit produits \u00e0 promouvoir dans le cadre de l\u2019offensive agropastorale et halieutique 2023-2025. Pour atteindre les 60 000 tonnes pr\u00e9vues par an, le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, des Ressources animales et halieutiques compte am\u00e9nager environ 1 254 ha de terrain dans toutes les r\u00e9gions dont 100 dans la r\u00e9gion de la Boucle du Mouhoun, 150 dans les Cascades et \u00e0 l\u2019Est, 156 au Nord et 154 au Sud-Ouest.<\/p>\n<p>Les co\u00fbts des investissements \u00e0 r\u00e9aliser pour cette fili\u00e8re sont estim\u00e9s \u00e0 plus de 3 milliards F CFA, support\u00e9s par les ressources publiques et le priv\u00e9. Les besoins en engrais et en semences sont respectivement de 502 tonnes et 2 921 tonnes. Il faut souligner qu\u2019en mati\u00e8re de semences, le pays d\u00e9pend fortement de l\u2019ext\u00e9rieur pour son approvisionnement.<\/p>\n<p>\u00abOn n\u2019est pas cr\u00e9ateur de vari\u00e9t\u00e9s non plus \u00bb, d\u00e9plore le sp\u00e9cialiste en g\u00e9n\u00e9tique et am\u00e9lioration des plantes \u00e0 racines et tubercule \u00e0 l\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles (INERA), Dr Koussao Som\u00e9. Selon lui, il faut attendre que les vari\u00e9t\u00e9s tombent dans les domaines publics afin de pouvoir les inscrire dans un catalogue. Dans la premi\u00e8re \u00e9dition du catalogue national des esp\u00e8ces et vari\u00e9t\u00e9s agricoles du Burkina Faso, on note 16 vari\u00e9t\u00e9s de pomme de terre homologu\u00e9es.<\/p>\n<p>Elles se distinguent par la couleur (peau jaune), la chair (jaune ou jaune p\u00e2le), etc. Les rendements vont de 20 \u00e0 30 tonnes \u00e0 l\u2019hectare. C\u2019est surtout sur les nouvelles vari\u00e9t\u00e9s, telles que El Beida (55t\/ha), Naima (98,2t\/ha) et Universa (73,6t\/ha), que le minist\u00e8re compte pour atteindre les 60 000 tonnes par an. Ce sont des cultures \u00e0 haut rendement. Selon Dr Som\u00e9, El Beida a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9 au Burkina Faso.<\/p>\n<p>Il pense que ce sera un bond en avant, si on arrive \u00e0 avoir 70-75 tonnes\/ha avec Universa et Naima. Pour lui, le seul probl\u00e8me est que ce sont les vari\u00e9t\u00e9s qui ne sont pas forc\u00e9ment bien connues de tous les producteurs du pays, ou qui sont toujours sous le couvert ou sous la protection de leur obtenteur.<\/p>\n<h3>La culture<\/h3>\n<figure id=\"attachment_1988\" aria-describedby=\"caption-attachment-1988\" style=\"width: 787px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"1988\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2023\/11\/22\/production-de-la-pomme-de-terre-60-000-tonnes-attendues-par-an\/oignon-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/11\/oignon.gif?fit=787%2C451&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,451\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"oignon\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Les femmes sont actives dans la culture de la pomme de terre.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/11\/oignon.gif?fit=300%2C172&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/11\/oignon.gif?fit=696%2C399&amp;ssl=1\" class=\"size-full wp-image-1988\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2023\/11\/oignon.gif?resize=696%2C399&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"399\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1988\" class=\"wp-caption-text\">Les femmes sont actives dans la culture de la pomme de terre.<\/figcaption><\/figure>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement le premier crit\u00e8re pour la production de la pomme de terre, selon le sp\u00e9cialiste, est le rendement. Viennent ensuite l\u2019usage (pour faire des frites, de la pur\u00e9e, du ragout&#8230;), la conservation, la qualit\u00e9 (le jaune a plus de nutriments), etc. Par exemple, Atlas, Sahel, Spunta, Pamina sont des anciennes vari\u00e9t\u00e9s. Bien que leur rendement soit faible (15-25 tonnes \u00e0 l\u2019hectare), elles sont toujours cultiv\u00e9es. Quant \u00e0 la qualit\u00e9, Pamina se distingue. Elle a une chair plus ou moins jaun\u00e2tre indiquant qu\u2019elle contient plus de nutriments. La pomme de terre est produite dans notre contr\u00e9e en saison s\u00e8che et fra\u00eeche.<\/p>\n<p>A entendre M. Som\u00e9, la plupart de ceux qui veulent la produire, les primeurs ont d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 au mois d\u2019octobre. Les autres attendent novembre ou d\u00e9cembre. L\u2019une des conditions pour la r\u00e9ussir est d\u2019avoir de l\u2019eau pour l\u2019irrigation pendant la p\u00e9riode de production qui dure environ 70 ou 90 jours. A entendre le chercheur, elle se cultive sur un sol pas tr\u00e8s lourd, friable, o\u00f9 on peut en faire une boule.<\/p>\n<p>Les grandes zones de production sont situ\u00e9es au Nord et \u00e0 l\u2019Ouest. Pour atteindre l\u2019objectif de l\u2019offensive (60 000 tonnes par an), il pense qu\u2019il est possible de la cultiver partout dans le pays. Car, \u00ab on peut toujours corriger un sol\u00bb, \u00e0 son avis. Toutefois, Dr Som\u00e9 \u00e9voque certaines pr\u00e9cautions \u00e0 prendre. Il faut pr\u00e9parer les terrains \u00e0 temps, envoyer les intrants \u00e0 temps, former les gens aux itin\u00e9raires techniques de production de pomme de terre et suivre les producteurs. Si toutes ces pr\u00e9cautions sont prises, se convainc-t-il, il n\u2019y a pas de raison qu\u2019on ne soit pas au rendez-vous de ce qui est pr\u00e9vu.<\/p>\n<h3>Des difficult\u00e9s<\/h3>\n<p>La production de semences est un goulot d\u2019\u00e9tranglement de la fili\u00e8re. Le pays n\u2019\u00e9tant pas cr\u00e9ateur de semences, il est oblig\u00e9 de l\u2019acheter \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Ou, selon Dr Som\u00e9, d\u2019attendre que les vari\u00e9t\u00e9s tombent dans les domaines publics afin de pouvoir l\u2019exploiter. \u00ab Il n\u2019y a pas de volet production de semences de pommes de terre au Burkina. Parce que pendant longtemps, on a dit qu\u2019on ne peut pas. Alors qu\u2019il faut seulement renforcer la capacit\u00e9 de l\u2019INERA \u00bb, dit-il. Une autre difficult\u00e9 \u00e0 surmonter dans la fili\u00e8re est le probl\u00e8me de conservation. Les producteurs ne disposent pas de moyens ni d\u2019\u00e9quipements pour conserver une partie de leur production.<\/p>\n<p>Les infrastructures de stockage manquent. Pour \u00e9viter des pertes, ils vendent toutes les r\u00e9coltes. Et plus tard, le Burkina est contraint d\u2019importer de la pomme de terre de certains pays europ\u00e9ens comme la Hollande et du Maghreb (Maroc). Une triste r\u00e9alit\u00e9 qui interpelle les d\u00e9cideurs. Pour le chercheur, la pomme de terre doit \u00eatre conserv\u00e9e \u00e0 une luminosit\u00e9 r\u00e9duite, un minimum d\u2019humidit\u00e9 dans une temp\u00e9rature pas tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e. L\u2019id\u00e9al serait entre 12 et 16\u00b0C. Il reconnait que dans les provinces du Yatenga et du Baz\u00e8ga, des initiatives pour la conservation sont entreprises.<\/p>\n<p>Celles-ci doivent \u00eatre encourag\u00e9es et am\u00e9lior\u00e9es. \u00ab La fili\u00e8re pomme de terre est prometteuse \u00bb, foi de Dr Koussao Som\u00e9 qui indique que les choses sont en train de changer parce qu\u2019il y a des accords avec les institutions internationales de cr\u00e9ation de vari\u00e9t\u00e9s de pommes de terre. \u00ab On a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de 13 vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 tester chez nous qui ne sont pas connues ailleurs. On est en train de travailler pour voir parmi elles, combien nous pouvons sortir pour nourrir notre syst\u00e8me. Elles seront nos vari\u00e9t\u00e9s et on va appliquer toute la cha\u00eene de production de semences, si nous avons les capacit\u00e9s\u00bb, esp\u00e8re-t-il. &#8211;<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Habibata WARA <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre de l\u2019offensive agropastorale et halieutique 2023-2025, il est pr\u00e9vu de booster la production de la pomme de terre \u00e0 60 000 tonnes par an. Pour atteindre cet objectif, il faut plus de 3 milliards F CFA, 1 254 ha et 2 921 tonnes de semence. 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