{"id":2038,"date":"2024-01-10T20:59:24","date_gmt":"2024-01-10T20:59:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=2038"},"modified":"2024-01-08T21:12:56","modified_gmt":"2024-01-08T21:12:56","slug":"dr-djibril-yonli-maitre-de-recherche-en-malherbologie-la-graine-du-striga-peut-survivre-pendant-14-ans-dans-le-sol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2024\/01\/10\/dr-djibril-yonli-maitre-de-recherche-en-malherbologie-la-graine-du-striga-peut-survivre-pendant-14-ans-dans-le-sol\/","title":{"rendered":"Dr Djibril Yonli, ma\u00eetre de recherche en malherbologie : \u00ab La graine du Striga peut survivre pendant 14 ans dans le sol \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>Plante parasite, le Striga cause chaque ann\u00e9e d\u2019\u00e9normes pertes de rendement aux producteurs agricoles. Malgr\u00e9\u00a0les multiples luttes, l\u2019esp\u00e8ce r\u00e9siste toujours. Dans cet entretien accord\u00e9 \u00e0 Carrefour africain, Dr Djibril Yonli, chercheur \u00e0 l\u2019Institut national de l\u2019environnement et de recherche agricole (INERA) et ma\u00eetre de recherche en malherbologie, donne des \u00e9claircissements sur cette plante, ainsi que les m\u00e9canismes pour y faire face. <\/strong><\/p>\n<p>Carrefour africain (C.A.) : Qu\u2019est-ce que le Striga ?<\/p>\n<p>Djibril Yonli (D.Y.) : Le Striga est une plante parasite qui attaque les cultures h\u00f4tes par les racines. Il y a deux types de plantes parasites. Celles qui attaquent les cultures par la partie a\u00e9rienne et celles qui le font par le syst\u00e8me racinaire comme le cas des esp\u00e8ces de Striga. Depuis plus d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es, un inventaire d\u2019esp\u00e8ces a permis de r\u00e9pertorier 13 esp\u00e8ces de Striga au Burkina Faso. Parmi ces esp\u00e8ces, deux affectent vraiment la production agricole. Il y a une qui attaque les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res qu\u2019on appelle Striga hermonthica et une autre qui assaille les l\u00e9gumineuses, d\u00e9nomm\u00e9e Striga gesnerioides. Ce sont les deux esp\u00e8ces qui sont les plus r\u00e9pandues et qui affectent consid\u00e9rablement la production agricole.<\/p>\n<p>C.A. : Quelles sont les zones les plus affect\u00e9es par le Striga au Burkina Faso ?<\/p>\n<p>D.Y. : En termes de distribution g\u00e9ographique, les esp\u00e8ces de Striga se retrouvent partout au Burkina Faso, mais avec une forte infestation et une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e dans les zones autres que celles cotonni\u00e8res. Si on prend le Plateau central, le Sahel et l\u2019Est, ce sont vraiment les zones de pr\u00e9dilection du Striga. A l\u2019Ouest, on trouve parfois des poches de forte infestation, mais l\u2019aire de distribution avec une forte densit\u00e9 n\u2019est pas aussi \u00e9lev\u00e9e que \u00e7a. Sinon, de nos jours, dans toutes les localit\u00e9s du Burkina Faso, on retrouve les esp\u00e8ces de Striga.<\/p>\n<p>C.A. : Cette herbe cause d\u2019\u00e9normes soucis aux producteurs agricoles. Quel est son impact sur les rendements ?<\/p>\n<p>D.Y. : Son impact sur l\u2019agriculture est catastrophique. Quand une parcelle est fortement attaqu\u00e9e, les \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les pertes peuvent aller de 40% jusqu\u2019\u00e0 100%. Il y a une \u00e9tude qui a \u00e9t\u00e9 faite depuis les ann\u00e9es 2006 et qui avait montr\u00e9 qu\u2019au Burkina Faso, les pertes de rendement \u00e9taient de 700 000 \u00e0 800 000 tonnes pour le sorgho et le mil. Des \u00e9tudes ant\u00e9rieures ont aussi montr\u00e9 que quand on voit le Striga appara\u00eetre, c\u2019est que 75% des pertes sont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9s. Cela signifie que dans une parcelle, s\u2019il y a 100 kilogrammes de pertes, c\u2019est que 75 kilogrammes sont perdus avant m\u00eame que le producteur ne se rende compte de la pr\u00e9sence du Striga.<\/p>\n<p>C.A. : Quelles sont les sp\u00e9culations les plus sensibles aux attaques du Striga ?<\/p>\n<p>D.Y. : Comme on a deux types d\u2019esp\u00e8ces de Striga, les cultures qui sont fortement affect\u00e9es par le Striga hermonthica sont d\u2019abord le sorgho, ensuite le mil et le ma\u00efs et en quatri\u00e8me position, le riz pluvial. Par rapport au Striga gesnerioides, c\u2019est essentiellement le ni\u00e9b\u00e9 que l\u2019esp\u00e8ce affecte.<\/p>\n<p>C.A. : Y a-t-il des m\u00e9thodes de lutte efficaces contre le Striga ?<\/p>\n<p>D.Y. : Les m\u00e9canismes de lutte, il y en a dans tous les domaines. Dans les pratiques culturales, il y a d\u2019abord l\u2019arrachage et le sarclage. Mais il faut le faire \u00e0 temps avant la floraison des plantes de Striga. C\u2019est tellement complexe qu\u2019apr\u00e8s avoir arrach\u00e9 ces esp\u00e8ces, il faut les mettre hors de la parcelle et les br\u00fbler. C\u2019est ce qui est recommand\u00e9. Il y a aussi la fertilisation qui est recommand\u00e9e dans toutes les pratiques culturales. Certes, la fertilisation ne tue pas le Striga, mais elle permet de minimiser l\u2019impact de la plante sur la culture h\u00f4te. Actuellement, la lutte prometteuse est celle g\u00e9n\u00e9tique o\u00f9 on cherche \u00e0 d\u00e9velopper des vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes. Mais l\u00e0 aussi, \u00e7a pi\u00e9tine toujours parce qu\u2019il y a beaucoup plus de vari\u00e9t\u00e9s tol\u00e9rantes que de vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes. La vari\u00e9t\u00e9 tol\u00e9rante permet \u00e0 la plante parasite d\u2019\u00e9merger, mais elle ne peut pas affecter sa production potentielle. Alors que les vari\u00e9t\u00e9s sensibles vont permettre \u00e0 la plante parasite d\u2019\u00e9merger, mais ensuite sa production est fortement affect\u00e9e. Concernant les vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes, elles ne permettent presque pas d\u2019\u00e9mergence. Ou bien quand la plante parasite va \u00e9merger, ce sera tellement faible qu\u2019elle ne peut pas impacter la production. Actuellement, il y a des vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es, mais seulement, leur go\u00fbt n\u2019est pas bien appr\u00e9ci\u00e9 des consommateurs. C\u2019est le cas actuellement de la vari\u00e9t\u00e9 de sorgho N13 que j\u2019ai exp\u00e9riment\u00e9e mais qui, malheureusement, ne va pas en termes organoleptique. Donc, ce sont les vari\u00e9t\u00e9s tol\u00e9rantes qui sont beaucoup d\u00e9velopp\u00e9es. Alors qu\u2019elles permettent \u00e0 la plante parasite d\u2019\u00e9merger avec la capacit\u00e9 de production qui va de 100 000 \u00e0 500 000 graines par pied. Cela fait que le stock de la plante parasite s\u2019augmente avec les vari\u00e9t\u00e9s tol\u00e9rantes. C\u2019est pourquoi la recherche conseille d\u2019utiliser les vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes. En tout, il y a beaucoup d\u2019activit\u00e9s de recherche qui sont men\u00e9es pour mettre au point des vari\u00e9t\u00e9s r\u00e9sistantes, mais on n\u2019est pas encore au bout du tunnel.<\/p>\n<p>C.A. : Est-ce \u00e0 dire que l\u2019\u00e9limination du Striga au Burkina Faso reste une lutte de longue haleine ?<\/p>\n<p>D.Y. : Oui. Son \u00e9radication n\u00e9cessite vraiment des moyens colossaux. Par exemple, l\u2019histoire a montr\u00e9 que les Etats-Unis ont eu le m\u00eame probl\u00e8me de Striga, mais ils sont arriv\u00e9s \u00e0 vaincre cette esp\u00e8ce-l\u00e0. Ce qu\u2019actuellement la recherche conseille, c\u2019est de faire une lutte int\u00e9gr\u00e9e. C\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il ne faut pas s\u2019appuyer sur une seule m\u00e9thode de lutte et penser que l\u2019on viendra \u00e0 bout de cette plante. La complexit\u00e9 est li\u00e9e aux sp\u00e9cificit\u00e9s biologiques du Striga, notamment la grande capacit\u00e9 de production d\u2019un seul pied et la capacit\u00e9 de survie de ses graines dans le sol. La graine peut survivre pr\u00e8s de 14 ans dans le sol. L\u2019autre aspect est li\u00e9 au fait que l\u2019esp\u00e8ce appara\u00eet tr\u00e8s souvent dans les parcelles quand le producteur a d\u00e9j\u00e0 fini ses cycles de sarclage. Le producteur est d\u00e9j\u00e0 fatigu\u00e9 et c\u2019est en ce moment que le Striga \u00e9merge. Au d\u00e9part, l\u2019\u00e9mergence se fait pied par pied et cela donne l\u2019impression que l\u2019infestation ne pourra pas affecter la production. Mais au final, l\u2019esp\u00e8ce se retrouve partout. Et l\u00e0, c\u2019est trop tard. Le Striga est donc une esp\u00e8ce qui n\u2019est pas comp\u00e9titive.<\/p>\n<p>C.A. : Qu\u2019en est-il de la lutte chimique ?<\/p>\n<p>D.Y. : Il y a des produits chimiques qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s. C\u2019\u00e9tait le cas aux Etats-Unis o\u00f9 ils ont utilis\u00e9 un syst\u00e8me de pompage dans le sol. C\u2019est du gaz qu\u2019il faut pomper dans le sol qui va entra\u00eener ce qu\u2019on appelle la germination suicidaire des graines du Striga. Non seulement il faut pomper avec un mat\u00e9riel tr\u00e8s sophistiqu\u00e9, mais aussi, il faut, apr\u00e8s cela, couvrir la surface du sol avec du plastique pour que le gaz ne s\u2019\u00e9chappe pas. Cette technique est tr\u00e8s co\u00fbteuse pour nos producteurs.<\/p>\n<p>C.A. : Certains producteurs soutiennent que l\u2019utilisation en grande quantit\u00e9 des engrais min\u00e9raux dans un champ permet de combattre le Striga. Partagez-vous cet avis ?<\/p>\n<p>D.Y. : C\u2019est la fertilisation de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale. En plus des engrais min\u00e9raux, il y a aussi la fumure organique. Leur application va amoindrir l\u2019infestation et permettre \u00e0 la plante de produire comme si de rien n\u2019\u00e9tait. Le producteur va constater que m\u00eame les quelques pieds de Striga qui vont \u00e9merger n\u2019arrivent pas \u00e0 affecter sa production. Parce qu\u2019il y a des nutriments qui sont compens\u00e9s par la fertilisation. Donc le pr\u00e9l\u00e8vement des nutriments occasionn\u00e9s par la plante parasite sera compens\u00e9 par la fertilisation apport\u00e9e. En ce moment, la plante h\u00f4te ne souffre pas.<\/p>\n<p>C.A. : Peut-on dire qu\u2019avec les multiples luttes, le Striga est en train de reculer de nos jours au Burkina Faso?<\/p>\n<p>D.Y. : La situation s\u2019empire, parce que c\u2019est une lutte de longue haleine. Il faut pratiquer plusieurs m\u00e9thodes sur la m\u00eame parcelle, pendant plusieurs ann\u00e9es avant d\u2019observer les effets. Alors que tr\u00e8s souvent, le producteur veut qu\u2019on vienne avec un produit, qu\u2019on l\u2019applique et il a le r\u00e9sultat. Pour les graines de Striga, ce n\u2019est pas le cas. La premi\u00e8re ann\u00e9e, l\u2019on peut voir un seul pied \u00e9merger dans le sol, mais la capacit\u00e9 de production de ce pied va \u00e0 plus de 100 000 graines. Cela fait que l\u2019ann\u00e9e prochaine, vous avez des centaines de pieds qui vont \u00e9merger. Donc, le stock semencier ne fait qu\u2019augmenter au fil des ann\u00e9es. Si bien que pour arriver \u00e0 bout de l\u2019esp\u00e8ce, il faut appliquer la m\u00e9thode pendant plusieurs ann\u00e9es. Les m\u00e9thodes de lutte int\u00e9gr\u00e9e contre le Striga pendant trois ou cinq ans, ne peuvent pas permettre de voir les effets escompt\u00e9s. Il faut aller au-del\u00e0, voire une dizaine d\u2019ann\u00e9es. C\u2019est souvent cette endurance que nos producteurs n\u2019ont pas et qui s\u2019explique aussi par la modestie de leurs moyens.<\/p>\n<p>C.A. : La complexit\u00e9 de la lutte est-elle li\u00e9e \u00e0 l\u2019insuffisance des moyens ou au non-respect des r\u00e8gles par les producteurs ?<\/p>\n<p>D.Y. : Ce sont les deux \u00e0 la fois. Certains producteurs sarclent et laissent les pieds arrach\u00e9s sur la m\u00eame parcelle. Alors que la plante de Striga a une capacit\u00e9 qui fait que d\u00e8s l\u2019apparition de la fleur, m\u00eame si on l\u2019arrache, elle continue le cycle de production des graines. L\u2019autre aspect est que beaucoup de producteurs ne savent pas que le Striga se reproduit par les graines. Parce que les graines sont tellement minuscules qu\u2019on ne les voit pas. En outre, lorsque les graines arrivent \u00e0 maturit\u00e9, les capsules s\u2019ouvrent. Les graines sont l\u00e2ch\u00e9es et le plant est toujours vert. Il suffit de chercher \u00e0 stopper au moins la production des graines et continuer \u00e0 lutter contre ce qui est dans le sol.<\/p>\n<p>Entretien r\u00e9alis\u00e9 par Mady KABRE<\/p>\n<p>dykabre@yahoo.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plante parasite, le Striga cause chaque ann\u00e9e d\u2019\u00e9normes pertes de rendement aux producteurs agricoles. Malgr\u00e9\u00a0les multiples luttes, l\u2019esp\u00e8ce r\u00e9siste toujours. 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