{"id":2104,"date":"2024-03-12T22:26:35","date_gmt":"2024-03-12T22:26:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=2104"},"modified":"2024-03-25T22:47:12","modified_gmt":"2024-03-25T22:47:12","slug":"campagne-de-contre-saison-a-nariou-le-manque-deau-le-veritable-souci","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2024\/03\/12\/campagne-de-contre-saison-a-nariou-le-manque-deau-le-veritable-souci\/","title":{"rendered":"Campagne de contre-saison \u00e0 Nariou: le manque d\u2019eau, le v\u00e9ritable souci"},"content":{"rendered":"<p><strong>Nariou, une localit\u00e9 de la commune rurale de Sabou, dans la province du Boulkiemd\u00e9, a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un nouvel am\u00e9nagement devant permettre de booster la production agricole de contre-saison. La construction d\u2019un autre forage pour suppl\u00e9er celui existant, semble cependant rencontrer des difficult\u00e9s \u00e0 cause de son faible d\u00e9bit. R\u00e9sultat, des parcelles am\u00e9nag\u00e9es peinent \u00e0 \u00eatre mises en valeur par manque d\u2019eau.<\/strong><\/p>\n<p>A Nariou dans la commune rurale de Sabou, la campagne s\u00e8che bat son plein. Deux bas-fonds ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9s au profit des populations. Ils grouillent de monde, en cette matin\u00e9e du 13 f\u00e9vrier 2024. Situ\u00e9s de part et d\u2019autre de la route nationale 1, ces sites de production sont exploit\u00e9s \u00e0 fond par des producteurs qui semblent \u00e9pouser la vision des autorit\u00e9s \u00e0 atteindre l\u2019autosuffisance alimentaire au Burkina Faso, \u00e0 l\u2019horizon 2025. Dans le premier site de 1,25 ha, la culture-vedette est l\u2019oignon.<\/p>\n<p>Le bas-fond a \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9 en 2013 par le Projet riz pluvial (PRP) au profit des femmes pour la culture du riz. Puis apr\u00e8s, un projet chinois est venu construire un forage afin de leur permettre de travailler en campagne s\u00e8che. Les champs ont une bonne physionomie. La fra\u00eecheur et l\u2019humidit\u00e9 qui se d\u00e9gagent du lieu attestent de la bonne sant\u00e9 des cultures. L\u2019irrigation se fait \u00e0 l\u2019aide d\u2019un forage \u00e0 gros d\u00e9bit aliment\u00e9 par des plaques solaires. Avec un d\u00e9bit de 5 m3, cet ouvrage hydraulique fonctionne tous les jours pour satisfaire les besoins en eau des mara\u00eechers.<\/p>\n<p>Agu\u00e8ra Kabor\u00e9 produit l\u2019oignon dans sa petite parelle de 0,10 ha. Elle s\u2019emploie \u00e0 arroser son champ. C\u2019est dans le mara\u00eechage qu\u2019elle gagne sa pitance quotidienne. Cette activit\u00e9 lucrative occupe une bonne partie des femmes du village. A c\u00f4t\u00e9 de la parcelle de Mme Kabor\u00e9, une autre productrice apporte des soins \u00e0 son champ d\u2019oignon. Elle, c\u2019est Adjara Zongo. Le mara\u00eechage est sa principale activit\u00e9 en saison s\u00e8che.<\/p>\n<p>Pour elle, l\u2019activit\u00e9 nourrit bien son homme. Si certaines s\u2019activent \u00e0 arroser leurs cultures avec l\u2019eau du robinet connect\u00e9 au forage, d\u2019autres femmes par contre s\u2019adonnent \u00e0 des corv\u00e9es d\u2019eau pour entretenir leurs champs. Cette eau, elles vont la chercher dans un bouli am\u00e9nag\u00e9 \u00e0 quelques m\u00e8tres du jardin. Adja Kabor\u00e9 est habitu\u00e9e \u00e0 cette corv\u00e9e. Le visage tremp\u00e9 de sueur, elle vient de d\u00e9charger ses bidons accroch\u00e9s entre la selle et le guidon et d\u2019autres sur le porte-bagage de son v\u00e9lo.<\/p>\n<p>C\u2019est le prix \u00e0 payer pour maintenir vertes les feuilles de ses cultures. D\u2019autres transportent l\u2019eau sur la t\u00eate dans des bidons de 20 litres et des plats. Rationalisation de l\u2019eau du forage oblige, ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019elles en ont acc\u00e8s. R\u00e9partis en plusieurs groupes, les mara\u00eechers irriguent leurs champs \u00e0 tour de r\u00f4le, selon un programme bien \u00e9tabli. Mais certaines cultures ne supportant pas la canicule ne tardent pas \u00e0 se faner avant que le tour du propri\u00e9taire arrive. D\u2019o\u00f9 le recours sans cesse au bouli comme une alternative au manque d\u2019eau pour sauver les plantes.<\/p>\n<p>\u00ab Ce n\u2019est pas tous les jours que j\u2019ai acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau du forage. C\u2019est pourquoi, je vais puiser l\u2019eau du bouli pour arroser mon champ \u00bb, se justifie Adja Kabor\u00e9. Azara Tiendr\u00e9b\u00e9ogo est la pr\u00e9sidente de la coop\u00e9rative Sougrinoma, une structure mise en place par les femmes dans le cadre de la production de riz en campagne humide sur le m\u00eame site. Mme Tiendr\u00e9b\u00e9ogo avoue qu\u2019elle n\u2019a pas une autre occupation en saison s\u00e8che en dehors du mara\u00eechage. Et la culture de l\u2019oignon est sa favorite.<\/p>\n<p>Pour Mme Tiendr\u00e9b\u00e9ogo, les exploitants ont le c\u0153ur \u00e0 l\u2019ouvrage mais le manque d\u2019eau freine leur \u00e9lan. La rationalisation de l\u2019eau permet \u00e0 tout le monde d\u2019en b\u00e9n\u00e9ficier mais, d\u00e9plore-t-elle, ce n\u2019est pas suffisant. Certaines de ses camarades sont donc oblig\u00e9es d\u2019aller la chercher hors du jardin. De plus, assure Agu\u00e8ra Kabor\u00e9, la<br \/>\npression de l\u2019eau diminue lorsque le soleil baisse en intensit\u00e9. La pr\u00e9sidente de la coop\u00e9rative exhorte les autorit\u00e9s \u00e0 voler \u00e0 leur secours en \u00e9largissant le bouli. Ou \u00e0 d\u00e9faut, en construisant d\u2019autres forages \u00e0 gros d\u00e9bit qui leur permettront d\u2019assurer une autonomie en eau dans ce p\u00e9rim\u00e8tre am\u00e9nag\u00e9.<\/p>\n<h3>Des parcelles inexploit\u00e9es par manque d\u2019eau<\/h3>\n<figure id=\"attachment_2106\" aria-describedby=\"caption-attachment-2106\" style=\"width: 787px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2106\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2024\/03\/12\/campagne-de-contre-saison-a-nariou-le-manque-deau-le-veritable-souci\/riziculture2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/03\/riziculture2.gif?fit=787%2C493&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"787,493\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"riziculture2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Ces bassins de stockage d\u2019eau devant permettre d\u2019arroser les cultures sont toujours vides.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/03\/riziculture2.gif?fit=300%2C188&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/03\/riziculture2.gif?fit=696%2C436&amp;ssl=1\" class=\"size-full wp-image-2106\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2024\/03\/riziculture2.gif?resize=696%2C436&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"696\" height=\"436\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2106\" class=\"wp-caption-text\">Ces bassins de stockage d\u2019eau devant permettre d\u2019arroser les cultures sont toujours vides.<\/figcaption><\/figure>\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du goudron, on rencontre un nouvel am\u00e9nagement. Il couvre une superficie de 4 ha. Des parcelles de production fra\u00eechement d\u00e9gag\u00e9es attendent d\u2019\u00eatre exploit\u00e9es. Le tout, couronn\u00e9 par la r\u00e9alisation d\u2019un nouveau forage \u00e0 gros d\u00e9bit, auquel s\u2019ajoutent 24 bassins de stockage d\u2019eau. Dans le principe de ce projet, le forage doit approvisionner les bassins en eau avant que les producteurs ne la pr\u00e9l\u00e8vent pour arroser leurs cultures. L\u2019id\u00e9e est certes noble mais ces bassins sont toujours vides.<\/p>\n<p>Toute chose qui retarde le d\u00e9marrage des activit\u00e9s dans ce site de production. La raison principale est que le d\u00e9bit d\u2019eau trouv\u00e9 dans ce forage est tr\u00e8s faible et ne permet pas de faire fonctionner convenablement ce syst\u00e8me d\u2019irrigation. Un deuxi\u00e8me forage a \u00e9t\u00e9 perfor\u00e9 mais le r\u00e9sultat est rest\u00e9 inchang\u00e9. En d\u00e9pit de ces \u00e9checs r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, l\u2019entreprise n\u2019a pas baiss\u00e9 les bras. A quelques encablures du site, on aper\u00e7oit son mat\u00e9riel. A ce qu\u2019il se dit, les recherches se poursuivent toujours sur le site dans l\u2019espoir de r\u00e9aliser un forage avec un bon d\u00e9bit.<\/p>\n<p>En attendant qu\u2019une solution appropri\u00e9e soit trouv\u00e9e, des producteurs essaient, avec des moyens du bord, d\u2019exploiter leurs parcelles. Avec l\u2019eau des puits, certains arrivent tant bien que mal \u00e0 arroser leurs cultures. Salam Tiendr\u00e9b\u00e9ogo est le pr\u00e9sident des producteurs de ce nouveau site am\u00e9nag\u00e9. C\u2019est avec un pincement au c\u0153ur qu\u2019il nous raconte le calvaire que vivent les producteurs de Nariou. \u00ab Nous nous r\u00e9jouissons de ce que des journalistes soient venus toucher du doigt les r\u00e9alit\u00e9s que nous vivons.<\/p>\n<p>Notre seul souci, c\u2019est le manque d\u2019eau \u00bb, se lamente-t-il. Les agents d\u2019agriculture se sentent impuissants face \u00e0 cette triste r\u00e9alit\u00e9. Ibrahim Tamboura est le chef de l\u2019Unit\u00e9 d\u2019appui technique (UAT) de Sabou. Il dit compatir \u00e0 la douleur des producteurs dont la plupart, faute d\u2019occupation, se tournent actuellement les pouces. \u00ab En v\u00e9rit\u00e9, nous avons souvent honte de nous rendre sur ce site, parce que c\u2019est nous qui avons mis la pression aux producteurs, dans le cadre de la mise en \u0153uvre de l\u2019Offensive agropastorale et halieutique et ce n\u2019est pas agr\u00e9able de les voir dans cet \u00e9tat \u00bb, soutient-il.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce aux efforts des producteurs, le site a pu \u00eatre s\u00e9curis\u00e9 avec un grillage. \u00ab On voit que la volont\u00e9 y est, c\u2019est la disponibilit\u00e9 de l\u2019eau qui pose probl\u00e8me \u00bb, d\u00e9plore le chef UAT de Sabou. Il pr\u00e9cise, en outre, que les producteurs risquent de subir d\u2019importantes pertes si leurs p\u00e9pini\u00e8res ne sont pas repiqu\u00e9es.<br \/>\n\u00ab Ils ont achet\u00e9 les semences et se retrouvent dans une situation difficile \u00bb, souligne-t-il. L\u2019agent d\u2019agriculture f\u00e9licite n\u00e9anmoins les producteurs pour leur r\u00e9silience. Pour lui, c\u2019est la preuve qu\u2019ils sont v\u00e9ritablement engag\u00e9s, pr\u00eats \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019appel des autorit\u00e9s. \u00ab Malgr\u00e9 le manque d\u2019eau, vous voyez que beaucoup font des efforts pour entretenir leurs champs en puisant l\u2019eau des puits \u00bb, indique-t-il.<\/p>\n<p>La campagne s\u00e8che n\u2019\u00e9volue pas au m\u00eame rythme \u00e0 Nariou. Au niveau de l\u2019ancien site, les mara\u00eechers s\u2019appr\u00eatent \u00e0 r\u00e9colter. Dans le nouveau p\u00e9rim\u00e8tre am\u00e9nag\u00e9 en revanche, le retard semble consomm\u00e9. Mais toujours est-il que rien n\u2019est perdu d\u2019avance. \u00ab Si le probl\u00e8me d\u2019eau se d\u00e9cante, ils se mettront \u00e0 la t\u00e2che. Nos producteurs sont toujours pr\u00eats \u00bb, assure Ibrahim Tamboura. La commune de Sabou entend relever les d\u00e9fis de l\u2019autosuffisance alimentaire \u00e0 travers sa contribution \u00e0 l\u2019offensive agropastorale et halieutique lanc\u00e9e par le minist\u00e8re en charge de l\u2019agriculture. Selon le chef de service d\u00e9partemental en charge de l\u2019agriculture de Sabou, Djibril Tienin, la production mara\u00eech\u00e8re enregistre une centaine d\u2019hectares dans sa commune.<\/p>\n<p>A cela s\u2019ajoutent une cinquantaine d\u2019hectares de ma\u00efs, 6 ha de pomme de terre et 6 ha de bl\u00e9. \u00ab A ce stade, nous sommes satisfaits de l\u2019\u00e9volution des cultures. Dans l\u2019ensemble, elles se pr\u00e9sentent tr\u00e8s bien \u00bb, se r\u00e9jouit-il. En termes d\u2019appui en intrants, il explique que la commune a re\u00e7u plus de 100 tonnes (t) d\u2019engrais NPK et 50 t d\u2019ur\u00e9e. Aux pr\u00e9occupations des producteurs, le Directeur r\u00e9gional (DR) en charge de l\u2019agriculture du Centre-Ouest, Edouard Ilboudo, dit pr\u00eater une oreille attentive. Il rel\u00e8ve qu\u2019un forage de 16 m3 avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu dans le nouvel am\u00e9nagement de Nariou.<\/p>\n<p>Faute d\u2019avoir obtenu ce d\u00e9bit, il est question de construire un deuxi\u00e8me forage de sorte que les deux d\u00e9bits cumul\u00e9s puissent atteindre celui projet\u00e9. Apr\u00e8s une premi\u00e8re tentative infructueuse, l\u2019entreprise s\u2019attelle avec l\u2019appui d\u2019un g\u00e9ophysicien, \u00e0 effectuer des recherches devant d\u00e9boucher sur la construction d\u2019un deuxi\u00e8me forage avec un d\u00e9bit qui, cumul\u00e9 au premier, couvre le besoin de 16 m3. Le v\u0153u pieux de tous les acteurs est que ces goulots d\u2019\u00e9tranglement soient vite lev\u00e9s afin de donner la chance aux mara\u00eechers de montrer de quoi ils sont capables.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Ouamtinga Michel ILBOUDO<\/strong><br \/>\nomichel20@gmail.com<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nariou, une localit\u00e9 de la commune rurale de Sabou, dans la province du Boulkiemd\u00e9, a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un nouvel am\u00e9nagement devant permettre de booster la production agricole de contre-saison. La construction d\u2019un autre forage pour suppl\u00e9er celui existant, semble cependant rencontrer des difficult\u00e9s \u00e0 cause de son faible d\u00e9bit. 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