{"id":2751,"date":"2025-07-01T13:40:50","date_gmt":"2025-07-01T13:40:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=2751"},"modified":"2025-07-04T13:59:56","modified_gmt":"2025-07-04T13:59:56","slug":"attaques-parasitaires-des-arbres-au-centre-ouest-le-tapinanthus-un-ravageur-silencieux-du-karite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/07\/01\/attaques-parasitaires-des-arbres-au-centre-ouest-le-tapinanthus-un-ravageur-silencieux-du-karite\/","title":{"rendered":"Attaques parasitaires des arbres au Centre-Ouest: le Tapinanthus, un ravageur silencieux du karit\u00e9\u00a0"},"content":{"rendered":"<p><b>Dans bien de r\u00e9gions au Burkina Faso, on le voit souvent sur les branches de nombre d\u2019arbres \u00e0 travers les champs et for\u00eats. La plupart du temps, l\u2019on se soucie peu de sa pr\u00e9sence ou on ignore parfois l\u2019effet qu\u2019il produit sur ses h\u00f4tes. Pourtant, son impact sur les esp\u00e8ces qui l\u2019h\u00e9bergent est \u00e9pouvantable. Lui, c\u2019est le <\/b><b><i>Tapinanthus <\/i><\/b><b>ou gui, une plante parasite qui attaque et tue \u00e0 petit feu les arbres dont le karit\u00e9. Face \u00e0 cette situation, les d\u00e9fenseurs de l\u2019environnement ont engag\u00e9 une lutte farouche contre ce ravageur silencieux mais le combat semble loin d\u2019\u00eatre gagn\u00e9. Constat dans les provinces de la Sissili et du Ziro o\u00f9 on enregistre d\u2019importants peuplements de karit\u00e9.<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Dans la ferme agropastorale de Yacouba Barry, situ\u00e9e \u00e0 Zorro, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie-est de L\u00e9o, province de la Sissili (r\u00e9gion du Centre-Ouest), plusieurs esp\u00e8ces ligneuses se disputent l\u2019espace. Parmi celles-ci, le karit\u00e9 ou <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Vitellaria paradoxa<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> (nom scientifique) est le plus repr\u00e9sentatif. Difficile pour l\u2019agropasteur de d\u00e9terminer avec exactitude leur nombre, tellement on en trouve sur toute l\u2019\u00e9tendue du champ de trois hectares (ha). Seulement, reconnait-il, ces arbres qu\u2019il a soigneusement prot\u00e9g\u00e9s depuis plus de 30 ans constituent une richesse \u00e9norme pour sa famille, par les fruits, les amandes et le bois qu\u2019ils lui procurent. Au pied de l\u2019un des arbres au houppier volumineux, de petits ruminants se reposent sous une ombre \u00e9paisse. L\u00e0-haut, des oiseaux perch\u00e9s dans les feuillages sont occup\u00e9s \u00e0 picorer les quelques fruits m\u00fbrs du karit\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">A vue d\u2019\u0153il, rien n\u2019indique que les feuillages abondants que l\u2019arbre arbore ne lui appartiennent pas tous. En effet, presque la moiti\u00e9 du houppier est constitu\u00e9e d\u2019une autre esp\u00e8ce v\u00e9g\u00e9tale qui est venue se fixer au karit\u00e9. Comme si on l\u2019avait greff\u00e9e, cette plante, aux feuilles vertes et aux fleurs parfois rouge\u00e2tres, a l\u2019air de bien s\u2019\u00e9panouir sur plusieurs branches de son h\u00f4te. Le karit\u00e9, lui, semble s\u2019accommoder de cette situation. Pourtant, il en souffre \u00e9norm\u00e9ment. Cette plante est un parasite du karit\u00e9, connu sous le nom de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> ou gui (Welba, en langue moor\u00e9). <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Selon Dr Kadidia Semd\u00e9, attach\u00e9e de recherche en biologie et \u00e9cologie v\u00e9g\u00e9tales au D\u00e9partement environnement et for\u00eats de l\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles (INERA), le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> est une plante parasite qui pousse sur les branches de tr\u00e8s nombreux arbres de familles vari\u00e9es et parfois sur les troncs d\u2019arbres des r\u00e9gions intertropicales d\u2019Afrique. Elle signale qu\u2019il en existe trois types au Burkina Faso, que sont le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus dodoneifolius<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus globiferus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> et le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus ophiodes<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Sept sur dix karit\u00e9s parasit\u00e9s dans la Sissili<\/b><\/p>\n<figure id=\"attachment_2755\" aria-describedby=\"caption-attachment-2755\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2755\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/07\/01\/attaques-parasitaires-des-arbres-au-centre-ouest-le-tapinanthus-un-ravageur-silencieux-du-karite\/screenshot-2025-07-04-13-25-41\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?fit=539%2C370&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"539,370\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-07-04 13.25.41\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?fit=300%2C206&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?fit=539%2C370&amp;ssl=1\" class=\"wp-image-2755 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?resize=300%2C206\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"206\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?resize=300%2C206&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?resize=150%2C103&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.41.png?w=539&amp;ssl=1 539w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2755\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019arbre \u00e0 karit\u00e9 est le plus attaqu\u00e9 par le gui.<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Dans la ferme de Yacouba Barry, la soixantaine r\u00e9volue, il est difficile de trouver un pied de karit\u00e9 qui n\u2019est pas attaqu\u00e9 par le \u00ab\u00a0Sowto\u00a0\u00bb, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> en fulfuld\u00e9. Une petite randonn\u00e9e permet de se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence. A l\u2019entendre, d\u2019autres esp\u00e8ces ligneuses, \u00e0 l\u2019image du n\u00e9r\u00e9 (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Parkia biglobosa<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">), sont aussi touch\u00e9es dans son champ mais l\u2019infestation est encore plus prononc\u00e9e au niveau du karit\u00e9. Chez ses voisins, on vit le m\u00eame probl\u00e8me. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">\u00ab\u00a0Cette plante parasite nuit \u00e0 la sant\u00e9 du karit\u00e9 et \u00e0 sa productivit\u00e9. Soit, elle dess\u00e8che ses branches, soit, elle la tue compl\u00e8tement\u00a0\u00bb, raconte avec amertume M. Barry. Face \u00e0 un tel ph\u00e9nom\u00e8ne qui est en train de d\u00e9truire progressivement ses arbres,<\/span> <span style=\"font-weight: 400\">il avoue son impuissance. A la question de savoir si l\u2019agropasteur ne proc\u00e8de pas \u00e0 la taille sanitaire pour pr\u00e9server ses karit\u00e9s, celui-ci reste stup\u00e9fait. \u00ab\u00a0Comme la coupe du karit\u00e9 est interdite, personnellement, je n\u2019\u00e9lague pas les branches qui portent le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, de peur d\u2019\u00eatre interpell\u00e9 par les forestiers \u00bb, d\u00e9clare Yacouba Barry. Le seul avantage qu\u2019il dit tirer du gui est son utilisation comme du fourrage pour ses petits ruminants.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Un peu plus loin, au sud de L\u00e9o, le constat est le m\u00eame dans le champ de production agricole de Anas Yago\u00a0: la pr\u00e9sence du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> sur les arbres, notamment le karit\u00e9. Il soutient n\u2019avoir pas non plus de rem\u00e8de efficace contre ce ravageur silencieux du karit\u00e9, appel\u00e9 \u00ab\u00a0Taan kourou\u00a0\u00bb, dans sa langue, le nuni. Agriculteur poss\u00e9dant une ferme de 25 ha, il indique que ce parasite est en train de \u00ab\u00a0coloniser\u00a0\u00bb presque tous les karit\u00e9s pr\u00e9sents dans son domaine d\u2019exploitation. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Sur dix pieds, estime-t-il, huit ou neuf sont infest\u00e9s. Il rench\u00e9rit qu\u2019il y a des arbres, surtout les plus vieux, dont toutes les branches sont parasit\u00e9es. \u00ab\u00a0Quand l\u2019arbre \u00e0 karit\u00e9 est beaucoup attaqu\u00e9, certaines branches dess\u00e8chent et meurent. L\u2019autre inconv\u00e9nient est qu\u2019il ne produit plus assez ou pas du tout\u00a0\u00bb, r\u00e9v\u00e8le Anas Yago. Chez lui, il y a au moins une m\u00e9thode de lutte pratiqu\u00e9e qui est l\u2019\u00e9lagage des branches atteintes. Une technique apprise des parents qui s\u2019y adonnaient pour sauver certains arbres, selon lui. Malgr\u00e9 tout, le mal persiste, d\u00e9plore le fermier qui reconnait que\u00a0c\u2019est une lutte de longue haleine.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Le Directeur provincial (DP) des Eaux et for\u00eats de la Sissili, Karim Y\u00e9y\u00e9, indique que l\u2019existence du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> est remarquable dans sa zone, comme d\u2019ailleurs dans d\u2019autres r\u00e9gions du pays. \u00ab\u00a0Dans les for\u00eats et les champs o\u00f9 se trouvent des pieds de karit\u00e9, on constate que la majorit\u00e9 est attaqu\u00e9e par ce parasite\u00a0\u00bb, affirme-t-il. M. Y\u00e9y\u00e9 pr\u00e9cise que le degr\u00e9 d\u2019infestation varie d\u2019une zone \u00e0 l\u2019autre, en fonction du peuplement de karit\u00e9. Il cite le cas par exemple de certains champs o\u00f9 la totalit\u00e9 des pieds de karit\u00e9 sont porteurs du gui. Mais d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il rel\u00e8ve que sept sur dix karit\u00e9s sont parasit\u00e9s dans la Sissili.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Les peuplements de karit\u00e9 menac\u00e9s<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Cette situation affecte \u00e9norm\u00e9ment la survie de l\u2019arbre ainsi que ses rendements en fruits. \u00ab\u00a0Le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> est une esp\u00e8ce chlorophyllienne qui se nourrit de la s\u00e8ve. Il partage cette s\u00e8ve nourrici\u00e8re avec la plante h\u00f4te. Quand il devient abondant sur un pied d\u2019arbre, il l\u2019asphyxie et l\u2019esp\u00e8ce n\u2019arrive plus \u00e0 se d\u00e9velopper convenablement. Cela fait baisser sa productivit\u00e9 et provoque parfois sa mort\u00a0\u00bb, explique l\u2019inspecteur des eaux et for\u00eats. Face \u00e0 ce parasite, Karim Y\u00e9y\u00e9 conseille de tailler les branches atteintes. <\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_2753\" aria-describedby=\"caption-attachment-2753\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2753\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/07\/01\/attaques-parasitaires-des-arbres-au-centre-ouest-le-tapinanthus-un-ravageur-silencieux-du-karite\/screenshot-2025-07-04-13-26-20\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?fit=1218%2C806&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1218,806\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-07-04 13.26.20\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Le tradipraticien Boubou Nama d\u00e9plorant la mort d\u2019un de ses karit\u00e9s parasit\u00e9s.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?fit=300%2C199&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?fit=696%2C461&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2753\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?resize=300%2C199\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?resize=1024%2C678&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?resize=768%2C508&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?resize=635%2C420&amp;ssl=1 635w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?resize=696%2C461&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?resize=1068%2C707&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.20.png?w=1218&amp;ssl=1 1218w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2753\" class=\"wp-caption-text\">Le tradipraticien Boubou Nama d\u00e9plorant la mort d\u2019un de ses karit\u00e9s parasit\u00e9s.<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Mais l\u00e0 aussi, pr\u00e9vient-il, il faut s\u2019assurer d\u2019avoir tout mutil\u00e9. \u00ab\u00a0Si on coupe les esp\u00e8ces <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> et on oublie une ou deux dans l\u2019arbre, plus tard, elles vont se propager encore\u00a0\u00bb, mart\u00e8le M. Y\u00e9y\u00e9. N\u00e9anmoins, il se r\u00e9jouit de savoir que les actions de sensibilisation men\u00e9es par son service \u00e0 l\u2019endroit des populations commencent \u00e0 porter fruit. Car, \u00e0 l\u2019entendre, beaucoup de producteurs, ayant pris conscience du ph\u00e9nom\u00e8ne, coupent syst\u00e9matiquement le gui d\u00e8s qu\u2019il apparait sur les jeunes pieds de karit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">La province de la Sissili n\u2019est pas la seule \u00e0 \u00eatre touch\u00e9e par le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. Celle du Ziro qui regorge de nombreuses for\u00eats avec des parcs \u00e0 karit\u00e9, n\u2019est pas non plus en reste. Aux dires du DP des Eaux et for\u00eats, Hamad\u00e9 Traor\u00e9, la pr\u00e9sence du gui menace s\u00e9rieusement les peuplements de karit\u00e9 dans le Ziro. Il en veut pour preuve, la baisse de productivit\u00e9 du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Vitellaria paradoxa<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> et des mortalit\u00e9s enregistr\u00e9es \u00e7\u00e0 et l\u00e0 sur l\u2019esp\u00e8ce. M. Traor\u00e9 atteste que les trois esp\u00e8ces de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> sont repr\u00e9sent\u00e9es dans la province et peuvent se retrouver \u00e0 la fois sur un m\u00eame pied de karit\u00e9. \u00ab Il est difficile de voir un peuplement de karit\u00e9 qui n\u2019est pas affect\u00e9 dans le Ziro\u00a0\u00bb, soutient-il, avant de d\u00e9signer les oiseaux, le vent ou m\u00eame l\u2019homme comme \u00e9tant les vecteurs de transmission des plantes parasites.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Boubou Nama dit Abou est p\u00e9pini\u00e9riste et tradipraticien bas\u00e9 \u00e0 Sapouy. A la lisi\u00e8re des habitats, il poss\u00e8de une ferme de trois hectares dans laquelle plusieurs esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales dont le karit\u00e9 et le n\u00e9r\u00e9 se c\u00f4toient. Malgr\u00e9 la taille sanitaire pratiqu\u00e9e sur certains arbres, le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Vitellaria paradoxa<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> et le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Parkia biglobosa <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">portent toujours le gui. Certains karit\u00e9s en ont fait les frais. Par-ci, par-l\u00e0, on aper\u00e7oit des souches d\u2019arbres morts. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">A<\/span><span style=\"font-weight: 400\">bou reconnait que ces arbres ont p\u00e9ri par faute d\u2019entretien. Mais, gr\u00e2ce aux sensibilisations des forestiers, il m\u00e8ne d\u00e9sormais une lutte \u00e2pre contre le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> qui tue \u00e0 petit feu ses h\u00f4tes. Cependant, pour y arriver, il faut fournir beaucoup d\u2019effort physique. \u00ab\u00a0Il y a des branches infest\u00e9es qui sont situ\u00e9es \u00e0 une certaine hauteur qu\u2019on a du mal \u00e0 atteindre pour couper\u00a0\u00bb, fait remarquer M. Nama, pour montrer \u00e0 quel point la lutte n\u2019est pas toujours ais\u00e9e. En tant que p\u00e9pini\u00e9riste, il s\u2019\u00e9vertue aussi \u00e0 remplacer au fur et \u00e0 mesure les arbres morts dans son champ par de jeunes pieds.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, confie Dr Kadidia Semd\u00e9, la situation du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> est pr\u00e9occupante au Burkina Faso, surtout pour les esp\u00e8ces ligneuses \u00e0 usages multiples comme le karit\u00e9 et le n\u00e9r\u00e9. \u00ab Selon une \u00e9tude nationale, 95 % de la population du karit\u00e9 sont infest\u00e9s par ces parasites et 27 % des arbres touch\u00e9s risquent de mourir \u00e0 court terme \u00bb, d\u00e9voile la phytopathologiste.<\/span><\/p>\n<p><b>La taille sanitaire, seul rem\u00e8de<\/b><\/p>\n<figure id=\"attachment_2745\" aria-describedby=\"caption-attachment-2745\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2745\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/07\/01\/baisse-de-productivite-du-nere-au-burkina-le-revers-des-recoltes-precoces-et-des-pesticides\/screenshot-2025-07-04-13-07-31\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?fit=868%2C629&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"868,629\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-07-04 13.07.31\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Angelina Nama, pr\u00e9sidente de la coop\u00e9rative N\u00e9v\u00e9l\u00e9a :&lt;br \/&gt;\n\u00ab le gui affecte la productivit\u00e9 du karit\u00e9 \u00e0 tel point que&lt;br \/&gt;\nnous n\u2019arrivons plus \u00e0 satisfaire nos commandes \u00bb. &lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?fit=300%2C217&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?fit=696%2C504&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2745\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?resize=300%2C217\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"217\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?resize=300%2C217&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?resize=768%2C557&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?resize=580%2C420&amp;ssl=1 580w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?resize=150%2C109&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?resize=696%2C504&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?resize=324%2C235&amp;ssl=1 324w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.07.31.png?w=868&amp;ssl=1 868w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2745\" class=\"wp-caption-text\">Angelina Nama, pr\u00e9sidente de la coop\u00e9rative N\u00e9v\u00e9l\u00e9a :<br \/>\u00ab le gui affecte la productivit\u00e9 du karit\u00e9 \u00e0 tel point que<br \/>nous n\u2019arrivons plus \u00e0 satisfaire nos commandes \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">La f\u00e9d\u00e9ration Nununa, structure sp\u00e9cialis\u00e9e dans la fabrication du beurre de karit\u00e9 et bas\u00e9e \u00e0 L\u00e9o, est dans la m\u00eame dynamique de combat contre le gui depuis 2001. Elle poss\u00e8de actuellement 11 parcs \u00e0 karit\u00e9 log\u00e9s dans des for\u00eats prot\u00e9g\u00e9es ou class\u00e9es du Ziro et de la Sissili et dans lesquels elle collecte ses noix. A ce niveau \u00e9galement, le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">s\u2019illustre par sa pr\u00e9sence sur le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Vittelaria paradoxa<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. \u00ab\u00a0Dans nos parcs \u00e0 karit\u00e9, beaucoup d\u2019arbres sont attaqu\u00e9s par le gui, surtout les vieux karit\u00e9s qui ont plus de 30 ans\u00a0\u00bb, atteste la pr\u00e9sidente de la f\u00e9d\u00e9ration Nununa, Abibata Salia. Elle estime que sur dix pieds, plus de la moiti\u00e9 sont porteurs du parasite. La cons\u00e9quence, selon elle, est que les quantit\u00e9s de noix de karit\u00e9 r\u00e9colt\u00e9es par an par sa f\u00e9d\u00e9ration baissent au fil du temps. <\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">\u00ab\u00a0Nous produisions par an plus de 300 tonnes de beurre, mais nous ne pouvons plus atteindre cette quantit\u00e9 \u00e0 cause du manque de noix\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle. Abibata Salia impute cette contreperformance au parasite du karit\u00e9, aux al\u00e9as du changement climatique et aux actions anthropiques n\u00e9fastes. Elle d\u00e9plore par exemple le cas du parc \u00e0 karit\u00e9 situ\u00e9 entre Sapouy et Dianzo\u00e8 qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9 par des individus pour des activit\u00e9s agricoles. Un tour dans ce parc permet de se rendre compte que le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> n\u2019est pas le seul ravageur du Karit\u00e9. Plusieurs esp\u00e8ces d\u2019arbres vaincues par les coups de machette et les flammes, s\u2019offrent au regard. Sur les quelques karit\u00e9s \u00e9pargn\u00e9s, le gui est bien pr\u00e9sent.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Dans les parcs \u00e0 karit\u00e9 de Nununa, informe Abdoul Walib Biyen, charg\u00e9 de fili\u00e8re de la F\u00e9d\u00e9ration, des comit\u00e9s de gestion veillent \u00e0 la protection des arbres. D\u00e8s qu\u2019ils constatent que les parasites sont en train de prendre de l\u2019ampleur, ils proc\u00e8dent \u00e0 la taille sanitaire, en collaboration avec les services des eaux et for\u00eats.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Les m\u00eames inqui\u00e9tudes sont partag\u00e9es au niveau de la coop\u00e9rative N\u00e9v\u00e9l\u00e9a (progression, en nuni) bas\u00e9e \u00e0 Sapouy. Evoluant dans la transformation et la commercialisation des produits forestiers non ligneux, elle n\u2019arrive plus \u00e0 honorer ses commandes, faute de mati\u00e8res premi\u00e8res. \u00ab Avant, on pouvait livrer 300 tonnes d\u2019amandes de karit\u00e9 par an, mais actuellement, nous sommes \u00e0 88 tonnes. Nous n\u2019arrivons plus \u00e0 satisfaire notre client\u00e8le\u00a0\u00bb, d\u00e9clare la pr\u00e9sidente de la coop\u00e9rative, Angelina Nama. Selon elle, les attaques parasitaires sont en partie responsables de cette chute de productivit\u00e9 du karit\u00e9. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">C\u2019est pourquoi, sa structure s\u2019est engag\u00e9e, depuis plusieurs ann\u00e9es, dans un combat sans merci contre les plantes parasites. \u00ab Les forestiers nous ont appris comment entretenir les arbres et tailler les branches touch\u00e9es par le gui. Et nous appliquons ces techniques dans nos deux parcs \u00e0 karit\u00e9\u00a0\u00bb, se f\u00e9licite Mme Nama. Pour leur part, les forestiers indiquent que, pour l\u2019instant, la m\u00e9thode de lutte indiqu\u00e9e contre le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">est celle m\u00e9canique. Il suffit d\u2019\u00e9laguer les branches atteintes. \u00ab\u00a0C\u2019est comme un cancer gangr\u00e9n\u00e9 qu\u2019il faut couper\u00a0\u00bb, laisse entendre le DP Hamad\u00e9 Traor\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><b>Des vertus, tout de m\u00eame<\/b><\/p>\n<figure id=\"attachment_2754\" aria-describedby=\"caption-attachment-2754\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2754\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/07\/01\/attaques-parasitaires-des-arbres-au-centre-ouest-le-tapinanthus-un-ravageur-silencieux-du-karite\/screenshot-2025-07-04-13-26-00\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?fit=1218%2C806&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1218,806\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-07-04 13.26.00\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Le Tapinanthus suce la s\u00e8ve de la plante h\u00f4te.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?fit=300%2C199&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?fit=696%2C461&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2754\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?resize=300%2C199\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?resize=1024%2C678&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?resize=768%2C508&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?resize=635%2C420&amp;ssl=1 635w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?resize=696%2C461&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?resize=1068%2C707&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.26.00.png?w=1218&amp;ssl=1 1218w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2754\" class=\"wp-caption-text\">Le Tapinanthus suce la s\u00e8ve de la plante h\u00f4te.<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Malgr\u00e9 son caract\u00e8re nuisible, le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> est une plante qui a son utilit\u00e9. Pour ses vertus m\u00e9dicinales, des praticiens de la pharmacop\u00e9e l\u2019utilisent pour des soins de sant\u00e9. En tant que tradipraticien, Boubou Nama affirme l\u2019associer \u00e0 d\u2019autres plantes pour soigner des maladies. A l\u2019en croire, le gui intervient \u00e9galement dans la composition de produits pour acqu\u00e9rir la prosp\u00e9rit\u00e9, la chance ou pour conjurer le mauvais sort. Le DP Traor\u00e9 confirme que sur le plan m\u00e9dicinal, certains <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">sont pris\u00e9s parce qu\u2019ils se font rares. C\u2019est le cas, selon lui, du gui des agrumes, notamment celui du citronnier. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">\u00ab\u00a0Quand j\u2019\u00e9tais dans la zone de Orodara, des gens commandaient le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">du citronnier depuis Ouagadougou. On peut aller fouiller tout un verger d\u2019agrumes sans le voir. Si fait que ces plantes parasites sont jalousement gard\u00e9es par les propri\u00e9taires des vergers\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne M. Traor\u00e9. Ses propos sont confirm\u00e9s par Anas Yago qui poss\u00e8de un citronnier parasit\u00e9 dans sa ferme. Il explique que c\u2019est l\u2019engouement des gens autour du gui de son citronnier qui lui a fait savoir que c\u2019est de l\u2019or. \u00ab\u00a0D\u2019autres m\u00eame viennent en cachette\u00a0pour pr\u00e9lever. J\u2019aurai appris que ce <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> peut sauver des vies, car il contribue \u00e0 soigner des cas d\u2019empoisonnement et \u00e0 endiguer des attaques mystiques \u00bb, r\u00e9v\u00e8le M. Yago. En plus de servir \u00e0 la fabrication du compost, le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus, <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">aux dires des forestiers, participe \u00e0 la diversit\u00e9 biologique.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><b>Mady KABRE<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: right\">dykabre@yahoo.fr<\/p>\n<hr \/>\n<p><b>P\u00e9nurie de beurre \u00e0 L\u00e9o<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0De nos jours, le beurre de karit\u00e9 est tr\u00e8s pris\u00e9 des Burkinab\u00e8. Il intervient dans la cuisine, la cosm\u00e9tique, la pharmacop\u00e9e, etc. Mais parfois, il reste introuvable sur le march\u00e9. Plusieurs facteurs concourent \u00e0 sa disparition progressive, notamment la coupe abusive du karit\u00e9, les effets du changement climatique et les attaques parasitaires. Lors de notre passage \u00e0 la f\u00e9d\u00e9ration Nununa, le 12 juin 2025, \u00e0 L\u00e9o, l\u2019unit\u00e9 de transformation du beurre \u00e9tait \u00e0 l\u2019arr\u00eat, les portes herm\u00e9tiquement closes. Idem pour leur boutique de vente de beurre et autres produits de beaut\u00e9. Il ressort que la mati\u00e8re premi\u00e8re, \u00e0 savoir les amandes de karit\u00e9, manque actuellement. Des clientes venues acheter du beurre \u00e9taient oblig\u00e9es de repartir bredouilles, l\u2019air afflig\u00e9. Selon les responsables de Nununa, tous les jours, on assiste \u00e0 un ballet incessant des clients \u00e0 leur si\u00e8ge pour demander le beurre bio. Malheureusement, aucun gramme de beurre n\u2019est disponible. Au march\u00e9 de L\u00e9o \u00e9galement, il est difficile d\u2019en trouver, surtout le bon.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><b>M.K.<\/b><\/p>\n<hr \/>\n<p><b>Un parc \u00e0 karit\u00e9 d\u00e9vast\u00e9 \u00e0 Sapouy<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Il est l\u2019un des parcs \u00e0 karit\u00e9 dans lesquels les femmes de la f\u00e9d\u00e9ration Nununa collectent les noix pour la production du beurre bio. De nos jours, le parc de Dianzo\u00e8, situ\u00e9 \u00e0 environ 5 kilom\u00e8tres de Sapouy, n\u2019est plus que l\u2019ombre de lui-m\u00eame. Nich\u00e9 dans le Chantier d\u2019am\u00e9nagement forestier (CAF), il a \u00e9t\u00e9, en partie, d\u00e9truit par des individus qui avaient commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9fricher la for\u00eat pour des activit\u00e9s agricoles. L\u2019intervention du minist\u00e8re en charge de l\u2019environnement a permis d\u2019arr\u00eater le massacre. Sur le terrain, le constat est d\u00e9solant. Plusieurs arbres dont le karit\u00e9 abattus et d\u2019autres br\u00fbl\u00e9s. C\u2019est avec amertume que les femmes de Nununa ont appris la nouvelle. Ce parc est appel\u00e9 \u00e0 \u00eatre d\u00e9class\u00e9, parce qu\u2019il ne r\u00e9pond plus aux normes de production bio. Selon la pr\u00e9sidente de la F\u00e9d\u00e9ration, Abibata Salia, le parc d\u00e9truit peut \u00eatre restaur\u00e9 par une plantation de jeunes pieds de karit\u00e9. Pour peu qu\u2019on mette fin aux activit\u00e9s agricoles dans la for\u00eat.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><b>M.K.<\/b><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Dr Kadidia Semd\u00e9, phytopathologiste \u00e0 l\u2019INERA<\/span><b>\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>\u00ab <\/b><b>La lutte m\u00e9canique reste aujourd\u2019hui la m\u00e9thode la plus efficace<\/b> <b>contre le <\/b><b><i>Tapinanthus <\/i><\/b><b>\u00bb<\/b><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0<\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_2757\" aria-describedby=\"caption-attachment-2757\" style=\"width: 185px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2757\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/07\/01\/attaques-parasitaires-des-arbres-au-centre-ouest-le-tapinanthus-un-ravageur-silencieux-du-karite\/screenshot-2025-07-04-13-38-57\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.38.57.png?fit=266%2C432&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"266,432\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-07-04 13.38.57\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.38.57.png?fit=185%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.38.57.png?fit=266%2C432&amp;ssl=1\" class=\"wp-image-2757 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.38.57.png?resize=185%2C300\" alt=\"\" width=\"185\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.38.57.png?resize=185%2C300&amp;ssl=1 185w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.38.57.png?resize=259%2C420&amp;ssl=1 259w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.38.57.png?resize=150%2C244&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.38.57.png?w=266&amp;ssl=1 266w\" sizes=\"auto, (max-width: 185px) 100vw, 185px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2757\" class=\"wp-caption-text\">Dr Kadidia Semd\u00e9 : \u00ab les graines du Tapinanthus peuvent germer en moins de 48 heures \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p><b>Dr Kadidia Semd\u00e9 est attach\u00e9e de recherche en biologie et \u00e9cologie v\u00e9g\u00e9tales au d\u00e9partement Environnement et for\u00eats de l\u2019Institut de l\u2019environnement et de recherches agricoles (INERA). Dans les lignes qui suivent, elle apporte des \u00e9claircissements sur le Tapinanthus, ce parasite des arbres, l\u2019ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne au Burkina, son impact sur les plantes h\u00f4tes ainsi que les m\u00e9thodes de lutte.\u00a0<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Carrefour africain (C.A.) :<\/b> <b>Qu\u2019est-ce que le <\/b><b><i>Tapinanthus<\/i><\/b><b> ?\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>Kadidia Semd\u00e9 (K.S.) :<\/b><span style=\"font-weight: 400\"> Le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> est une plante parasite (un gui) qui pousse sur les branches de tr\u00e8s nombreux arbres de familles vari\u00e9es et parfois sur les troncs d\u2019arbres des r\u00e9gions intertropicales d\u2019Afrique o\u00f9 elle forme des touffes. Il appartient \u00e0 la famille des Loranthac\u00e9es. C\u2019est une plante vivace parasite \u00e0 rameaux ramifi\u00e9s et cassants, caract\u00e9ris\u00e9e par des feuilles oppos\u00e9es, suboppos\u00e9es ou alternes, vertes, brillantes, largement ovales, arrondies ou l\u00e9g\u00e8rement cord\u00e9es \u00e0 la base, obtuses au sommet. Ses fleurs sont en fascicules axillaires dress\u00e9s, rouge vif \u00e0 la partie sup\u00e9rieure, avec des fruits petits qui sont des baies sph\u00e9riques vertes puis rouges \u00e0 maturit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> ne peut pas vivre seul sans sa plante h\u00f4te. Puisque c\u2019est un h\u00e9miparasite \u00e9piphyte, ce qui signifie qu\u2019il pousse sur les branches d\u2019un arbre h\u00f4te et d\u00e9pend de lui pour l\u2019eau et les sels min\u00e9raux.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">\u00a0<\/span><b>C.A. :<\/b> <b>Quelle est l\u2019ampleur de cette plante parasite au Burkina Faso ?\u00a0\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>K.S. :<\/b><span style=\"font-weight: 400\"> L\u2019ampleur du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> au Burkina Faso est pr\u00e9occupante, surtout pour les esp\u00e8ces ligneuses \u00e0 usages multiples comme le karit\u00e9 (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Vitellaria paradoxa<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">) et le n\u00e9r\u00e9 (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Parkia biglobosa<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">). Selon une \u00e9tude nationale, 95 % de la population du karit\u00e9 sont infest\u00e9s par ces parasites et 27 % des arbres touch\u00e9s risquent de mourir \u00e0 court terme. Ils entrainent des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur la vie de la population du karit\u00e9. En effet, ils fragilisent la plante, ralentissent sa croissance, entrainent son vieillissement, alt\u00e8rent la qualit\u00e9 de son bois, r\u00e9duisent la production de ses fruits, l\u2019exposent \u00e0 d\u2019autres agents pathog\u00e8nes et peuvent m\u00eame entrainer sa mort.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Au Burkina Faso, les arbres seraient infest\u00e9s par trois types de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> que sont <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus dodoneifolius<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus globiferus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> et <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus ophiodes<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. L\u2019esp\u00e8ce <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus dodoneifolius <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">est apparue comme la plus fr\u00e9quente et la plus nuisible pour les plantes.<\/span><\/p>\n<p><b>C.A. : Parmi les arbres parasit\u00e9s par le Tapinanthus, le karit\u00e9 semble le plus touch\u00e9.\u00a0 Qu\u2019est-ce qui explique cela ?\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>K.S. :<\/b><span style=\"font-weight: 400\"> Le karit\u00e9 est le plus touch\u00e9 pour plusieurs raisons. Il est un arbre courant et les oiseaux y d\u00e9posent facilement les graines du gui. Rarement le karit\u00e9 est \u00e9lagu\u00e9 et le parasite a le temps de se propager. Il vit longtemps et cela en fait une cible id\u00e9ale sur plusieurs ann\u00e9es. Il y a aussi sa structure et sa physiologie. En effet, le karit\u00e9 poss\u00e8de une \u00e9corce relativement fine avec des branches bien expos\u00e9es, ce qui facilite l\u2019implantation des graines de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> transport\u00e9es par les oiseaux. En outre, certaines \u00e9tudes r\u00e9v\u00e8lent une affinit\u00e9 particuli\u00e8re entre le karit\u00e9 et le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus dodoneifolius<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, l\u2019esp\u00e8ce la plus fr\u00e9quente.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>C.A. : Qu&rsquo;est-ce qui est \u00e0 l\u2019origine de la propagation du Tapinanthus ?\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>K.S. :<\/b><span style=\"font-weight: 400\"> Les oiseaux sont les principaux agents diss\u00e9minateurs du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> dans les parcs arbor\u00e9s comme ceux du karit\u00e9. Des esp\u00e8ces comme le barbu \u00e0 front jaune, les tourterelles, les \u00e9tourneaux ou encore le pigeon de Guin\u00e9e consomment les baies du gui. En dig\u00e9rant la pulpe, ils rejettent les graines collantes sur les branches d\u2019arbres voisins, o\u00f9 elles germent en moins de 48 heures. Les graines du <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> ont une capacit\u00e9 de germination rapide, parfois en moins de deux jours. Cela leur permet de coloniser rapidement de nouvelles branches. L\u2019absence d\u2019\u00e9lagage r\u00e9gulier et de surveillance des arbres comme le karit\u00e9 favorise aussi l\u2019installation durable du parasite. Une fois bien implant\u00e9, il devient difficile \u00e0 \u00e9radiquer sans l\u2019intervention humaine. En plus, le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> est ubiquiste, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il s\u2019adapte aussi bien aux for\u00eats qu\u2019aux savanes, et peut survivre dans des conditions climatiques vari\u00e9es. Certaines r\u00e9gions arides ou tr\u00e8s bois\u00e9es, o\u00f9 les arbres h\u00f4tes sont peu nombreux ou r\u00e9guli\u00e8rement entretenus, pr\u00e9sentent des taux d\u2019infestation tr\u00e8s faibles. Par exemple, les zones sah\u00e9liennes du nord du Burkina Faso, o\u00f9 le karit\u00e9 est naturellement rare, sont moins touch\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><b>C.A. : Peut-on lutter contre le <\/b><b><i>Tapinanthus<\/i><\/b><b> ?\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>K.S. :<\/b><span style=\"font-weight: 400\"> Oui, il y a des m\u00e9thodes de lutte comme celles m\u00e9canique, biologique ou chimique. Cependant, jusqu\u2019\u00e0 nos jours, c\u2019est la lutte m\u00e9canique (coupe et taille sanitaire) qui est utilis\u00e9e contre le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">. La lutte chimique est un sujet d\u00e9licat. Il n\u2019existe pas encore de m\u00e9thode chimique fiable, s\u00e9lective et sans risque pour les arbres h\u00f4tes comme le karit\u00e9. Le gui \u00e9tant un parasite vasculaire, il est profond\u00e9ment enracin\u00e9 dans les tissus de l\u2019arbre. Les herbicides syst\u00e9miques risquent donc de tuer ou affaiblir aussi le karit\u00e9, ce qui rend leur usage tr\u00e8s risqu\u00e9. A ce jour, aucun produit phytosanitaire n\u2019est officiellement homologu\u00e9 au Burkina Faso pour lutter sp\u00e9cifiquement contre ce parasite sur les arbres fruitiers ou forestiers. Quelques essais ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s en station, notamment \u00e0 Saria, avec des injections de produits dans les touffes de gui, mais les r\u00e9sultats sont peu concluants et non reproductibles \u00e0 grande \u00e9chelle. L\u2019usage de produits chimiques dans des parcs agroforestiers pose des risques pour la biodiversit\u00e9, les sols et la sant\u00e9 des productrices qui r\u00e9coltent les fruits \u00e0 main nue.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">La lutte m\u00e9canique reste aujourd\u2019hui la m\u00e9thode la plus efficace et la plus s\u00fbre. Toutefois, des recherches sont en cours pour explorer des alternatives comme des extraits de plantes \u00e0 effet inhibiteur ou des m\u00e9thodes biologiques (champignons ou insectes sp\u00e9cifiques).<\/span><\/p>\n<p><b>C.A. : Le gui a-t-il un c\u00f4t\u00e9 b\u00e9n\u00e9fique ?\u00a0<\/b><\/p>\n<p><b>K.S. :<\/b><span style=\"font-weight: 400\"> Le <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\">, malgr\u00e9 sa r\u00e9putation de parasite destructeur, pr\u00e9sente aussi quelques utilit\u00e9s \u00e9cologiques et m\u00e9dicinales int\u00e9ressantes. Dans plusieurs pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, certaines esp\u00e8ces de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400\">Tapinanthus dodoneifolius<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400\"> sont utilis\u00e9es en m\u00e9decine traditionnelle pour traiter l\u2019hypertension, soulager les douleurs articulaires ou soigner les infections cutan\u00e9es, les plaies, etc. Les feuilles et les tiges sont souvent pr\u00e9par\u00e9es en d\u00e9coction ou en cataplasme. Des \u00e9tudes ont m\u00eame identifi\u00e9 des compos\u00e9s bioactifs aux propri\u00e9t\u00e9s antioxydantes et antimicrobiennes. Le gui joue aussi un r\u00f4le \u00e9cologique. Les baies sont une source de nourriture pour les oiseaux, notamment les esp\u00e8ces frugivores. Ces oiseaux participent \u00e0 la pollinisation et \u00e0 la diss\u00e9mination d\u2019autres plantes utiles, jouant ainsi un r\u00f4le dans l\u2019\u00e9quilibre des \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><b>Entretien r\u00e9alis\u00e9 par Mady KABRE<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans bien de r\u00e9gions au Burkina Faso, on le voit souvent sur les branches de nombre d\u2019arbres \u00e0 travers les champs et for\u00eats. La plupart du temps, l\u2019on se soucie peu de sa pr\u00e9sence ou on ignore parfois l\u2019effet qu\u2019il produit sur ses h\u00f4tes. Pourtant, son impact sur les esp\u00e8ces qui l\u2019h\u00e9bergent est \u00e9pouvantable. Lui, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2756,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[562,83,87,22,89],"tags":[],"class_list":{"0":"post-2751","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualites","8":"category-agriculture","9":"category-developpement","10":"category-environnement","11":"category-la-une-site"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/07\/Screenshot-2025-07-04-13.25.11.png?fit=967%2C549&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-In","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2751","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2751"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2751\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2758,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2751\/revisions\/2758"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2756"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2751"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2751"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2751"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}