{"id":2879,"date":"2025-10-21T01:05:15","date_gmt":"2025-10-21T01:05:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=2879"},"modified":"2025-10-21T01:09:08","modified_gmt":"2025-10-21T01:09:08","slug":"agriculture-sur-collines-dans-le-poni-le-pari-ose-des-producteurs-de-kpaon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/10\/21\/agriculture-sur-collines-dans-le-poni-le-pari-ose-des-producteurs-de-kpaon\/","title":{"rendered":"Agriculture sur collines dans le Poni: le pari os\u00e9 des producteurs de Kpaon"},"content":{"rendered":"<p><strong>A Kpaon, village de la commune de Gaoua (province du Poni, r\u00e9gion du Dj\u00f4r\u00f4), cultiver sur les collines et leurs flancs n\u2019a rien d\u2019inhabituel. Ici, le sol se montre rebelle, accident\u00e9, rocailleux. Mais les producteurs refusent de se r\u00e9signer. Arm\u00e9s de dabas et de courage, ils transforment ces espaces abrupts en champs de ma\u00efs, de sorgho, d\u2019arachide, de ni\u00e9b\u00e9 ou encore de s\u00e9same. En septembre 2025, nous les avons retrouv\u00e9s dans leurs parcelles. Le spectacle est saisissant. L\u00e0 o\u00f9 la modernit\u00e9 se fait rare, les muscles r\u00e8gnent.<\/strong><\/p>\n<p>En ce mercredi 10 septembre 2025 \u00e0 Kpaon, village de la commune de Gaoua (province du poni, r\u00e9gion du Dj\u00f4r\u00f4), le regard se perd sur les collines couvertes de ma\u00efs, de sorgho, d\u2019arachide, de ni\u00e9b\u00e9, de s\u00e9same et m\u00eame d\u2019anacarde. Ces cultures serpentent les pentes abruptes, d\u00e9fiant l\u2019\u00e9vidence. Ces sols sont-ils r\u00e9ellement propices \u00e0 l\u2019agriculture ? La question revient souvent. Les avis divergent. Entre conviction et r\u00e9serves, les acteurs s\u2019expriment. Pour Natacha Reine Sanou, encadreur agricole du village, le doute n\u2019a pas lieu d\u2019\u00eatre. \u00ab\u00a0En tout cas, ils produisent et \u00e7a donne bien. Je ne peux pas nier cela \u00bb, soutient-elle, sourire aux l\u00e8vres. Son optimisme est partag\u00e9 par Gaililou Sibalo, ing\u00e9nieur agronome \u00e0 Gaoua: \u00ab Les collines et leurs flancs peuvent \u00eatre exploit\u00e9s.<\/p>\n<p>Certaines cultures s\u2019y adaptent parfaitement comme le mil, le sorgho, le ni\u00e9b\u00e9 et le s\u00e9same \u00bb. D\u2019autres voix se veulent prudentes. A la direction provinciale (DP) de l\u2019agriculture du Poni, le ton est diff\u00e9rent. Pour le DP Pascal Wendsongda Kabor\u00e9, l\u2019agriculture de colline est une contrainte, non un choix id\u00e9al. \u00ab Les collines et leurs flancs, bien que leur exploitation soit courante dans de nombreux villages par n\u00e9cessit\u00e9, ne sont pas adapt\u00e9s pour l\u2019agriculture \u00bb, tranche-t-il. Il pointe du doigt l\u2019\u00e9rosion, la faible r\u00e9tention d\u2019eau, les sols peu profonds et les difficult\u00e9s de travail. \u00ab Ces contraintes compromettent le rendement des cultures et la durabilit\u00e9 des exploitations \u00bb, ajoute-t-il. \u00c0 Kpaon, la terre impose ses lois. Les agriculteurs s\u2019adaptent, conscients qu\u2019abandonner serait pire que lutter. Eux, ne s\u2019avouent pas vaincus. Ils poursuivent leur engagement sur les pentes escarp\u00e9es.<\/p>\n<h3>Les collines et leurs flancs, une n\u00e9cessit\u00e9<\/h3>\n<p>Leurs champs s\u2019\u00e9tendent sur des terres caillouteuses, transform\u00e9es par la sueur et la volont\u00e9. Sur place, certains enfourchent leurs mobylettes pour nous guider vers leurs parcelles. Premier arr\u00eat : au pied d\u2019une colline. Le ni\u00e9b\u00e9 couvre les flancs. Ce champ appartient \u00e0 Si\u00e9 Yinimana Kambou. Depuis trois ans, il s\u2019accroche \u00e0 ces pentes. \u00ab Ce n\u2019est pas par manque de terres dans les basses terres que je suis ici \u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Pour lui, cultiver la colline est une strat\u00e9gie, presqu\u2019un art.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2882\" aria-describedby=\"caption-attachment-2882\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2882\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/10\/21\/agriculture-sur-collines-dans-le-poni-le-pari-ose-des-producteurs-de-kpaon\/7-31\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?fit=1240%2C827&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1240,827\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;6.3&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1267102529&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;48&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.00625&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"7\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Sib\u00e9dji\u00e9 Kambou a commenc\u00e9 \u00e0 vendre l\u2019anacarde produit&lt;br \/&gt;\nsur la colline.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"wp-image-2882 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/7-1.jpg?w=1240&amp;ssl=1 1240w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2882\" class=\"wp-caption-text\">Sib\u00e9dji\u00e9 Kambou a commenc\u00e9 \u00e0 vendre l\u2019anacarde produit sur la colline.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Daba en main, il nettoie avec soin chaque recoin de sa parcelle. L\u2019ing\u00e9nieur agronome, Gaililou Sibalo confirme que ce choix n\u2019est pas seulement li\u00e9 \u00e0 la raret\u00e9 des terres. Il s\u2019agit aussi de la gestion des mauvaises herbes, plus facile en hauteur, mais aussi d\u2019une r\u00e9ponse aux risques d\u2019inondation dans les bas-fonds. Sur ces pentes, chaque geste demande plus d\u2019\u00e9nergie. Chaque jour, les producteurs arpentent les collines et leurs flancs, les visages marqu\u00e9s par l\u2019effort mais l\u2019ardeur intacte. A quelques pas, un autre champ attire le regard. Sib\u00e9dji\u00e9 Kambou, avec sa daba \u00e0 l\u2019\u00e9paule, y plante l\u2019anacarde. Install\u00e9 sur la colline depuis sept ans, il a transform\u00e9 une terre st\u00e9rile en espace productif. Ses champs des plaines sont aujourd\u2019hui en jach\u00e8re.<\/p>\n<p>La colline est donc devenue son alternative. Son voisin, Nib\u00e8doumou Kambou, s\u2019inspire de lui. De jeunes plants d\u2019anacardiers se hissent au milieu de son sorgho. \u00ab L\u2019anacarde pousse bien sur les flancs des collines \u00bb, dit-il. Le sorgho aussi, avec des plants bien d\u00e9velopp\u00e9s, qui se balancent au gr\u00e9 du vent. Ce producteur mise sur de bonnes pluies pour garantir une r\u00e9colte prometteuse. Pour Sami Da, engag\u00e9 lui aussi dans l\u2019anacarde et le ni\u00e9b\u00e9, cultiver les collines et leurs flancs est une tradition \u00e0 Kpaon. Malgr\u00e9 leur acc\u00e8s difficile, reconnait-il, ces terrains se pr\u00eatent bien \u00e0 la culture de l\u2019anacarde. Mais au-del\u00e0, il rappelle la raison profonde\u00a0: \u00ab C\u2019est surtout le manque de terres dans les bas-fonds qui pousse les gens ici \u00bb.<\/p>\n<h3>Les muscles ou rien<\/h3>\n<p>Bagninyini Kambou cultive du ma\u00efs, de l\u2019arachide et du ni\u00e9b\u00e9 sur ces hauteurs. Lui aussi n\u2019a pour outil qu\u2019une daba. Il gratte la terre dure avec patience. La colline est un espoir, le seul qui lui reste. Sa d\u00e9termination traduit son refus de la fatalit\u00e9. \u00ab C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ce terrain que je nourris ma famille \u00bb, confie-t-il. Les producteurs sont unanimes. Travailler sur ces terrains est p\u00e9nible. Les agents de l\u2019agriculture en conviennent aussi. \u00ab Quand je les vois travailler sur ce sol dur, je suis \u00e9merveill\u00e9e \u00bb, rel\u00e8ve Natacha Reine Sanou. La plupart manquent de main-d\u2019\u0153uvre. Ils se fient alors aux herbicides.<\/p>\n<p>C\u2019est le cas de Sib\u00e9dji\u00e9 Kambou et de Nib\u00e8doumou Kambou. Ce dernier, p\u00e8re de douze enfants, se dit pr\u00e9occup\u00e9 par sa prog\u00e9niture qu\u2019il doit nourrir seul. \u00ab Il faut que mes deux \u00e9pouses adoptent la planification familiale, sinon \u00e0 cette allure\u2026 \u00bb, l\u00e2che-t-il, visiblement inquiet. Ici, pas de charrue, ni motoculteurs encore moins de tracteurs. \u00ab\u00a0En plus des herbicides, je nettoie ma plantation avec une machette \u00bb, assure Sib\u00e9dji\u00e9 Kambou. A Kpaon, la charrue est un luxe. On ne la trouve que dans les villages voisins. Seule la daba y r\u00e8gne.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2886\" aria-describedby=\"caption-attachment-2886\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2886\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/10\/21\/agriculture-sur-collines-dans-le-poni-le-pari-ose-des-producteurs-de-kpaon\/8-26\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?fit=1240%2C827&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1240,827\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;9&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1267106761&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;48&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.005&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"8\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;L\u2019encadrice agricole, Natacha Reine Sanou,\u00a0se dit \u00e9merveill\u00e9e de voir les producteurs travailler sur des terres dures perch\u00e9es sur les collines.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2886\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/8.jpg?w=1240&amp;ssl=1 1240w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2886\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019encadrice agricole, Natacha Reine Sanou,\u00a0se dit \u00e9merveill\u00e9e de voir les producteurs travailler sur des terres dures perch\u00e9es sur les collines.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les producteurs ne peuvent pas b\u00e9n\u00e9ficier du labour gratuit offert par les tracteurs du pr\u00e9sident Ibrahim Traor\u00e9. La position de leurs champs ne le permet pas. Pascal Wendsongda Kabor\u00e9 explique : \u00ab La topographie accident\u00e9e rend l\u2019usage des charrues, motoculteurs et tracteurs inefficace, voire dangereux \u00bb. Pour autant, il rel\u00e8ve que cela ne signifie pas que ces producteurs sont condamn\u00e9s \u00e0 utiliser la daba pour toujours. Il suffit d\u2019adapter les outils \u00e0 leurs terrains. \u00ab La modernisation de ces exploitations ne repose pas sur les machines lourdes, mais sur des technologies interm\u00e9diaires \u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n<p>Le semoir manuel multifonctionnel en est un exemple. Il permet, \u00e0 son avis, de semer avec pr\u00e9cision, \u00e0 la bonne profondeur, tout en r\u00e9duisant la fatigue.<br \/>\n\u00ab\u00a0Cela r\u00e9duit le gaspillage de semences et assure un meilleur taux de r\u00e9ussite \u00bb, indique-t-il. Il cite aussi la houe mara\u00eech\u00e8re et d\u2019autres sarcleuses manuelles, con\u00e7ues pour travailler debout et rapidement. Du reste, M. Kabor\u00e9 plaide pour une appropriation de ces technologies interm\u00e9diaires. Elles seules peuvent, selon ses dires, soulager les producteurs. Gaililou Sibalo rench\u00e9rit\u00a0: \u00ab Les cailloux sur ces sols compliquent l\u2019usage d\u2019\u00e9quipements modernes \u00bb.<\/p>\n<h3>Des rendements en baisse<\/h3>\n<p>En d\u00e9pit des efforts consentis, les cultivateurs observent une baisse de leurs rendements au fil des ans. La raison, ils disent l\u2019ignorer. Sib\u00e9dji\u00e9 Kambou l\u2019admet : \u00ab J\u2019ai du mal \u00e0 atteindre mes anciens niveaux de rendements \u00bb. Nib\u00e8doumou et Magninyini Kambou constatent les m\u00eames difficult\u00e9s. Sami Da ne semble pas surpris de cette situation et pour cause\u00a0? \u00ab Ces terrains s\u2019appauvrissent rapidement. Leur fertilit\u00e9 ne dure pas plus de deux<br \/>\nans \u00bb, mart\u00e8le-t-il. Beaucoup avaient compt\u00e9 uniquement sur la fertilit\u00e9 naturelle des sols. Mais apr\u00e8s quelques ann\u00e9es d\u2019exploitation, la d\u00e9ception est grande. Apr\u00e8s cinq ans \u00e0 cultiver sa parcelle, Magninyini Kambou est d\u00e9sillusionn\u00e9.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2887\" aria-describedby=\"caption-attachment-2887\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2887\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/10\/21\/agriculture-sur-collines-dans-le-poni-le-pari-ose-des-producteurs-de-kpaon\/9-17\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?fit=1240%2C827&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1240,827\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;7.1&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1267106163&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;42&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.005&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"9\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Bamilbar Kambou s\u2019est retrouv\u00e9 sur les collines par n\u00e9cessit\u00e9.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2887\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/9.jpg?w=1240&amp;ssl=1 1240w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2887\" class=\"wp-caption-text\">Bamilbar Kambou s\u2019est retrouv\u00e9 sur les collines par n\u00e9cessit\u00e9.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Faute d\u2019apports en mati\u00e8res organiques, les r\u00e9coltes ne suivent plus. Dix sacs d\u2019engrais n\u2019ont pas suffi \u00e0 sauver cette saison. \u00ab\u00a0Malgr\u00e9 ces sacrifices, la physionomie de mes cultures n\u2019est pas bonne \u00bb, avoue-t-il. Face \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9, certains changent leurs habitudes. Nib\u00e8doumou Kambou, longtemps r\u00e9ticent, utilise d\u00e9sormais des fertilisants. \u00ab J\u2019applique du compost et des engrais chimiques. Mais il faut le faire apr\u00e8s une grosse pluie, sinon tout est emport\u00e9 par les eaux de ruissellement \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Sur une autre colline, Bamilbar Kambou exploite deux hectares. Son champ surplombe la route Gaoua-Kampti. Il utilise r\u00e9guli\u00e8rement les engrais chimiques. L\u2019an dernier, 40 sacs de ma\u00efs sont sortis de sa parcelle. Cette ann\u00e9e, il a investi 15 sacs d\u2019engrais pour esp\u00e9rer mieux. \u00ab Je n\u2019ai pas un autre terrain \u00e0 part celui-ci \u00bb, confesse-t-il. Pour lui, dompter ces sols rocailleux est indispensable pour sa survie. S\u2019il devait quitter ce terrain, il n\u2019aurait nulle part o\u00f9 cultiver. Dans ce village, obtenir un exc\u00e9dent c\u00e9r\u00e9alier tient de l\u2019exploit. En plus de la baisse des rendements, aucun moyen d\u2019agrandir les champs.\u00ab A cause de ces contraintes, chacun cultive juste pour nourrir sa famille. On arrive rarement \u00e0 d\u00e9gager un surplus pour vendre \u00bb, laisse entendre Sami Da.<\/p>\n<h3>Se passer des produits chimiques<\/h3>\n<p>Pour relever les rendements, les producteurs des collines et leurs flancs misent \u00e0 nouveau sur les bonnes pratiques agricoles. La fertilisation des sols est une n\u00e9cessit\u00e9 absolue. Mais ici, la position des champs et la nature des sols compliquent la t\u00e2che. L\u2019ing\u00e9nieur agronome, Gaililou Sibalo propose d\u2019enfouir les engrais dans le sol lors du sarclage ou de les placer directement au pied des plants. M\u00eame son de cloche chez Pascal Kabor\u00e9 pour qui, cela permet d\u2019\u00e9viter les pertes dues au ruissellement. Galilou Sibalo va plus loin. Il d\u00e9conseille les produits chimiques sur les collines et leurs flancs.<\/p>\n<p>Il pr\u00f4ne plut\u00f4t l\u2019agriculture biologique. Ainsi, il invite les producteurs \u00e0 pr\u00e9server la v\u00e9g\u00e9tation naturelle, dont les racines luttent contre l\u2019\u00e9rosion. Il les encourage par contre \u00e0 recourir aux fertilisants biologiques. Pascal Kabor\u00e9 estime \u00e9galement qu\u2019il est possible, et m\u00eame pr\u00e9f\u00e9rable, d\u2019exploiter ces terres sans engrais chimiques. Compost, fumier et engrais verts sont cit\u00e9s comme alternatives. Celui-ci recommande d\u2019autres techniques de restauration de ces sols comme le za\u00ef, les cordons pierreux et la rotation des cultures. \u00ab Cultiver du ma\u00efs une ann\u00e9e et du ni\u00e9b\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante maintient un \u00e9quilibre naturel du sol \u00bb, conseille Gaililou Sibalo.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2888\" aria-describedby=\"caption-attachment-2888\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2888\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/10\/21\/agriculture-sur-collines-dans-le-poni-le-pari-ose-des-producteurs-de-kpaon\/10-20\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?fit=1240%2C827&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1240,827\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;5.6&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1267100530&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;46&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;110&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.008&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"10\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Yinimana Si\u00e9 Kambou a construit des cordons pierreux pour limiter&lt;br \/&gt;\nles d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par l\u2019\u00e9rosion.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2888\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/10\/10.jpg?w=1240&amp;ssl=1 1240w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2888\" class=\"wp-caption-text\">Yinimana Si\u00e9 Kambou a construit des cordons pierreux pour limiter<br \/>les d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par l\u2019\u00e9rosion.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Sami Da, conscient des dangers de l\u2019\u00e9rosion, a d\u00e9j\u00e0 mis en place des cordons pierreux. Une technique bien ma\u00eetris\u00e9e dans le village et appliqu\u00e9e par la plupart des producteurs dans leurs champs. A en croire Sib\u00e9dji\u00e9 Kambou, le manque de formation est un frein majeur \u00e0 la r\u00e9ussite de l\u2019agriculture sur collines et leurs flancs. Il estime que peu d\u2019entre eux connaissent les notions li\u00e9es \u00e0 la gestion durable des terres. \u00ab Nous plaidons aupr\u00e8s des autorit\u00e9s pour renforcer nos capacit\u00e9s. Et aussi pour faciliter l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la terre afin que nous ne soyons pas contraints de produire sur les collines \u00bb, lance Sami Da. Pascal Kabor\u00e9 insiste : \u00ab Augmenter les rendements n\u2019est pas une question de chance, mais de bonnes pratiques agricoles \u00bb.<\/p>\n<p>A Kpaon, l\u2019exploitation des collines et leurs flancs exige force et exp\u00e9rience. Les producteurs, bien que confront\u00e9s \u00e0 de multiples contraintes, continuent \u00e0 transformer des terres hostiles en espaces productifs. Tous prouvent, par leur abn\u00e9gation au travail, qu\u2019aucun sol n\u2019est d\u00e9finitivement perdu. Ces collines et leurs flancs, longtemps jug\u00e9s infertiles, r\u00e9v\u00e8lent un secret : ils c\u00e8dent \u00e0 ceux qui osent croire en eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Ouamtinga Michel ILBOUDO<\/strong><br \/>\nomichel20@gmail.com<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Kpaon, un village plein de potentialit\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>A Kpaon, l\u2019agriculture reste la principale activit\u00e9. Mais une fois la saison des pluies termin\u00e9e, les habitants se retrouvent sans travail. Pourtant, le village ne manque pas d\u2019atouts. Les basfonds pourraient \u00eatre am\u00e9nag\u00e9es pour permettre des cultures en saison s\u00e8che. Les collines, elles, offriraient des opportunit\u00e9s touristiques si elles \u00e9taient mises en valeur. Aujourd\u2019hui, le relief accident\u00e9 bloque toute modernisation des outils de production. Les producteurs, courageux mais d\u00e9munis, lancent un cri du c\u0153ur. Ils souhaitent des retenues d\u2019eau ou un forage \u00e0 gros d\u00e9bit. Avec une telle infrastructure, ils pourraient continuer \u00e0 produire en saison s\u00e8che au lieu de rester inactif. Ils demandent aussi du mat\u00e9riel adapt\u00e9 \u00e0 la nature de leurs sols et un meilleur acc\u00e8s \u00e0 la terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>O.M.I<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A Kpaon, village de la commune de Gaoua (province du Poni, r\u00e9gion du Dj\u00f4r\u00f4), cultiver sur les collines et leurs flancs n\u2019a rien d\u2019inhabituel. Ici, le sol se montre rebelle, accident\u00e9, rocailleux. Mais les producteurs refusent de se r\u00e9signer. 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