{"id":2904,"date":"2025-11-07T00:49:33","date_gmt":"2025-11-07T00:49:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=2904"},"modified":"2025-11-09T12:08:59","modified_gmt":"2025-11-09T12:08:59","slug":"__trashed","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/11\/07\/__trashed\/","title":{"rendered":"Restauration des sols d\u00e9grad\u00e9s dans le Kourittenga: Quand la vie renait des terres \u00ab mortes \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans le Kourittenga (Koup\u00e9la), une province de la r\u00e9gion du Nakamb\u00e9, l\u2019espoir renait chez les producteurs agricoles. Ici, la terre n\u2019est plus condamn\u00e9e \u00e0 la st\u00e9rilit\u00e9. Sous le soleil br\u00fblant, des hommes et des femmes rel\u00e8vent chaque jour le d\u00e9fi de la restauration des sols. Dans les villages de Gorgo et de Baka, des champs jadis abandonn\u00e9s sont de nouveau couverts de verdure. Leur secret ? Des techniques innovantes, simples et naturelles, sans produit chimique.<\/strong><\/p>\n<p>Ce lundi 13 octobre 2025, il fait chaud \u00e0 Gorgo, un village de la commune de Koup\u00e9la dans la r\u00e9gion du Nakamb\u00e9. Les pluies sont devenues rares. La campagne humide s\u2019achemine vers sa fin. La poussi\u00e8re vole sur la piste. Soudain, on d\u00e9bouche sur une cl\u00f4ture. A l\u2019int\u00e9rieur, c\u2019est un autre monde. Trois hectares et demi de verdure attire les regards. L\u2019herbe, le riz, le s\u00e9same, le ma\u00efs, le sorgho, le ni\u00e9b\u00e9, les arachides, les manguiers, les goyaviers, entre autres, s\u2019y \u00e9panouissent. Les habitants n\u2019en croient pas leurs yeux. Un an plus t\u00f4t, aucun agriculteur n\u2019osait s\u2019aventurer sur cet espace. M\u00eame les animaux errants l\u2019ignoraient. Le sol \u00e9tait dur, craquel\u00e9, sans la moindre vie.<\/p>\n<p>La terre, \u00e9puis\u00e9e par des ann\u00e9es de culture, d\u2019\u00e9rosion et de vents, avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9laiss\u00e9e. Aujourd\u2019hui, le changement est palpable. Un \u00e9cran de verdure luxuriante brille sous la lumi\u00e8re dor\u00e9e du soleil. Derri\u00e8re cette transformation, se cache une actrice-cl\u00e9 : l\u2019association B\u00e9og-n\u00e8r\u00e9, promotrice d\u2019une agriculture durable au Burkina Faso. Depuis le d\u00e9but de la campagne humide, elle exp\u00e9rimente, en combinant plusieurs techniques, la reconstitution de la fertilit\u00e9 de ces sols arides. Ses efforts ont finalement pay\u00e9. Oumarou Koanda, habitant du village, se souvient :<br \/>\n\u00ab avant, c\u2019\u00e9tait un sol mort. Pas une seule herbe.<\/p>\n<p>M\u00eame les arbres n\u2019y poussaient plus \u00bb. Comme lui, de nombreux producteurs de Gorgo ont vu ce terrain se d\u00e9grader mais sont rest\u00e9s impuissants. Mais de nos jours, ils nourrissent l\u2019espoir de r\u00e9cup\u00e9rer toutes les terres qui sont dans la m\u00eame position. La plupart, form\u00e9s \u00e0 de nouvelles pratiques agricoles, observent, apprennent et essaient de dupliquer ces techniques sur leurs propres terrains. Dans ce champ devenu un laboratoire \u00e0 ciel ouvert, les r\u00e9sultats parlent d\u2019eux-m\u00eames. Issouf B\u00e9lemgn\u00e9gr\u00e9, lui aussi de Gorgo, confirme : \u00ab cet espace \u00e9tait abandonn\u00e9. Mais maintenant, la verdure a repris ses droits. M\u00eame le riz pousse bien ici \u00bb. On pensait la terre d\u00e9finitivement perdue. Mais ces r\u00e9sultats d\u00e9montrent le contraire. M. B\u00e9lemgn\u00e9gr\u00e9 dit \u00eatre convaincu que l\u2019infertilit\u00e9 des sols n\u2019est pas une fatalit\u00e9. L\u2019association veut le prouver \u00e0 travers ses actions : chaque parcelle peut revivre.<\/p>\n<h3>Des techniques qui changent tout<\/h3>\n<figure id=\"attachment_2925\" aria-describedby=\"caption-attachment-2925\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2925\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/11\/07\/__trashed\/screenshot-2025-11-09-12-02-49\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?fit=1205%2C794&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1205,794\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-11-09 12.02.49\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Dans cette parcelle-t\u00e9moin pousse le ma\u00efs.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?fit=300%2C198&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?fit=696%2C459&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2925\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49-300x198.png?resize=300%2C198&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"198\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?resize=1024%2C675&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?resize=768%2C506&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?resize=637%2C420&amp;ssl=1 637w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?resize=696%2C459&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?resize=1068%2C704&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?resize=741%2C486&amp;ssl=1 741w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.02.49.png?w=1205&amp;ssl=1 1205w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2925\" class=\"wp-caption-text\">Dans cette parcelle-t\u00e9moin pousse le ma\u00efs.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Martin Nabaloum, chef d\u2019antenne de B\u00e9og-n\u00e8r\u00e9 agro\u00e9cologie \u00e0 Koup\u00e9la, contemple les cultures avec fiert\u00e9. \u00ab En tant qu\u2019agro-\u00e9cologiste, nous avons nos techniques pour restaurer cette fertilit\u00e9 du sol. En moins d\u2019un an, tout a chang\u00e9 \u00bb, dit-il, tout joyeux. Dans cette ferme exp\u00e9rimentale, l\u2019agriculture se passe de produits chimiques. On mise sur des m\u00e9thodes naturelles : demi-lunes, za\u00ef, cordons pierreux. Mais surtout, une technique simple et efficace : le bokashi, un compostage venu du Japon. Il produit des biofertilisants \u00e0 partir des d\u00e9chets organiques. Il nourrit le sol, stimule la vie microbienne et aide les racines \u00e0 se fixer profond\u00e9ment.<\/p>\n<p>Autre lieu, m\u00eame constat. A Baka, village situ\u00e9 dans la commune de Pouytenga, la campagne agricole touche \u00e9galement \u00e0 sa fin. Les champs de mil et de sorgho s\u2019\u00e9tendent \u00e0 perte de vue. Les \u00e9pis, qui ploient sous leur poids, annoncent une r\u00e9colte exceptionnelle. Le ma\u00efs, lui, attend d\u2019\u00eatre cueilli. D\u2019un champ \u00e0 l\u2019autre, les cultures rayonnent de vitalit\u00e9. Quel est le secret des producteurs de ce village ? Ils \u00e9voquent la magie du bokashi qu\u2019ils ont associ\u00e9 \u00e0 d\u2019autres techniques de r\u00e9cup\u00e9ration des terres. Moussa Kabor\u00e9, point focal de B\u00e9og-n\u00e8r\u00e9, ne cache pas sa joie. Il admire ses champs, fier et \u00e9mu.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons vaincu la st\u00e9rilit\u00e9 de nos sols \u00bb, clame-t-il. Chaque jour, il arpente les pistes sur sa mobylette. Il sensibilise et forme ses coll\u00e8gues \u00e0 fabriquer les biofertilisants qui redonnent vie \u00e0 leurs terres. \u00ab Nous appliquons \u00e0 la lettre ce que nous avons appris \u00bb, l\u00e2che-t-il. Conscients que les engrais chimiques fatiguent leurs sols, la plupart des producteurs ont choisi une autre voie. Ils ont tourn\u00e9 le dos aux pesticides et autres engrais chimiques. L\u2019agriculture biologique s\u2019impose. La sant\u00e9 de la terre et celle des hommes en d\u00e9pendent.<\/p>\n<p>Seuls quelques individus ont encore recours aux engrais min\u00e9raux. M\u00eame eux commencent \u00e0 s\u2019int\u00e9resser de plus en plus au bokashi et aux autres techniques de restauration des sols, foi de Moussa Kabor\u00e9. Le chef du village montre l\u2019exemple. Lui aussi produit du bokashi, destin\u00e9 principalement \u00e0 amender ses sols incultes. De plus en plus, il observe avec beaucoup d\u2019enthousiasme le retour de la fertilit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab On nous propose des engrais chimiques, mais nous refusons. Ils d\u00e9truisent nos sols et nous rendent malades \u00bb, affirme-t-il. Des propos soutenus par Boukari Kabor\u00e9 qui rappelle sa longue m\u00e9saventure avec les herbicides. \u00ab J\u2019avais des douleurs dans le corps apr\u00e8s chaque pulv\u00e9risation et mon sommeil \u00e9tait troubl\u00e9 la nuit \u00bb, confie-t-il. Mais depuis qu\u2019il a tourn\u00e9 la page \u00e0 ces produits toxiques, ce mal a miraculeusement disparu. Il soup\u00e7onne donc les produits chimiques d\u2019\u00eatre \u00e0 la base de ses souffrances pass\u00e9es. Les services de l\u2019environnement, des Eaux et for\u00eats suivent de pr\u00e8s ces bonnes initiatives. Ils multiplient les visites sur le terrain et prodiguent des conseils aux producteurs. Amado Niki\u00e8ma, contr\u00f4leur des Eaux et for\u00eats en service \u00e0 Koup\u00e9la, souligne les effets n\u00e9fastes des produits chimiques sur les terres.<\/p>\n<p>\u00ab Les engrais chimiques acidifient nos sols. Les pays qui en ont abus\u00e9 sont devenus aujourd\u2019hui d\u00e9sertiques \u00bb, souligne-t-il. Et de poursuivre \u00ab ceux qui ont renonc\u00e9 aux<\/p>\n<figure id=\"attachment_2924\" aria-describedby=\"caption-attachment-2924\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2924\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/11\/07\/__trashed\/screenshot-2025-11-09-12-03-05\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?fit=1205%2C794&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1205,794\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-11-09 12.03.05\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Martin Nabaloum, membre de&lt;br \/&gt;\nB\u00e9og-n\u00e8r\u00e9 : \u00ab en moins d\u2019un an,&lt;br \/&gt;\nla physionomie du terrain a&lt;br \/&gt;\nchang\u00e9 \u00bb.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?fit=300%2C198&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?fit=696%2C459&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2924\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05-300x198.png?resize=300%2C198&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"198\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?resize=1024%2C675&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?resize=768%2C506&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?resize=637%2C420&amp;ssl=1 637w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?resize=696%2C459&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?resize=1068%2C704&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?resize=741%2C486&amp;ssl=1 741w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.05.png?w=1205&amp;ssl=1 1205w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2924\" class=\"wp-caption-text\">Martin Nabaloum, membre de<br \/>B\u00e9og-n\u00e8r\u00e9 : \u00ab en moins d\u2019un an,<br \/>la physionomie du terrain a<br \/>chang\u00e9 \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p>engrais chimiques s\u2019en sortent pourtant tr\u00e8s bien \u00bb. Face \u00e0 cette situation, il exhorte les producteurs \u00e0 s\u2019en d\u00e9barrasser et \u00e0 privil\u00e9gier des m\u00e9thodes naturelles, plus respectueuses de l\u2019environnement. Le chef de Baka, brandit des preuves attestant de l\u2019efficacit\u00e9 de ces m\u00e9thodes naturelles. \u00ab J\u2019ai appliqu\u00e9 le compost bokashi dans mon champ de sorgho. A cause d\u2019une maladie de mon fils, je n\u2019ai pas pu le d\u00e9sherber. Cependant, ma r\u00e9colte sera bien meilleure \u00e0 celle d\u2019avant sous les engrais chimiques \u00bb, r\u00e9v\u00e8le-t-il. Boukari Kabor\u00e9 partage son optimisme.<\/p>\n<p>\u00ab Aucun de nous n\u2019a utilis\u00e9 un gramme d\u2019engrais pour ses cultures durant cette campagne \u00bb, d\u00e9clare-t-il. Que ce soit \u00e0 Gorgo ou \u00e0 Baka, les producteurs sont de plus en plus \u00e9merveill\u00e9s par les r\u00e9sultats. Les terres, longtemps st\u00e9riles, retrouvent \u00e0 nouveau leur fertilit\u00e9. Les rendements augmentent. Les paysages changent. D\u2019autres villages s\u2019inspirent d\u00e9j\u00e0 de l\u2019exp\u00e9rience de ces deux localit\u00e9s. Selon Boukari Kabor\u00e9, Baka est d\u00e9sormais un mod\u00e8le pour les villages voisins.<\/p>\n<h3>L\u2019espoir renait chez les producteurs<\/h3>\n<p>\u00ab Ils parlent de notre succ\u00e8s. Depuis trois ans, nous produisons de mani\u00e8re saine et pr\u00e9servons nos terres face au changement climatique \u00bb, dit-il. Partout, la question est la m\u00eame : comment restaurer la terre sans l\u2019\u00e9puiser davantage ? Le bokashi, facile \u00e0 fabriquer, peu co\u00fbteux, r\u00e9pond \u00e0 cette attente. L\u2019association B\u00e9og-n\u00e8r\u00e9 poursuit ses efforts. Son objectif est d\u2019essaimer ces pratiques dans tout le Kourittenga, et m\u00eame au-del\u00e0. Les producteurs, autrefois d\u00e9courag\u00e9s, sont d\u00e9sormais sereins et confiants. Ils savent que, m\u00eame sur une terre apparemment morte, la vie peut rena\u00eetre.<\/p>\n<p>Le bokashi n\u2019est pas une baguette magique. Il montre que des solutions, \u00e0 port\u00e9e de main, existent. Baka est un bel exemple \u00e0 suivre. \u00ab Avant, j\u2019avais des champs o\u00f9 on ne pouvait cultiver que du ni\u00e9b\u00e9. Maintenant, on y produit toutes sortes de sp\u00e9culations sans probl\u00e8me \u00bb, avoue Boukari Kabor\u00e9. En outre, il estime que ces techniques pr\u00e9sentent de nombreux avantages. Parmi ceux-ci, d\u00e9voile-t-il, la bonne conservation des r\u00e9coltes sans conservateur. \u00ab Mes anciens stocks de sorgho restent toujours intacts. J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il vient d\u2019\u00eatre r\u00e9colt\u00e9 \u00bb, rel\u00e8ve M. Kabor\u00e9.<\/p>\n<p>Ces avantages, il ne veut en jouir seul. D\u00e8s lors, il tente de convaincre les plus sceptiques \u00e0 rejoindre les rangs. \u00ab J\u2019ai partag\u00e9 mes connaissances avec deux productrices avant de leur offrir des biofertilisants bokashi pour essayer dans leurs champs. A la surprise g\u00e9n\u00e9rale, elles ont r\u00e9colt\u00e9 plus que d\u2019habitude sur les m\u00eames parcelles \u00bb, raconte-t-il. Dans cette bataille contre l\u2019infertilit\u00e9 des sols, les femmes jouent un r\u00f4le cl\u00e9. Sadia Sana, productrice de Baka, ne semble plus douter de l\u2019efficacit\u00e9 de ces techniques. Mieux, ses terres ont \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9es et ses rendements revus \u00e0 la hausse. Dans sa coop\u00e9rative, la fabrication du compost bokashi et autres biofertilisants n\u2019a plus de secret.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2923\" aria-describedby=\"caption-attachment-2923\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2923\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/11\/07\/__trashed\/screenshot-2025-11-09-12-03-16\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?fit=1205%2C794&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1205,794\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-11-09 12.03.16\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Oumarou Koanda, habitant de&lt;br \/&gt;\nGorgo, est s\u00e9duit par la verdure&lt;br \/&gt;\nqui reprend ses droits gr\u00e2ce&lt;br \/&gt;\n\u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 des techniques&lt;br \/&gt;\nde restauration du sol. &lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?fit=300%2C198&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?fit=696%2C459&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2923\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16-300x198.png?resize=300%2C198&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"198\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?resize=1024%2C675&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?resize=768%2C506&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?resize=637%2C420&amp;ssl=1 637w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?resize=696%2C459&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?resize=1068%2C704&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?resize=741%2C486&amp;ssl=1 741w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-12.03.16.png?w=1205&amp;ssl=1 1205w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2923\" class=\"wp-caption-text\">Oumarou Koanda, habitant de<br \/>Gorgo, est s\u00e9duit par la verdure<br \/>qui reprend ses droits gr\u00e2ce<br \/>\u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 des techniques<br \/>de restauration du sol.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les membres forment d\u2019autres femmes du village et des villages environnants d\u00e9sireuses de suivre leurs pas. Plus aucune terre n\u2019est d\u00e9laiss\u00e9e \u00e0 Baka, peu importe sa d\u00e9gradation, affirme Mme Sana. Le contr\u00f4leur des eaux et for\u00eats, Amado Nik\u00e8ma, \u00e9num\u00e8re deux techniques de restauration des sols d\u00e9grad\u00e9s. La premi\u00e8re, biologique, consiste \u00e0 planter des arbres, notamment des esp\u00e8ces fourrag\u00e8res riches en azote, dans les sols arides. \u00ab En deux ou trois ans, ces sols se r\u00e9g\u00e9n\u00e8rent et la verdure revient \u00bb, assure-t-il. La deuxi\u00e8me m\u00e9thode est m\u00e9canique et comprend des techniques comme le za\u00ef, les demi-lunes et les cordons pierreux.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons pu r\u00e9cup\u00e9rer beaucoup de terres avec ces m\u00e9thodes. C\u2019est un succ\u00e8s total \u00bb, indique M. Niki\u00e8ma. D\u2019autres techniques continuent d\u2019\u00e9merger dans la zone avec la m\u00eame d\u00e9termination : reconstituer la fertilit\u00e9 des sols d\u00e9grad\u00e9s. C\u2019est le cas de l\u2019ensemencement d\u2019herbes \u00e0 travers le labour \u00e0 la charrue Delfino. La scarification, une m\u00e9thode naturelle visant \u00e0 cr\u00e9er des sillons profonds dans le sol, permet une meilleure infiltration de l\u2019eau. \u00ab Ces sillons accueillent des r\u00e9sidus organiques qui enrichissent le sol \u00bb, d\u00e9taille Amado Niki\u00e8ma. Au Burkina Faso, la Coop\u00e9ration belge au d\u00e9veloppement (ENABEL) exp\u00e9rimente cette technique via le projet Rilgr\u00e9, d\u00e9marr\u00e9 en 2023.<\/p>\n<p>L\u2019objectif \u00e9tant de r\u00e9cup\u00e9rer 2 650 hectares de terres d\u00e9grad\u00e9es dans les r\u00e9gions de l\u2019Oubri, des Kouls\u00e9 et du Nakamb\u00e9. Pour la campagne agricole 2024, 1 160 ha de terres d\u00e9grad\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 ensemenc\u00e9es d\u2019herbes fournies par le Centre national des semences foresti\u00e8res (CNSF). Lors d\u2019une visite en septembre 2024, les retours<br \/>\nsont encourageants. Mathieu Nar\u00e9, habitant de Kourit-Bilyargo, assurait : \u00ab ce terrain, qui \u00e9tait une clairi\u00e8re, est devenu verdoyant gr\u00e2ce au projet Rilgr\u00e9. Nous l\u2019avons longtemps vu st\u00e9rile, mais aujourd\u2019hui, il abrite de l\u2019herbe, fournissant du fourrage \u00e0 nos animaux. Avec les pluies, l\u2019eau reste ici et garde le terrain humide \u00bb. La for\u00eat communale de Koup\u00e9la, d\u2019une superficie de 40 ha, redresse la t\u00eate gr\u00e2ce \u00e0 ces diff\u00e9rentes techniques. Amado Niki\u00e8ma fait \u00e9tat de 16 ha d\u00e9j\u00e0 restaur\u00e9s. Dans le Kourittenga, la restauration des sols n\u2019est plus un r\u00eave mais une r\u00e9alit\u00e9. Les champs verdissent, les rendements augmentent, les producteurs sourient.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Ouamtinga Michel ILBOUDO<\/strong><br \/>\nomichel20@gmail.com<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le bokashi, fabrication et mode d\u2019emploi<\/strong><\/p>\n<p>Mais qu\u2019est-ce donc que le bokashi ? Et comment le fabrique-t-on ? Ici, tout le monde conna\u00eet la recette. Argile de termiti\u00e8re : elle retient l\u2019eau et fixe les nutriments. Bouse de vache : riche en azote, phosphore, potassium. Balle de riz : conserve l\u2019humidit\u00e9, r\u00e9gule la temp\u00e9rature, stimule la vie microbienne. Son de c\u00e9r\u00e9ales : d\u00e9clenche l\u2019activit\u00e9 bact\u00e9rienne. Poudre de charbon : r\u00e9gule la chaleur, aide l\u2019eau \u00e0 s\u2019infiltrer. Cendre de bois : riche en potassium. On commence par pr\u00e9parer une solution m\u00e8re.<\/p>\n<p>On m\u00e9lange 1 kg de levure (de pr\u00e9f\u00e9rence doloti\u00e8re) avec 1 kg de sucre blond ou de jus naturel dans 30 litres d\u2019eau. Cette solution va activer la fermentation. Ensuite, on superpose les couches : d\u2019abord l\u2019argile (une brouett\u00e9e), puis la bouse de vache (une brouett\u00e9e), la balle de riz, le son de c\u00e9r\u00e9ales et on saupoudre la couche avec la cendre et le charbon. Chaque couche est arros\u00e9e de la solution m\u00e8re. On peut r\u00e9p\u00e9ter l\u2019op\u00e9ration autant de fois que n\u00e9cessaire. Les cinq premiers jours, il faut retourner le tas matin et soir. Ensuite, une fois par jour jusqu\u2019au dixi\u00e8me jour.<\/p>\n<p>Puis, on laisse reposer encore cinq jours. Au quinzi\u00e8me jour, le bokashi est pr\u00eat \u00e0 l\u2019emploi. On le fabrique \u00e0 l\u2019ombre, pr\u00e8s du champ pour faciliter son transport. Apr\u00e8s chaque retournement, on recouvre le tas de paille. On n\u2019utilise jamais de b\u00e2che. L\u2019application d\u00e9pend des cultures. Pour les techniques en demi-lunes ou za\u00ef, on met du bokashi dans le poquet ou la demi-lune. Sinon, on en d\u00e9pose au pied de chaque plant, dans un trou qu\u2019on referme apr\u00e8s application. Cette m\u00e9thode emp\u00eache l\u2019eau d\u2019emporter le fertilisant. Le bokashi s\u2019utilise surtout sur les terres arides. Il redonne vie \u00e0 la terre nue et favorise la croissance des plants.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>O.M.I<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le Kourittenga (Koup\u00e9la), une province de la r\u00e9gion du Nakamb\u00e9, l\u2019espoir renait chez les producteurs agricoles. Ici, la terre n\u2019est plus condamn\u00e9e \u00e0 la st\u00e9rilit\u00e9. 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