{"id":2906,"date":"2025-11-07T00:51:55","date_gmt":"2025-11-07T00:51:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=2906"},"modified":"2025-11-09T11:59:42","modified_gmt":"2025-11-09T11:59:42","slug":"__trashed-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/11\/07\/__trashed-2\/","title":{"rendered":"Riziculture intensive sur la plaine de Bagr\u00e9: Le d\u00e9fi de l\u2019\u00e9puisement des sols"},"content":{"rendered":"<p><strong>Exploit\u00e9s depuis pr\u00e8s de 30 ans pour une culture intensive, les sols de la plaine rizicole de Bagr\u00e9, dans la province du Boulgou, r\u00e9gion du Nakanb\u00e9, enregistrent de nos jours une baisse de fertilit\u00e9. Cette situation affecte les rendements des producteurs qui, pourtant, doivent passer bient\u00f4t \u00e0 trois campagnes agricoles par an. Pour relever ce d\u00e9fi, les responsables de Bagr\u00e9p\u00f4le ne cessent de multiplier les initiatives, dont des formations au compostage, en vue de restaurer les sols appauvris.<\/strong><\/p>\n<p>Sur la plaine rizicole du p\u00f4le de croissance de Bagr\u00e9 ou Bagr\u00e9p\u00f4le, ce mercredi 15 octobre 2025, les producteurs, comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e, sont \u00e0 la t\u00e2che. La campagne humide est toujours en cours. A vue d\u2019\u0153il, les parcelles pr\u00e9sentent un visage h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Sur certaines, du riz au stade de tallage et d\u2019\u00e9piaison sur d\u2019autres. Sur d\u2019autres encore, c\u2019est du riz \u00e0 maturit\u00e9 qui est en train d\u2019\u00eatre fauch\u00e9 ou en attente de l\u2019\u00eatre. Les rizeries commencent \u00e0 accueillir leurs mati\u00e8res premi\u00e8res. Les rendements, eux, varient d\u2019un producteur \u00e0 l\u2019autre. Les facteurs de cette variation sont multiples mais l\u2019appauvrissement des sols semble le plus pr\u00e9occupant.<\/p>\n<p>Yacouba Bambara, 69 ans, exploite un hectare (ha) sur la plaine rizicole depuis 2002. Sa parcelle est situ\u00e9e sur la rive gauche du fleuve Nakamb\u00e9. Au d\u00e9but, raconte-t-il, le sol \u00e9tait riche et ses rendements \u00e9taient de l\u2019ordre de 4 tonnes (t) \u00e0 l\u2019hectare. Mais au fil du temps, M. Bambara a vu ses rendements baisser \u00e0 3t \u00e0 l\u2019hectare. Pourtant, insiste le producteur, il a toujours appliqu\u00e9 les engrais min\u00e9raux dans sa rizi\u00e8re. Malgr\u00e9 ces apports de fertilisants, sa production a continu\u00e9 de baisser. Yacouba Bambara, par ailleurs pr\u00e9sident de la coop\u00e9rative Koumal\u00e8 (entente, en bissa), se dit convaincu que son sol est \u00e9puis\u00e9 \u00e0 la suite des 23 ann\u00e9es d\u2019exploitation, soit 46 campagnes sur la m\u00eame parcelle.<br \/>\nLe pr\u00e9sident de l\u2019Union des groupements de producteurs de riz de Bagr\u00e9 (UGPR-B), Adama Bantango, abonde dans le m\u00eame sens. Ce sexag\u00e9naire totalise 28 ann\u00e9es de pr\u00e9sence sur la plaine rizicole.<\/p>\n<h3>Des rendements en baisse<\/h3>\n<figure id=\"attachment_2918\" aria-describedby=\"caption-attachment-2918\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2918\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/11\/07\/__trashed-2\/screenshot-2025-11-09-11-45-57\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.57.png?fit=503%2C280&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"503,280\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-11-09 11.45.57\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;David Bor\u00e9 montrant son riz attaqu\u00e9 par des maladies \u00e0 cause&lt;br \/&gt;\nde l\u2019insuffisance de compost dans la parcelle. &lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.57.png?fit=300%2C167&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.57.png?fit=503%2C280&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2918\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.57-300x167.png?resize=300%2C167&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"167\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.57.png?resize=300%2C167&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.57.png?resize=150%2C83&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.57.png?w=503&amp;ssl=1 503w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2918\" class=\"wp-caption-text\">David Bor\u00e9 montrant son riz attaqu\u00e9 par des maladies \u00e0 cause<br \/>de l\u2019insuffisance de compost dans la parcelle.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Sa premi\u00e8re parcelle, situ\u00e9e sur la rive droite, il l\u2019a acquise en juillet 1999. \u00ab J\u2019ai fait 52 campagnes sur cette parcelle. Elle est fatigu\u00e9e maintenant \u00bb, rel\u00e8ve M. Bantango. A ses d\u00e9buts, signale-t-il, son lopin de terre lui rapportait entre 4 et 5t de riz \u00e0 l\u2019hectare. Par la suite, ce rendement a p\u00e9riclit\u00e9 pour se situer entre 3 et 4t. Cette contreperformance, M. Bantango l\u2019impute en partie au vieillissement de la terre qu\u2019il retourne en toute saison.<br \/>\nJacques K\u00e9r\u00e9 (65 ans) a \u00e9galement une vingtaine d\u2019ann\u00e9es d\u2019exp\u00e9rience dans la production rizicole \u00e0 Bagr\u00e9p\u00f4le.<\/p>\n<p>Comme chez les autres, lui aussi a vu ses rendements baisser progressivement de 5t \u00e0 3, voire 2t \u00e0 l\u2019hectare. A son avis, cette d\u00e9croissance est li\u00e9e \u00e0 des facteurs tels que les maladies des cultures, l\u2019insuffisance de la main-d\u2019\u0153uvre mais surtout la baisse de fertilit\u00e9 du sol. Plusieurs producteurs ont, en effet, signal\u00e9 l\u2019existence d\u2019une maladie qui attaque le riz et impacte de fa\u00e7on consid\u00e9rable les rendements. Il ressort que les plantes de riz jaunissent et restent au ras du sol jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9piaison.<\/p>\n<p>Dans la parcelle de David Noaga Bor\u00e9, nous faisons ce constat sur des pieds de riz rabougris dont le tallage semble perturb\u00e9. \u00ab J\u2019ai appliqu\u00e9 de l\u2019engrais chimique et un peu de compost mais la maladie est toujours l\u00e0 \u00bb, d\u00e9plore M. Bor\u00e9, tout en indexant les feuilles jaunies de son riz. \u00ab D\u2019habitude, on applique huit sacs d\u2019engrais chimiques par hectare. Mais \u00e0 cause de cette maladie, il y en a qui vont jusqu\u2019\u00e0 10, voire 12 sacs. Malgr\u00e9 tout, les rendements ne s\u2019am\u00e9liorent pas \u00bb, rench\u00e9rit Issa Samandoulgou, un autre riziculteur. A l\u2019entendre, nombre de producteurs soup\u00e7onnent que le mal se trouve dans le sol. \u00ab Apr\u00e8s la r\u00e9colte, on se rend compte qu\u2019il y a plus de paille que de grains de riz. Cela fait chuter parfois mes rendements \u00e0 2t \u00e0 l\u2019hectare \u00bb, confie-t-il.<\/p>\n<p>A l\u2019image de ces producteurs, ils sont nombreux \u00e0 vivre cette situation de baisse de rendements sur la plaine rizicole de Bagr\u00e9p\u00f4le. Ils sont unanimes \u00e0 reconnaitre qu\u2019\u00e0 force de cultiver le m\u00eame sol, il s\u2019\u00e9puise au fur et \u00e0 mesure.<br \/>\n\u00ab Partout sur la plaine, tous les producteurs vivent la m\u00eame pr\u00e9occupation, alors que la terre n\u2019est pas extensible. Il fallait trouver une solution \u00bb, soutient le pr\u00e9sident de l\u2019UGPR-B, Adama Bantango.<\/p>\n<p>Pour inverser la tendance, les responsables de Bagr\u00e9p\u00f4le ont pris les taureaux par les cornes, en initiant les riziculteurs \u00e0 la production du compost afin d\u2019amender le sol et de rehausser les rendements. Le Directeur de la valorisation \u00e9conomique de Bagr\u00e9p\u00f4le (DVEB), Fid\u00e8le Traor\u00e9, confirme que la monoculture intensive a un impact sur la qualit\u00e9 du sol, si toutefois des mesures correctives ne sont pas prises. A l\u2019\u00e9couter, c\u2019est le non-respect des bonnes pratiques culturales qui est \u00e0 l\u2019origine de la d\u00e9gradation des sols sur la plaine. \u00ab Les producteurs utilisent beaucoup les engrais min\u00e9raux dans les rizi\u00e8res. Ces engrais contribuent \u00e0 d\u00e9naturer l\u2019\u00e9quilibre des \u00e9l\u00e9ments nutritifs qui sont dans le sol.<\/p>\n<p>Au fur et \u00e0 mesure, cela va contribuer \u00e0 baisser les rendements si rien n\u2019est fait \u00bb, indique M. Traor\u00e9. Il ajoute que les engrais min\u00e9raux peuvent aussi avoir un impact sur la microfaune, parce que dans le sol, il y a des insectes qui contribuent \u00e0 la d\u00e9composition de la mati\u00e8re organique. \u00ab Les engrais min\u00e9raux ne permettent pas \u00e0 ces insectes d\u2019avoir un biotope favorable \u00e0 leurs conditions de vie. Si le sol est d\u00e9structur\u00e9, cela va jouer sur ses propri\u00e9t\u00e9s physiques et biologiques. Il peut devenir trop compact par manque de microorganismes et les plantes auront du mal \u00e0 croitre \u00bb, explique le DVEB. C\u2019est pourquoi, il sugg\u00e8re de rationnaliser l\u2019utilisation des engrais min\u00e9raux pour restaurer la qualit\u00e9 des sols. Cette restauration, aux dires de Fid\u00e8le Traor\u00e9, passe par des mesures correctives qui sont, entre autres, l\u2019am\u00e9lioration des propri\u00e9t\u00e9s physiques et biologiques du sol par l\u2019apport de la fumure organique.<\/p>\n<p>\u00ab S\u2019il y a une quantit\u00e9 importante de fumure organique dans le sol, il y aura une recolonisation des microorganismes qui \u00e9taient morts \u00e0 cause<br \/>\ndes engrais chimiques \u00bb, se convainc-t-il. En plus des engrais min\u00e9raux, M. Traor\u00e9 indexe aussi l\u2019utilisation abusive des pesticides comme faisant partie des facteurs qui participent \u00e0 l\u2019appauvrissement des sols. A ce niveau \u00e9galement, foi du directeur de la valorisation \u00e9conomique, Bagr\u00e9p\u00f4le travaille \u00e0 rationaliser l\u2019utilisation des pesticides homologu\u00e9s sur la plaine rizicole. D\u2019autres mesures correctives que les producteurs peuvent adopter pour booster leurs rendements, selon Fid\u00e8le Traor\u00e9, sont le Syst\u00e8me de riziculture intensif (SRI) et le placement profond de l\u2019ur\u00e9e. La premi\u00e8re consiste \u00e0 repiquer un seul plant de riz avec un \u00e9cartement important pour faciliter le tallage, tandis que la seconde consiste \u00e0 mettre l\u2019engrais ur\u00e9e sous le pied du riz \u00e0 une profondeur de 5 \u00e0 7 cm dans le but de diminuer les doses des engrais min\u00e9raux.<\/p>\n<h3>Non-respect des bonnes pratiques culturales<\/h3>\n<figure id=\"attachment_2919\" aria-describedby=\"caption-attachment-2919\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2919\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/11\/07\/__trashed-2\/screenshot-2025-11-09-11-45-44\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.44.png?fit=499%2C235&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"499,235\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-11-09 11.45.44\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Les rizi\u00e8res qui ont re\u00e7u assez de compost pr\u00e9sentent une physionomie&lt;br \/&gt;\nimpressionnante.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.44.png?fit=300%2C141&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.44.png?fit=499%2C235&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-2919\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.44-300x141.png?resize=300%2C141&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"141\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.44.png?resize=300%2C141&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.44.png?resize=150%2C71&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.45.44.png?w=499&amp;ssl=1 499w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2919\" class=\"wp-caption-text\">Les rizi\u00e8res qui ont re\u00e7u assez de compost pr\u00e9sentent une physionomie<br \/>impressionnante.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le DVEB rappelle que les riziculteurs ont re\u00e7u des paquets technologiques int\u00e9ressants \u00e0 m\u00eame de leur permettre de rehausser le niveau de leur production. Seulement, note-t-il, les bonnes pratiques culturales ne sont pas toujours suivies. Ses propos sont confirm\u00e9s par le pr\u00e9sident de l\u2019UGPR-B, Adama Bantango, lorsqu\u2019il pr\u00e9cise que gr\u00e2ce \u00e0 Bagr\u00e9p\u00f4le, les producteurs ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de formations dont celle li\u00e9e \u00e0 la fabrication du compost. \u00ab Ceux qui ont adopt\u00e9 le compost ont vu leurs rendements s\u2019am\u00e9liorer. Par contre, ceux qui sont rest\u00e9s avec les engrais chimiques (ur\u00e9e et NPK) sont toujours dans les bas rendements \u00bb, affirme-t-il. M. Bantango avoue qu\u2019il ignorait que les balles de riz qu\u2019il jetait apr\u00e8s chaque r\u00e9colte, associ\u00e9es \u00e0 la bouse de vache sont un puissant fertilisant.<\/p>\n<p>Les balles de riz, ces enveloppes dures qui prot\u00e8gent les grains de riz et qui sont obtenues apr\u00e8s le d\u00e9corticage du riz paddy, \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement br\u00fbl\u00e9es dans les rizeries. Pourtant, elles constituent un sous-produit agricole important qui intervient dans la production du compost.<\/p>\n<p>\u00ab Les engrais chimiques subventionn\u00e9s co\u00fbtent 12 000 F CFA le sac, alors que sur le march\u00e9, le m\u00eame sac se n\u00e9gocie autour de 30 000 F CFA. Pourtant, nous pouvons fabriquer nous-m\u00eames nos engrais et \u00e0 moindre co\u00fbt. Si on doit appliquer huit sacs d\u2019engrais min\u00e9raux dans un hectare et r\u00e9colter 3t de riz, c\u2019est une perte \u00bb, clame Adama Bantango. C\u2019est pourquoi, il estime que la terre a besoin d\u2019\u00eatre nourrie \u00e0 l\u2019aide de la fumure organique. Il dit avoir essay\u00e9 lui-m\u00eame et les r\u00e9sultats sont probants. \u00ab A la campagne 2022, j\u2019ai utilis\u00e9 la paille de riz pour fertiliser la moiti\u00e9 de ma parcelle. Au lieu de 33 sacs de 105 kg que nous r\u00e9coltions habituellement, nous en avons gagn\u00e9 41, soit 8 sacs de plus \u00bb, t\u00e9moigne-t-il, sourire aux l\u00e8vres. Pour lui, il ne s\u2019agit point de la magie, mais du respect des itin\u00e9raires techniques de production.<\/p>\n<p>Sur la rive droite, Issaka Sar\u00e9 est un bon \u00e9l\u00e8ve en mati\u00e8re de production et d\u2019utilisation des engrais biologiques. Dans sa parcelle d\u2019un hectare qu\u2019il exploite depuis 2000, un petit espace est am\u00e9nag\u00e9 pour la fabrication du compost. Il exploite aussi deux autres parcelles voisines, obtenues gr\u00e2ce au syst\u00e8me de la sous-location. Ce 15 octobre, ce sont 3 ha de riz \u00e0 la physionomie impressionnante qui se laissent admirer. Repiqu\u00e9 le 5 ao\u00fbt dernier, le riz, dont la hauteur des tiges est remarquable, est d\u00e9j\u00e0 au stade d\u2019\u00e9piaison.<\/p>\n<p>Aucune feuille jaunie ni de plant rabougri ne sont constat\u00e9s dans la rizi\u00e8re de M. Sar\u00e9. Le producteur dit engranger par campagne 6t \u00e0 l\u2019hectare, voire plus par moment.<br \/>\n\u00ab Si je n\u2019ai pas trop gagn\u00e9, c\u2019est un rendement de 5,5t \u00e0 l\u2019hectare \u00bb, se r\u00e9jouit-il. Ces rendements, Issaka Sar\u00e9 les a maintenus depuis cinq ans. Le secret de cette performance r\u00e9side dans le compost, selon lui. Pourtant, tout n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 rose au d\u00e9but.<\/p>\n<p>\u00ab Avant, j\u2019utilisais uniquement les engrais chimiques et mes rendements \u00e9taient de 3 \u00e0 4t \u00e0 l\u2019hectare. Apr\u00e8s, j\u2019ai senti que le sol n\u2019\u00e9tait plus fertile. Les responsables de Bagr\u00e9p\u00f4le nous ont conseill\u00e9s l\u2019utilisation du compost. Quand j\u2019ai essay\u00e9, les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 extraordinaires \u00bb, relate-t-il, avec enthousiasme. Gr\u00e2ce au compost qu\u2019il fabrique lui-m\u00eame \u00e0 base de balles de riz, de la bouse de vache et bien d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments, le sol de Issaka Sar\u00e9 s\u2019est reconstitu\u00e9 comme s\u2019il \u00e9tait neuf.<\/p>\n<h3>Vers une utilisation \u00e0 100% du compost<\/h3>\n<figure id=\"attachment_2916\" aria-describedby=\"caption-attachment-2916\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"2916\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2025\/11\/07\/__trashed-2\/screenshot-2025-11-09-11-46-27\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.46.27.png?fit=499%2C279&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"499,279\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Screenshot 2025-11-09 11.46.27\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.46.27.png?fit=300%2C168&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.46.27.png?fit=499%2C279&amp;ssl=1\" class=\"wp-image-2916 size-medium\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.46.27-300x168.png?resize=300%2C168&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"168\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.46.27.png?resize=300%2C168&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.46.27.png?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2025\/11\/Screenshot-2025-11-09-11.46.27.png?w=499&amp;ssl=1 499w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2916\" class=\"wp-caption-text\">Autrefois br\u00fbl\u00e9es, les balles de riz sont d\u00e9sormais convoit\u00e9es par les producteurs de Bag\u00e9<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pour l\u2019instant, il ne fait pas une production \u00e0 100% biologique mais progressivement il est en train de tendre vers cet id\u00e9al. \u00ab J\u2019utilise les engrais chimiques NPK et ur\u00e9e mais \u00e7a ne d\u00e9passe pas 2 kg \u00e0 l\u2019hectare chacun. Bient\u00f4t, je vais abandonner ces engrais qui appauvrissent nos sols et apportent des maladies au riz \u00bb, annonce-t-il, avant de pr\u00e9ciser que depuis qu\u2019il s\u2019est tourn\u00e9 vers le compost, son riz ne souffre plus de maladie.<br \/>\nL\u2019engagement de Issaka Sar\u00e9 a fait tache d\u2019huile au sein de la coop\u00e9rative Wokacoma (entraide, en bissa) dont il est le pr\u00e9sident.<\/p>\n<p>De temps \u00e0 autre, il prend son b\u00e2ton de p\u00e8lerin pour aller convaincre ses membres \u00e0 lui embo\u00eeter le pas. Beaucoup ont adh\u00e9r\u00e9 mais il y en a encore qui manifestent des r\u00e9ticences. \u00ab Je passe mon temps \u00e0 sensibiliser mais ce n\u2019est pas facile. Certains producteurs n\u2019ont toujours pas adopt\u00e9 le compost \u00bb, d\u00e9plore-t-il. Toutefois M. Sar\u00e9 a pu inspirer tous ses voisins de champ. Dans sa zone, toutes les rizi\u00e8res affichent une belle physionomie gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation de la fumure organique. \u00ab Je produis le riz ici depuis l\u2019an 2000. Au d\u00e9but, je gagnais entre 3 et 4t \u00e0 l\u2019hectare. Mais avec l\u2019engrais organique que j\u2019utilise depuis trois ans, mon rendement est pass\u00e9 \u00e0 5,5t \u00e0 l\u2019hectare. Notre pr\u00e9sident m\u2019a beaucoup inspir\u00e9 \u00bb, t\u00e9moigne l\u2019un de ses voisins, Boukar\u00e9 Sar\u00e9.<\/p>\n<p>Pour justifier la non-utilisation des fertilisants biologiques, certains producteurs estiment qu\u2019il n\u2019est pas ais\u00e9 de trouver les \u00e9l\u00e9ments qui entrent dans leur fabrication. Sont de ceux-l\u00e0, Issa Samandoulgou et Ousmane Yelbi. Ils ont tous suivi des formations sur le compostage mais n\u2019arrivent pas \u00e0 les mettre en \u0153uvre. Chez eux, ce sont toujours les engrais min\u00e9raux qui ont pignon sur rue. \u00ab On nous a fait savoir que ces engrais et les herbicides appauvrissent le sol mais pour le moment, nous n\u2019avons pas le choix que de les utiliser \u00bb, l\u00e2che M. Samandoulgou.<\/p>\n<p>Pour venir en aide aux producteurs, Bagr\u00e9p\u00f4le a mis \u00e0 leur disposition des engrais organiques \u00e0 prix subventionn\u00e9s de 4 000 F CFA le sac. L\u00e0 \u00e9galement, ils n\u2019arrivent pas \u00e0 enlever tout le stock, aux dires du DVEB, Fid\u00e8le Traor\u00e9.<br \/>\n\u00ab Comme nous ne sommes pas habitu\u00e9s \u00e0 utiliser le compost, nous ne l\u2019achetons pas \u00bb, justifie le producteur Issa Samandoulgou. M. Traor\u00e9 estime le taux d\u2019utilisation de la fumure organique sur la plaine de Bagr\u00e9 \u00e0 environ 28 \u00e0 30%. Un taux assez faible, \u00e0 ses yeux. \u00ab Parfois, ce n\u2019est pas que le producteur n\u2019a pas acc\u00e8s au compost. Il trouve que c\u2019est lent par rapport au NPK ou \u00e0 l\u2019ur\u00e9e \u00bb, \u00e9claire-t-il.<\/p>\n<p>Pour relever le d\u00e9fi de l\u2019utilisation du compost, Bagr\u00e9p\u00f4le a us\u00e9 d\u2019une strat\u00e9gie : \u00ab d\u00e9sormais, la condition pour tout producteur d\u2019avoir l\u2019engrais min\u00e9ral est d\u2019acheter d\u2019abord un sac de compost \u00bb. Concernant les maladies des plantes, le DVEB indique qu\u2019au Burkina Faso, le riz est g\u00e9n\u00e9ralement attaqu\u00e9 par des bact\u00e9rioses et des virus, toute chose qui peut \u00eatre rem\u00e9di\u00e9 avec le compost. Pour lui, si les bonnes pratiques culturales ne sont pas suivies sur la plaine, on cr\u00e9e des conditions favorables aux ravageurs de plantes. Bagr\u00e9p\u00f4le envisage passer bient\u00f4t \u00e0 trois cycles de production de riz par an.<\/p>\n<p>A cet effet, soutient Fid\u00e8le Traor\u00e9, un projet a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 en vue de l\u2019installation d\u2019une unit\u00e9 de production de fumure organique en masse. Une autre bonne nouvelle pour les producteurs est qu\u2019il est pr\u00e9vu une extension de la plaine avec un am\u00e9nagement en cours de plus de 10 640 ha. Un autre projet de 1 000 ha verra bient\u00f4t le jour en amont du barrage. En outre, le DVEB informe que des chercheurs sont en train de mettre au point une nouvelle formulation d\u2019engrais NPK, le 14 30 10, propre au riz.<br \/>\n\u00ab Les \u00e9tudes ont montr\u00e9 qu\u2019avec ce nouvel engrais, on va diminuer la quantit\u00e9 d\u2019engrais habituellement utilis\u00e9e et augmenter les rendements d\u2019au moins 15 \u00e0<br \/>\n20% \u00bb, d\u00e9clare-t-il.<\/p>\n<p>Une autre pratique qui a des cons\u00e9quences sur la fertilit\u00e9 des sols \u00e0 Bagr\u00e9p\u00f4le est la sous-location des parcelles, de l\u2019avis de Fid\u00e8le Traor\u00e9. Car, \u00e0 l\u2019\u00e9couter, quelqu\u2019un qui est en location sur un terrain ne va pas en prendre soin en termes de protection du sol comme s\u2019il \u00e9tait attributaire. A toutes ces pratiques qui contribuent \u00e0 d\u00e9grader les terres, Bagr\u00e9p\u00f4le compte mettre fin incessamment.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Mady KABRE<\/strong><br \/>\ndykabre@yahoo.fr<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong>Quelques potentialit\u00e9s de Bagr\u00e9p\u00f4le<\/strong><\/p>\n<p>Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9conomie mixte, le p\u00f4le de croissance de Bagr\u00e9 dispose d\u2019un barrage d\u2019une capacit\u00e9 de 1,7 milliard de m3 qui lui permet d\u2019irriguer sa plaine am\u00e9nag\u00e9e. De nos jours, la superficie totale am\u00e9nag\u00e9e de la plaine est de 8 178 ha, r\u00e9partis entre la monoculture du riz (3 200 ha) avec une ma\u00eetrise totale d\u2019eau et la polyculture de ma\u00efs, de banane, de produits mara\u00eechers\u2026 (environ 5 000 ha), avec une ma\u00eetrise d\u2019eau partielle. Le potentiel de terre am\u00e9nageable est de 30 000 ha. La production annuelle du riz est de plus de 29 000 tonnes pour les deux campagnes (humide et s\u00e8che). Avec les trois campagnes envisag\u00e9es, la production annuelle sera port\u00e9e \u00e0 plus de 45 000 tonnes de riz. Le rendement moyen est de 4,5t \u00e0 l\u2019hectare. Les vari\u00e9t\u00e9s de riz produites sont TS2, Orylux et FKR 19.<\/p>\n<p><strong>M.K<\/strong><br \/>\nSource : Bagr\u00e9p\u00f4le<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Exploit\u00e9s depuis pr\u00e8s de 30 ans pour une culture intensive, les sols de la plaine rizicole de Bagr\u00e9, dans la province du Boulgou, r\u00e9gion du Nakanb\u00e9, enregistrent de nos jours une baisse de fertilit\u00e9. Cette situation affecte les rendements des producteurs qui, pourtant, doivent passer bient\u00f4t \u00e0 trois campagnes agricoles par an. 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