{"id":3054,"date":"2026-03-02T23:25:54","date_gmt":"2026-03-02T23:25:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=3054"},"modified":"2026-03-02T23:28:57","modified_gmt":"2026-03-02T23:28:57","slug":"francois-yameogo-styliste-modeliste-le-coton-bio-me-permet-davoir-des-produits-vendables","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/03\/02\/francois-yameogo-styliste-modeliste-le-coton-bio-me-permet-davoir-des-produits-vendables\/","title":{"rendered":"Fran\u00e7ois Yam\u00e9ogo, styliste-mod\u00e9liste : \u00ab Le coton bio me permet d\u2019avoir  des produits vendables \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><strong>Fran\u00e7ois 1er \u00e0 l\u2019\u00e9tat civil Sibiri Fran\u00e7ois Yam\u00e9ogo est un styliste mod\u00e9liste. Ancien travailleur \u00e0 l\u2019usine Faso Fani de Koudougou, il inaugure en 2017 son unit\u00e9 semi-industrielle de fabrique de textile. Sa sp\u00e9cialit\u00e9, confectionner des v\u00eatements \u00e0 base du coton biologique produit par des agriculteurs burkinab\u00e8. A travers ces lignes, il d\u00e9cline sa passion pour ce type de coton, ses avantages par rapport au coton conventionnel et les perspectives pour une m\u00e9tamorphose de son entreprise en une v\u00e9ritable unit\u00e9 industrielle.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Carrefour africain (C.A) : En quelle ann\u00e9e votre entreprise a vu le jour ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Fran\u00e7ois Yam\u00e9ogo (F.Y) :<\/strong> Mon entreprise a vu le jour en 2007 \u00e0 Ouagadougou. On faisait la transformation du coton avec la marque Fran\u00e7ois 1er, la ligne vestimentaire 100% coton. Apr\u00e8s cela, j\u2019ai ouvert l\u2019industrie cr\u00e9ative \u00e0 Koudougou en 2017.<\/p>\n<p><strong>C.A : On sait que le Burkina Faso produit actuellement deux types de coton. Il s\u2019agit du coton conventionnel et du coton biologique. Lequel utilisez-vous pour la confection de vos v\u00eatements ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> Avant, le Burkina produisait du coton bio, b\u00e9t\u00e9 (OGM) et conventionnel. Entre-temps, il a renonc\u00e9 au coton OGM. Il produit aujourd\u2019hui le coton conventionnel et le coton biologique. Mon choix est port\u00e9 sur le coton biologique qui est un coton sans pesticides, respectueux des r\u00e8gles environnementales et de la sant\u00e9 des cotoncultueurs. Je pr\u00e9f\u00e8re tout ce qui est naturel. \u00c7a va avec ma philosophie, ma pens\u00e9e et ma mani\u00e8re d\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p><strong>C.A : Donc c\u2019est la raison pour laquelle vous avez opt\u00e9 pour le coton bio ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> Bien s\u00fbr. Il va avec mon concept et il me permet d\u2019avoir des tenues souples. Les gens ont compris que je suis engag\u00e9 pour le respect environnemental. Sur le plan international, c\u2019est beaucoup pris\u00e9. Nous sommes dans un monde o\u00f9 il y a le c\u00f4t\u00e9 cr\u00e9atif et le c\u00f4t\u00e9 business. Ce coton bio me permet d\u2019avoir des produits vendables sur le march\u00e9 national et international. Si les Burkinab\u00e8 ont opt\u00e9 pour Fran\u00e7ois 1er, c\u2019est parce qu\u2019ils savent que c\u2019est du coton bio. Il y a beaucoup qui sont pour le respect environnemental. Ils ont compris que le coton bio est plus \u00e9conomique que le coton conventionnel o\u00f9 il faut s\u2019endetter pour produire. Et les Burkinab\u00e8 qui sont dans cette culture sont nombreux.<\/p>\n<p><strong>C.A : Confectionner des v\u00eatements \u00e0 base de coton bio suppose que vous avez un fournisseur qui vous livre r\u00e9guli\u00e8rement le fil cent pour cent bio. D\u2019o\u00f9 procurez-vous cette mati\u00e8re ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> On a une seule filature de haut niveau dans toute l\u2019Afrique de l\u2019Ouest qui est la Filature du Sahel (FILSAH). C\u2019est elle mon fournisseur principal. Il n\u2019y a pas d\u2019autres filatures au Burkina en dehors de la FILSAH. Le coton transform\u00e9 en fil vient des cotonculteurs r\u00e9unis au sein de l\u2019Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB). Apr\u00e8s la r\u00e9colte, il est transport\u00e9 \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 de coton biologique (SSOCOBIO) \u00e0 Koudougou, une usine qui n\u2019\u00e9gr\u00e8ne que le coton bio. Le coton bio ne peut pas \u00eatre \u00e9gren\u00e9 avec les m\u00eames machines que le coton conventionnel. Il n\u00e9cessite un nettoyage. Cela prend beaucoup de temps et c\u2019est tr\u00e8s couteux. Raison pour laquelle la SOCOBIO a \u00e9t\u00e9 mise en place \u00e0 Koudougou. Le coton \u00e9gren\u00e9 est achemin\u00e9 \u00e0 la FILSAH pour \u00eatre transform\u00e9 en fil. Il est produit selon le grammage que je d\u00e9cide. J\u2019utilise du fil 42 qui est tr\u00e8s fin. La FILSAH, la SOCOBIO et l\u2019UNPCB veillent \u00e0 ce que ce fil bio soit certifi\u00e9. La certification, ce sont elles qui le font.<\/p>\n<p><strong>C.A : Donc vous n\u2019avez jamais eu de probl\u00e8me de fil ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> Je n\u2019ai jamais eu de probl\u00e8mes de fil depuis que je suis dans ce domaine sp\u00e9cifique qui est le bio. Entre temps, il y avait beaucoup des sp\u00e9culations derri\u00e8re le fil \u00e0 cause du d\u00e9sordre qui r\u00e9gnait dans la distribution. Des gens avaient bloqu\u00e9 le fil dans les magasins pour simuler un manque afin de pouvoir importer du fil. Le minist\u00e8re du commerce a d\u00e9cel\u00e9 ces pratiques mafieuses et y a mis fin.<\/p>\n<p><strong>C.A : Comment reconnait-on un v\u00eatement confectionn\u00e9 \u00e0 base de coton cent pour cent bio ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> Au toucher, on peut le reconnaitre. Le v\u00eatement \u00e0 base de coton bio est tr\u00e8s souple. On peut \u00e9galement le reconnaitre \u00e0 travers les couleurs aussi, parce que le fil bio absorbe les couleurs par rapport au fil non bio. La couleur est tr\u00e8s \u00e9clatante. Les clients le connaissent bien et savent faire la diff\u00e9rence. Je fais du pr\u00eat \u00e0 porter. Il y a ce qu\u2019on appelle la tra\u00e7abilit\u00e9 du produit. Il faut mettre la contexture \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, d\u00e9terminer la mati\u00e8re de base ayant servi \u00e0 sa confection, montrer l\u2019entretien c\u2019est-\u00e0-dire est-ce que le v\u00eatement est lavable ou nettoyable \u00e0 sec et \u00e0 quelle temp\u00e9rature ? Il y a une \u00e9tiquette que je mets \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de mes v\u00eatements, qui permet de savoir que c\u2019est bio. C\u2019est \u00e9crit dessus bio avec son mode d\u2019entretien.<\/p>\n<p><strong>C.A : Est-ce que vous \u00eates confront\u00e9 \u00e0 la contrefa\u00e7on, vu que vos produits sont appr\u00e9ci\u00e9s sur le march\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> Vous savez, aujourd\u2019hui, tout se falsifie avec l\u2019\u00e9mergence des nouvelles technologies. Vous allez beau falsifier mais les gens sauront que c\u2019est du faux. J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 cette pratique. Il y a toujours de la copie dans ce qu\u2019on fait mais, la copie peut \u00eatre aussi d\u2019une mani\u00e8re positive (\u2026). Aujourd\u2019hui, beaucoup de gens me copient, mais quand on voit les mod\u00e8les, c\u2019est mon image que les gens voient. C\u2019est l\u2019image de Fran\u00e7ois 1er qu\u2019ils voient et souvent ce n\u2019est pas moi qui ai confectionn\u00e9 la tenue. Pour dire que ceux-l\u00e0, ils font ma promotion.<\/p>\n<p><strong>C.A : Selon le type de coton, est-ce le m\u00eame mat\u00e9riel qui est utilis\u00e9 pour le tissage ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> Le tissage n\u2019a rien \u00e0 voir avec le coton. Le coton devient du fil. Et \u00e7a d\u00e9pend de quelle cat\u00e9gorie du fil on veut, c\u2019est-\u00e0-dire le grammage. Le tissage d\u00e9pend des peignes. On peut utiliser des peignes de 9, 10 ou 11. Tout d\u00e9pend de ce que l\u2019on veut comme produit fini. Dans la machine \u00e0 tisser, c\u2019est le peigne qui d\u00e9cide. On utilise des peignes adapt\u00e9s au fil.<\/p>\n<p><strong>C.A : Depuis que vous \u00eates dans ce m\u00e9tier, quelles sont les contraintes auxquelles vous avez rencontr\u00e9es ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> Les difficult\u00e9s, elles sont inh\u00e9rentes \u00e0 tout entrepreneur au Burkina Faso. C\u2019est d\u2019abord les moyens. Il y a plusieurs \u00e9tapes. Il y a l\u2019\u00e9tape d\u2019\u00eatre bien form\u00e9, d\u2019\u00eatre un artisan tout en ayant une culture d\u2019entrepreneuriat. Pouvoir s\u2019installer, avoir un concept et faire un choix selon la client\u00e8le est une autre \u00e9tape. Avoir du personnel qualifi\u00e9 en est une autre. Dans chaque \u00e9tape, il y a des difficult\u00e9s, mais on arrive \u00e0 les surmonter, surtout quand on a une vision. Elles peuvent \u00eatre d\u2019ordre social, financier ou manque de comp\u00e9tences dans les domaines bien pr\u00e9cis. Il y a la cr\u00e9ation, la distribution, l\u2019organisation, la ressource humaine. Il ne suffit pas d\u2019avoir de l\u2019argent, il faut savoir g\u00e9rer l\u2019entreprise. Je peux avoir des millions dans mon compte, mais cet argent n\u2019est pas \u00e0 moi. Il est destin\u00e9 au fonctionnement de l\u2019entreprise. La colonne vert\u00e9brale de l\u2019entreprise Fran\u00e7ois 1er, c\u2019est la ressource humaine. Il faut \u00eatre capable de manager le personnel, les amener \u00e0 suivre votre vision, savoir comment les g\u00e9rer selon leurs humeurs, parce qu\u2019ils sont diff\u00e9rents culturellement et intellectuellement.<\/p>\n<p><strong>C.A : La nouvelle dynamique d\u2019industrialisation pr\u00f4n\u00e9e par les autorit\u00e9s actuelles est centr\u00e9e sur la transformation locale des mati\u00e8res premi\u00e8res. Comment se positionne votre entreprise comme une actrice incontournable dans la transformation du coton bio au Burkina Faso ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>F.Y :<\/strong> Je vais \u00eatre honn\u00eate avec vous. Une entreprise comme la mienne n\u2019est pas une industrie basique o\u00f9 on fait de la production. C\u2019est une entreprise o\u00f9 il y a une vision, la cr\u00e9ativit\u00e9, une ligne directrice c\u2019est-\u00e0-dire que j\u2019ai cr\u00e9\u00e9 un produit. J\u2019ai fait un choix qui est de produire des v\u00eatements 100% coton bio, des produits 100% Burkinab\u00e8. Mon choix, c\u2019est la cr\u00e9ation d\u2019emplois, l\u2019accompagnement, la distribution, le transfert de comp\u00e9tences. A ce titre, j\u2019enseigne dans les universit\u00e9s. J\u2019ai des conventions avec elles o\u00f9 j\u2019anime des conf\u00e9rences. Je re\u00e7ois \u00e9galement des \u00e9l\u00e8ves dans mon atelier pour des travaux pratiques.<\/p>\n<p>La question qui se pose maintenant est de savoir comment faire avec une telle entreprise ? Dans une entreprise visionnaire o\u00f9 les produits se vendent et voyagent, il ne reste que la structuration, des moyens pour la distribution, sa dotation en \u00e9quipements, une administration saine, un accompagnement et \u00e7a devient une industrie. On n\u2019a plus besoin d\u2019inventer la roue. Alors qu\u2019il y a des industries o\u00f9 on demande d\u2019aller signer des partenariats pour b\u00e9n\u00e9ficier de leur expertise, chez moi, j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 fait tout le travail. Je suis dans l\u2019activit\u00e9 depuis 2004.<\/p>\n<p>Le marketing est fait, le produit est recens\u00e9 et connu, on sait ce qu\u2019on va d\u00e9velopper mais, il faut de l\u2019argent. Nous en avons besoins pour la distribution, acqu\u00e9rir plus de mat\u00e9riels, d\u00e9velopper des m\u00e9tiers \u00e0 tisser, pour former plus de personnes, pour pouvoir constituer une \u00e9quipe de techniciens (graphistes, concepteurs\u2026), des commerciaux, un administrateur\u2026Il y a la visibilit\u00e9 aussi \u00e0 savoir implanter des boutiques un peu partout afin de mieux organiser la distribution. Si tout cela se r\u00e9alise, \u00e7a devient en ce moment une grosse industrie et on pourra embaucher au minimum 200 personnes. Pr\u00e9sentement, je suis \u00e0 100 personnes mais, on peut arriver \u00e0 300 personnes.<\/p>\n<p>Il arrive un moment o\u00f9 il faut \u00e9voluer vers une Soci\u00e9t\u00e9 anonyme (SA) avec la participation d\u2019autres partenaires. J\u2019ai travaill\u00e9 seul pendant des ann\u00e9es. Il me faut maintenant un administrateur, un directeur, bref, tout un staff. Il nous faut aussi un laboratoire d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la transmission des connaissances. Je n\u2019ai m\u00eame pas encore exploit\u00e9 30% de mon potentiel. A mon \u00e2ge, je ne peux plus avoir de cr\u00e9dits. Pour une industrie, je ne peux plus encore me permettre de tourner pour emprunter de l\u2019argent. Il faut que mon affaire devienne une affaire de tous. J\u2019ai montr\u00e9 pendant des ann\u00e9es que c\u2019est possible.<\/p>\n<p>Maintenant, il me faut un accompagnement. Pour l\u2019instant, c\u2019est une petite unit\u00e9 semi-industrielle, dirig\u00e9e par une seule personne, alors qu\u2019elle devrait \u00eatre dirig\u00e9e par plusieurs personnes. Il n\u2019y a rien \u00e0 d\u00e9montrer encore. On ne peut pas me dire que les v\u00eatements 100% coton, on ne peut pas les produire. On ne peut pas dire encore que \u00e7a ne cr\u00e9e pas d\u2019emplois. Je l\u2019ai fait et j\u2019ai d\u00e9montr\u00e9 que c\u2019est possible. Si j\u2019\u00e9tais un d\u00e9butant, qui venait d\u2019arriver avec un projet sur papier, on pouvait en douter. Avec une entreprise qui peut vous pr\u00e9senter des bilans, qui a du personnel d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la Caisse nationale de s\u00e9curit\u00e9 sociale (CNSS), il n\u2019y a rien \u00e0 craindre. C\u2019est l\u2019argent seulement qui nous manque. Je pense que c\u2019est un cadeau pour le pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Interview r\u00e9alis\u00e9e par Ouamtinga Michel ILBOUDO<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fran\u00e7ois 1er \u00e0 l\u2019\u00e9tat civil Sibiri Fran\u00e7ois Yam\u00e9ogo est un styliste mod\u00e9liste. Ancien travailleur \u00e0 l\u2019usine Faso Fani de Koudougou, il inaugure en 2017 son unit\u00e9 semi-industrielle de fabrique de textile. Sa sp\u00e9cialit\u00e9, confectionner des v\u00eatements \u00e0 base du coton biologique produit par des agriculteurs burkinab\u00e8. A travers ces lignes, il d\u00e9cline sa passion pour [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3056,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[562,87,47,26],"tags":[],"class_list":{"0":"post-3054","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualites","8":"category-developpement","9":"category-interview","10":"category-politique"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/1.jpg?fit=1600%2C1200&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-Ng","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3054","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3054"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3054\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3055,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3054\/revisions\/3055"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3056"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3054"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3054"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3054"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}