{"id":3086,"date":"2026-03-23T16:19:12","date_gmt":"2026-03-23T16:19:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/?p=3086"},"modified":"2026-03-24T00:01:47","modified_gmt":"2026-03-24T00:01:47","slug":"__trashed-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/03\/23\/__trashed-4\/","title":{"rendered":"Barrage de Poniro dans le Poni : le lit majeur pris d\u2019assaut par des maraichers"},"content":{"rendered":"<p><b>L\u2019occupation de la bande de servitude du barrage de Poniro, dans la commune de Kampti, inqui\u00e8te. Des populations en qu\u00eate d\u2019un mieux-\u00eatre ont envahi depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es les berges pour une production maraich\u00e8re. Au fur et \u00e0 mesure, leur nombre s\u2019accroit. Mais le hic est que la plupart de ces occupants sont install\u00e9s dans le lit majeur de l\u2019ouvrage. En attendant la fin des travaux d\u2019un nouvel am\u00e9nagement en cours, c\u2019est la survie de la retenue d\u2019eau qui est menac\u00e9e.\u00a0<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Un vent frais et sec souffle sur Poniro, dans la commune de Kampti (province du Poni), en cette matin\u00e9e du 12 f\u00e9vrier 2026. A un jet de pierre de l\u00e0, un ouvrage hydraulique impressionnant se dresse. Il c\u00f4toie la route nationale 12 (axe Gaoua-Kampti). R\u00e9alis\u00e9 en 2003 avec une capacit\u00e9 de stockage de 1 million 200 mille m\u00e8tres cubes (m3), ce barrage est le plus grand de la province. A quelque trois mois apr\u00e8s la fin de l\u2019hivernage, il affiche d\u00e9j\u00e0 un visage qui n\u2019est pas totalement reluisant. L\u2019eau s\u2019est retir\u00e9e dans le lit mineur, faisant place \u00e0 des bandes de terre enherb\u00e9es de part et d\u2019autre. Esseul\u00e9s ou group\u00e9s, des herbivores profitent de cette pelouse verdoyante. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">De hautes herbes, notamment le typha, envahissent certains monticules de terre ou le plan d\u2019eau par endroits. Nez \u00e0 nez avec le barrage, une \u00e9cole primaire \u00e0 trois classes et deux logements pour enseignants sont \u00e0 l\u2019abandon du fait des risques d\u2019inondations. Tout au long de l\u2019infrastructure hydraulique, au c\u00f4t\u00e9 nord, des jardins de production maraich\u00e8re s\u2019\u00e9tendent \u00e0 perte de vue. Les berges grouillent de monde. Hommes, femmes et enfants sont \u00e0 la t\u00e2che. R\u00e9colte de la laitue, des feuilles d\u2019amarante ou d\u2019oseille, d\u00e9sherbage, arrosage, \u00e9pandage d\u2019engrais, traitement phytosanitaire, labour, etc. sont, entre autres, les activit\u00e9s qui rythment leur quotidien. Les bruits assourdissants des motopompes fusent de partout.\u00a0<\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_3106\" aria-describedby=\"caption-attachment-3106\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"3106\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/03\/23\/__trashed-4\/2-79\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?fit=2560%2C1707&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"2560,1707\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;7.1&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1770893925&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;55&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.005&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Ces balises mat\u00e9rialisent la limite du lit majeur. &lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-3106\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/2-3-scaled.jpg?w=1392 1392w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3106\" class=\"wp-caption-text\">Ces balises mat\u00e9rialisent la limite du lit majeur.<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Le pr\u00e9sident de la coop\u00e9rative Thangba D\u00e8si (que Dieu nous aide, en lobiri) des maraichers de Poniro, Ollo Kambou, nous accueille dans son jardin, entour\u00e9 d\u2019un grillage. Les cultures offrent une belle vue par leur verdure. Aux pieds des cultures hautes, telles que les papayers et le moringa, s\u2019\u00e9tale un tapis de laitue, d\u2019amarante, d\u2019oseille, d\u2019oignon et de piment, dans un espace d\u2019un demi-hectare environ. A l\u2019aide d\u2019une motopompe, l\u2019eau est stock\u00e9e dans un bassin de fortune avant d\u2019\u00eatre asperg\u00e9e sur les cultures au moyen d\u2019arrosoirs.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Nez \u00e0 nez avec l\u2019eau<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Ollo Kambou qui est aussi le pr\u00e9sident du Comit\u00e9 d\u2019usagers de l\u2019eau (CUE) du village, travaille sur ce site, acquis gracieusement aupr\u00e8s d\u2019un propri\u00e9taire terrien, depuis 2018. Il estime s\u2019\u00eatre retrouv\u00e9 dans le maraichage par le fait du hasard.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Confront\u00e9 \u00e0 des probl\u00e8mes de scolarit\u00e9 \u00e0 la suite du d\u00e9c\u00e8s de son g\u00e9niteur, raconte-t-il, il va abandonner les bancs \u00e0 partir de la classe de Terminale pour se lancer dans des activit\u00e9s de survie dont la ma\u00e7onnerie et finalement, le jardinage. \u00ab\u00a0Gr\u00e2ce \u00e0 un projet, j\u2019ai obtenu du mat\u00e9riel pour d\u00e9buter\u00a0\u00bb, se rem\u00e9more M. Kambou. Au d\u00e9part, fait-il savoir, l\u2019oignon, l\u2019oseille et le haricot \u00e9taient ses principales sp\u00e9culations produites. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">\u00ab\u00a0Mais, au fur et \u00e0 mesure, j\u2019ai constat\u00e9 qu\u2019avec le d\u00e9veloppement de l\u2019orpaillage dans la zone, la laitue est beaucoup pris\u00e9e\u00a0\u00bb, mentionne-t-il, pour expliquer pourquoi il mise d\u00e9sormais sur cette plante potag\u00e8re. Un choix qui porte r\u00e9ellement des fruits. Avant notre rencontre de ce jeudi matin, il a \u00e9t\u00e9 faire une livraison de laitue \u00e0 Galgouli, un village situ\u00e9 \u00e0 la fronti\u00e8re avec la C\u00f4te d\u2019Ivoire. Le pr\u00e9sident du CUE de Poniro estime le gain annuel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par son jardin \u00e0 environ deux millions francs CFA. Des recettes jug\u00e9es suffisantes, \u00e0 son avis, pour subvenir aux besoins de sa famille.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Dans la parcelle voisine, d\u2019une superficie d\u2019environ 0,25 hectare (ha), F\u00e9hinami Kambou, aid\u00e9e de quelques membres de sa famille, s\u2019affaire \u00e0 d\u00e9sherber et \u00e0 arroser son oignon. Cela fait cinq ans qu\u2019elle s\u2019y active pour rechercher sa pitance quotidienne. Contrairement \u00e0 Ollo Kambou, elle utilise des bassines et des arrosoirs pour irriguer ses cultures. Pas de motopompe. Malgr\u00e9 tout, elle dit tirer son \u00e9pingle du jeu \u00e0 travers la vente de ses l\u00e9gumes.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Mais l\u00e0 o\u00f9 le b\u00e2t blesse est que F\u00e9hinami Kambou et Ollo Kambou produisent dans la bande de servitude ou, \u00e0 tout le moins, dans le lit majeur du barrage. Leurs jardins c\u00f4toient l\u2019eau, juste \u00e0 quelques m\u00e8tres, \u00e0 telle enseigne qu\u2019en cas de forte pluie, une partie des cultures est inond\u00e9e, les obligeant \u00e0 se retirer momentan\u00e9ment. \u00ab Il y a des ann\u00e9es o\u00f9 l\u2019eau me fait reculer, parce qu\u2019elle absorbe une partie de mon jardin\u00a0\u00bb, atteste M. Kambou. Sur le terrain, deux lignes de bornes sont distinctes. La premi\u00e8re avec des balises \u00e0 bout bleu, non loin de l\u2019eau, et la seconde mat\u00e9rialis\u00e9e par des balises \u00e0 bout rouge, \u00e0 environ 100 m du barrage. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Selon les explications de l\u2019ex-chef de service r\u00e9gional de la police de l\u2019eau et de l\u2019environnement du Dj\u00f4r\u00f4, Yacouba Traor\u00e9, les premi\u00e8res bornes d\u00e9limitent le lit majeur du barrage. On estime que quand il pleut, l\u2019eau peut \u00e0 tout moment atteindre cette limite. \u00ab On ne doit pas travailler dans cet espace\u00a0\u00bb, clame-t-il. Quant aux deuxi\u00e8mes bornes, avance-t-il, elles d\u00e9limitent la bande de servitude, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019espace situ\u00e9e entre la premi\u00e8re et la deuxi\u00e8me ligne de balises. Pour lui, c\u2019est en cas de crue majeure que l\u2019eau peut atteindre ces derni\u00e8res bornes. L\u00e0 non plus, personne ne doit travailler. \u00ab\u00a0Tout le monde doit \u00eatre hors de ces bornes\u00a0\u00bb, insiste M. Traor\u00e9.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Ensablement et pollution de l\u2019eau<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">A la lumi\u00e8re de ses explications, le constat que l\u2019on fait \u00e0 Poniro est que presque tous les maraichers se retrouvent dans le lit majeur du barrage. Puisqu\u2019ils sont carr\u00e9ment dans l\u2019espace situ\u00e9 entre la retenue d\u2019eau et les premi\u00e8res bornes. Et ils ne nient pas cet \u00e9tat de fait. \u00ab\u00a0Nous sommes inform\u00e9s que nous devons lib\u00e9rer les berges, parce que nos activit\u00e9s menacent la survie du barrage\u00a0\u00bb, reconnait le pr\u00e9sident du CUE de Poniro, Ollo Kambou. A l\u2019entendre, la police de l\u2019eau du Dj\u00f4r\u00f4 a organis\u00e9 plusieurs rencontres de sensibilisation des maraichers afin qu\u2019ils quittent la bande de servitude. \u00ab\u00a0Il est ressorti que nos activit\u00e9s ensablent le barrage et polluent l\u2019eau\u00a0\u00bb, d\u00e9taille-t-il.<\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_3107\" aria-describedby=\"caption-attachment-3107\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"3107\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/03\/23\/__trashed-4\/3-75\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?fit=2560%2C1707&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"2560,1707\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;6.3&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1770894940&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;29&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.005&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Le pr\u00e9sident du CUE de Poniro, Ollo Kambou : \u00ab nous sommes conscients du danger de nos activit\u00e9s pour le barrage \u00bb.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-3107\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/3-3-scaled.jpg?w=1392 1392w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3107\" class=\"wp-caption-text\">Le pr\u00e9sident du CUE de Poniro, Ollo Kambou : \u00ab nous sommes conscients du danger de nos activit\u00e9s pour le barrage \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Un peu plus loin, d\u2019autres maraichers s\u2019activent dans leurs parcelles. Les sp\u00e9culations produites sont presque les m\u00eames. B\u00eab\u00ea Watilde Kambou, Si\u00e9 Djoltiot\u00e9 Da, Sansan Poda et B\u00eab\u00ea Pascal Poda sont des voisins. Leurs espaces r\u00e9unis avoisinent 1 ha, chacun occupant environ 0,25 ha. B\u00eab\u00ea Watilde Kambou est \u00e0 sa cinqui\u00e8me ann\u00e9e de travail dans son jardin. Aujourd\u2019hui, il s\u2019emploie au sarclage et \u00e0 l\u2019arrosage de ses planches de laitue. Le visage d\u00e9goulinant de sueur, il indique \u00eatre seul \u00e0 accomplir cette t\u00e2che. Car, \u00e0 l\u2019\u00e9couter, il est difficile de trouver de la main-d\u2019\u0153uvre dans la zone du fait de l\u2019orpaillage. Toutefois, se r\u00e9jouit-il, il arrive \u00e0 s\u2019en sortir.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\"> La preuve est qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 accompli l\u2019un de ses r\u00eaves\u00a0: b\u00e2tir sa maison. Si son activit\u00e9 est tr\u00e8s b\u00e9n\u00e9fique pour lui, cela n\u2019est pas le cas pour le barrage. Aux dires des techniciens de l\u2019eau, la terre remu\u00e9e chaque ann\u00e9e ainsi que les engrais chimiques et autres pesticides utilis\u00e9s sont charri\u00e9s dans le lit de l\u2019ouvrage par les ruissellements. Il en r\u00e9sulte un envasement progressif du barrage et une pollution aquatique. Travaillant depuis plusieurs ann\u00e9es dans la cuvette, B\u00eab\u00ea Watilde Kambou dit \u00eatre conscient des risques que cela engendre pour la retenue d\u2019eau. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">\u00ab\u00a0Effectivement, j\u2019ai constat\u00e9 que l\u2019eau est en train de reculer. C\u2019est quand il pleut assez que ma parcelle se retrouve sous les eaux \u00bb, d\u00e9clare-t-il. Mais au mois d\u2019avril, remarque-t-il, l\u2019eau recule jusque dans le lit mineur, \u00e0 telle enseigne qu\u2019il faut creuser des rigoles pour la rapprocher encore des cultures. Ses propos sont confirm\u00e9s par cette pratique presque courante chez la plupart des maraichers. Des raies profondes sont creus\u00e9es pour canaliser l\u2019eau de son lit jusqu\u2019au bord des parcelles de production.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">A l\u2019aide d\u2019une houe, Sansan Poda est en train de sarcler ses cultures, au bord de l\u2019eau. Entre ses planches de laitue et le plan d\u2019eau, il n\u2019y a qu\u2019un pas. Seule une mince bande de terre les s\u00e9pare.\u00a0 Mais M. Poda semble d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 dompter cet espace restant pour agrandir sa parcelle. Une portion fraichement labour\u00e9e et une p\u00e9pini\u00e8re de laitue en attente d\u2019\u00eatre repiqu\u00e9e t\u00e9moignent de cette intention. Cela fait environ 10 ans que M. Poda exploite cet espace. Sans d\u00e9tour, il souligne que l\u2019eau se retire au fur et \u00e0 mesure que les ann\u00e9es passent et reconnait que ses activit\u00e9s ont un impact n\u00e9gatif sur l\u2019ouvrage. \u00ab\u00a0On nous a dit de quitter sans d\u00e9lai\u00a0\u00bb, indique-t-il. B\u00eab\u00ea Pascal Poda est du m\u00eame avis lorsqu\u2019il soutient que les mauvaises pratiques des maraichers constituent une menace s\u00e9rieuse pour le barrage. \u00ab\u00a0Les cons\u00e9quences sont visibles\u00a0\u00e0 travers l\u2019ensablement \u00bb, affirme-t-il.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Pour nombre de maraichers, lib\u00e9rer la bande de servitude ne souffre d\u2019aucun d\u00e9bat. Seulement, ils restent convaincus qu\u2019ils ne sont pas les seuls responsables de l\u2019envasement de la cuvette. \u00ab Il y a aussi les ordures m\u00e9nag\u00e8res de Kampti que les eaux de pluie emportent dans le barrage\u00a0\u00bb, rel\u00e8ve F\u00e9hinami Kambou.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Un am\u00e9nagement sommaire en cours<\/b><\/p>\n<figure id=\"attachment_3108\" aria-describedby=\"caption-attachment-3108\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"3108\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/03\/23\/__trashed-4\/4-64\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?fit=2560%2C1707&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"2560,1707\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1770897002&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;42&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.005&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"4\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;F\u00e9hinami Kambou, jardini\u00e8re : \u00ab nous ne sommes pas les seuls responsables de l\u2019ensablement du barrage \u00bb.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-3108\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/4-2-scaled.jpg?w=1392 1392w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3108\" class=\"wp-caption-text\">F\u00e9hinami Kambou, jardini\u00e8re : \u00ab nous ne sommes pas les seuls responsables de l\u2019ensablement du barrage \u00bb.<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Ollo Da, jardinier et membre du CUE, abonde dans le m\u00eame sens. \u00ab\u00a0J\u2019estime que ce sont ceux qui cultivent dans les bas-fonds qui contribuent plus \u00e0 l\u2019ensablement. Il y a aussi les orpailleurs qui remuent la terre et produisent des d\u00e9chets. Quand il pleut, l\u2019eau charrie ces ordures dans le barrage\u00a0\u00bb, se d\u00e9fend-il. Le pr\u00e9sident du CUE, Ollo Kambou, lui, pense aux ph\u00e9nom\u00e8nes naturels, tels que les ruissellements, qui participent aussi \u00e0 l\u2019enlisement. Toutefois, il estime que pour l\u2019avenir des g\u00e9n\u00e9rations futures, il faut sauver le barrage en lib\u00e9rant la bande de servitude.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Aux c\u00f4t\u00e9s de la police de l\u2019eau, il dit avoir men\u00e9 plusieurs actions de sensibilisation de ses co\u00e9quipiers afin qu\u2019ils comprennent le bienfond\u00e9 de la mesure. Et cela dure depuis cinq ans. \u00ab Tout le monde est inform\u00e9 mais il y en a qui sont toujours r\u00e9ticents\u00a0\u00bb, souligne-t-il. C\u2019est le cas de Sansan Poda lorsqu\u2019il affirme qu\u2019il a besoin d\u2019accompagnement avant de quitter. \u00ab\u00a0Nous ne sommes pas pr\u00eats\u00a0\u00bb, tranche-t-il. Avec sa double casquette de pr\u00e9sident du CUE et de maraicher, Ollo Kambou fait savoir que lui-m\u00eame demeure confus. M\u00eame s\u2019il doit partir de ce site, ce sera pour lui, faire contre mauvaise fortune bon c\u0153ur. Il est surtout confort\u00e9 par un voyage d\u2019\u00e9tudes dans la zone de Bobo-Dioulasso o\u00f9 il a vu des barrages qui ont disparu du fait des mauvaises pratiques des maraichers.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Dans le lot des jardiniers, certains ont commenc\u00e9 \u00e0 se conformer \u00e0 la mesure. Yacouba Ou\u00e9draogo en est un. Install\u00e9 sur les berges depuis 2019, il faisait de la culture associ\u00e9e de papayers et de l\u00e9gumes sur un hectare. \u00ab\u00a0Apr\u00e8s la fixation des bornes, j\u2019ai constat\u00e9 que mon jardin s\u2019est retrouv\u00e9 dans la bande de servitude. J\u2019ai alors d\u00e9cid\u00e9 de quitter avant le d\u00e9guerpissement \u00bb, confie M. Ou\u00e9draogo. A l\u2019entendre, d\u2019autres facteurs non moins importants l\u2019ont aussi contraint \u00e0 anticiper son d\u00e9part. Il s\u2019agit des r\u00e9currents d\u00e9g\u00e2ts d\u2019animaux caus\u00e9s dans son jardin et le manque de main-d\u2019\u0153uvre. \u00ab Malgr\u00e9 le grillage, les b\u0153ufs escaladent pour d\u00e9truire mes cultures. En plus, \u00e0 cause de l\u2019orpaillage, la main-d\u2019\u0153uvre se fait rarissime \u00bb, pr\u00e9cise-t-il.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Pour lib\u00e9rer les berges, les maraichers de Poniro ont exprim\u00e9 un souhait\u00a0: leur r\u00e9installation sur un nouveau p\u00e9rim\u00e8tre am\u00e9nag\u00e9. M\u00eame si le projet a train\u00e9, leur v\u0153u est en passe d\u2019\u00eatre exauc\u00e9 de nos jours. 10 ha ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 labour\u00e9s en aval du barrage et attribu\u00e9s. Cet am\u00e9nagement sommaire, muni de syst\u00e8me de drainage, permettra d\u2019am\u00e9liorer la gestion de l\u2019eau et d\u2019intensifier la production maraich\u00e8re. Tous les occupants de la bande de servitude rencontr\u00e9s ont affirm\u00e9 \u00eatre attributaires de parcelles d\u2019environ 0,12 ha sur le nouveau site. Une superficie jug\u00e9e insuffisante pour eux mais qui leur permettra n\u00e9anmoins de poursuivre leurs activit\u00e9s. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Sansan Poda ne veut pourtant pas abandonner son terrain qu\u2019il a consacr\u00e9 une dizaine d\u2019ann\u00e9es \u00e0 fertiliser. \u00ab\u00a0Dans le nouvel am\u00e9nagement, il faut beaucoup investir avant de commencer \u00e0 r\u00e9colter. C\u2019est comme repartir de z\u00e9ro\u00a0\u00bb, s\u2019inqui\u00e8te-t-il. \u00ab\u00a0Nous allons souffrir l\u00e0-bas, parce que tout d\u00e9but est difficile\u00a0\u00bb, rench\u00e9rit B\u00eab\u00ea Pascal Poda. Le pr\u00e9sident du CUE, Ollo Kambou, corrobore ces appr\u00e9hensions. Il trouve que son jardin de 0,5 ha qu\u2019il a bien fertilis\u00e9 avec de la fumure organique est d\u00e9j\u00e0 insuffisant pour ses activit\u00e9s. Et descendre \u00e0 0,12 ha serait, pour lui, une autre paire de manches. \u00ab\u00a0Au d\u00e9but, j\u2019aurai des difficult\u00e9s sur le nouveau site. Je vais mettre du temps avant de m\u2019adapter\u00a0\u00bb, s\u2019alarme-t-il. C\u2019est pourquoi, il plaide pour un accompagnement en intrants et \u00e9quipements en vue d\u2019affronter le nouveau d\u00e9fi.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Lib\u00e9rer de gr\u00e9 ou de force<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Les responsables de l\u2019ex-direction r\u00e9gionale de l\u2019eau, de l\u2019assainissement et de l\u2019environnement du Dj\u00f4r\u00f4, eux, sont cat\u00e9goriques\u00a0: les berges du barrage de Poniro doivent \u00eatre lib\u00e9r\u00e9es de gr\u00e9 ou de force cette ann\u00e9e 2026. Selon l\u2019ex-Directeur r\u00e9gional (DR) assurant les affaires courantes, Moussa Ramd\u00e9, la police de l\u2019eau et de l\u2019environnement, compos\u00e9e des agents de sa direction, de la police, de la gendarmerie et des agents des eaux et for\u00eats a beaucoup sensibilis\u00e9. Il faut d\u00e9sormais s\u00e9vir. Pour lui, le barrage de Poniro<\/span><\/p>\n<figure id=\"attachment_3109\" aria-describedby=\"caption-attachment-3109\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"3109\" data-permalink=\"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/2026\/03\/23\/__trashed-4\/5-50\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?fit=2560%2C1707&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"2560,1707\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;NIKON D3100&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1770899468&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;24&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;100&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.005&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"5\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"&lt;p&gt;Pour Sansan Poda, mettre 10 ans \u00e0 fertiliser un terrain et le laisser partir n\u2019est pas facile.&lt;\/p&gt;\n\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?fit=300%2C200&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?fit=696%2C464&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-3109\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-300x200.jpg?resize=300%2C200&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/5-1-scaled.jpg?w=1392 1392w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3109\" class=\"wp-caption-text\">Pour Sansan Poda, mettre 10 ans \u00e0 fertiliser un terrain et le laisser partir n\u2019est pas facile.<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">a vu sa capacit\u00e9 de stockage se r\u00e9tr\u00e9cir comme une peau de chagrin et souffre d\u2019autres maux (pollution des eaux, d\u00e9gradation de digue&#8230;). \u00ab\u00a0Il faut que les maraichers comprennent que c\u2019est dans leur int\u00e9r\u00eat de lib\u00e9rer la bande de servitude. Beaucoup s\u2019installent avec la complicit\u00e9 des propri\u00e9taires terriens qui sont parfois membres des CUE. C\u2019est ce qui rend la lutte difficile \u00bb, fait-il savoir.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">L\u2019ex-chef de service r\u00e9gional de la police de l\u2019eau, Yacouba Traor\u00e9, confirme ces longs moments d\u2019\u00e9changes (environ trois ans) avec les populations de Poniro afin de mettre fin \u00e0 l\u2019occupation ill\u00e9gale des berges. De ces tractations, mentionne-t-il, il est ressorti que nombre d\u2019occupants ont relev\u00e9 que le barrage a englouti leurs espaces de production et qu\u2019ils ne savent pas o\u00f9 aller. C\u2019est pourquoi, des missions conjointes ont \u00e9t\u00e9 initi\u00e9es avec les services de l\u2019agriculture pour aboutir \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement d\u2019un nouveau site. Mais avant, note M. Traor\u00e9, une proposition avait \u00e9t\u00e9 faite par les services de l\u2019agriculture d\u2019aider ceux qui veulent s\u2019organiser en groupements avec des motopompes pour qu\u2019ils aillent travailler hors de la bande de servitude. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Ce message, \u00e0 l\u2019entendre, n\u2019a pas trouv\u00e9 un \u00e9cho favorable, puisque personne ne s\u2019est manifest\u00e9. \u00ab\u00a0Maintenant, c\u2019est l\u2019am\u00e9nagement en aval qui est notre espoir. S\u2019il est achev\u00e9, il n\u2019y aura plus de possibilit\u00e9 de rester dans la bande de servitude. On va passer par la m\u00e9thode forte\u00a0\u00bb, pr\u00e9vient Yacouba Traor\u00e9. Selon lui, cette r\u00e9pression peut s\u2019op\u00e9rer de plusieurs mani\u00e8res, allant de la destruction des cultures \u00e0 des poursuites judiciaires contre les contrevenants. \u00ab\u00a0Nous avons d\u00e9j\u00e0 lib\u00e9r\u00e9 les berges de deux autres barrages (Lorop\u00e9ni et Nako)\u00a0\u00bb, se f\u00e9licite M. Traor\u00e9. Pour lui, le compte \u00e0 rebours a commenc\u00e9 pour le barrage de Poniro et celui de Bapla, dans la Bougouriba, est dans le viseur. Et l\u2019ex-DR Ramd\u00e9 d\u2019exhorter les occupants des berges \u00e0 les lib\u00e9rer sans coup f\u00e9rir pour permettre aux barrages d\u2019\u00eatre exploit\u00e9s sur le long terme.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><b>Mady KABRE<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: right\">dykabre@yahoo.fr<\/p>\n<hr \/>\n<p><b>Mauvaise compr\u00e9hension de la taxe de l\u2019eau<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400\">Pour l\u2019entretien courant du barrage, il est instaur\u00e9 une taxe de l\u2019eau qui doit \u00eatre pay\u00e9e annuellement par l\u2019ensemble des usagers. Sa perception et sa gestion rel\u00e8vent du Comit\u00e9 d\u2019usagers de l\u2019eau (CUE). A Poniro, la mise en \u0153uvre de cette taxe ne rencontre pas l\u2019assentiment de tout le monde. Selon le pr\u00e9sident du CUE, Ollo Kambou, ceux qui utilisent les petites motopompes doivent d\u00e9bourser 5 000 F CFA par an, mais beaucoup trouvent la somme exorbitante. D\u2019autres m\u00eame contestent, estimant que c\u2019est une forme d\u2019escroquerie invent\u00e9e par le CUE. \u00ab\u00a0Il y en a qui croient que je veux leur extorquer de l\u2019argent. Donc, ils sont nombreux \u00e0 s\u2019y opposer. Pourtant, c\u2019est pour la gestion du barrage\u00a0\u00bb, d\u00e9plore M. Kambou. M\u00eame si quelques-uns adh\u00e8rent \u00e0 l\u2019id\u00e9e, aucun usager de l\u2019eau n\u2019a encore pay\u00e9 sa taxe, \u00e0 ce jour, \u00e0 Poniro.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><b>M.K.\u00a0<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019occupation de la bande de servitude du barrage de Poniro, dans la commune de Kampti, inqui\u00e8te. Des populations en qu\u00eate d\u2019un mieux-\u00eatre ont envahi depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es les berges pour une production maraich\u00e8re. Au fur et \u00e0 mesure, leur nombre s\u2019accroit. Mais le hic est que la plupart de ces occupants sont install\u00e9s dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3105,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[83,82,89],"tags":[],"class_list":{"0":"post-3086","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-agriculture","8":"category-dossier","9":"category-la-une-site"},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2026\/03\/1-6-scaled.jpg?fit=2560%2C1707&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/paqtIK-NM","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3086","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3086"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3086\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3118,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3086\/revisions\/3118"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3105"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3086"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3086"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sidwaya.info\/carrefour\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3086"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}